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Accueil du site > Actualités > Société > RATP : des métros, des bus, des fraises, des courgettes

RATP : des métros, des bus, des fraises, des courgettes

Culture hydroponique (photo SEDP) {JPEG}

C’est désormais une réalité : la RATP implante des « fermes maraîchères » sur les terrasses de ses locaux. Par cette initiative, l’entreprise de transport rejoint les « Parisculteurs » dont l’objectif est de transformer le plus grand nombre possible de toits de la capitale en lieux d’agriculture...

Un mot tout d’abord sur les Parisculteurs. Créé en 2016 à l’initiative de Pénélope Komitès, maire-adjointe de Paris en charge des Espaces verts, de la Nature et de la Biodiversité, ce collectif associatif présente une ambition délibérément mise au service de la qualité de l’environnement et de la reconquête des espaces urbains : « Avec “Parisculteurs” nous souhaitons promouvoir une agriculture tournée vers les consommateurs locaux et la transformation à courte distance des produits franciliens. Vitrine de la gastronomie et de la qualité des produits français, Paris dispose de nombreux atouts pour construire cette politique innovante et pour inventer de nouvelles réciprocités entre les urbains et les ruraux, de nouveaux liens avec les agriculteurs franciliens. »

Une idée qui, au-delà de la posture politique, fait concrètement son chemin : d’ores et déjà, des dizaines d’entreprises partenaires ont adhéré au projet, tant à Paris que dans la petite couronne, l’une des futures réalisations les plus étonnantes étant à mettre au compte de l’Opéra Bastille sur le toit duquel verra prochainement le jour une ferme maraîchère comportant notamment 200 pieds de houblon dont la production sera destinée aux brasseries parisiennes.

Lundi 10 juillet 2017. Ce jour-là, il y a affluence sur la terrasse de l’immeuble RATP de la place Lachambeaudie (Paris 12e) où la Régie possède un centre médical en bordure des voies de la SNCF, à quelques centaines de mètres à l’est de l’Accord Arena (ex-POPB). Sont notamment présentes Pénélope Komitès, déjà évoquée ci-dessus, Catherine Baratti-Elbaz, maire du 12e arrondissement, Guillemette Karpelès, directrice de la SEDP, filiale de la RATP en charge de la gestion de son parc immobilier, et Louise Douillet, l’une des cofondatrices d’Aéromate, une start-up pionnière de la technique hydroponique dans la capitale. L’objet de leur présence : l’inauguration de la « Ferme Lachambeaudie ».

C’est en effet sur le toit de l’immeuble RATP qu’ont été installées au mois de mars, moyennant un investissement de 32 500 euros, toutes les structures nécessaires au développement d’une culture maraîchère sur cet espace de 450 m². Depuis cette date, on cultive sur ce toit qui domine les voies SNCF une grande variété de produits respectueux à 100 % de l’environnement. De quoi satisfaire les employés du site qui peuvent se procurer sur place non seulement des fruits (fraises, groseilles) et des légumes (courgettes, endives, poivrons, salades, tomates), mais également des plantes aromatiques (aneth, basilic, bourrache, cerfeuil, coriandre, menthe, romarin, persil). Les employés de la RATP ne sont d’ailleurs pas les seuls à se fournir en produits frais de qualité à la Ferme Lachambeaudie : des restaurateurs et commerçants du voisinage viennent eux aussi s’approvisionner sur ce site. 

Qu’est-ce que l’hydroponie ?

Il s’agit d’une technique de culture parfaitement adaptée aux espaces immobiliers urbains et dont les origines remontent aux Incas. En l’occurrence, c’est la société Aéromate qui a été chargée de créer l’espace de culture maraîchère du site Lachambeaudie. Il lui appartient également d’en superviser l’entretien en faisant appel à des personnes en insertion dont la formation professionnelle est assurée par la start-up. L’hydroponie fonctionne hors-sol : les plants sont disposés dans des pots remplis de billes d’argile, puis constamment arrosés par une eau enrichie des sels minéraux et des nutriments naturels nécessaires au développement des végétaux. Comme le montre l’illustration jointe, l’eau circule en boucle, ce qui permet d’en économiser 90 %.

