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Accueil du site > Actualités > Société > Grande accélération ou grande décélération ?

Grande accélération ou grande décélération ?

L’espèce présumée pensante et prévoyante est-elle engagée sur la voie d’une accélération exponentielle et hors de contrôle qui l’éloignerait inexorablement de toute possibilité de « réalisation de son humanité » ? Le philosophe Christophe Bouton tente de penser les grandes dynamiques de la « modernité » et les emballements de son moteur ainsi que la qualité de son combustible idéologique depuis la fin des Lumières jusqu’à nos jours.

Le monde tournerait-il de plus en plus vite en mauvaise mayonnaise ?

La thèse d’une accélération de l’histoire gagne du terrain depuis l’essai de Daniel Halévy (Essai sur l’accélération de l’histoire, éditions Self, 1948) et l’alarmisme du rapport Meadows (1972), avec cette idée que « plus l’on va vite, moins on a le temps de se retourner sur le passé et d’anticiper l’avenir, et plus l’on est prisonnier du présent, un peu comme dans un train à grande vitesse »...

Serions-nous les passagers de ce train d’enfer lancé sans conducteur vers nulle part, tout à la fois grisés par l’aventure, piégés par sa vitesse incontrôlable et aveuglés par la zone de visibilité réduite par le défilement à si folle allure ?

Déjà, Chateaubriand (1768-1848) constatait la convergence entre le perfectionnement de la vapeur, « unie au télégraphe et au chemin de fer  » qui accélérait la circulation des marchandises, des hommes et des idées, avec le constat que plus le niveau de confort augmente, moins la « civilisation » semble bien se porter...

Nietzsche (1844-1900) écrivait en 1878 : « L’accélération monstrueuse de la vie habitue l’esprit et le regard à une vision, à un jugement partiel et faux, et tout le monde ressemble aux voyageurs qui font connaissance avec les pays et les gens sans quitter le chemin de fer » (Humain, trop humain).

L’auteur de l’expression « accélération de l’histoire », Daniel Halévy (1872-1962) entendait « saisir en une seule formule le mouvement d’ensemble de l’histoire  », entrelaçant « vitesse des succès politiques, des transports, des communications » - jusqu’à « l’anéantissement d’Hiroshima »... De même qu’il y a un « sentiment d’insécurité », y aurait-il un « sentiment d’accélération » ? Ce sentiment-là est-il de bon conseil pour la conduite de nos vies en ces temps d’ « effondrement climatique » claironné ? Ne vivrions-nous pas sous cloche, maintenus en un temps médiatique accéléré jusqu’à l’hystérie ? Médias et « experts » ou autres « climatologues » martèlent à l’envi qu’ « à la vitesse à laquelle les choses se passent », glaciers et forêts auront bientôt disparu de la surface d’une planète surexploitée et sursaturée de technologies invasives – mais qu’il faut « sauver » avec encore et toujours plus d’ « innovations » technologiques destructrices de la nature...

 

Table rase et souci de l’avenir...

Notre époque n’est-elle pas amalgamée à un présumé avènement de « l’Anthropocène », cette période géologique où « l’homme », c’est-à-dire le bipède de base est considéré (voire accusé...) comme la « principale force de changement sur Terre », une force « biogéologique » à même de « modifier les grands équilibres naturels, de la composition des océans à celle de l’atmosphère » ?

Ainsi, le dit bipède infiniment moyen que l’on dit rongé de surcroît par « l’éco-anxiété » se voit propulsé par certains comme «  l’un des moteurs les plus puissants du changement à l’intérieur et comme partie du système Terre »... D’autres auteurs parlent de « Capitalocène » et de « Technocène ». Pour Christophe Bouton (université Bordeaux-Montaigne), « ce qui accélère, c’est un ensemble de processus au sein de la société  », à savoir les moyens de transport et de communication – une accélération technique dont les grandes découvertes et « innovations » impulsent des changements sociaux en profondeur, jusqu’à l’ « ubérisation », la « traçabilité » et l’asservissement numériques. Ce qu’il résume ainsi : « En tant que catégorie historique, l’accélération se dit donc selon trois sens : eschatologique, technique, politique  ».

