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Accueil du site > Actualités > Société > Le statut de cheminot, qu’est-ce que c’est ?

Le statut de cheminot, qu’est-ce que c’est ?

Parmi les 43 propositions du rapport Spinetta, celles traitant du statut des cheminots ont eu droit aux honneurs de la presse ; bien qu’elles ne soient pas, et de loin, celles qui auront le plus d’impact sur les usagers ou sur le fonctionnement de l’entreprise.

Rappelons tout d’abord que le personnel actuellement au statut n’est pas directement concerné. Seuls les nouveaux recrutements se feraient en contrat de droit privé classique. Disons également qu’actuellement, environs 11% du personnel SNCF est déjà en CDI, une proportion qui augmente rapidement puisque 25% des nouveaux embauchés et même 40% des nouveaux embauchés cadres sont aujourd’hui recrutés en CDI.
Le rapport Spinetta justifie la fin du recrutement à statut par une distorsion de concurrence entre la SNCF et les entreprises ferroviaires privées quand l’ouverture à la concurrence sera effective (à partir de 2019). Pourtant, dans le cas où une entreprise privée remporterait un appel d’offre, ce même rapport préconise de transférer le personnel SNCF à cette entreprise privée, en lui conservant le bénéfice du statut. Il n’y aura donc pas ou peu de distorsion de concurrence puisque les entreprises privées remportant l’appel d’offres hériteraient donc du personnel au statut et des « coûts » (voir plus bas) qui vont avec.
Rappelons enfin que le statut n’est qu’un des règlements organisant les conditions de travail des cheminots. L’accord d’entreprise sur le temps de travail qui régit les RTT mais surtout le travail en horaire décalé, de nuit, le week-end et jours fériés ou les déplacements n’est pas remis en cause par les préconisations du rapport Spinetta et s’applique aux cheminots sous statuts comme en CDI.
Ceci posé, qu’y a-t-il dans le statut ? Sans faire une exposé ligne à ligne des 112 pages du document, voici les principaux points : 

1°) Les garanties syndicales.

Le statut de la SNCF garantie l’exercice des libertés syndicales, et donne effectivement des moyens importants aux syndicats (notamment en nombre d’heures de détachement et de droit d’accès des représentants syndicaux aux locaux professionnels) pour exercer leur rôle de défense des droits des salariés.
 
2°) La rémunération.
Le statut de la SNCF organise de manière très règlementé le déroulement de carrière et les augmentations de salaires, avec plusieurs effets :
1. Les salaires des agents au statut sont publics, chacun les connaît. En conséquence, chacun gagne à peu près la même somme au même poste, ce qui tend à réduire les inégalités femmes-hommes. Les salaires des salariés en CDI sont secrets (et souvent bien supérieur).
2. Les syndicats ont un droit de regard et un avis consultatif sur les augmentations de salaires. Néanmoins, à la SNCF comme partout ailleurs, la hiérarchie peut parfaitement favoriser et offrir une augmentation de salaire très rapide à ceux qu’elle souhaite privilégier, ou au contraire bloquer l’avancement de certains.
3. Il existe des examens professionnels internes à la SNCF permettant de changer de grade sur la base du mérite.
Le rapport Spinetta accuse ce système de coûter cher à l’entreprise, avec une augmentation de la masse salariale d’environ 2% par ans, contre 1,5% par an dans le privé. Le rapport Spinetta ne dit pas tout, car il ne précise pas que les salaires à la SNCF sont en général moindres que dans le privé. On peut s’en apercevoir de deux façons :
1. A poste égal, les salariés en CDI sont embauchés à la SNCF avec 15 % de salaire supplémentaire par rapport aux agents au statut,
2. Les agents SNCF démissionnant pour être embauché dans le privé le sont fréquemment avec au moins 30% d’augmentation de salaire.
 
