• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Révolution digitale et technologique - Vous serez tous virés (...)

Révolution digitale et technologique - Vous serez tous virés !

Le grand remplacement des travailleurs n'est pas pour tout de suite, mais la machinerie infernale est en marche. Inutile de compter sur une victoire à la présidentielle de Benoît Hamon et l'application de son merveilleux revenu universel pour survivre dans un monde où trouver du travail deviendra encore plus difficile que de découvrir une pépite d'or en Australie. Voire dans le Massif central si vous n'avez pas les moyens de vous payer un billet d'avion pour visiter le pays de Crocodile Dundee. 

La meilleure solution pour éviter de se faire virer par un robot serait encore de prévoir les métiers qui vont disparaître dans un avenir proche. On sait déjà qui seront les premières victimes du dieu profit. Alors un conseil, si vous êtes un jeune plein de talent avec une tête bien pleine et que vous rêvez d'un avenir radieux. Surtout ne choisissez pas le métier de comptable ou vous deviendrez rapidement chômeur à la recherche d'une formation. Pourquoi pas pilote de drone agricole !

Selon les estimations de l'Institut Sapiens, 2,1 millions d’actifs dans 5 métiers "ont une forte probabilité de voir leur emploi disparaître dans les prochaines années". D'abord, c'est qui cet institut qui prétend lire l'avenir dans des graphiques ? 

Maintenant que nous savons que des têtes pensantes nous étudient comme si nous étions des souris de laboratoire. Revenons une minute sur le métier de comptable qui a connu une belle croissance entre 1986 et 2004 avec une augmentation des effectifs de 16%. Depuis 2004 on note une diminution de près de 23% des comptables, ce qui représente 90 000 emplois perdus. Ce n'est malheureusement qu'un début, car "la seconde vague de diminution aura comme origine la technologie, où des logiciels intelligents dédiés pourront ainsi effectuer les tâches comptables sans intervention humaine". La date d’extinction de la profession est estimée : entre 2041 et 2056. 

Avec votre pertinence habituelle vous avez certainement remarqué que dans cette étude de l'Institut Sapiens, on parle principalement que de 5 métiers en voie de disparition. Bien sûr, tout le monde a compris que la saignée ne va pas s'arrêter là. D'autres professions vont disparaître, mais gardons le moral, d'autres nouvelles professions verront le jour, nous dit-on. Seront-elles suffisantes pour tout le monde est une vraie et angoissante interrogation ?

Et que vont devenir nos caissières de grands magasins ? "Un métier qui figure parmi les 5 plus pénibles selon la DARES. La disparition de ce métier pose ainsi une question importante : devons-nous vraiment lutter pour sauvegarder un emploi pénible ?". C'est vrai non, pourquoi lutter, laissons le sale boulot aux machines et profitons de la vie. Car franchement, le métier de caissier et employés de libre-service ce n'est pas le pied. Avec tous ces grincheux qui rouspètent à la caisse et à qui il manque toujours un centime pour faire un euro. Alors qu'ils se débrouillent avec la caisse automatique, au moins elle n'a pas de sentiment, n'a jamais mal au dos, ne pleure jamais lorsqu'un client l'engueule et ne se plaint jamais de son salaire. "Date d’extinction estimée du métier de caissière en chair et en os : entre 2050 et 2066".

Les employés de banque et assurance risquent de complètement disparaître d’ici 2038 à 2051. Le développement du numérique et de la technologie financière sont passés par là. Dire que la banque employait 2% de la population active il y a 30 ans. 

N'y voyez rien de sexiste, mais que penser de la disparition inévitable de la jolie secrétaire du patron. "La diffusion et la massification de technologies bureautiques accessibles à tous a entraîné une baisse de 26% des effectifs, les faisant passer de 765 000 en 1986 à 560 000 aujourd’hui". "Date d’extinction estimée : entre 2053 et 2072".

