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Accueil du site > Actualités > Société > Le porc, la truie, l’abeille et le faux bourdon

Le porc, la truie, l’abeille et le faux bourdon

Société et organisation. Les racines du genre, compétence, aptitudes et interdits

 

Le morphisme du mâle et de la femelle, semble être un constituant et un paramètre important d’une part importante de la biologie du vivant , l’Asie en fait le centre de sa pensée avec le Yin et le Yang. Ces paramètres génétiques du genre sont utilisés, différemment, suivant l’environnement et la nécessité. L’organisation des lions et des fourmis diffère et pas seulement en raison de la taille des individus de ces deux espèces. A noter pour la compréhension de la suite que les abeilles, les fourmis, les guêpes et les termites, sont des organisations où dominent entièrement les femelles et où les mâles sont marginalisés et relégués à la seule fonction de fécondation. A noter d’ailleurs que les ouvrières sont des femelles modifiées par la nourriture à l'état de larves. Dans les espèces, les ouvriers ne sont jamais des mâles modifiés... Il semblerait que le potentiel de la fonction de gestation et de la reproduction chez la femelle, lui donne un avantage inné pour la gestion.

Paradoxalement, vouloir ignorer le genre, est sans précédent dans l'histoire humaine. Lorsque l'on regarde, de plus prés, l'organisation des insectes vivant en collectivité, comme les fourmis, les abeilles et les termites, présente de subtiles analogies avec nos sociétés humaines.Toutes ces constatations sont politiquement des plus incorrectes, et ne font l’objet d’aucune recherche, elles ne vont pas dans la direction souhaitée. Sont-elles pour autant farfelues ? Voici, à ce stade de l’observation, un ensemble d’analogies symboliques et de corrélations qui interrogent, et qui sont soulevées par la nature et le monde animal, en particulier, comme je viens de le souligner celui des insectes. Le questionnement qui l’accompagne, s'enracine dans l’impératif gestionnaire du matérialisme, du capitalisme et du consumérisme, mais aussi dans une approche psychanalytique et critique des profondeurs masculines et féminines et d’une tendance de compétences naturelles inhérentes à chaque sexe, et qui semblent être un paramètre puisqu’on la retrouve chez les insectes, mais aussi chez le porc et la truie qui sont d'actualité aujourd'hui. Ce questionnement, effectivement, induit des directions de recherche, pour comprendre certaines constantes globales, dans le consumérisme et le matérialisme ambiant, et l’organisation qu’il implique où prédomine de façon absolue, la seule gestion.Très paradoxalement, pour des raisons d’efficacité, de rentabilité et d’homogénéisation des marchés, le matérialisme s'attaque culturellement aux différences entre le masculin et le féminin, en niant ou en minimisant, toutes leurs caractéristiques propres, physiques, psychiques et sexuelles, pour finalement détruire le père et l’homme, en le traitant comme un autre élément culturel conjoncturel, pour laisser la place entièrement libre à la mère puis à la femme. D’une façon générale, en s'attachant à la seule réalité palpable, le matérialisme renvoie, effectivement, de façon irréductible à la mère, en rendant suspect et à vérifier, tous les "discours" et "comportements" du père, et finalement de l'homme en général. C’est la victoire d’un monde uniquement matériel où la gestion est un impératif. En s'attachant à la seule réalité matérielle, le matérialisme et le consumérisme portent une emphase sur le désir, la fétichisation de la marchandise, la satisfaction des désirs, et surtout, la gestion du système, dans une mère non dépassée, un désir non sublimé, au nom d'une réalité matérielle non dé-passable, engendrant une infantilisation de toute la société, et ainsi une consécration de la consommation, dans sa matérialité marchande et sa gestion organisationnelle, retour et renvoi non visible à la fusion avec la mère de la gestation et des premiers désirs, et à la structure des profondeurs psychiques féminines. Se mettent en place, alors, un juridisme et un normatisme de tous les instants.

La misandrie ordinaire qui en résulte, est celle que nous rencontrons, maintenant. Elle paraît normale et se glisse insidieusement dans les rapports homme/femme, sous l’alibi de l’égalité des sexes. Mais l’égalité des sexes ne peut être qu’une approche juridique, elle n’a aucune réalité dans les autres domaines où la subtilité des profondeurs psychiques et sexuelles a souvent des nuances très genrées. Il faut donc se garder de tout juridisme, dont les Etats Unis sont devenus un modèle du genre. 