3°) La garantie de l’emploi
Le statut de la SNCF garantit la sécurité de l’emploi, c’est-à-dire interdit le licenciement pour motif économique. Mais le licenciement pour faute professionnelle existe bien ; ce qui arrive d’ailleurs régulièrement et porte le surnom de « tapis vert » au sein de l’entreprise.
Cet avantage important est compensé par une période d’essai beaucoup plus longue que dans le privé, un an pour les agents d’exécution et maîtrise, deux ans et demie pour les cadres.
 
4°) Changement de résidence
Corollaire de la garantie de l’emploie, le statut de la SNCF prévoit la possibilité de changement de résidence « pour nécessité de service ». Si un poste est supprimé, après une procédure de concertation, l’entreprise peut imposer à l’agent un autre poste sans limite géographique.
 
5°) Sanctions disciplinaires,
Le statut prévoit un régime de sanctions disciplinaires, allant de la mise à pied au licenciement en passant par la rétrogradation (baisse de salaire).
 
6°) Congés,
Le statut SNCF prévoit un jour de congé supplémentaire par rapport au code du travail. Il prévoit également que les 2 jours de fractionnement autorisés par le code du travail soient attribués de manière automatique, que les conditions pour les obtenir soient remplies ou non (moins de 24 jours consécutifs de congés pris entre le 1er mai et le 31 octobre). Le statut de la SNCF prévoit également un certain nombre de congés pour évènement familiaux (mariage, naissance, décès). Les congés sont acquis en totalité au 1er janvier de l’année, comme dans la fonction publique.
Il est à noter que les RTT ne font pas partie du statut de la SNCF mais de l’accord sur le temps de travail, et sont une stricte application du code du travail. Les agents SNCF n’ont donc qu’un jour de congé supplémentaire par rapport au minimum légal. Il est également à noter que ces dispositions inscrites au statut s’appliquent également au personnel en CDI.
 
7°) Régime spécial d’assurance maladie,
Les agents SNCF bénéficient d’un régime spécial d’assurance maladie. Concrètement, ils ne cotisent pas à la sécurité sociale, mais à la « caisse de prévoyance » de la SNCF. La caisse de prévoyance a un taux de remboursement supérieur à la sécurité sociale, mais le taux de cotisation des agents SNCF est également supérieur. En conséquence, les mutuelles SNCF ne sont pas prises en charge par l’employeur. Il n’y a donc pas de différence notable entre un agent SNCF au statut bénéficiant d’une mutuelle entièrement à sa charge, et un salarié d’une entreprise privée bénéficiant d’une mutuelle partiellement prise en charge par l’employeur. Le jour de carence a aussi été mis en place à la SNCF récemment.
Cependant, les agents SNCF au statut bénéficie d’un accès à un réseau de médecins généralistes et spécialistes employés par la SNCF. Les agents SNCF n’ont pas à faire l’avance de frais et les attentes pour les spécialistes sont moins longues. La SNCF a néanmoins une autorité hiérarchique sur les médecins, qu’on peut donc difficilement soupçonner de délivrer des arrêts maladies de complaisance par exemple.
 
8°) Le régime spécial de retraite
Les agents SNCF bénéficient d’un régime spécial de retraite, qui a cependant beaucoup évolué avec les réformes de 2005 et 2007. Concrètement, pour bénéficier d’une retraite à taux plein, les agents SNCF doivent avoir cotisé 43 ans, exactement comme dans le privé.
Le personnel SNCF peut partir à la retraite de manière anticipé et donc à taux réduit à partir de 52 ans pour le personnel roulant et 57 ans pour le personnel sédentaire. Dans les faits, la réforme se met progressivement en place et on constate que les agents reculent progressivement leur âge de départ à la retraite au-delà des 52 ou 57 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein.
Le taux de pension est calculé sur les 6 derniers mois et non sur les 25 meilleures années. Cet avantage vient partiellement compenser les salaires plus faibles à la SNCF que dans le privé. Le taux de cotisation des agents SNCF est également supérieur à celui du privé.

