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Petite fable

. Il suffisait juste que chacun comprenne qu’il y avait de la place pour tous ....

C’est dans une belle et grande forêt que se déroule la petite fable qui suit.
Max est un charmant petit animal qui fait partie de la diversité qui participe à la richesse de cette forêt. Une forêt remplie de grands chênes, de sapins, de bouleaux, frênes et d’herbes et arbustes tout aussi divers et de plein d’animaux.
Chacun dépend l’un de l’autre et chacun le sait, c’est la condition d’une belle harmonie.

Mais Max lui, tout comme ses semblables, a une différence « différente » s’il en est.
Le bouleau est pour eux, un arbre sacré. Les petits traits qui dessinent sur son écorce comme une partition musicale sur le papier perforé d’une orgue de barbarie délivrent à leur manière et selon leur croyance, le message de la vie.
Cette écorce toute blanche en hiver et au printemps qui se détache en fin d’été pour laisser la place à une autre partition toute aussi aérienne sur un tronc tout neuf, jaune-vert pâle.
C’est d’ailleurs pour eux l’annonce d’une nouvelle vie qui apporte dans la continuité un peu plus de bonheur en cette belle forêt qui s’apprête à se revêtir d’une large palette de couleurs d’automne.
C’est encore à cette occasion qu’ils se réunissent tous, autour d’un de ces arbres immaculés, et ne font que l’honorer de leur présence, restants là, couchés à l’ombre de son feuillage changeant, et ce toute une journée et toute une nuit quand la lune est pleine.
Mais voilà, dans la forêt et sa diversité il y a aussi des animaux malveillants.
Ceux-là voudraient être les rois de la forêt, étant « sûrs de leurs certitudes » derrière lesquelles ils se cachent espérant sans doute être vénérés plus que les autres.
Et pour assouvir se désir de puissance, ils ont décidé de tuer les rêves des autres, dont ceux de Max et des siens.
 Cela n’a pas été difficile, il leur a suffi, à ces animaux arrogants et offensants de toucher au plus profond d’eux Max et les siens. Ils sont venus griffer les bouleau et les marquer de leur urine, alors ça, ce manque de respect, cette insolente provocation gratuite a vraiment blessé nos petits animaux.

- « Pourquoi faut-il que tant de malveillance et de méchanceté viennent troubler la tranquillité de la forêt ?
 Pourquoi, malgré la connaissance de tous de l’importance qu’on attache à ces arbres faut-il que ces animaux s’acharnent à nous blesser, et à nous blesser encore ? » Se lamentait tout penaud Max en regardant ces beaux arbres blessés et souillés dans le simple but de lui faire mal à lui tout en attirant l’attention sur eux.
Est-ce de la jalousie, de l’intolérance envers l’autre ou tout simplement de la bêtise irresponsable et un manque d’amour propre ?
Avec le temps et les offenses répétées que subissait le groupe, une grande peine, de la peine qui est devenue rancœur qui, chez les individus les plus fragiles, est devenue haine, et ils sont devenus incontrôlables par leurs pairs, et alors rejetés, mis à l’écart de par leur comportement trop agressif, ils sont devenus violents.
Un soir où un vieux bouleau était en train de se faire lacérer par des griffes devenues elles aussi haineuses à force de faiblesses et d’engrenages, un petit groupe dont certains avaient, plus jeunes, joués avec Max sous ses arbres pleins de grâce, se rua sur les insolents briseurs de rêves et supérieurs en nombre n’en fit qu’une bouchée.
Un massacre, un tapis de sang au pied de cet arbre, tâché jusqu’à son écorce maculée.
Max en a été malade plusieurs jours durant, pleurant et se demandant comment peut-on, dans un si bel endroit, n’avoir pour but que de briser rêves et harmonie !
Pourquoi l’orgueil des uns et des autres les a aveuglés au point de ne pas voir ce qui allait advenir de tels comportements ?
Suite à cet horrible et inexcusable acte de barbarie, les uns et les autres, à tour de rôle, tous les groupes d’animaux de la forêt, revendiquant leurs certitudes et leur supériorité se mirent à s’agresser, à se provoquer, et après quelques temps, dans ce capharnaüm, on ne pouvait même plus ni dire qui avait agressé l’autre en premier, ni la raison pour laquelle ils se battaient, ni quelle issue pouvait être trouvée pour sortir de cette impasse tellement chacun était sûr d’être « celui qui sait » !
Que fallait-il faire pour calmer cette folie qui, doucement mais sûrement consumait leur joli petit monde ?
Max lui en avait une petite idée. Il suffisait juste que chacun comprenne qu’il y avait de la place pour tous dans cette belle et grande forêt, un simple petit éclair de respect et d’intelligence qui pourrait faire revenir une harmonie et un bonheur de vivre ! Si tous décidaient d’accepter et de respecter les valeurs de l’autre, alors la paix reviendrait en ce lieu autrefois si calme et si serein.
Mais voilà, ça, c’est sans compter sur la soif de pouvoir sans partage, la malveillance et l’arrogance de ceux qui croient être en humiliant l’autre !
C’était pour Max un rêve, un rêve qui s’il devenait réalité pourrait laisser enfin la place à de vrais rêves de bonheur !
Cette modeste fable n’a pas de moralité, c’est à chacun de se la créer pour créer le monde de demain !

 


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1 réactions à cet article    


  • Aimable 27 juillet 15:15

    Je le dis rarement mais très bon article qui montre bien ce que nous sommes devenus , donc a méditer .

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Auteur de l'article

Jean-Michel


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