L'aiguillon de cette misandrie, est aiguisé par les féministes. La condition masculine est loin d'être aussi privilégiée que les féministes l'affirment. Si la tendance se poursuit, les hommes ont du souci à se faire, car des secteurs entiers se féminisent professionnellement, et les femmes, dans le travail et ailleurs, sont souvent plus dures que leurs homologues masculins.

La victimisation de la femme a été un outil politique redoutable, que les féministes ont su exploiter et transformer en arme de guerre, contre les hommes. L’homme inutile est en train de devenir le faux bourdon de la ruche. Certains craignent pour demain, la mise en place d'une société, au mieux, tatillonne, au pire, de mantes religieuses, avec une organisation de ruche ou de fourmilière.

 Exagération, peut-être, mais les pessimistes ont-ils complètement tort ? Qu'est-ce que nous observons, aujourd'hui ? Quelle est l'essence profonde du consumérisme matérialiste et de sa gestion mondiale ? Quels sont les aptitudes que nécessitent le capitalisme et le consumérisme ? La féminisation est partout, non pas, par hasard mais par nécessité, et elle a, maintenant, des caractéristiques et des prétentions qui ne sont plus féministes mais carrément suprémacistes. Il est probablement temps de tuer le cochon...


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38 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 17 octobre 09:03

    J’entend le loup le renard et la belette ......


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 octobre 09:05

      Heureux poissons-clowns qui peuvent changer de sexe quand ça leur chante...


      • William 17 octobre 09:51

        L’article pousse le pion à l’extrême, mais il met en lumière une tendance de notre société occidentale contemporaine à présenter le mâle comme « présumé coupable ». Une illustration est la célèbre anecdote étasunienne de l’homme qui attend l’ascenseur. L’ascenseur s’arrête et la porte s’ouvre, une femme seule est à l’intérieur. L’homme renonce à monter en faisant semblant d’avoir oublié quelque chose dans son bureau : car s’il monte, soit il adresse la parole à la femme et sera trainé en justice pour harcèlement, soit il se tait et il se fera attaquer en justice pour mépris sexiste.


        • alinea alinea 17 octobre 11:17

          Si on pousse un peu plus loin l’analogie, les abeilles, les butineuses, sont femelles, mais quand elles pondent, à la mort de la reine si elles n’ont pas pu en élever une autre, elles ne pondent que des mâles. La reine pond des mâles au printemps, mais ne fait pas passer ses œufs dans la spermathèque : un mâle est un produit non fécondé !
          Dans la société branchée d’aujourd’hui, les femelles ne veulent plus pondre et quand elles veulent élever on ne sait pour quelle raison, peut-être encore par quelque reliquat mémoriel, elles supporteraient bien de laisser à d’autres le soin de le faire !
          Peut-on encore parler de femmes ? à distinguer très nettement des femelles, alors.


          • Ces formes de chasse aux « sorcières » (je n’ai pas trouvé d’autres expression) me dérangent profondément. Combien de pédophiles dans la fameuse Marche Blanche après l’affaire Dutroux ? La tonte des femmes après la Libération par ceux qui souvent ont dénoncé un voisin juif...


            • Entièrement d’accord avec l’auteur. Et je suis une femme. N’oubliez pas qu’une loi interdit mais aussi protège. 


              • William 18 octobre 14:15

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                Les cas de véritable harcèlement existent, mais cela comporte la répétition dans le temps, la violence verbale, la pression psychologique, voire des gestes déplacés.


              • @William

                Je ne dis pas le contraire. Mais je connais assez bien les femmes. J’en suis une,... smiley

              • Désolé les femmes, mais à chaque fois qu’un homme me fait des avances je le vois comme un compliment. A moi d’apprendre à me défendre.


                • cevennevive cevennevive 17 octobre 13:07

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir, bonjour,


                  Je suis de votre avis Mélusine. On peut répondre au harcèlement par de l’humour ou, si c’est trop hard, par la fuite...

                  Je n’ai pas hésité à sacrifier deux ou trois bons postes dans ma carrière en fuyant le plus loin possible.

                  Quelquefois, la moquerie ou l’humour suffisent. Certaines personnes ne peuvent pas souffrir d’être ridiculisées. Ou elles réagissent avec violence, ou elles renoncent...

                  Bien à vous.


