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Accueil du site > Actualités > Société > RATP : des métros, des bus, des fraises, des courgettes

RATP : des métros, des bus, des fraises, des courgettes

Culture hydroponique (photo SEDP) {JPEG}

C’est désormais une réalité : la RATP implante des « fermes maraîchères » sur les terrasses de ses locaux. Par cette initiative, l’entreprise de transport rejoint les « Parisculteurs » dont l’objectif est de transformer le plus grand nombre possible de toits de la capitale en lieux d’agriculture...

Un mot tout d’abord sur les Parisculteurs. Créé en 2016 à l’initiative de Pénélope Komitès, maire-adjointe de Paris en charge des Espaces verts, de la Nature et de la Biodiversité, ce collectif associatif présente une ambition délibérément mise au service de la qualité de l’environnement et de la reconquête des espaces urbains : « Avec “Parisculteurs” nous souhaitons promouvoir une agriculture tournée vers les consommateurs locaux et la transformation à courte distance des produits franciliens. Vitrine de la gastronomie et de la qualité des produits français, Paris dispose de nombreux atouts pour construire cette politique innovante et pour inventer de nouvelles réciprocités entre les urbains et les ruraux, de nouveaux liens avec les agriculteurs franciliens. »

Une idée qui, au-delà de la posture politique, fait concrètement son chemin : d’ores et déjà, des dizaines d’entreprises partenaires ont adhéré au projet, tant à Paris que dans la petite couronne, l’une des futures réalisations les plus étonnantes étant à mettre au compte de l’Opéra Bastille sur le toit duquel verra prochainement le jour une ferme maraîchère comportant notamment 200 pieds de houblon dont la production sera destinée aux brasseries parisiennes.

Lundi 10 juillet 2017. Ce jour-là, il y a affluence sur la terrasse de l’immeuble RATP de la place Lachambeaudie (Paris 12e) où la Régie possède un centre médical en bordure des voies de la SNCF, à quelques centaines de mètres à l’est de l’Accord Arena (ex-POPB). Sont notamment présentes Pénélope Komitès, déjà évoquée ci-dessus, Catherine Baratti-Elbaz, maire du 12e arrondissement, Guillemette Karpelès, directrice de la SEDP, filiale de la RATP en charge de la gestion de son parc immobilier, et Louise Douillet, l’une des cofondatrices d’Aéromate, une start-up pionnière de la technique hydroponique dans la capitale. L’objet de leur présence : l’inauguration de la « Ferme Lachambeaudie ».

C’est en effet sur le toit de l’immeuble RATP qu’ont été installées au mois de mars, moyennant un investissement de 32 500 euros, toutes les structures nécessaires au développement d’une culture maraîchère sur cet espace de 450 m². Depuis cette date, on cultive sur ce toit qui domine les voies SNCF une grande variété de produits respectueux à 100 % de l’environnement. De quoi satisfaire les employés du site qui peuvent se procurer sur place non seulement des fruits (fraises, groseilles) et des légumes (courgettes, endives, poivrons, salades, tomates), mais également des plantes aromatiques (aneth, basilic, bourrache, cerfeuil, coriandre, menthe, romarin, persil). Les employés de la RATP ne sont d’ailleurs pas les seuls à se fournir en produits frais de qualité à la Ferme Lachambeaudie : des restaurateurs et commerçants du voisinage viennent eux aussi s’approvisionner sur ce site. 

Qu’est-ce que l’hydroponie ?

Il s’agit d’une technique de culture parfaitement adaptée aux espaces immobiliers urbains et dont les origines remontent aux Incas. En l’occurrence, c’est la société Aéromate qui a été chargée de créer l’espace de culture maraîchère du site Lachambeaudie. Il lui appartient également d’en superviser l’entretien en faisant appel à des personnes en insertion dont la formation professionnelle est assurée par la start-up. L’hydroponie fonctionne hors-sol : les plants sont disposés dans des pots remplis de billes d’argile, puis constamment arrosés par une eau enrichie des sels minéraux et des nutriments naturels nécessaires au développement des végétaux. Comme le montre l’illustration jointe, l’eau circule en boucle, ce qui permet d’en économiser 90 %.

La technique hydroponique évite non seulement les contaminations et les pollutions venues du sol, mais elle se traduit de surcroît par une production record comme le confirme Théo Manesse, autre cofondateur d’Aéromate : « En maîtrisant la nutrition de nos plantes, nous obtenons un rendement 3 à 4 fois plus élevé qu'une culture en terre, le tout sans herbicides, ni pesticides.  » L’objectif de la Ferme Lachambeaudie est ambitieux : Aéromate mise sur une production annuelle de... 31 tonnes ! Un pari que la start-up, lauréate du prix 2016 des Parisculteurs, entend gagner afin de « confirmer la viabilité de notre technologie et de notre modèle économique  » déclarait Louise Douillet en septembre.

La RATP n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai en matière d’expérimentation agricole. C’est ainsi qu’en 2016 a été aménagé sur la terrasse de son siège social rue de Bercy (Paris 12e) un espace* de 250 m² où se côtoient des bacs de culture hors-sol, un petit poulailler et même un bassin d’écrevisses, élevées là pour la qualité nutritive de leurs déjections ! La Régie ne compte d’ailleurs pas s’arrêter là : d’ores et déjà deux ateliers techniques font l’objet de nouveaux amégaments horticoles, et l’entreprise de transport s’est fixé un objectif de 4 hectares végétalisés d’ici à 2020, ce qui en fait l’un des principaux contributeurs à la démarche engagée par le collectif.

Ambition déclarée des Parisculteurs pour la capitale : la végétalisation de 100 hectares de murs et de toitures en 2020, dont un tiers consacré à l’agriculture urbaine. Une intitative à suivre, avec d’autant plus d’intérêt que le temps n’est plus aux modes destructeurs des sols que continue de soutenir la FNSEA, mais à des techniques respecteuses de l’environnement et parfaitement adaptées aux besoins de proximité, notamment dans les espaces urbanisés. À cet égard, le développement prévisible de la permaculture en plein champ, et de l’hydroponie hors-sol ouvrent des perspectives de nature à changer radicalement l’approvisionnement des citadins.