A la « monochromie de l’Accélération », il préfère la « polychronie propre à la modernité », à savoir une « pluralité de temporalités avec différents rythmes plus ou moins rapides, différentes échelles de temps, différentes articulations entre le passé, le présent et l’avenir  ». Rappellant certains acquis posés par des poids lourds de la pensée européenne dont le sociologue et philosophe Harmut Rosa, pour qui l’accélération transformerait l’histoire en un « présent pétrifié aux allures totalitaires  », le professeur Bouton passe au scanner la pertinence de la notion d’ « accélération de l’histoire ». Celle-ci offre pour le moins, dans la vertigineuse désorientation en cours, une grille de lecture opérante et une prise assurée sur d’incontestables phénomènes empiriques comme les écocides, maladies et guerres exacerbés pour la simple raison que « ça rapporte »...

Comment ne pas constater que le manège des « innovations » tourne bien trop vite et que l’évolution technologique est infiniment plus rapide que l’évolution intellectuelle, culturelle et morale ? Si la question de « l’héritage écologique » laissé aux générations futures est posé, le scénarios du pire tenu pour inéluctable, à grands renforts de « modélisations », n’ est pas certain pour autant, en dépit de l’obstiné « présentisme » des lobbys industriels (« après moi, le déluge »...) et autres malfaisances. Ne serait-ce que d’évidentes raisons d’imprévisibilité du réel, d’incertitude générée par les jeux de la nature et du « hasard » et de points de bascule potentiels...

 

Au-delà des écrans de fumée, le « souci de l’avenir »...

Christophe Bouton en convient : « Malgré son omniprésence, il faut résister à la tentation de faire de l’Anthropocène le nouveau régime d’historicité dominant, celui qui éclipserait tous les autres, comme si les préoccupations écologiques épuisaient le rapport à l’avenir des sociétés contemporaines, alors qu’elles cohabitent de fait avec de fortes attentes sociales  ».

Né de la « révolution industrielle » comme le genre littéraire de la science-fiction, le récit de « l’Anthropocène » ne saurait faire l’économie d’une réflexion sur la question de la répartition d’une sage et saine répartition des ressources – ça commence par leur préservation bien comprise, une fois dissipés les écrans de fumée de « l’éco-modernisme », les mirages de la géo-ingénierie, de la « confiance aveugle dans l’accélération technique » et autres « techno-utopies »... Paul Valéry (1871-1945) écrivait : « L’histoire justifice ce que l’on veut. Elle n’enseigne rigoureusement rien, car elle contient tout, et donne des exemples de tout ». Les « décideurs » du jour seraient-ils à court de bonnes histoires à raconter et à bout de « narratifs » opérants ?

Pour autant qu’elles aient besoin ou envie de s’en laisser conter, les populations s’ignorant prométhéennes attendraient-elles encore de ceux en charge de leurs affaires qu’ils réécrivent le passé au profit d’autres intérêts ? Tout simplement, elles attendent d’eux qu’ils améliorent leur quotidien au lieu de leur rendre la vie hors d’accès et hors de prix. Les populations au seuil de la détresse énergétique escomptent de leurs « responsables » qu’ils les assurent d’un avenir commun et non sacrificiel. Christophe Bouton en appelle à une « accélération politique » à la hauteur des enjeux et des urgences, bien au-delà du « modèle de la discordance », de la compétition et de l’altercation sociale.

Après la « Grande Accélération de l’Anthropocène », une « Grande Décélération » s’annoncerait-elle avec le ralentissement de l’activité économique et la « sobriété énergétique » ?

Manifestement, les actuelles générations ordiphonisées vivent une accélération vertigineuse de leur histoire, sur fond de précarisation des existences - inédite à l’échelle d’une espèce en voie de mutation. Elles se retrouvent bel et bien assignées à un « carrefour de civilisation » – voire acculées à un choix vital : se laisseront-elles formater, laisseront-elles transformer « l’essence humaine » par l’actuel emballement pour « une « inintelligence artificielle » qui ne tient aucun compte de leurs besoins réels - et embarquer dans ce train fou, juste munies d’une vague et chimérique créance sur le temps qu’elles n’ont plus ?

Christophe Bouton, L’accélération de l’histoire – Des Lumières à l’Anthropocène, 392 pages, 24 euros.


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25 réactions à cet article    


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 08:59

    L’homme augmenté avance inversement à sa vie intérieure.......... il progersse vers sa fin oxydable. Car seule l’âme anime le corps. Sans elle il meurt. La preuve fut faite. En empêchant un homme de rêver, son corps biologique mourait plus vite..... Le rêve d’immortalité physique nécessite des prothèses. Et le faux est le contraire du vivant...... 


    • Joséphine Joséphine 23 septembre 09:03

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      L’hydre mondialiste rêve d’une humanité-objet....


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 09:36

      @Joséphine Voir l’excellent film : Métropolis...