En conclusion
Le statut de cheminot offre des garanties, prévue à l'origine pour fidéliser et pérenniser le personnel, y compris avec un salaire inférieur au privé. Il comprend aussi des contreparties aux avantages qu'il offre.

Mais même s'il est appréciable, il n'y a rien de disproportionnellement avantageux dans ce statut qui le rende manifestement inéquitable par rapport aux salariés du privés.


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61 réactions à cet article    


  • berry 5 mars 18:35

    C’est énorme une retraite à 52 ans.
    Les mecs passent plus de temps à la retraite qu’au travail !


    • pemile pemile 5 mars 18:41

      @berry « Les mecs passent plus de temps à la retraite qu’au travail ! »

      Patrick Hernandez s’est bien assuré une retraite plus que confortable (encore plus de 1000€ par jour) en ne composant qu’UNE SEULE chanson, non ? smiley


    • foufouille foufouille 5 mars 19:10

      @berry
      pour les soldats, c’est beaucoup plus tôt. heureux ?


    • Yaurrick Yaurrick 5 mars 19:57

      @pemile
      Sauf que dans le cas de Patrick Hernandez, les contribuables ne sont pas forcés de payer sa retraite.


    • Pere Plexe Pere Plexe 5 mars 22:10

      @berry
      L’age moyen de départ à la SNCF était de 57 ans en 2015.

      Et il continu d’augmenter.
      Pour le privé c’était environ 61 ans.Mais l’age réel de cessation d’activité (chômage,maladie,invalidité, plan sociaux) est d’un peu moins de 59 ans.


      La différence existe encore mais n’est pas aussi abyssale que vous le prétendez.


    • Alren Alren 6 mars 13:10

      @Yaurrick
      « Sauf que dans le cas de Patrick Hernandez, les contribuables ne sont pas forcés de payer sa retraite. »

      Mais si, ils paient ! Par le biais des rentes que ce monsieur s’est constitué par sa fortune !

      Car les rentes capitalistes sont toujours assises sur la production de richesse des travailleurs (ce que ne sont pas certes tous les contribuables).


    • Timmar 6 mars 15:44

      @berry

      Le mec lit un article qui lui montre par A+B que si tu part à 52 ans à la retraite à la SNCF t’as rien, il te faut 43ans de cotise pour partir à 100%... Il conclue « mais ils ne travaillent jamais ! »
      NO COMMENT

    • Yaurrick Yaurrick 6 mars 17:23

      @Alren
      Faudra m’expliquer comment Patrick Hernandez forcerait les contribuables à payer sa retraite : à ce que je sache personne n’est forcé de l’écouter (d’autant qu’en plus je ne vois absolument pas en quoi sa « rente » serait assise sur la production des travailleurs).


    • pemile pemile 6 mars 17:35

      @Yaurrick

      Instaurons aussi un système de royalties sur l’usage des voies ferrés pour les travailleurs ayant contribué à la création de ces voies smiley


    • marmor 6 mars 18:00
      @Pere Plexe
      Vous avez sûrement raison, à la louche !!

    • Pere Plexe Pere Plexe 5 mars 18:41

      C’est un fait peu connu, et savamment ignoré : la fin du statut ce traduira forcement par une hausse des dépenses !

      Déjà qu’avec de nombreux métiers sont « sous tension » (comprendre les recrutements sont difficiles) il est certains que l’abandon de ces avantages compliquerait encore la situation.
      Il y a alors deux solutions : revoir le niveau d’exigence à la baisse ou revoir les salaires à la hausse.
      Il est probable que ce soit les deux.

      Vient ensuite le problème des formations spécifiques longues et coûteuses.
      Jusqu’à maintenant assurées par la SNCF en interne mais pour des salariés captifs qu’en sera t il avec des salariés sans statut et susceptible d’aller à la concurrence ?