La technique hydroponique évite non seulement les contaminations et les pollutions venues du sol, mais elle se traduit de surcroît par une production record comme le confirme Théo Manesse, autre cofondateur d’Aéromate : « En maîtrisant la nutrition de nos plantes, nous obtenons un rendement 3 à 4 fois plus élevé qu'une culture en terre, le tout sans herbicides, ni pesticides.  » L’objectif de la Ferme Lachambeaudie est ambitieux : Aéromate mise sur une production annuelle de... 31 tonnes ! Un pari que la start-up, lauréate du prix 2016 des Parisculteurs, entend gagner afin de « confirmer la viabilité de notre technologie et de notre modèle économique  » déclarait Louise Douillet en septembre.

La RATP n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai en matière d’expérimentation agricole. C’est ainsi qu’en 2016 a été aménagé sur la terrasse de son siège social rue de Bercy (Paris 12e) un espace* de 250 m² où se côtoient des bacs de culture hors-sol, un petit poulailler et même un bassin d’écrevisses, élevées là pour la qualité nutritive de leurs déjections ! La Régie ne compte d’ailleurs pas s’arrêter là : d’ores et déjà deux ateliers techniques font l’objet de nouveaux amégaments horticoles, et l’entreprise de transport s’est fixé un objectif de 4 hectares végétalisés d’ici à 2020, ce qui en fait l’un des principaux contributeurs à la démarche engagée par le collectif.

Ambition déclarée des Parisculteurs pour la capitale : la végétalisation de 100 hectares de murs et de toitures en 2020, dont un tiers consacré à l’agriculture urbaine. Une intitative à suivre, avec d’autant plus d’intérêt que le temps n’est plus aux modes destructeurs des sols que continue de soutenir la FNSEA, mais à des techniques respecteuses de l’environnement et parfaitement adaptées aux besoins de proximité, notamment dans les espaces urbanisés. À cet égard, le développement prévisible de la permaculture en plein champ, et de l’hydroponie hors-sol ouvrent des perspectives de nature à changer radicalement l’approvisionnement des citadins.

Cet espace a été créé en partenariat avec Exp’AU (bureau d’expertise en agricultures urbaines), l’université AgroParisTech (Institut des sciences et industries du Vivant et de l’Environnement) et l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique).

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Inauguration de la Ferme Lachambeaudie (photo SEDP)
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Culture hydroponique (schéma Aéromate)

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110 réactions à cet article    


  • aimable 5 octobre 08:30

    bonjour

    mieux vaut tard que jamais !
    maintenant il suffira d’adapter les toits dès la construction , ce qui permettra de végétaliser les villes et qui rendra les mètre carrés pris au sol .


    • Fergus Fergus 5 octobre 09:00

      Bonjour, aimable

      Je pense que le mouvement est bien lancé : les programmes immobiliers urbains intégreront la végétalisation et le maraîchage en complément de la dimension énergétique, d’ores et déjà assez largement prise en compte dans les projets émergents. 


    • gruni gruni 5 octobre 09:04

      @aimable


      De plus il paraît que le jardinage rend aimable et heureux. Mais c’est pas à vous que je vais apprendre ça.

    • Fergus Fergus 5 octobre 09:14

      Bonjour, gruni

      « le jardinage rend aimable et heureux »

      C’est ce que l’on dit, en effet. Et c’est vrai, si l’on fait abstraction des courbatures et des corvées, comme par exemple celle qui pointe son nez en cette saison : le fastidieux ramassage des feuilles mortes. smiley


    • Raymond75 6 octobre 19:08

      @aimable
      C’est bien : ils vont pouvoir approvisionner les 7200 points de vente alimentaires et les 13800 entreprises de restauration (entreprises et privés), et les livrer en triporteur. Vive le boboîsme niait.


    • aimable 6 octobre 19:55

      @Raymond75
      au vu de votre commentaire vous le 75 le vert doit vous stresser  smiley