Et que va-t-on faire des manutentionnaires ? Encore un métier en voie de disparition, mais ce n'est pas pour tout de suite, plutôt entre 2071 et 2091. L'étude donne l'exemple de "Baidu, le géant du e-commerce chinois, emploie 60 robots dans ses entrepôts, qui peuvent chacun porter jusqu’à 500 kilos de marchandises, en fonctionnant sans arrêt. Ils ont permis une progression de la productivité de plus de 300%".

Vous souvenez-vous de cette phrase de Sully - "Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France". Aujourd'hui les mamelles de la mondialisation sont productivité et rentabilité. Quant à l'agriculture elle connaît une grave crise de vocation, mais la mécanisation est passée aussi dans nos campagnes. Les agriculteurs étaient 1 400 000 en 1986, ils n'étaient plus que 528 000 en 2016. 

L'auteur de cette étude prétend dans sa conclusion que "si de nombreux métiers vont disparaître, d’autres, en plus grande proportion vont également émergés". Voilà qui est formidable, seulement, il admet aussi que sa lecture de l'avenir est incertaine. "Parce que nous ne pouvons encore cerner avec certitude la nature de ces nouveaux emplois, nous devons alors créer un cadre propice à leur émergence, basé notamment sur une formation professionnelle agile et personnalisée". 

Mais c'est quoi au juste créer un cadre propice à l'émergence de nouveaux emplois basé sur une formation "agile et personnalisée" ? Probablement une formation continue qui permettra aux employés de s'adapter et de se former pour avoir la possibilité de changer souvent de métier. Avant qu'ils soient virés !


Moyenne des avis sur cet article :  2.69/5   (26 votes)




Réagissez à l'article

89 réactions à cet article    


  • Hecetuye howahkan 23 août 09:51
    Salut

    nous sommes en mode suicide depuis des millénaires, cela s’ accélère..rien que de très prévisible..

    le suicide est la fuite impossible du non sens de nos vies et de la souffrance que cela crée

    il y a bien sur des causes profondes à tout cela....dont nous ne savons rien ,surtout pas les auto proclamés spécialistes

    j’ai aidé un ami dans l’élevage ovin, bovin, porcins..notre attitude ressemble de très prêt à l’ élevage de porcs..animal sympathique en liberté..

    c’est une choix personnel que d’y aller voir..

    ce n’est pas le notre globalement..sauf exceptions..

    • Arogavox 23 août 10:51

       Depuis de millénaires, l’Homme a cherché à s’affranchir des corvées. 
       Et maintenant qu’il commence à réussir dans ce défi, voilà que des nostalgiques de la galère se gendarment contre le risque d’une abolition de « Un métier qui figure parmi les 5 plus pénibles selon la DARES. ».

        Hormis un résidu de kapos, ou bien de malheureuses victimes de déviance masochiste, ou atteintes du syndrome de Stockholm, qui peut bien répondre par l’affirmative à cette question ?
      « La disparition de ce métier pose ainsi une question importante : devons-nous vraiment lutter pour sauvegarder un emploi pénible ? ».« 
           
       Pareil, observons qui refuse d’entendre l’appel énoncé par le fameux ’éloge de l’otium » lancé par le très laborieux et prolifique Bertrand Russell ? ...

    • V_Parlier V_Parlier 23 août 15:04

      @Hecetuye howahkan
      Témoignage très instructif ! Mais par ailleurs, l’article commence par : « Le grand remplacement des travailleurs n’est pas pour tout de suite ». Or il est déjà largement en cours et s’appelle : la délocalisation. Pénible ou pas pénible, ça se fera ailleurs jusqu’à ce que tous les consommateurs-chômeurs soient ruinés (c’est la limite du système). Tergiverser sur le faux dilemme de l’emploi pénible qu’on conserverait volontairement n’est que perte de temps. C’est un faux problème.