                • Cadoudal Cadoudal 17 octobre 13:16

                  @cevennevive
                  Une réaction dite de “damage control” (tenter d’éviter des dégâts trop importants) a été d’orienter aussitôt le débat dans le seul sens sociétal du féminisme, du sort fait aux femmes en général, sans trop s’attarder à ce point fondamental que tout cela se passe dans la citadelle incontestée du féminisme et de toutes les valeurs sociétales, dans le chef d’un homme qu’on ne cessa jamais d’encenser puisqu’il en était “le Dieu”. La terreur régnait à Hollywood sous la loi de “Dieu”, dans ce lieu étrange où l’on tourne Dieu en dérision et où les femmes forcées et violées, c’est-à-dire les actrices de Meryl Streep à Madonna, savent où est le Bien (à Hollywood-sous-Weinstein) et où l’on trouve le Mal (Trump & Cie).

                  http://www.dedefensa.org/article/hollywood-babylon-postmoderne


                • Cadoudal Cadoudal 17 octobre 13:19

                  @Cadoudal

                  Zemmour sur #Balancetonporc : « Dès que je vois une meute, je me méfie »

                  http://www.fdesouche.com/895521-zemmour-balancetonporc-vois-meute-me-mefie


                • hommelibre hommelibre 18 octobre 10:25

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  @ cevennevive,

                  Merci pour ces témoignages. Je pense aussi que l’on doit poser les limites dans la situation, avant de se plaindre et de plonger dans le juridisme. A vous lire je vois des femmes qui sont conscientes que nous ne sommes pas dans un monde de bisounours et qui prennent leur propre responsabilité pour gérer ce type de situation. 

                  J’ai aussi été harcelé jusque chez moi, je n’aurais jamais déposé plainte, j’ai réglé cela moi-même. La donne change bien sûr dès qu’il y a contrainte physique.


                • Le milieu du cinéma est très pariculier. La création est transgressive et l’interdit y est mal vu. C’est le revers de la médaille des femmes qui veulent être des STARS.

                   Rien n’est parfait dans la vie. Les femmes délaissés sont confrontées à d’autres problèmes. J’ai aussi été affrontée à des situation de harcèlement. Dans l’immeuble que j’habitais avant, mon voisin était amateur d’armes et « mateur ». J’ai supporté vingt années le climat « délétère » en faisant comme on dit : avec. En plus, il était le gérant et imposait sa loi. Il y a une expression qui exprime bien cette situation : coller des timbres dans un carnet. Bonus. Cela vous donne le courage de partir. Et avec le recul, ce fut la meilleure de mes décisions.


                    • Corrigé : Le milieu du cinéma est très pariculier. La création est transgressive et l’interdit y est mal vu. C’est le revers de la médaille des femmes qui veulent être des STARS.

                       Rien n’est parfait dans la vie. Les femmes délaissés sont confrontées à d’autres problèmes. J’ai aussi été affrontée à des situations de harcèlement. Dans l’immeuble que j’habitais avant, mon voisin était amateur d’armes et « mateur ». J’ai supporté vingt années le climat « délétère » en faisant comme on dit : avec. En plus, il était le gérant et imposait sa loi. Il y a une expression qui exprime bien cette situation : coller des timbres dans un carnet. Bonus : cela vous donne le courage de partir. Et avec le recul, ce fut la meilleure de mes décisions.

                      • Antoine 17 octobre 13:53

                        Très bon article.
                        La reproduction sexuée tresse le monde dans un entrelacs de formes de plus en plus complexes et de couleurs de plus en plus chamarrées. Qu’il suffise de comparer la tristesse du sol lunaire à la féerie du monde terrestre !
                        La différence de genre, c’est la diversité et la singularité. C’est ce qui fait de nous des êtres uniques en rien interchangeables avec un autre. Faut-il nous standardiser ?
                        Quelle idée de vouloir faire de la beauté du monde une bouillie sans forme, sans couleur et sans odeur ?
                        La nature, dont son principe même s’y oppose, ne le tolérera pas, aussi sommes nous voués à la destruction.


                        • Antoine 17 octobre 15:11

                          Lorsque le journal le Monde a rendu compte de cette affaire, il a exposé les photos des victimes comme l’on ferait d’un tableau de chasse, sans doute pour les exposer à la honte publique afin qu’elles n’y reviennent pas. Puis j’ai regardé plus avant ces visages et j’y ai vu beaucoup de laideur : la beauté Hollywood est faite à coup de scalpel, d’étirement de peaux et d’autres tortures, qui deviennent chaque jour plus lisibles à mesure que les ans creusent l’écart entre naturel et l’artificiel.
                          Ces femmes sont des victimes, mais pas que de leur violeur.



                            • Antoine 17 octobre 17:12

                              @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                              L’inconscient barré par le phallus sur la tête de la femme.