    • mmbbb 7 octobre 10:19

      @Fergus Je tempère votre enthousiasme , le musee quai Branly ( Chirac ) vegetalise est en train de se détériorer à vitesse grand V alors que cette construction n a pas 25 ans d’existence . Il y eut une souscription pour rénover ce musee puisque l Etat n a plus une thune, l irresponsablite des architectes est tout de meme etonnant . Moi je ne donnerai pas un rouble . Je doute de ces surfaces végétalisées puisque deja les immeubles neufs ont des defauts . de nombreux alors ces avancees architecturales ne tiendront pas le temps .. les frais d entretiens exploseront Quant a Paris, france oblige c’est la plus grosse ville de france donc ce qui s’ applique a Paris n ’est pas forcement valable pour les autres villes de france ou la campagne est au porte de la ville A contrario a Berlin ville reconstruite, des allees larges des parcs des pistes cyclables ont ete integres . mais voila nous en sommes toujours a cette France centralisée ou tout ce qui se fait a Paris est novateur merveilleux . A Lyon ces buses d ’architectes urbains ont enfin compris que les arbres creent naturellement une climatisation naturelle Ils semblent decouvrir le fil a decouper le beurre . Cessons de nous prendre pour le centre du Monde , a Shanghai , les tours de 600 metres de haut, ont des jardins interieurs qui permettent d ’avoir une convection de l air et un bilan energetique neutre .


    • Yanleroc Yanleroc 7 octobre 10:28

      @aimable,


       le rouge des tomates de Pascal Poot qui lui, les fait pousser sans eau, c’ est encore mieux !

      Il vaut mieux en effet se concentrer sur la création de variétés résistantes et peu gourmandes à l’ avenir !

    • Fergus Fergus 7 octobre 11:12

      Bonjour, mmbbb

      Je ne connais pas le problème du mur végétalisé du musée Chirac. Mais je connais bien celui de la place Hoche à Rennes où les marronniers plantés sur un parking souterrain ont dépéri, au point que la plupart ont dû être abattu et seront remplacés. En cause : un défaut du système d’arrosage intégré qui s’est progressivement bouché. Les techniciens ont mis en place un nouveau système qui permettra d’éviter ce type de problème. Peut-être y a-t-il eu quai Branly une difficulté du même ordre ?

      Pour ce qui est de l’exportation des expériences parisiennes vers d’autres villes, à ma connaissance personne ne met cette perspective en avant. Mais il est vrai que des villes de banlieue, et des entreprises qui y sont implantées, se montrent intéressées. Et cela sans que quiconque prétende se situer « au centre du monde ». A cet égard, la politique de piétonisation - d’ailleurs discutable - de la Ville de Paris a été mise en place après que d’autres villes sur la planète, et notamment en Europe, aient été pionnières en la matière. Les retours d’expériences vont dans tous les sens ! 


    • mmbbb 7 octobre 11:36

      @Fergus non pas que je denigre a priori ce projet , mais je mets en exergue l eternel problème d ’aujourd’hui ’ le j en foustime «  Le musée Branly se deteriore c ’est inadmissible d ’autant plus qu une souscription a ete lancee Faiblesse des structures porteuses . http://www.lefigaro.fr/jardin/2017/06/09/30008-20170609ARTFIG00054-l-appel-aux-dons-du-musee-du-quai-branly-pour-faire-le-mur.php
       Ces projets » novateurs " sont mal finalisés, Opera de Paris , Opera de lyon place des terreaux a Lyon ect J ’appelle ceci le syndrome du filet des qu une construction est finie, les mal facons ne resistent guere au temps et il y a un filet afin de protéger l edifice. je presage que ces murs vegetalises de ces nouvelles architectures suivront le la meme voie . Quant aux espaces verts, il faudrait peut etre deja apprendre au citoyen de respecter son environnement urbain, ce serait une grande avancee A Lyon je m assis jamais sur une pelouse , les bosquets en centre ville sont des depotoirs j ai honte de cette mentalité , il suffit un peu de voyager en Europe


    • Fergus Fergus 7 octobre 11:44

      @ mmbbb

      « il suffit un peu de voyager en Europe »

      Euh... des « dépotoirs », j’en ai vu également à Berlin et Rome, et même - à un degré moindre - à Amsterdam et Vienne ! 


    • mmbbb 7 octobre 12:33

      @Fergus La France est salie desolé


    • zygzornifle zygzornifle 5 octobre 08:53
      RATP : des métros, des bus, des fraises, des courgettes..... Version réelle : RATP 2017 : des bousculades, des mollards et des coup de cutter sur les sièges , des tags , des incivilités , du vol de portable et de porte feuilles et des passage a tabac pour un regard mal placé ......

      • Fergus Fergus 5 octobre 09:05

        Bonjour, zygzornifle

        Certes ! Mais vous détournez le propos. Le sujet n’est pas l’insécurité dans les transports, mais au travers des initiatives que la RATP a prises, la mise en place dans le cadre des Parisculteurs d’espaces urbains de maraîchage et de végétalisation des toits de la capitale.