      Le plus comique est sans doute l’énorme besoin de mobilité des agents en service qui risque de coûter un bras si on applique les règles en vigueur dans les entreprises privées.


      • Salade75 6 mars 08:50

        @Pere Plexe
        Bonjour,
        Aujourd’hui, pas mal de cheminots compétents partent à la concurrence une fois à la retraite car ils ont le droit de cumuler pension et salaire (dans une certaine proportion néanmoins).
        Ou ils revendent leurs connaissances en tant que consultant ... aux régions pour challenger la SNCF, ou à la SNCF d’ailleurs.
        L’abolition du statut permettrait des flux en carrière dans les 2 sens (oui oui, il y a des compétences très forte chez les concurrents sans passage par SNCF !) et probablement la suppression de cette possibilité de cumul post retraite.
        Pas sûr donc que cela coûte au final.


      • Alren Alren 6 mars 13:17

        @Salade75

        « la suppression de cette possibilité de cumul post retraite. »

        Si le recrutement devient difficile une telle mesure serait contre-productive !

        Ce travail post retraite étant évidemment à temps partiel, son cumul avec une retraite très inférieure au salaire d’actif ne donnerait pas au total un revenu supérieur à ce salaire d’actif en fin de carrière. Et il serait idiot de se priver des compétences très particulières d’un cheminot dans une entreprise de chemins de fer !


      • Pere Plexe Pere Plexe 6 mars 18:19

        @Salade75
        « il y a des compétences très forte chez les concurrents »

        Dans les spécialités ferroviaires elle sont extrêmement rare.
        Pour la partie matériel,frein,entretien il y a les constructeurs.(bombardier,alstom)
        Mais avec des effectifs limités et pas au cœur de métier.
        ...et souvent mieux traités qu’a la SNCF.

      • Salade75 7 mars 09:04

        @Alren
        Les retraités ont dans certains domaines des compétences avérées, mais ils reproduisent ce qu’ils ont vu.
        Et ce qu’ils ont vu ne marche plus très bien.
        SNCF ferait aurait intérêt à augmenter le nombre d’actifs maitrisant les fondamentaux, à gérer les transmissions de connaissances comme cela se fait dans toute entreprise sensée, plutôt que de faire appels à des retraités qui la maintienne dans le passé.

        Il est amusant de voir que des gens qui défendent l’abaissement de l’age de la retraite veulent aussi faire travailler les retraités ...


      • Salade75 7 mars 09:33

        Bonjour @Pere Plexe
        Votre remarque me fait penser à celle que l’on entend souvent chez SNCF : « on est les meilleurs ».
        On y fait des benchmarks, mais on se sert des résultats pour expliquer que certes, ce qui est fait ailleurs est bien, mais que chez eux ce n’est pas pareil.
        Cette suffisance explique en partie pourquoi des virages technologiques pris par des EF ou gestionnaires de réseau étrangers il y a 20 ans commencent à peine (au sens strict : péniblement) à émerger chez SNCF.
        Prendre, sans les connaître, les autres pour des incapables n’est jamais un bon point de départ


      • Pere Plexe Pere Plexe 7 mars 18:59

        @Salade75
        Je ne crois pas avoir jamais eu ce genre de discours.

        La SNCF n’est ni au top niveau du ferroviaire ni l’entreprise décriée par certains fossoyeurs intéressés.
        Concernant les « virages technologiques » ils sont beaucoup plus faciles et marquant dans une entreprise intégrée c’est à dire qui gère réseau matériels gares et sillons.

        Le groupe SNCF fait 33 milliards de chiffre d’affaire dont 1/3 à l’étranger.
        Pas si mal pour une bande de feignants au statut incompatible avec la concurrence...