Cet espace a été créé en partenariat avec Exp’AU (bureau d’expertise en agricultures urbaines), l’université AgroParisTech (Institut des sciences et industries du Vivant et de l’Environnement) et l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique).

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Inauguration de la Ferme Lachambeaudie (photo SEDP)
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Culture hydroponique (schéma Aéromate)

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77 réactions à cet article    


  • aimable 5 octobre 2017 08:30

    bonjour

    mieux vaut tard que jamais !
    maintenant il suffira d’adapter les toits dès la construction , ce qui permettra de végétaliser les villes et qui rendra les mètre carrés pris au sol .


    • Fergus Fergus 5 octobre 2017 09:00

      Bonjour, aimable

      Je pense que le mouvement est bien lancé : les programmes immobiliers urbains intégreront la végétalisation et le maraîchage en complément de la dimension énergétique, d’ores et déjà assez largement prise en compte dans les projets émergents. 


    • gruni gruni 5 octobre 2017 09:04

      @aimable


      De plus il paraît que le jardinage rend aimable et heureux. Mais c’est pas à vous que je vais apprendre ça.

    • Fergus Fergus 5 octobre 2017 09:14

      Bonjour, gruni

      « le jardinage rend aimable et heureux »

      C’est ce que l’on dit, en effet. Et c’est vrai, si l’on fait abstraction des courbatures et des corvées, comme par exemple celle qui pointe son nez en cette saison : le fastidieux ramassage des feuilles mortes. smiley


    • Raymond75 6 octobre 2017 19:08

      @aimable
      C’est bien : ils vont pouvoir approvisionner les 7200 points de vente alimentaires et les 13800 entreprises de restauration (entreprises et privés), et les livrer en triporteur. Vive le boboîsme niait.


    • aimable 6 octobre 2017 19:55

      @Raymond75
      au vu de votre commentaire vous le 75 le vert doit vous stresser  smiley


    • mmbbb 7 octobre 2017 10:19

      @Fergus Je tempère votre enthousiasme , le musee quai Branly ( Chirac ) vegetalise est en train de se détériorer à vitesse grand V alors que cette construction n a pas 25 ans d’existence . Il y eut une souscription pour rénover ce musee puisque l Etat n a plus une thune, l irresponsablite des architectes est tout de meme etonnant . Moi je ne donnerai pas un rouble . Je doute de ces surfaces végétalisées puisque deja les immeubles neufs ont des defauts . de nombreux alors ces avancees architecturales ne tiendront pas le temps .. les frais d entretiens exploseront Quant a Paris, france oblige c’est la plus grosse ville de france donc ce qui s’ applique a Paris n ’est pas forcement valable pour les autres villes de france ou la campagne est au porte de la ville A contrario a Berlin ville reconstruite, des allees larges des parcs des pistes cyclables ont ete integres . mais voila nous en sommes toujours a cette France centralisée ou tout ce qui se fait a Paris est novateur merveilleux . A Lyon ces buses d ’architectes urbains ont enfin compris que les arbres creent naturellement une climatisation naturelle Ils semblent decouvrir le fil a decouper le beurre . Cessons de nous prendre pour le centre du Monde , a Shanghai , les tours de 600 metres de haut, ont des jardins interieurs qui permettent d ’avoir une convection de l air et un bilan energetique neutre .


    • Yanleroc Yanleroc 7 octobre 2017 10:28

      @aimable,


       le rouge des tomates de Pascal Poot qui lui, les fait pousser sans eau, c’ est encore mieux !

      Il vaut mieux en effet se concentrer sur la création de variétés résistantes et peu gourmandes à l’ avenir !

    • Fergus Fergus 7 octobre 2017 11:12

      Bonjour, mmbbb

      Je ne connais pas le problème du mur végétalisé du musée Chirac. Mais je connais bien celui de la place Hoche à Rennes où les marronniers plantés sur un parking souterrain ont dépéri, au point que la plupart ont dû être abattu et seront remplacés. En cause : un défaut du système d’arrosage intégré qui s’est progressivement bouché. Les techniciens ont mis en place un nouveau système qui permettra d’éviter ce type de problème. Peut-être y a-t-il eu quai Branly une difficulté du même ordre ?

      Pour ce qui est de l’exportation des expériences parisiennes vers d’autres villes, à ma connaissance personne ne met cette perspective en avant. Mais il est vrai que des villes de banlieue, et des entreprises qui y sont implantées, se montrent intéressées. Et cela sans que quiconque prétende se situer « au centre du monde ». A cet égard, la politique de piétonisation - d’ailleurs discutable - de la Ville de Paris a été mise en place après que d’autres villes sur la planète, et notamment en Europe, aient été pionnières en la matière. Les retours d’expériences vont dans tous les sens ! 


    • mmbbb 7 octobre 2017 11:36

      @Fergus non pas que je denigre a priori ce projet , mais je mets en exergue l eternel problème d ’aujourd’hui ’ le j en foustime «  Le musée Branly se deteriore c ’est inadmissible d ’autant plus qu une souscription a ete lancee Faiblesse des structures porteuses . http://www.lefigaro.fr/jardin/2017/06/09/30008-20170609ARTFIG00054-l-appel-aux-dons-du-musee-du-quai-branly-pour-faire-le-mur.php
       Ces projets » novateurs " sont mal finalisés, Opera de Paris , Opera de lyon place des terreaux a Lyon ect J ’appelle ceci le syndrome du filet des qu une construction est finie, les mal facons ne resistent guere au temps et il y a un filet afin de protéger l edifice. je presage que ces murs vegetalises de ces nouvelles architectures suivront le la meme voie . Quant aux espaces verts, il faudrait peut etre deja apprendre au citoyen de respecter son environnement urbain, ce serait une grande avancee A Lyon je m assis jamais sur une pelouse , les bosquets en centre ville sont des depotoirs j ai honte de cette mentalité , il suffit un peu de voyager en Europe


    • Fergus Fergus 7 octobre 2017 11:44

      @ mmbbb

      « il suffit un peu de voyager en Europe »

      Euh... des « dépotoirs », j’en ai vu également à Berlin et Rome, et même - à un degré moindre - à Amsterdam et Vienne ! 