      • zygzornifle zygzornifle 5 octobre 15:19

        @Fergus


         c’est bon pour la culture du cannabis ...
        .

      • Fergus Fergus 5 octobre 15:40

        @ zygzornifle

        Effectivement, l’hydroponie est une excellente technique pour produire du cannabis. Or, ce qui vaut pour la ganja vaut également pour la plupart des cultures maraîchères.


      • V_Parlier V_Parlier 5 octobre 16:57

        @zygzornifle
        Au moins, quand il n’y aura pas de RER les « usagers » pourront jardiner en attendant smiley


      • zygzornifle zygzornifle 6 octobre 09:09

        @V_Parlier


         on râlera moins pour les retard grâce a un bon pétard .....lol

      • mmbbb 7 octobre 10:32

        @Fergus La RATP devrait plutot se pencher sur le metro du futur Paris est sature est la miss Castagnette hidalgo avec ses avancees ecolo ne fait que deplacer la pollution en banlieue. Quoi qu il en soit a Lyon a Caluire en 1960 comme a Paris a cette epoque, la banlieue avait des vergers des fermes des champs , Ce qui est admirable , est que les politiques ont tout fait pour vider les campagnes, le bo bo des villes s émeut devant un plan de tomates quelle belle affaire Paris est devenu une ville videe de sa culture populaire Lyon . il y a un phenomene inverse qui se cree ce sont les villes moyennes qui se repeuplent . Les parigos nous gonflent Par exemple la miss Casagnette va organiser prochainement la nuit blanche, quelque temps apres les eco responsables enjoindront les parisiens a eteindre leurs lumières Dans le genre « paradoxe et eco responsabilites à la con  » ils sont tres fort ces eco lo bobo . Vous devriez ecrire a Hidalgo sur la proprete de sa ville je ne sais si les merdes de chien sont de bons fertilisants


      • Fergus Fergus 7 octobre 11:39

        @ mmbbb

        La RATP met à disposition des espaces pour les végétaliser. Mais ce n’est pas le boulot de ses agents, fort heureusement.

        Pour ce qui est de l’extension des espaces urbanisés, tous les élus locaux sont responsables, à quelque couleur politique qu’ils appartiennent. Ainsi - à titre d’exemple - Montreuil qui, sous des maires communistes, a sacrifié ses superbes cultures de pêchers dont les fruits étaient réputés dans tout le pays.

        Sur la propreté de Paris, c’est une accusation récurrente qu’il convient de nuancer, les constats étant très différents d’un quartier à l’autre, et cela en fonction du mode de vie des habitants ou de la fréquentation.

        Enfin, je n’ai aucune affinité particulière avec Hidalgo.


      • troletbuse troletbuse 5 octobre 09:02
        des métros, des bus, des fraises, des courgettesEt un marronnier de plus  smiley

        • Fergus Fergus 5 octobre 09:11

          Bonjour, troletbuse

          Troll un jour, troll toujours ! N’êtes-vous pas fatigué de replacer toujours le même sarcasme ?

          J’en profite pour vous rappeler qu’un « marronnier » est un sujet récurrent dont les médias usent et abusent en période creuse pour compléter leurs éditions.

          Merci de me citer les articles sur AgoraVox qui ont traité le thème de mon article.


        • troletbuse troletbuse 6 octobre 01:31

          @Fergus
          Non Fergus, je ne suis pas fatigué, même à 1h25 du matin. Et faut dire que j’aime bien vous mettre en boîte(pour les marrons, en cornet). Et les trolleybus, c’était écologique, non ? On les a supprimé partout. Je suis un des rares survivants. Il faut donc me ménager.  smiley.


        • gruni gruni 5 octobre 09:12

          Bonjour Fergus


           
          Je sais qu’il y a aussi des ruches sur les toits parisiens, il semble que le miel soit de bonne qualité, en sera-t-il de même avec la culture ?

          • Fergus Fergus 5 octobre 09:20

            @ gruni

            Effectivement, il y a des ruches sur certains toits, qui produisent un miel de qualité.