      • Salade75 7 mars 19:35

        @Pere Plexe
        Je rebondissais juste sur votre remarque « Dans les spécialités ferroviaires elle sont extrêmement rare. »
        Je vous laisse la responsabilité du mot feignant que je n’ai jamais employé, et que je n’emploierai pas.
        Pour ce qui est de la concurrence, c’est toujours plus facile d’aller la faire chez ceux qui l’autorisent que de l’accepter chez soi.
        Quant au virages technologiques, ce qui est effectivement facile, c’est de dire que c’est plus facile chez les autres ...
        Rappelons aussi que le corolaire aux 33Milliards de CA, c’est 13 Milliards de subventions + 3 pour les retraites ...

        Mais je vous rejoins entièrement sur la stupidité (non demandée par l’Europe, pur choix de la direction SNCF de l’époque et du gouvernement français) de la séparation autre que comptable de l’EF ultra majoritaire et du gestionnaire de réseau !


      • Pere Plexe Pere Plexe 8 mars 19:56

        @Salade75
        Pour ce qui est de la concurrence, c’est toujours plus facile d’aller la faire chez ceux qui l’autorisent que de l’accepter chez soi.

        C’est surtout idiot d’affirmer que cette ineptie qu’est l’ouverture à la concurrence est incompatible avec « le statut » alors même que les faits démontrent le contraire.


        Quant au virages technologiques, ce qui est effectivement facile, c’est de dire que c’est plus facile chez les autres ...
        Les pays qui ont à la fois un système intégré et des constructeurs ferroviaires ne sont pas légions.La Chine est toutefois un exemple de ce que ça peut donner : 1er reseau LGV et 1er constructeur


        Rappelons aussi que le corolaire aux 33Milliards de CA, c’est 13 Milliards de subventions + 3 pour les retraites ...


        Le chiffre de de 33 milliards est largement surévalué.
        Il est de 11.5 milliards (2017) dont 3,7 pour les investissements ( sur les 5,2 d’investissement SNCF).
        Cette subvention couvre aussi le poids de la dette injustement laissée à la SNCF.
        La compensation pour les retraites couvre comme pour toutes les caisses à la démographie en forte baisse la différence à l’euro prêt. La fin du statut signerait obligatoirement une forte augmentation de celle ci.

      • marmor 5 mars 19:28


        Je me pose énormément de questions, la seule certitude : 50 milliards !!

        • Pere Plexe Pere Plexe 5 mars 21:51

          @marmor
          Combien pour le réseau routier ?


        • @marmor


          50 milliards c’est la dette

          Mais tous les ans le contribuable met 10 milliards ( Etat + collectivités locales )

          Environ 300 euros par foyer fiscal, que vous preniez le train ou non

        • taketheeffinbus 5 mars 23:12

          @Sharpshooter - Snoopy86

          Savez vous comment fonctionne la dette ? La majorité du gros de celle ci, tiens d’intérêts.
          La dette pouvait initialement être contractée auprès de la banque de France à taux zéro, et être remboursée proprement, puis subitement, un président copain des Rotschilds a subitement décidé en 1979 que l’État et collectivité ne pourraient plus emprunter auprès de la banque de France mais devra le faire auprès du privé sous pretexte d’assainir les comportements des gouvernements et collectivités, privé à qui l’on a donc remis la clé du crédit. (Ce que L’union européenne s’est empressée de suivre et d’imposer ensuite.)

          Hors, appeler ceci un prêt ou un emprunt, est une tromperie, il n’y a AUCUN prêt fait par une banque privée, tout ce qu’elle fait, c’est, par une opération comptable, créer cet argent sur le réseau, comme une planche à billet, en vous demandant de rembourser la somme avec des intérêts, qu’elle va empocher, puis détruire le reste.

          Donc la dette, c’est du vent, du fake, un épouvantail. Celle ci n’a cessé de gonfler au seul profit des banques privée et fonds de rachats de la dette, c’est un outil purement spéculatif dont on a obligé tout le monde à être tributaire.