    • mmbbb 7 octobre 2017 12:33

      @Fergus La France est salie desolé


    • zygzornifle zygzornifle 5 octobre 2017 08:53
      RATP : des métros, des bus, des fraises, des courgettes..... Version réelle : RATP 2017 : des bousculades, des mollards et des coup de cutter sur les sièges , des tags , des incivilités , du vol de portable et de porte feuilles et des passage a tabac pour un regard mal placé ......

      • Fergus Fergus 5 octobre 2017 09:05

        Bonjour, zygzornifle

        Certes ! Mais vous détournez le propos. Le sujet n’est pas l’insécurité dans les transports, mais au travers des initiatives que la RATP a prises, la mise en place dans le cadre des Parisculteurs d’espaces urbains de maraîchage et de végétalisation des toits de la capitale.


      • zygzornifle zygzornifle 5 octobre 2017 15:19

        @Fergus


         c’est bon pour la culture du cannabis ...
        .

      • Fergus Fergus 5 octobre 2017 15:40

        @ zygzornifle

        Effectivement, l’hydroponie est une excellente technique pour produire du cannabis. Or, ce qui vaut pour la ganja vaut également pour la plupart des cultures maraîchères.


      • V_Parlier V_Parlier 5 octobre 2017 16:57

        @zygzornifle
        Au moins, quand il n’y aura pas de RER les « usagers » pourront jardiner en attendant smiley


      • zygzornifle zygzornifle 6 octobre 2017 09:09

        @V_Parlier


         on râlera moins pour les retard grâce a un bon pétard .....lol

      • mmbbb 7 octobre 2017 10:32

        @Fergus La RATP devrait plutot se pencher sur le metro du futur Paris est sature est la miss Castagnette hidalgo avec ses avancees ecolo ne fait que deplacer la pollution en banlieue. Quoi qu il en soit a Lyon a Caluire en 1960 comme a Paris a cette epoque, la banlieue avait des vergers des fermes des champs , Ce qui est admirable , est que les politiques ont tout fait pour vider les campagnes, le bo bo des villes s émeut devant un plan de tomates quelle belle affaire Paris est devenu une ville videe de sa culture populaire Lyon . il y a un phenomene inverse qui se cree ce sont les villes moyennes qui se repeuplent . Les parigos nous gonflent Par exemple la miss Casagnette va organiser prochainement la nuit blanche, quelque temps apres les eco responsables enjoindront les parisiens a eteindre leurs lumières Dans le genre « paradoxe et eco responsabilites à la con  » ils sont tres fort ces eco lo bobo . Vous devriez ecrire a Hidalgo sur la proprete de sa ville je ne sais si les merdes de chien sont de bons fertilisants


      • Fergus Fergus 7 octobre 2017 11:39

        @ mmbbb

        La RATP met à disposition des espaces pour les végétaliser. Mais ce n’est pas le boulot de ses agents, fort heureusement.

        Pour ce qui est de l’extension des espaces urbanisés, tous les élus locaux sont responsables, à quelque couleur politique qu’ils appartiennent. Ainsi - à titre d’exemple - Montreuil qui, sous des maires communistes, a sacrifié ses superbes cultures de pêchers dont les fruits étaient réputés dans tout le pays.

        Sur la propreté de Paris, c’est une accusation récurrente qu’il convient de nuancer, les constats étant très différents d’un quartier à l’autre, et cela en fonction du mode de vie des habitants ou de la fréquentation.

        Enfin, je n’ai aucune affinité particulière avec Hidalgo.


      • troletbuse troletbuse 5 octobre 2017 09:02
        des métros, des bus, des fraises, des courgettesEt un marronnier de plus  smiley

        • Fergus Fergus 5 octobre 2017 09:11

          Bonjour, troletbuse

          Troll un jour, troll toujours ! N’êtes-vous pas fatigué de replacer toujours le même sarcasme ?

          J’en profite pour vous rappeler qu’un « marronnier » est un sujet récurrent dont les médias usent et abusent en période creuse pour compléter leurs éditions.

          Merci de me citer les articles sur AgoraVox qui ont traité le thème de mon article.


        • troletbuse troletbuse 6 octobre 2017 01:31

          @Fergus
          Non Fergus, je ne suis pas fatigué, même à 1h25 du matin. Et faut dire que j’aime bien vous mettre en boîte(pour les marrons, en cornet). Et les trolleybus, c’était écologique, non ? On les a supprimé partout. Je suis un des rares survivants. Il faut donc me ménager.  smiley.


        • gruni gruni 5 octobre 2017 09:12

          Bonjour Fergus


           
          Je sais qu’il y a aussi des ruches sur les toits parisiens, il semble que le miel soit de bonne qualité, en sera-t-il de même avec la culture ?

          • Fergus Fergus 5 octobre 2017 09:20

            @ gruni

            Effectivement, il y a des ruches sur certains toits, qui produisent un miel de qualité.

            Pour ce qui est des fruits et légumes issus de la culture hydroponique, pas de problème, les retours sont excellents, et cela d’autant plus que les spécialistes qui œuvrent à la mise en place et au développement de ces « fermes maraîchères » ont tout intérêt à choisir des variétés reconnues pour leurs qualités gustatives afin de convaincre les populations locales de choisir peu à peu cette voie d’approvisionnement.

            Bonne journée.


          • troletbuse troletbuse 6 octobre 2017 01:35

            @grounichou
            Toujours dubitatif. Ca vous arrive d’avoir un avis sur quoi que ce soit ?  smiley


          • mmbbb 7 octobre 2017 10:44

            @gruni il y a toujours eu des ruches a paris Avant que le sucre soit extrait de la betterave et de la canne a sucre, le miel servait de « sucre » . Le marketing écologique s ’apparente au vendeur de lessive « nouveau » alors que ce sont des us et coutume remis au gout du jour . Apres la « labellisation ecolo » ces idees nous paraissent geniales ! Quant la qualite d un fruit d un legume, c est le sol qui est determinant puisque les mineraux sont puises dans la terre La qualite des legumes fruits hors sol ont perdu de ces qualites nutritives ( etude d un professeur ameriaisn c ’ets pour cela que ces tares d’amerloques se bourrent de complements alimentaires ), prenez une courgette ce n est que de la flotte. Quant a la pollution les vegetaux peuvent concentrer les polluants c est ce qui est utilise a Perrache a Lyon Donc je prefere encore consommer des legumes poussant plein champ


          • Armelle Armelle 5 octobre 2017 10:22

            @Fergus bonjour,

            Merci, votre article que j’ai trouvé passionnant m’a replongé qqes instant dans le film « demain » qui aborde aussi une future physionomie des zones urbaines à travers ces nouvelles techniques...