    • zygzornifle zygzornifle 24 septembre 11:06

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      L’homme augmenté 

      Les augmentations on ne les voit pas arriver, toujours aussi fauché ......


    • troletbuse troletbuse 24 septembre 11:10

      @zygzornifle
      L’homme augmenté 

      .................... de taxes  smiley


    • lephénix lephénix 24 septembre 13:52

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      les vivants font attelage comme le paysan et son cheval, les esquimaux avec leurs chiens, etc
      l’hybridation du vivant et de l’electronique à train d’enfer mène à la catastrophe « ferroviaire », l’âge du fer et du silicium qui essouffle et étouffe la vie ne produit pas d’« immortalité » mais du faux auxiliaire de la faucheuse... depuis quand l’eau fluorée et surchargée de métaux lourds qui croupit dans les conduites aurait-elle la prétention de couper l’accès à la Source ?


    • zygzornifle zygzornifle 25 septembre 09:10

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Voir l’excellent film : Métropolis...

      Un autre est en cours de tournage : Macron Police ....


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 09:20

      Belle analogie entre la faux (ou faucheuse) et FAUX. Nous sommes à l’ère du fake....... ou de la contrefaçon..... Ce n’est pas par hasard que l’art baroque était celui des anamorphoses. Ou en observant bien le tableau ou pouvait observer un crâne. Ce n’est pas trop l’ère de la vitesse, mais de la « sucharge » comme pour cacher la mélancolie, le deuil de notre être. Le tableau : les « Ambassadeurs » d’Holbein est bien connu. Le contraire du baroque est l’impressionisme. Lacan y voyait une érection. Mais non, en se décalant et en en repliant l’image, il s’agit d’un crâne////


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 09:33

        Notre époque est celle de la mélancolie d’un âge d’or rêvé et perdu. Il ne se décide pas à faire le deuil de notre mortalité qui ressemble à l’humus (la décomposition des feuilles mortes est superbement colorée et vivante). Non, il faut des sapins en plastic. La technologie et la haine de la nature, du corps. Si les nazis magnifiait la nature, celle-ci devait être jeune, belle et pure. Il est faux de croire que nazisme et écologie sont liés. La preuve, un véritable écologiste préfèrera toujour une carotte non formatée. La nazisme était avant tout une époque où la technologie représentait l’ultime progrès. Cf : l’art futuriste grandiose, les chars, les armes.......


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 10:02

          Le paradoxe de la technologie et du baroque, c’est qu’elle se veut plus durable (exemple : une fleur périssable et une autre éternelle mais morte). Et les objets morts sont rapidement obsolètes. Normal, puisqu’ils n’ont pas d’âme.


          • lephénix lephénix 23 septembre 13:00

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.
            exact : seules les fleurs séchées sont « éternelles » et seules les roses artificielles sont bleues : jamais le « génie génétique » n’a pu forcer une rose vivante à devenir bleue...


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 13:54

            @lephénix C’est la fête celte de l’Olivier. Un jour, Il m’avait une rose noire rendue par un précédé alchimique : immortelle. Maintenant, elle a pris une couleur rouge orangée..... encore plus vivante que quand il était vivant.


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 13:57

            Lire : avait offert...


          • lephénix lephénix 23 septembre 15:41

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.
            belle oeuvre au noir vers ce rouge orangé qui a l’incandescence de certains corps célestes... ainsi du vivant « complexe » qui pourrait élever ses vibrations bien au-delà de la fréquence de l’entropie de la maladie vers l’incorruptibilité... mais l’animal présumé pensant et parlant se croit pris d’impossibilité alors qu’il fera toujours clair de terre avec ou sans lui...


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 17:37

            @lephénix Il s’appelait Olivier AGUL... il venait de Mende en Lozère. Son père était cinéaste, il dans un de ses film OL a joué le rôle du Christ. J’ai un livre d’une édition sérieuse (https://www.bol.com/nl/nl/p/la-verite-sur-jeanne-d-arc/9200000014838154/ qui dit que jehanne d’ARC était toujours accompagnée
             de « DIEU » de Mende, Roy du ciel... Je l’appelais, mon Alpha à mon oméga. Mort le jour de la Pentecôte 2019. Ce rouge orangé comme la flamme sur la tête des âpotres. Tout cela est véridique. http://www.biblisem.net/etudes/andrveri.htm. Tout cela le jour ou commença la guerre des 2 roses. UN 23 SEPTEMBRE. Un Maurice Agulhon est un cousin éloigné. https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Agulhon. EXTRAIT : 