            Pour ce qui est des fruits et légumes issus de la culture hydroponique, pas de problème, les retours sont excellents, et cela d’autant plus que les spécialistes qui œuvrent à la mise en place et au développement de ces « fermes maraîchères » ont tout intérêt à choisir des variétés reconnues pour leurs qualités gustatives afin de convaincre les populations locales de choisir peu à peu cette voie d’approvisionnement.

            Bonne journée.


          • troletbuse troletbuse 6 octobre 01:35

            @grounichou
            Toujours dubitatif. Ca vous arrive d’avoir un avis sur quoi que ce soit ?  smiley


          • mmbbb 7 octobre 10:44

            @gruni il y a toujours eu des ruches a paris Avant que le sucre soit extrait de la betterave et de la canne a sucre, le miel servait de « sucre » . Le marketing écologique s ’apparente au vendeur de lessive « nouveau » alors que ce sont des us et coutume remis au gout du jour . Apres la « labellisation ecolo » ces idees nous paraissent geniales ! Quant la qualite d un fruit d un legume, c est le sol qui est determinant puisque les mineraux sont puises dans la terre La qualite des legumes fruits hors sol ont perdu de ces qualites nutritives ( etude d un professeur ameriaisn c ’ets pour cela que ces tares d’amerloques se bourrent de complements alimentaires ), prenez une courgette ce n est que de la flotte. Quant a la pollution les vegetaux peuvent concentrer les polluants c est ce qui est utilise a Perrache a Lyon Donc je prefere encore consommer des legumes poussant plein champ


          • Armelle Armelle 5 octobre 10:22

            @Fergus bonjour,

            Merci, votre article que j’ai trouvé passionnant m’a replongé qqes instant dans le film « demain » qui aborde aussi une future physionomie des zones urbaines à travers ces nouvelles techniques...

            Un jardin partagé permacole vit depuis qqes années dans mon quartier, j’ai pu me rendre compte cette année du rendement qui ferait blêmir tout maraîcher pratiquant la culture intensive assistée, et toutes catégories confondues et avec un arrosage quasi nul !!!
            L’aspect surprenant est quand le responsable du site vous explique qu’il s’agit d’une technique oubliée et non une nouveauté !!!
            A quoi sert notre honéreuse science si nous devons apprendre aujourd’hui du passé pour assurer notre avenir ?


            • Fergus Fergus 5 octobre 11:52

              Bonjour, Armelle

              Merci pour votre commentaire. Je ne connais pas ce film, mais je vais essayer de le voir en DVD.

              La permaculture fonctionne très bien et donne effectivement des rendements cumulés spectaculaires dès lors qu’elle a été bien pensée, notamment en matière de plantes endémiques adaptées à la nature du sol. En fait, cette technique ne fait que copier ce qui se passe dans la nature avec l’étagement de végétaux complémentaires.

              Il est vrai que cette technique a été naguère utilisée de manière empirique par des paysans, mais sans idée de développement à échelle plus importante que des petits lopins (à ma connaissance). Désormais, cette technique est bien connue et parfaitement théorisée dans des ouvrages agronomiques très pointus. Et elle a été appliquée avec succès dans des lieux secs ou défavorisés comme au Proche-Orient, avant d’intéresser des pays comme les nôtres.

              Il y a incontestablement une réelle source de progrès en matière de maraîchage de proximité. Sans doute sommes-nous à la veille de profonds changements dans l’agriculture, et le plus tôt sera le mieux. D’où l’intérêt de développer la curiosité de nos concitoyens sur les enjeux économiques et sanitaires liés à ces techniques. 


            • Le Panda Le Panda 5 octobre 10:35

              @Fergus

              Bonjour,

              Un article qui dans un premier temps pourrait donner à sourires. Mais revenons aux choses plus sérieuses tu as le chic et le choc pour trouver des articles hors du commun. Il est indéniable que c’est une porte du passé qui semble à priori sur ce que tu dis et écris que le principe est plus qu’actif.

              A ne pas en douter l’idée par elle même n’est-elle pas une limitative ? Par ailleurs il serait intéressant de savoir si quelqu’un dans le cadre de ces installations à dégusté de ces produits.

              Une question ces divers légumes et fruits peuvent-ils êtres commandés et livrés en France, ou cela est-il au stade expérimental ? Dernier point sachant où tu vis, serais tu clients de ce potager divers ? Quoi qu’il en soit bravo pour ton article bien à toi 


              • Fergus Fergus 5 octobre 11:59

                Bonjour, Le Panda

                À un delà des sourires que ce type d’article peut susciter au premier abord, l’enjeu est beaucoup plus important qu’on ne le pense.