            Un jardin partagé permacole vit depuis qqes années dans mon quartier, j’ai pu me rendre compte cette année du rendement qui ferait blêmir tout maraîcher pratiquant la culture intensive assistée, et toutes catégories confondues et avec un arrosage quasi nul !!!
            L’aspect surprenant est quand le responsable du site vous explique qu’il s’agit d’une technique oubliée et non une nouveauté !!!
            A quoi sert notre honéreuse science si nous devons apprendre aujourd’hui du passé pour assurer notre avenir ?


            • Fergus Fergus 5 octobre 2017 11:52

              Bonjour, Armelle

              Merci pour votre commentaire. Je ne connais pas ce film, mais je vais essayer de le voir en DVD.

              La permaculture fonctionne très bien et donne effectivement des rendements cumulés spectaculaires dès lors qu’elle a été bien pensée, notamment en matière de plantes endémiques adaptées à la nature du sol. En fait, cette technique ne fait que copier ce qui se passe dans la nature avec l’étagement de végétaux complémentaires.

              Il est vrai que cette technique a été naguère utilisée de manière empirique par des paysans, mais sans idée de développement à échelle plus importante que des petits lopins (à ma connaissance). Désormais, cette technique est bien connue et parfaitement théorisée dans des ouvrages agronomiques très pointus. Et elle a été appliquée avec succès dans des lieux secs ou défavorisés comme au Proche-Orient, avant d’intéresser des pays comme les nôtres.

              Il y a incontestablement une réelle source de progrès en matière de maraîchage de proximité. Sans doute sommes-nous à la veille de profonds changements dans l’agriculture, et le plus tôt sera le mieux. D’où l’intérêt de développer la curiosité de nos concitoyens sur les enjeux économiques et sanitaires liés à ces techniques. 


            • Buzzcocks 5 octobre 2017 11:31

              Bon, c’est sympathique mais c’est surtout un gros coup de pub pour la RATP qui comme toutes les boites surfent sur le « green ».
              On dégueulasse tout, mais pour se donner bonne conscience, on plante un arbre... comme Yann Artus Truand qui prend l’avion pour photographier le ciel et donc plante un arbre pour soit disant compenser le cout carbone de l’opération.

              On organise les JO, on va faire déplacer des millions de gens, mais là encore, on va dire que la RATP a planté trois salades donc circuler, y a rien à voir.


              • Fergus Fergus 5 octobre 2017 12:08

                Bonjour, Buzzcocks

                J’attendais ce genre de commentaire. smiley

                Qu’il y ait de la communication, c’est une évidence. D’ailleurs beaucoup plus de la part de la Mairie de Paris que de la RATP qui n’a pas grand chose à gagner avec ces initiatives relayées uniquement sur des sites spécialisés. Même chose je suppose pour les autres boîtes qui sont partenaires des Pariculteurs.

                Pour ce qui est de la Mairie de Paris, doit-on condamner une initiative positive et qui va incontestablement dans le sens de l’histoire au motif que des élus peuvent s’en servir pour se faire (un peu) mousser ? Non, évidemment. Qui plus est, s’il y a des motifs à critiques sur la prolifération parfois prématurée des espaces interdits aux voitures dans Paris, on ne voit pas là quel pourrait être un angle d’attaque sérieux contre la végétalisation et le maraîchage hors-sol sur les toits !


              • Osis Osis 5 octobre 2017 13:22

                @Buzzcocks

                Tout Boboland vient seulement de découvrir les cultures hydroponiques...
                 
                Il y a même des restaurants branchés qui s’approvisionnent là haut, et le crient sur les toits.
                Les pigeons jugeront.
                 
                C’est pas vachement écolo, c’est pas vraiment économique, c’est pas meilleur, c’est pas pire, encore moins utile, mais si cela peut occuper la frime de la capitale, c’est déjà cela.
                Dans tous les cas, cela fera moins de monde en bas à polluer les trottoirs.
                 
                Quoi de mieux pour rendre ses lettres de noblesse au jardinage, jadis occupation de prolos (les jardins ouvriers vidaient les troquets) que de le pratiquer en altitude...
                 
                À défaut d’empêcher le pue-la-sueur de se saouler la gueule, cela empêchera peut-être, la bobofitude parisienne de se poudrer le nez avec des substances non subventionnées...

                 


              • Fergus Fergus 5 octobre 2017 13:36

                Bonjour, Osis

                « C’est pas vachement écolo, c’est pas vraiment économique, c’est pas meilleur, c’est pas pire, encore moins utile »

                Ben si, c’est écolo, eu égard à l’abandon total des pesticides, des insecticides et des engrais chimiques !

                Ben si, c’est économique car le rendement est très supérieur que dans le maraîchage classique !

                Pour le goût, les consommateurs jugeront, mais la technique ne peut être mise en cause, ce goût étant déterminé par le choix des variétés.

                Quant à l’utilité, à chacun de juger sachant que le développement de ces « fermes » urbaines permettra sans doute d’utiliser des produits totalement locaux et n’ayant pas été traités pour résister aux contraintes de transport et de stockage de la grande distribution.

                Bref, vous êtes dans le procès d’intention, de surcroît caricatural car des initiatives de ce genre ne concernent pas uniquement les « bobos parisiens », mais d’autres municipalités de banlieue ou de province. A cet égard, notez que les Parisculteurs sont en train d’essaimer en région parisienne, jusque dans des communes très populaires.


              • Aristide Aristide 5 octobre 2017 16:58

                @Fergus

                L’hydroponie est le contraire du terroir, l’antithèse de la vraie culture... Tous les maraîchers, paysans qui connaissent leur métier vous diront l’importance de la terre sur laquelle est cultivé une plante, de son orientation, des cultures précédentes, .... D’ailleurs les vrais écolos qui connaissent les bons produits ne se hasarderont heureusement jamais à consommer des légumes ou des fruits qui ont été cultivés par ces techniques encore plus si elles proviennent de toiture à Paris.