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 10:24

            Notre époque est celle de la psychose mélancolique. D’’ailleurs et je m’excuse pour l’allusion scatologgique, la colique suppose une rétention. On ne consent pas à se débarasser d’un objet mort. Le mélancolique s’identifie à l’objet ou une personne perdue. Il devient lui-même mort à la vie (le transhumanisme est la non acceptation fétichisée de la mortalité qui est la preuve que nous sommes vivants). C’est l’inverse du Dauphin qui sort de l’eau pour aller vers la lumière (c’est un mammifère)..Le dauphin en animal totem représente l’équilibre et l’harmonie. À la fois intelligents et instinctifs, les dauphins sont les maîtres de l’équilibre spirituel. Ce sont aussi des symboles de résurrection et de protection. Doté d’une nature enjouée, cet animal spirituel nous rappelle d’aborder la vie avec joie. 


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 10:31

              La Reine est morte, vivie le Dauphin.......


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 10:35

                Je dis cela, car aujourd’hui, c’est l’anniversaire de la mort de Freud (joie) et son Dauphin était JUNG (jeune)


                • zygzornifle zygzornifle 24 septembre 11:07

                  Pour l’instant on accélère vers la décélération ......


                  • lephénix lephénix 24 septembre 14:25

                    même si elle pétrifie le corps social et ses échanges métaboliques la folie furieuse et mortifère ne décélère pas ni ne désarme et accélère vers l’abîme dont on voit en ce moment les visages si on ne se la joue pas eyes wild shut...


                    • LeMerou 25 septembre 07:09

                      @lephénix

                      Nan, nan, nan..

                      Tout faux.

                      « Serions-nous les passagers de ce train d’enfer lancé sans conducteur vers nulle part, »

                      Le conducteur est l’argent

                      le but le profit.

                      Le restant est quantité négligeable. smiley



                      • lephénix lephénix 25 septembre 09:25

                        @LeMerou
                        certes, mais qu’est-ce que « l’argent », au fond ? un « marteau sans maître » ?
                        suffirait de le faire servir au bien au lieu de se laisser asservir par les illusionnistes qui le détournent de sa finalité première pour nous mener là où personne de censé ne veut aller...


                      • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 25 septembre 09:31

                        @lephénix

                        ’’ qu’est-ce que « l’argent », au fond ? ’’
                         
                        «  L’argent c’est comme la merde ; si on l’entasse c’est une nuisance, il faut le répandre. Et si on le répand, ça fertilise » Francis Bacon


                      • lephénix lephénix 25 septembre 09:34

                        @Francis, agnotologue
                        ce qu’après Bacon des économistes actuels et attérés reformulent pour dire qu’il n’est plus que « pur objet d’accumulation dans une sphère financière en expansion »...


                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 09:23

                        Revoir la mythologie. Pour je ne sais quelle perversité : Uranus a été placé dans le signe du verseau. Dit écologique..... Oxymore. La civilisation ou HUMUS ou Humanité n’a commencé qu’avec Saturne, chronos qui castra (sans tuer...) son père Uranus.  Etrange de voir uranus (heureusement associé) à Saturne) dans le signe du verseau écologique. Parce que dans UR ANUS (voir défintion d’uranien sur Google), il y a anus. Et il n’y rien de plus mort qu’un objet fécal. La tehnologie est de l’ordre du fécal. Comme les artistes contemporain qui vendent leur mrd en lui donnant un nom. Certains parents on même appelé leur enfant : Alfa Roméo. La différence en la techné et l’artisanat, c’est que l’objet est interchangeable, aisément éjectale et remplaçcable. Qu’est-ce qu’un étron face autre étron.... Certains objets se rapprochent d’une création authentique, comme le modèle d’une voiture parce que s’y rajoute dimension artistique. D’où l’obsession des collectionneur pour l’original. Fuyant comme mauvais objet : le made in China...... Car la technique a ceci qu’elle se reproduit à des millions d’exemplaires. Le collectionneur authentique est dans l’analité « sublimée ». L’objet doit avoir un paternité. qui peut être d’une femme.... (mais ceci est un autre sujet). Plutôt que pater, parlons d’Original qui a deux sens : qui a une origine et qui est particulier ou sort de la norme et du lot..... Normalement la planète Uranus signifie le souffle, le verbe. C’est une perversion qui a attribué un lien avec la technologie (sûrement du fait de l’éclair et de l’électricité).... Rien à voir avec l’origine du mot : fabriquer, construire.....dans un sens UTILITAIRE. Par principe, la création n’a pas de but UTILITAIRE..... instrumental. 

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