          Voilà la nature même de l’usure, perfide, sournoise et menteuse, dont tous les gains, n’iront toujours qu’aux même.


        • @taketheeffinbus


          Cette chanson bien connue est une chanson d’économiste à la mords moi le n.... smiley

          Si il n’y a pas de déficit il n’y a pas de dette ...

          Et la question de la dette et celle du trou gigantesque de la pétaudière SNCF sont deux questions sans rapport

        • Garibaldi2 6 mars 03:17

          @taketheeffinbus
           
          Vous faites erreur sur la date de 1979, c’est plutôt 1973. Sur cette fameuse loi Pompidou-Giscard, vous pouvez lire cet article du journal Le Monde :

          http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/29/la-loi-pompidou-giscard-rothschild-votee-en-1973-empecherait-l-etat-de-battre-monnaie_1623299_3232.html

          et une critique de cet article ici :

           http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/29/la-loi-pompidou-giscard-rothschild-votee-en-1973-empecherait-l-etat-de-battre-monnaie_1623299_3232.html


        • Alren Alren 6 mars 13:27

          @Sharpshooter - Snoopy86

          « Environ 300 euros par foyer fiscal, que vous preniez le train ou non »

          On paie pour l’école que l’on soit scolarisé ou non, on paie pour la piscine municipale que l’on y nage ou non, pour la patinoire que l’on patine ou non, pour la bibliothèque municipale que l’on lise ou non, pour le théâtre qu’on le fréquente ou non.

          C’est le principe qu’il faut payer pour ce qui est « bien ». Il est bien que les enfants aillent à l’école,il est bien de faire du sport ou de se cultiver etc.

          Dans le cas de la SNCF, on paie entre autres pour que le pays fonctionne : un pays sans trains est un pays du tiers-monde.
          On paie aussi pour moins de pollution car les trains électriques polluent moins que la cohorte de camions ou de cars qui les remplaceraient.

          Si la SNCF est privatisée, rassurez-vous, vous paierez encore car les entreprises privées pour servir leurs rentes aux parasites sociaux obtiendront des subventions de la collectivité publique, tout comme ils ont eu des sommes colossales de cadeaux fiscaux.


        • RémyB RémyB 6 mars 14:57

          @Alren
          je vous cite : « servir leurs rentes aux parasites sociaux  »


          heu,
          je suppose que vous vouliez parler des parasites FISCAUX
          me trompe-je ?
          smiley

        • marmor 6 mars 18:02
          @Pere Plexe
          Je ne comprend pas la question, soyez plus précis que sur vos statistiques sur l’âge de la retraite !

        • Pere Plexe Pere Plexe 6 mars 18:45

          @marmor
          Je vous demande combien coûte le réseau routier au contribuable chaque anné.

          Quel argent consacre communes départements régions et Etat.
          Je vous fait grâce des coûts trop théoriques de la pollution et des embouteillages. et des accidents

          Ensuite demandez vous qui des voitures des camions abîme les routes les trottoirs les ronds points.
          Combien est le surcoût pour adapter les ouvrages d’arts au même poids lourds.


          Balancer un chiffre, comme les fameux 50 milliards, sans les confronter à des choses comparables tient plus de l’esbroufe de comptoir que d’élément de réflexion.

        • Trelawney Trelawney 6 mars 10:29

          Mais même s’il est appréciable, il n’y a rien de disproportionnellement avantageux dans ce statut qui le rende manifestement inéquitable par rapport aux salariés du privés.


          A partir de ce constat, il ne se pose aucun problème à ce que le cheminot puisse avoir comme tout le monde du travail, le même statut salarial. Donc pourquoi faire tout un fromage à ce changement de statut.

          De plus, comme l’auteur le dit et comme je le dis aussi. Le changement de statut du cheminot n’est pas le plus essentiel dans la réforme des chemins de fer qui elle concerne la totalité des français

          • Emohtaryp Emohtaryp 6 mars 14:12

            @Trelawney

            Donc pourquoi faire tout un fromage à ce changement de statut.