                L’écologie bien comprise devrait promouvoir les vrais produits, en place voilà que l’on est dans la gadgétisation de la production agricole. L’agriculture hors sol a démontré son inaptitude à fournir autre chose que des produits standardisés et sans grand interet. Pendant que l’on dépense en communication de ce genre, la petite agriculture de montagne est à l’agonie, les éleveurs locaux emmerdés jusqu’à la gauche quand ils se plaignent des dégâts des loups, d’autres organisent des battues pour éradiquer les sangliers qui pullulent et détruisent des cultures, ... Pire le maraîcher qui ose encore travailler dans le respect de son métier est traité d’empoisonneur s’il ne fait pas de purin d’ortie pour traiter ses cultures. Le paysan qui entretien ses champs en recyclant les déjections de son bétail est vu comme un pollueur. Enfin ...

                Face à ces défis majeurs d’amélioration des produits en terme de gout, d’aspect, de qualité, ... voilà donc que l’on focalise l’attention de quelques gogos qui passent avec des opérations de communication assez affligeantes ...

              • Fergus Fergus 5 octobre 2017 17:14

                @ Aristide

                « les vrais écolos qui connaissent les bons produits ne se hasarderont heureusement jamais à consommer des légumes ou des fruits qui ont été cultivés par ces techniques »

                 smiley smiley smiley

                Connaissez-vous « L’autre campagne » ? Il s’agi d’une ferme hydroponique et aquaponique installée à Saint-Martin de Seignanx dans les Landes. Or, sachez que cette ferme fournit des chefs étoilés de la région, et même des restaurateurs espagnols !!!


              • pemile pemile 5 octobre 2017 17:21

                @Fergus

                Il s’agit de plantes aromatiques, pas de légumes ou des fruits smiley


              • Fergus Fergus 5 octobre 2017 17:32

                Bonjour, pemile

                Cette ferme produit également des fruits et légumes. Et si ma mémoire ne me joue pas de tours, ces productions sont également recherchées par les restaurateurs.


              • Fergus Fergus 5 octobre 2017 17:34

                Mais en admettant que ces chefs ne soient intéressés que par les plantes aromatiques, cela signifie que celles-ci sont d’une qualité irréprochable, la cuisine étoilée ne supportant pas les approximations gustatives.


              • Fergus Fergus 5 octobre 2017 17:41


                @ Pemile

                Il semble que vous ayez raison d’après ce lien.


              • pemile pemile 5 octobre 2017 17:45

                @Fergus « d’une qualité irréprochable »

                L’ISO9001 de la culture ?

                Oui, au sein d’un espace fermé c’est probablement le top du contrôle de toute la chaine de vie de la plante et du suivi de qualité mais cela me laisse toujours une impression de modèle pour une station de vie dans l’espace pour quelques privilégiés


              • Aristide Aristide 5 octobre 2017 18:20

                @Fergus


                C’est bizarre cette histoire de chefs étoilés ou espagnols ( références ?) : peut être des fervents de la cuisine moléculaire ... Je passe donc la main sur ce sujet de gastronomie très marginal pour parler de vraie agriculture, de celles qui nourrit les hommes.

                J’essaie simplement de vous faire remarquer que TOUS les grands chefs et pas seulement les grands insistent sur les produits, quand il parlent de produits, ils parlent de terroir, de paysans ..., le contraire de ce mode de culture qui n’a plus rien à voir avec tous ce qu’ils défendent, le produit, sa provenance, son mode de culture, ...

                Je suis étonné de votre défense de cette opération assez affligeante au seul prétexte que ce serait du local. Admettez que l’air et l’eau qui vont nourrir la plante sont de qualité médiocre, ou alors je ne sais plus de quoi on parle. Si vous avez eu la curiosité de consulter quelques projets de ces « Parisculteurs » vous remarquerez une constante : l’obligation de ne pas cultiver dans la terre qui se trouve sur place pour cause de contamination par de nombreux polluants. D’où viennent’ils ces polluants ? Sur les toits, et autres couvertures, jardins ... autrement que par la pluie et l’air qui transporte et dépose ces polluants.

                Enfin, il y a deux débats l’hydroponie et la culture urbaine. Le premier est simplement l’industrialisation de l’agriculture et l’abandon de tous les savoirs faire et terroirs. Le second est le sujet de l’agriculture en zone urbaine qui est une rigolade ... tant dans le volume produit que dans la qualité. Je parle bien d’agriculture pas de végétalisation.






              • Yanleroc Yanleroc 5 octobre 2017 18:44

                @pemile, oui et le Dôme pour les privilégiés restés sur terre.

                 
                Il restera les tomates de Pascal Poot et ses 450 légumes, à ceux qui vivront au delà des murs, à condition qu’ il reste encore un peu d’ eau potable et des nutriments dans le sol bien sur. 

              • Fergus Fergus 5 octobre 2017 19:06

                @ Aristide

                Pour ce qui est des chefs étoilés Michelin, cela figure - entre autres - dans le lien que j’ai mais à Pemile. Je n’ai en revanche pas noté les références concernant les chefs espagnols, mais c’est tout aussi véridique. Et je ne crois pas du tout qu’il s’agisse de cuisine moléculaire.

                Pour ce qui est de la terre polluée à Paris, vous n’y êtes du tout en ne mettant en cause que la pluie et le vent - cela relève de la poésie ! - car en maints endroits de la capitale la terre a été polluée depuis belle lurette par les multiples activités humaines qui s’y sont succédé au fil des temps. J’ai vécu par exemple durant des années dans le 13e où le sous-sol reste pourri par les activités de tannerie. Et que dire de tous les quartiers où étaient regroupées des centaines de petits boîtes artisanales de métallurgie, de peinture, de mécanique, de teinture, d’orfèvrerie, etc. ? Que dire encore des terres sur lesquelles se sont développées des industrie comme Renault ou Panhard ? Tous ces sols sont effectivement impropres à une culture alimentaire !