                Il ne faut pas se cacher que l’on en est encore assez largement au stade expérimental, mais la montée en puissance de l’hydroponie et de la permaculture en milieu urbain devrait, à mon avis, se vérifier très vite dans les années à venir.

                Sur le plan gustatif, il semble que les usagers soient pleinement satisfaits. Concernant la ferme Lachambeaudie, si tel n’était pas le cas, les restaurateurs du quartier s’en détourneraient.

                Sur la dernière question, non je ne suis pas client car il n’existe pas dans mon coin de fermes de ce type, mais des maraîchers traditionnels ou bio dont je peux acheter les produits sur le marché hebdomadaire. 


              • Le Panda Le Panda 5 octobre 12:45

                @Fergus
                Merci

                Il ne faut pas se cacher que l’on en est encore assez largement au stade expérimental, mais la montée en puissance de l’hydroponie et de la permaculture en milieu urbain devrait, à mon avis, se vérifier très vite dans les années à venir.

                Je n’ai jamais écris le contraire, j’ai simplement eu un sourire à la lecture de ton article car je le trouve sympa point. Il n’y avait aucune agressivité ni moquerie dans mes propos. Il est indéniable par contre que si dans les années à venir ce type sort du stade expérimental, cela donnera une saveur supérieure aux produits. Tu aurais pu par ailleurs être de passage dans le coin et déguster en rentrant chez toi. N’y voit là aucune moquerie de ma part sur ton écrit ! Tu me connais suffisamment pour savoir que lorsque je souhaite écrire quelque chose, je le fais. Mais ici nous avons de moins en moins de maraîchers mais je vais aussi faire mon marché tout comme toi, merci


              • Fergus Fergus 5 octobre 13:10

                @ Le Panda

                Rassure-toi, je n’ai vu ni sarcasme ni agressivité dans ton commentaire, mais des questions légitimes que certains peuvent se poser.

                Bonne journée !


              • microf 5 octobre 14:42

                @Fergus

                Non @Fergus ce type d´article ne devrait pas susciter de sourire, cette initiative de la Ratp est une très bonne initiative.
                Un pays que je connais bien l´Autriche, le fait déjá.
                À Vienne la capitale, la section des jardins de la Mairie de la ville, récolte des milliers de kilos de légumes Bio qu´elle fait pouser chaque année dans les jardins et autres espaces verts de la ville.
                Ces légumes sont distribués déjá dans les cantines de la Mairie de la ville de Vienne, dans les écoles, les crêches, les centres de personnes âgés et le reste est vendu.
                Bien que ce ne soit pas le but, cette vente assure quelques revenus mêmes minimes á la section des jardins de la Mairie de la ville.

                Ces jardins de légumes en ville, sont aussi des centres d´apprentissages pour les enfants des écoles qui viennent visiter ces espaces et apprennent les techniques de la culture des légumes.

                L´expérience a été poussée aujourd´hui sur les toits de certaines maisons, et une autre culture s´est développée, les « STREBER GARTEN », ce sont de petits espaces que la Mairie met á la disposition des habitants qui cultivent leurs légumes après l´hiver, et les résidents qui pratiquent ces cultures, sont contents de récolter les fruits de leurs travails, sont très satisfaits de manger des légumes BIO cultiver par eux.

                Alors, pas de sourire, l´enjeu est vraiment plus important.


              • Fergus Fergus 5 octobre 16:02

                Bonjour, microf

                Merci pour ces informations. Je savais que l’hydroponie était déjà développée en Scandinavie, mais je l’ignorais pour l’Autriche.

                Il est évident que cette technique (ou plus exactement ces techniques car il en existe des variantes) est appelée à se développer très largement dans les années qui viennent. En cela, les expériences pionnières conduites par les Parisculteurs ne sont pas un gadget comme le croit un intervenant ci-dessous, mais bien une piste d’avenir pour la production et la distribution en circuit court urbain.

                Pour ce qui est des « Streber garten » viennois, cela rejoint les « jardins familiaux » à la française que l’on trouve dans de très nombreuses villes de France et auxquels j’avais consacré un article en 2014 (Le spectaculaire succès des jardins familiaux).