            Parce que derrière se cache le dépeçage et le pillage du chemin de fer en France et au final, le prix que les usagers vont payer va exploser......
            Toujours aussi Alzheimer monsieur Trela ??
            Pourquoi la SNCF a t-elle été crée en 1936 ??????????
            Pour éponger les gigantesques dettes des « ex compagnies » privées des chemins de fer ( ouest, nord, plm, midi, po.......etc ) et remettre en état un réseau totalement pillé et en ruine sans aucun entretien.......
            Tu veux recommencer la boucle ????

          • Pere Plexe Pere Plexe 6 mars 18:56

            @Trelawney
            Le salarié du privé n’existe pas comme élément d’un ensemble homogène...

            Le salarié de BNP à peu à voir avec celui de Lidl ou de l’artisan local.

            La différence est beaucoup plus grande entre ces deux derniers qu’entre un cheminot lambda et l’employé d’un grand groupe.

          • kalagan75 6 mars 11:01

            « 8°) Le régime spécial de retraite »

            Le détail de cet article est simpliste car la réforme Sarkozy, qui a fait passer l’age de départ de 50 à 52 ans, a permis également aux cheminots de gagner des années de cotisation sans autres contreparties. Une réforme au final qui coûte plus cher à l’état.


            • Pere Plexe Pere Plexe 6 mars 18:58

              @kalagan75

              a permis également aux cheminots de gagner des années de cotisation sans autres contreparties
              ...sans autre contrepartie que de travailler quelques années de plus.
              Quel scandale !


            • Pingouin094 Pingouin094 7 mars 09:04

              @kalagan75 Ce n’est pas tout à fait exact.

              La réforme n’a rien fait ni perdre à l’état, puisque la caisse de prévoyance et de retraite est indépendante de l’état et - en théorie - autofinancé par les cheminots via leurs surcotisations à la retraite (voir plus bas)

              La réforme n’a par contre rien fait gagner ou perdre à la SNCF et à la CPR car effectivement, le surplus d’années à cotiser a été « compensé » par des augmentations de salaire en fin de carrière pour les cheminots.

              En définitive, le mode de calcul de la retraite a été harmonisé avec le privé. Et il y’a eu un léger rattrapage en terme de différentiel de salaire entre la SNCF et le privé.

              Par contre, ce qui coûte à l’état, c’est la différence entre le nombre d’actif et le nombre de retraités à la SNCF. L’état se doit, pour toute caisse de retraite, de compenser la différence entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités. C’est tout autant le cas pour les agriculteurs par exemple.
              Avec 260 000 retraités pour 140 000 actif, le régime de retraite de la SNCF ne peut pas être équlibré.
              Et si demain, les recrutements au statut se terminent et qu’il y’a 100 000 retraités pour 0 actifs dans 30 ans, cela coûtera aussi très cher à l’Etat.


            • Spartacus Spartacus 6 mars 11:37

              Drôle de conclusion sur le concept de l’iniquité..


              Le statut des Cheminots sont des avantages corporatistes financés essentiellement par ceux qui n’en bénéficient pas.
              C’est une inégalité complète et totale de traitement social significative et indécente.

              C’est une vision identitaire de la société totalement archaïque comme tous les statuts à régimes spéciaux.

              La défense de ce régime est très hypocrite

              Dixit le texte : 
              « chacun gagne à peu près la même somme au même poste, ce qui tend à réduire les inégalités femmes-hommes »...

              Déjà que chacun gagne pareil est une aberration. Tel est plus productif qu’un autre au même poste. 
              Se fendre de l’inégalité « homme-femme » argument totalement décalé qui sous entendrait gratuitement, que ce serait partout ailleurs le cas alors qu’ailleurs on ne fait pas comme à la SNCF et la société civile cette autre inégalité « statutaire-non statutaire ».