                Un mot encore : l’agriculture, je connais d’autant mieux que je suis issu d’une famille de paysans d’Auvergne dont plusieurs de mes cousins sont encore en activité. Mais je ne vois pas pourquoi l’on devrait opposer l’agriculture classique aux techniques nouvelles. Une agriculture d’ailleurs pas si séduisante lorsqu’elle prend la forme productiviste destructrice telle que la porte la FNSEA depuis les années 50. Entre le bio issu de l’hydroponie et les saloperies produites par la FNSEA mon choix est vite fait !


              • Yanleroc Yanleroc 5 octobre 2017 19:24

                Under the dôme, pas sur qu’ ils y soient si bien, à moins qu’ ils n’ aient cramé Gaïa avant puisque c’ est en cours. 


                En fait nous sommes bel et bien en train de leur préparer leur refuge, et ces expériences ne sont que des répétitions, des mises au point, au mieux un leurre pour les rampants.
                 Et les tomates de Pascal Poot seront pour eux ainsi que le stock de graines mondial.

                Spitzberg, le réservoir de semences du monde : circulez, il n’ y a rien à voir !

              • Yanleroc Yanleroc 5 octobre 2017 19:33

                @Fergus

                «  Entre le bio issu de l’hydroponie et les saloperies produites  »

                L’ Hydroponie n’ est pas bio puisqu’ elle utilise des engrais minéraux , il faut abondamment « rincer » pour les éliminer (même les bio).
                Rincer n’ est pas laver, mais abreuver les légumes d’ eau la plus pure possible, un certain temps, avant de pouvoir les consommer. Il en va ainsi de toutes les plantes. 


              • Fergus Fergus 5 octobre 2017 20:11

                @ Yanleroc

                Désolé, mais vous confondez manufestement nutriments minéraux naturels et produits chimiques de synthèse !!!


              • Yanleroc Yanleroc 5 octobre 2017 22:10

                @Fergus, les engrais minéraux sont soit synthétiques soit naturels.

                Les engrais naturels (engrais organiques, engrais minéraux) sont élaborés à base de matière première végétale, minérale ou animale.d’ origine végétale (Tourteau de ricin, purins d’ ortie, résidus verts, composts, vinasse de betteraves..)D’ origine animale ( corne, fumier, sang séché, guano de chauve-souris de préférence car le ramassage de guano d’ oiseaux de mer détruira à la longue les sites de nidification..)
                D’ origine minérale (gisements de potasse, phosphate-en voie de disparition). Ils sont extraits de carrières situées principalement en Tunisie et offrent une teneur très élevée en phosphates mais cet engrais peut contenir des métaux indésirables comme le cadmium. On ne l’épand que sur « prescription » d’une analyse de terre révélant des carences graves en phosphate.

                ou sont issus de l’ industrie chimique (dosés en NPK -azote, phosphore,potassium) pour un usage facilité (Monsanto). Ceux là on les oublie !

                Bien que les engrais organiques soient naturels, ils ne sont pas forcément biologiques car les abattoirs, l’industrie de la pêche, les élevages, les cultures ou la mer n’ont pas nécessairement le label bio mais quand ils le peuvent les agriculteurs bio respectueux préféreront des engrais organiques pour le goût des fruits et légumes et le respect de l’ environnement, particulièrement en matière de plantes aromatiques.
                La question est là : quel est le type d’ engrais minéral qui est utilisé sur les toits de paris : minéral naturel ou de synthèse, l’ engrais organique étant plus cher ne serait-ce qu’ à cause de la nécessité d’ une plus grande quantité ?
                Vous connaissez sans doute Pascal Poot.


              • Aristide Aristide 6 octobre 2017 08:49

                @Fergus


                Nutriments minéraux naturels

                En effet, les produits de synthèse sont fabriqués par l’industrie chimique, ah le vilain mot consistant à extraire de l’azote de l’air, à synthétiser d’autres composants nécessaires pour les engrais ...

                Ce que vous nommez naturels ne tombent pas comme par miracle du ciel, le phosphore et le potassium sont extraits de gisements qui par ailleurs sont dénoncés comme une exploitation des pays et des ressources naturelles non-renouvelables. 

                N’y a-t-il pas une incohérence dans cette écologie qui réclame des produits d’origine sédimentaire et donc en quantité limitée et non-renouvelable et d’un autre coté lutter pour le « renouvelable » au point d’abandonner toute recherche d’énergies fossiles à cet unique prétexte. 

                Je me souviens de tous ces discours écologistes autour de la production d’énergie à partir de plantes, grande idée qui a entraîné une augmentation du prix de ces denrées, soja et autre au détriment des cultures vivrières dans les pays comme le Brésil. Malnutrition et le reste en conséquence de cette géniale et bonne idée. Cette remarque est là simplement pour relativiser votre « argument ultime » sur la multiplication de ces expériences sensée leur donner une quelconque crédibilité.

                Le problème de toutes ces idées géniales est qu’on se contente de voir le bout, les belles terrasses avec des plantes qui trempent dans de l’eau, sur des substrats artificiels, ... Quid de la chaîne qui permet la mise en œuvre de telle techniques. D’où viennent les substrats, comment sont-ils fabriqués, comment sont-ils transportés de leur lieu de « fabrication », avec quelle énergie le sont-ils, ... Une multitude de questions complexes remplacée par le simple affichage de salade sur les toits de Paris pour écololo-bobo(*) et le mot magique de « naturel ».

                (*) Je n’ai pas pu m’en empêcher.

              • Fergus Fergus 6 octobre 2017 09:01

                @ Aristide et Yanleroc

                Vous êtes à l’évidence infiniment plus savants que moi sur le sujet. Par conséquent, merci de vos contributions. Les lecteurs se feront leur opinion. smiley


              • Aristide Aristide 6 octobre 2017 09:18

                @Fergus


                Vous évitez le débat par cette pirouette assez ... affligeante. je ne suis pas un spécialiste, ni un savant, ... 

                Je me contente de ne pas tomber dans ces présentations enthousiastes qui ne laissent aucune place au doute. Essayer de trouver le mot « pollution atmosphérique » sur le site des « Parisculteurs », essayer de trouver le contenu du rapport qui existerait sur ce sujet de l’impact de la pollution, ...

                Faut-il être savant pour se poser la question de la pollution atmosphérique à Paris ? De ses conséquences sur les hommes et les plantes ? Il ne me parait pas que le quidam qui veut se faire une idée et encore plus s’il désire faire un article puisse s’exonérer de se poser un certains nombres de questions assez évidentes. 