                Des jardins familiaux parisiens, je n’en connais que rue Watteau dans le 13e arrondissement (une trentaine de lopins). Mais il existe également une cinquantaine de « jardins partagés », appartenant soit à des copropriétés, soit à la Ville de Paris et mis à disposition des habitants du quartier, ce qui rejoint les Streber Garten.

                « l’enjeu est vraiment plus important »

                100 % d’accord !



              • Yanleroc Yanleroc 5 octobre 17:04

                @Fergus salut

                « Sur le plan gustatif, il semble que les usagers soient pleinement satisfaits.  »
                Récapitulatif des inconvénients de la culture hydroponique :

                • Rejette de l’eau polluée en sels et cristaux chimiques issus des restes de solutions nutritives
                • Requiert l’achat d’engrais
                • Il n’y a pas de vie dans un système hydroponique
                • La culture hydroponique est rarement organique
                • Les aliments produits sont de piètre qualité, ont un goût d’eau et son pauvres en nutriments du fait que les hydroponistes ne se concentrent que sur les nutriments N, K et P

                 


              • Fergus Fergus 5 octobre 17:27

                Bonjour, Yanleroc

                Ce genre de litanie des inconvénients est assez largement battu en brèche, y compris par les techniciens de l’INRA qui soulignent notamment que ce qui a pu être un inconvénient lorsque les substrats étaient de médiocre qualité a été largement corrigé, comme ils soulignent que le fameux « goût d’eau » n’est ressenti que sur les produits sont amenés à maturité en dehors de leur saison de production normale, notamment par maque de soleil.

                Mais je ne suis pas spécialiste de cette question. Cela dit, je vous renvoie à la réponse que je viens de faire à Aristide sur la ferme landaise « L’autre campagne » qui a pour clientèles des grands chefs cuisiniers.


              • Buzzcocks 5 octobre 11:31

                Bon, c’est sympathique mais c’est surtout un gros coup de pub pour la RATP qui comme toutes les boites surfent sur le « green ».
                On dégueulasse tout, mais pour se donner bonne conscience, on plante un arbre... comme Yann Artus Truand qui prend l’avion pour photographier le ciel et donc plante un arbre pour soit disant compenser le cout carbone de l’opération.

                On organise les JO, on va faire déplacer des millions de gens, mais là encore, on va dire que la RATP a planté trois salades donc circuler, y a rien à voir.


                • Fergus Fergus 5 octobre 12:08

                  Bonjour, Buzzcocks

                  J’attendais ce genre de commentaire. smiley

                  Qu’il y ait de la communication, c’est une évidence. D’ailleurs beaucoup plus de la part de la Mairie de Paris que de la RATP qui n’a pas grand chose à gagner avec ces initiatives relayées uniquement sur des sites spécialisés. Même chose je suppose pour les autres boîtes qui sont partenaires des Pariculteurs.

                  Pour ce qui est de la Mairie de Paris, doit-on condamner une initiative positive et qui va incontestablement dans le sens de l’histoire au motif que des élus peuvent s’en servir pour se faire (un peu) mousser ? Non, évidemment. Qui plus est, s’il y a des motifs à critiques sur la prolifération parfois prématurée des espaces interdits aux voitures dans Paris, on ne voit pas là quel pourrait être un angle d’attaque sérieux contre la végétalisation et le maraîchage hors-sol sur les toits !


                • Osis Osis 5 octobre 13:22

                  @Buzzcocks

                  Tout Boboland vient seulement de découvrir les cultures hydroponiques...
                   
                  Il y a même des restaurants branchés qui s’approvisionnent là haut, et le crient sur les toits.
                  Les pigeons jugeront.
                   
                  C’est pas vachement écolo, c’est pas vraiment économique, c’est pas meilleur, c’est pas pire, encore moins utile, mais si cela peut occuper la frime de la capitale, c’est déjà cela.
                  Dans tous les cas, cela fera moins de monde en bas à polluer les trottoirs.
                   
                  Quoi de mieux pour rendre ses lettres de noblesse au jardinage, jadis occupation de prolos (les jardins ouvriers vidaient les troquets) que de le pratiquer en altitude...
                   
                  À défaut d’empêcher le pue-la-sueur de se saouler la gueule, cela empêchera peut-être, la bobofitude parisienne de se poudrer le nez avec des substances non subventionnées...

                   

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