                            • @Antoine


                              De un : la femme n’a pas le phallus. Deux : l’intelligence n’a rien à voir avec celui-ci, Sharon Stone a une des QI les plus élevé de la planète.https://www.google.be/search?q=Sharon+stone&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwintfK9-_fWAhXC1BoKHT4BAk8Q_AUICigB&biw=1280&bih=675#imgrc=qv05bTBqEbGzSM :

                            • Antoine 17 octobre 17:35

                              @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                              Oui, enfin, la Sharon Stone, c’est pas trop l’intelligence qu’on lui regarde.


                            • @Antoine


                              Propos assez sexistes.

                            • alinea alinea 17 octobre 17:09

                              j’adore ce genre d’article où l’auteur a l’air de vouloir susciter une discussion, mais dont il est absent.


                              • Xenozoid Xenozoid 17 octobre 17:13

                                a quel degré faut il traduire l’article ?


                                le contexte manque....

                                • Xenozoid Xenozoid 19 octobre 17:38

                                  @Xenozoid

                                  Agoravox devient une collection de blogs,je l’avais dit il y a plusieurs mois...
                                  je rigole ....

                                  blogavox,agora est parti faire un tour

                                • Bonjour Antoine, je vous invite à lire mes commentaires sur le blog d’Aurélien Péréol. et mon avis sur la féminisation des noms. Si vous n’avez pas vu le film, vous ne pouvez tout comprendre.


                                  • Antoine 17 octobre 17:28

                                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                                    Je n’ai pas vue le film, je commentais l’image : L’inconscient barré par la phallus, en rapport à ce que je disais sur l’écriture : Pourquoi croyez-vous que l’on apprend l’écriture qu’après avoir passé l’age de l’œdipe ?Parce qu’il faut d’abord avoir intégré la différence des sexes pour prétendre écrire. Le mal-orthographe n’est que la conséquence du brouillage des repères sexués dont nous avons ici un avatar de plus.


                                  • @Antoine


                                    J’ai fait mon mémoire sur la dyslexie. J’aurais aimé faire un doctorat, mais des « rivales » ont fait barrage. 

                                  • Antoine 17 octobre 17:41

                                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                                    Et en gros vous en disiez quoi, de la dyslexie ?


                                  • @Antoine

                                    Je mettais en évidence des problèmes liés à la « fameuse scène primitive ». Les trois furies présentent au moment de la passation de mon mémoire m’ont donné royalement un 10 sur 20 espérant que je serais saquée. Malheureusement pour elles, j’avais 19 sur 20 en stage. Pour l’anecdote, je suis l’amie de la cousine de votre Ministre de la Culture,.....dont le fils s’est suicidé et était...dyslexique (c’est sur GOOGLE).

                                  • Scène primitive et filiation. Pourquoi croyez-vous que je me bats contre la PMA et LA GPA depuis sept ans ?


                                    • Antoine 17 octobre 17:53

                                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                                      Qu’est-ce que vous appelez scène primitive ?


                                    • @Antoine


                                      La représentation de la scène de nos origines. Bref, quand (dans le meilleur des cas), maman et papa mangent le fruit défendu. 



                                        • Ratatouille Ratatouille 17 octobre 23:12

                                          Pas mal d’essai déjà réalisé
                                          .
                                          http://www.lepoint.fr/dossiers/culture/le-tour-du-monde-du-sexe/
                                          .

                                          Tous les jeunes gens de la tribu vivent sous le même toit, le kumbu, où ils peuvent bénéficier des faveurs d’une épouse commune qu’ils chouchoutent.

                                          ou

                                          Les hommes de cette tribu peule se maquillent, dansent et chantent sans complexe pour séduire les jeunes filles. De vraies drag-queens !

                                          ou

                                          Outil, nourriture, mari, épouse, le Canela ne refusait rien à ses voisins. D’autant que, selon lui, un embryon a besoin de la semence de plusieurs hommes.

                                          .

                                          Jusque dans les années 50, les Moso de Chine constituaient la dernière société totalement matriarcale où les hommes comptent pour du beurre.

                                          .


                                          .


                                          • hommelibre hommelibre 18 octobre 10:28

                                            @ l’auteur :


                                            « Mais l’égalité des sexes ne peut être qu’une approche juridique, elle n’a aucune réalité dans les autres domaines où la subtilité des profondeurs psychiques et sexuelles a souvent des nuances très genrées. Il faut donc se garder de tout juridisme, dont les Etats Unis sont devenus un modèle du genre. »

                                            D’accord avec vous.

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