                Sur l’hydroponie, c’est le sommet de l’artificiel en terme d’agriculture. Toujours rien sur la notion de terroir et de son importance, des savoirs faire locaux, du métier de paysan, ... 

              • Osis Osis 6 octobre 2017 09:35

                @Aristide

                Vachement nouveau la culture hors sol...

                Trois laitues consommées sur cinq, c’est une approximation, sont cultivées, pardon fabriquées ainsi...

                Entre autres, 80 % des fraises que l’on bouffe (parce que cela ne se mange pas) sont aussi commises ainsi...

                Le gout ?

                Quelle importance pour des gens qui n’avalent que de la salade en sachet, du poisson carré et pané et des carottes rappées et plastifiées.
                 
                En France les terres agricoles sont pléthoriques, on en fait même des ronds points...
                Une infime partie de la production (moins de 10 %) suffit amplement à nourrir notre population...
                Le reste n’est utile qu’ à affamer les pays du tiers monde et enrichir la FNESA...
                 
                 
                D’où effectivement, l’impérieuse nécessité que des bobos désœuvrés cultivent les toits citadins.

                C’est la nouvelle couverture sociale.


              • pemile pemile 6 octobre 2017 09:54

                @Aristide « Toujours rien sur la notion de terroir »

                Les passionnés vont vous répondre qu’il est possible de « recréer » n’importe quel terroir par un judicieux réglage hydroponique ? smiley


              • Yanleroc Yanleroc 6 octobre 2017 19:26

                @pemile, under the dôme, avec des moyens.


              • mmbbb 7 octobre 2017 11:04

                @pemile Vous voulez parler par exemples des tomates calibres homogène en gout c’est a dire aucun et en forme Je doute que les freres Pourcel fassent des carpaccios de tomates avec ces legumes . Au pays de Brillat Savarin, le gout a ete ecarte et les ingenieurs de l INRA ne font qu acceler le phenomene moduler le gout ou plutot l absence de gout C’est la fadeur qui est promue , ces ingenieurs n ont jamais goute une pomme certes peut etre pas tout a fait ronde un peu disgracieuse mais tellement gouteuse . Le truc des snobs , est d’ aller cherches des saveurs à l aitre bout du monde alors qu i existe un jardin depuis Louis XIV qui est un conservatoire legumes fruits et propose des plusieurs centaine de variété . Vous n avez pas noter qu il y a une corrélation entre l obesite et cette facon de se nourrir. 


              • Osis Osis 5 octobre 2017 13:25


                « se poudrer le nez avec des substances non subventionnées... »

                Non subventionnées.... pour l’instant.


                • joletaxi 5 octobre 2017 17:03

                  @Aristide

                  moi je trouve ça beau, tiens ça m’émeut, comme Jesus qui change l’eau en vin.

                  Il n’y a pas une imbécilité que les pastèques ne nous impose.
                  A Londre, après avoir subventionné à donf le chauffage « renouvelable » tout le monde s’est équipé de foyers à bois, à pellets(origine controlée hein, faut pas rigoler,) le tout avec une bonne couche de primes (d’indulgence à charge du con tribuable)
                  résultat, en hiver ,la pollution est telle qu’ils songent maintenant à les interdire.
                  et ce genre d’idioties, on pourrait en citer ...on n’aurait pas assez d’une vie pour les inventorier
                  Dans le temps, notre fric servait parfois à payer une danseuses pour divertir nos élites.
                  Là, la danseuse va nous ruiner


                • Fergus Fergus 5 octobre 2017 20:36

                  Bonsoir, Robert Lavigue

                  Merci pour votre contribution au débat.

                  Le problème est que le concept évoqué commence à essaimer dans la « branchouille » de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. La boboïtude gagne du terrain ! smiley


                • Aristide Aristide 5 octobre 2017 21:00

                  @Fergus


                  Une question, l’air et la pluie à Paris sont-ils pollués au point que certains jours on essaie de limiter la circulation ? 

                  Une autre, serait-ce donc que tous les méfaits de cette pollution sur les enfants, les malades, ... et même les biens portants n’existe que dans « ma poésie » ?

                  Enfin, serait-ce donc que les plantes destinées à la consommation humaine ne souffrent en aucune manière de cette pollution si nocive pour les hommes ?

                  Il me semble d’une logique assez simple de répondre à ces questions simples et donc en déduire assez facilement du caractère assez ... affligeant de ces expériences assez ridicules.

                  Il me semble que vous aviez condamné les cultures hors sol, tomates, fraises, melons, ...en Andalousie et ailleurs, arguant avec conviction de leur caractère artificiel, industrialisé, .... Serait-ce donc qu’une technique encore plus « artificielle » devienne tolérable au seul fait qu’elle se déclare écolo ? 

                  PS : Pas une seule fois vous ne répondez à mon observation principale concernant l’abandon complet de la notion de terroir, des savoirs faire, des usages locaux, ... Voyez-vous le danger de telles productions ? Pas seulement en terme de sécurité ?

                • Fergus Fergus 6 octobre 2017 08:54

                  Bonjour, Aristide

                  Encore une fois, merci de ne pas raconter n’importe quoi à mon sujet : je ne me suis jamais exprimé sur les conditions de culture andalouses !!!

                  Sur « l’abandon complet de la notion de terroir, des savoirs faire, des usages locaux », l’héritier culturel de petits paysans de montagne que je suis s’est en revanche déjà exprimé à différentes reprises.

                  Et cela pour soutenir : d’une part, les productions traditionnelles locales non inféodées aux diktats de la FNSEA ; d’autre part, la création de circuits courts, notamment dans le cadre de locaux commerciaux de proximité chargés de vendre les produits d’un collectif de producteurs. Cela existe déjà en différents points de France, et notamment à Millau - l’un des pionniers - ou non loin de chez moi à Saint-Malo.

                  Mais cela n’est en rien incompatible avec les systèmes adaptés aux villes !


                • Aristide Aristide 6 octobre 2017 11:32

                  @Fergus

                  A juste titre vous condamniez de manière générale les produits d’importation de ce type mais bon, l’important n’est pas là., vantant le local, enfin vous voyez ce discours assez entendu ...