              « Le taux de pension est calculé sur les 6 derniers mois et non sur les 25 meilleures années. Cet avantage vient »« partiellement compenser »« les salaires plus faibles à la SNCF que dans le privé. Le taux de cotisation des agents SNCF est également supérieur à celui du privé. »
              Accuser gratuitement le secteur marchand d’iniquité pour faire admettre l’injustice est assez cocasse..
              Minimiser l’avantage à charge de la collectivité (6moisx50=25ans) est là aussi cocasse.
              Par ailleurs, même si c’était vrai, ce qui reste a prouver, un système de retraite n’a absolument pas à compenser les tares de la politique d’embauche spécifique discriminante des salariés d’une entreprise. Fut elle publique ou pas.

              Au nom de quoi ces gens disposent d’un régime maladie différencié ? 
              Si L’Oreal était autorisé a faire de même croyez vous que les syndiquas Marxistes ne serait pas vent debout ?

              Vous croyez que 150 000 actifs compensent la retraite de 270 000 retraités partis trop tôt ?

              Bref les régimes identitaires sont une plaie...Ceux qui ont goutté a ces privilèges, ne peuvent plus s’en passer

              • Timmar 6 mars 12:19

                @Spartacus
                Ce qui est vrai c’est que les fonctionnaires de la SNCF ne SONT PAS de VRAIS privilégiès dans notre société, même si leur régime était vraiment avantageux et qu’ils partaient tous à 50 ans avec un taux plein (ce qui est TRES loin d’être le cas) ca ne ferait pas d’eux une classe priviliégié et ça ne représente pas un coût vital pour la société (civile et sncf).


                Les vrais privilégiès sont ceux qui en lancés ce faux débat afin de pouvoir PRIVATISER la SNCF qui est un service public et une foi de plus s’en mettre plein les fouilles....Ce débat à comme votre président (dsl je vie plus en France ;) ) été inventé de toute part par les grands médias et leur propriétaires.

                Tu t’appelle SPARTACUS et tu tape sur tes compatriotes qui ont un chouilla de privilége en plus que le smicar moyen, eh bien... Tu portes bien mal son nom. 

                Je vous invite tous à visiter ACRIMED pour avoir une vue d’ensemble : http://www.acrimed.org/Reforme-de-la-SNCF-1-premiers-tirs-de-barrage

              • lahalle 6 mars 13:11

                @Spartacus
                « Le statut des Cheminots sont des avantages corporatistes financés essentiellement par ceux qui n’en bénéficient pas. »
                Non, comme l’explique très bien l’auteur, les quelques « avantages » du statut sont la contrepartie de la modicité des salaires nets...


              • Emohtaryp Emohtaryp 6 mars 13:58

                @Spartanus



                Pourquoi tu ne viens pas nous parler du « statut » des milliardaires et multinationales dans les paradis fiscaux gauchistes ?
                Un « statut » qui coûte au pays + de 80 milliard/par an..... ?
                Alors, ils sont où les parasites statutaires « gauchisants » qui vivent sur le dos de la bête comme des tiques répugnantes ? 
                au Panama, à Singapour, aux Bahamas, aux îles Caïman, sous les cocotiers, en Bolchévikie ?....etc...etc.... ???

                S’attaquer aux cheminots..... smiley
                VOUS ÊTES JUSTE DES LÂCHES ET DES MANGE MERDE.....

              • Garibaldi2 6 mars 16:02

                @Spartacus

                Pourquoi vous ne nous faites pas un petit topo sur le régime de retraite des indépendants (ex RSI), et en général sur pratiquement tous les régimes de retraite des non salariés. Ce sont bien les salariés qui compensent le manque de recettes des autres régimes de base pour verser les pensions qui sont alignées sur celles des salariés (mêmes cotis = mêmes droits).

                http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-2102.pdf

                https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/retraites-quels-regimes-profitent-137507

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