                  Il est étonnant que vous ne voyiez pas le peu de crédibilité que l’on peut accorder à de tels amusements de bobos parisiens en manque de nature. D’ailleurs la plupart des parisiens se dispenseront de consommer de tels produits, ... s’il en existe d’assez téméraire pour juger de la capacité des plantes à assimiler les pollutions, je leur souhaite un bon appétit.

                • foufouille foufouille 7 octobre 2017 16:01

                  @Fergus
                  « Et cela pour soutenir : d’une part, les productions traditionnelles locales non inféodées aux diktats de la FNSEA ; d’autre part, la création de circuits courts »

                  généralement hors de prix et juste pour les bobos.


                • Fergus Fergus 7 octobre 2017 16:29

                  Bonjour, foufouille

                  Non, c’est faux !

                  Personnellement, je n’achète fruits et légumes que sur le marché de ma ville ou aux « Fermiers de la Baie » à Saint-Malo qui regroupe un collectif de producteurs locaux ou régionaux. Et dans les deux cas, c’est en général moins cher qu’au Leclerc ou au Carrefour !


                • foufouille foufouille 7 octobre 2017 16:41

                  @Fergus
                  à moins que tu ne soit le centre du monde, ceci n’est pas valable partout en france.


                • foufouille foufouille 7 octobre 2017 16:59

                  @Fergus
                  ton magasin n’affiche aucun prix sauf des tomates à 3.40 le kilo.


                • Fergus Fergus 7 octobre 2017 17:43

                  @ foufouille

                  Il existe un magasin de même type à Millau, et là aussi, le rapport qualité-prix est au rendez-vous.

                  Cela dit, effectivement, je n’ai pas vu ce qui se passe ailleurs. Mais j’imagine que les exemples ne manquent pas, eu égard au succès de ce genre de formule de proximité.


                • foufouille foufouille 7 octobre 2017 18:20

                  @Fergus
                  j’ai internet et tous les prix affichés sont largement supérieurs aux hypers.
                  un sans dents ne que rarement bio.


                • Osis Osis 10 octobre 2017 20:41

                  @foufouille

                  Non, Fergus a raison.
                  Il y a maintenant des producteurs ou des magasins de producteurs partout en France...
                  Il y a aussi un peu partout des marchés de producteurs...

                  C’est dans l’air du temps, et cela inquiète très fortement la grande distribution qui a déjà perdu à ce jour plus de 10% de CA dans ce secteur, et leur manque à gagner s’amplifie chaque année.

                  C’est d’autant plus grave pour eux que c’est sur ces produits qu’ils margent le plus pour financer d’autres produits dits « d’appel » à faible marge voir a perte.

                  En faisant ses courses, on choisi aussi son modèle de société.


                • foufouille foufouille 10 octobre 2017 20:56

                  @Osis
                  j’en ai jamais vu sauf hors de prix.


                • pemile pemile 5 octobre 2017 17:33

                  @Fergus

                  Lorsque que cela va jusqu’à cet extreme (2014), vous cautionnez ?

                  Une ferme dans un conteneur maritime


                  • Fergus Fergus 5 octobre 2017 17:47

                    @ pemile

                    Insolite. Mais pourquoi pas si les produits sont de qualité ?


                  • pemile pemile 5 octobre 2017 17:49

                    @Fergus

                    Temps que l’alimentation électrique est dispo ! smiley


                  • Yanleroc Yanleroc 5 octobre 2017 17:55

                    @pemile, coût et dépendance en énergie électrique, mais Linky saura y remédier isn’ t it ?


                  • pemile pemile 5 octobre 2017 19:51

                    @pemile

                    Tant que smiley


                  • troletbuse troletbuse 6 octobre 2017 01:22

                    Je vais donner à tous les détracteurs de Fergus qui aime la culture du marronnier, une question et une réponse simple, courte et claire :
                    -Qui c’est la maire de Paris ? hi hi hi
                    - Hidalgo
                    Tant pis pour ceux qui ne comprendraient pas
                     smiley smiley smiley


                    • Raymond75 6 octobre 2017 19:05

                      C’est bien : ils vont pouvoir approvisionner les 7200 points de vente alimentaires et les 13800 entreprises de restauration (entreprises et privés), et les livrer en triporteur. Vive le boboîsme niait.


                      • covadonga*722 covadonga*722 7 octobre 2017 10:29

                        yep , Fergus désolé d’être un rien contrariant « le bouton vous démanges pas j’espère ? » 

                        mais votre Paris bio ne contiendras bientôt plus que des bio-sain friqués ou fonctionnaire classe A , la plèbe ayant été refoulée au delà du periph.
                        Quand celle ci ne viendras plus entretenir votre ville végétalisée son destin est de finir comme Angkor 


                        • Fergus Fergus 7 octobre 2017 11:26

                          Bonjour, covadonga*722

                          « la plèbe ayant été refoulée au delà du periph »

                          Voilà une vision manichéenne complètement fausse. Et vous le savez !

                          Ce qui s’est passé - et se perpétue à Paris dans les quartiers populaires - a été constaté dans toutes les grandes métropoles européennes confrontées à la rénovation de l’habitat ancien de centre-ville. Et sans aller hors de nos frontières, ce qui se passe à Paris est vrai également pour Bordeaux, Lyon, Marseille ou Strasbourg.

                          La faute au prix de l’immobilier et au coût de la construction et de la rénovation. Que l’on ait affaire à des propriétaires privés ou à des bailleurs sociaux municipaux, la mise aux normes d’habitat moderne des bâtiments anciens - souvent vétustes - coûte une fortune.

                          Et les uns comme les autres, que ce soit en accession à la propriété ou en location, répercutent par la force des choses les coûts engagés. D’où des mensualités de location ou de remboursement de prêt ou en forte hausse. Et malheureusement, hors de portée de nombreux habitants historiques qui n’ont plus les moyens de rester dans leur quartier. Un phénomène que l’on constate aussi bien dans l’est parisien que dans le Panier à Marseille ou la Croix-Rousse à Lyon, pour ne citer que ces quartiers. Et si vous allez ailleurs en Europe, vous constaterez qu’il en va de même !

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