    • Hecetuye howahkan 23 août 16:31

      @V_Parlier


      Je te salue

      cela semble assez juste dans le sens faux problème , oui en y regardant par deux fois .....oui..

      le bordel ambiant est à la fois voulu, organisé et aussi part d’une énorme incompétence...démence aussi etc


      normalement , compétition oblige car cela donne le meilleur, nous avons les meilleurs partout.. y compris là en ce moment où j’écris..que on le veuille ou pas Macron est le meilleur...chez nous , je ne me base que sur la croyance de l’ultra majorité, c’est ce que tout le monde sauf exception croit penser..le chômage aussi c’est le mieux, etc etc

      il n’y a rien à dire sauf si le mythe du meilleur et de la compétition qui doivent être en haut de l’affiche est faux...et ne produit rien que un gagnant du 100 m, il coure plus vite, !!! ah mon dieu il coure plus vite..je n’en peux plus !!!

      mais comme cela n’est pas remis en cause..à part moi et quelques autres crétins du même tonneau ici et là évidemment..

      et rien de plus ..bon le mec a gagné , et alors ??

      c’est un des problèmes majeur pas loin de la racine des problèmes, mais pas à la racine

      question :...comment organiser la survie pratique ? on collabore et partage tout volontairement donc en paix....ou quoi d’autre ?

      y’ en a un qui dit, c’est le renard, il dit aux corbeaux : vous êtes tous formidables , quelle ramage !!!! battons nous entre nous , ça va éliminer un max de gens , les meilleurs vont gagner et le meilleur dirigera ..

      2500 ans après voila ou nous en sommes

      en fait il n’y avait aucun choix , il y a un seul chemin coopérer,partager,volontairement donc égalitaire-ment

      mais ceci nous l’avons rejeté il y a x siècles ou millénaires, car notre histoire est bien plus longue que ce gag appris à l’école ..nous avons rejeté la paix pour la guerre..tout en disant : non non...

      alors tout ce qui se produit est à la fois prévisible, normal, logique ...

      peut t ’ on se plaindre des effets de nos choix quand nous persistons sur le même chemin ?

      non...

      là on tourne en rond car tout devient minimaliste ..partout ...y compris ce qui reste de notre pensée qui n’est plus apte à gérer le désastre qu’elle a créée et qu’elle ne peut comprendre

      ce que nous faisons en gros est ceci : dans la pensée il y a entre autre le programme du choix , je choisis entre ceci et cela...le toit comme ceci ou comme cela etc avec comme « mission » de trouver " ce qui sera le plus solide, ou même assez solide, et point vital il n’y a pas de limite de temps etc
      ce programme n’aurait du être utilisé QUE dans les domaines pratiques ..pour organiser la survie...or , je le sais par expériences nombre de nos autres capacités ne marchent plus notamment celle qui n’ont pas de lien direct avec la vie pratique et qui sont apte à tout le reste et qui ont quand même un mien indirect avec la vie pratique dans le sens ou ces autres capacités vont utiliser l’outil qu’est la pensée....pour organiser la survie nickel chrome, par tous selon talent en paix et sans manquer de rien sauf catastrophe naturelles bien sur..rien n’est figé..

      bon, to cut the crap ,comme on dit en anglais : nous sommes les créateurs de ce désastre , tous ensemble

      et ce point là nous refusons de le voir si tant est que nous le voyions..or c’est ballot mais ce sera à nous de défaire ce que nous avons fait ou que nous supportons activement ou passivement ..or nous sommes tous totalement divisés surtout, nous sommes surtout divisé...sur ces sujets de survie pratique....

      etc

      je te re salue....

    • Hecetuye howahkan 23 août 17:40

      @V_Parlier



      Salut, enfin re...

      j’ai vu ton lien, oui cela me parle.bien sur..tu faisais quoi dans le transport aérien si ce n’est pas indiscret.. ?

    • V_Parlier V_Parlier 24 août 09:25

      @Hecetuye howahkan
      Ah non, ce n’est pas moi c’est Jean Neymar.


    • bébert 23 août 09:58

      Bel article de Mme Soleil qui nous fait part d’analyse sur 2050 , voire plus longtemps . Si vous pensez que les prédictions de gens , qui en 2008 n’ont rien vu venir , vous êtes dans la croyance pure et simple.


      • gruni gruni 23 août 10:07

        @bébert


        Qui parle de « prédiction », il est question ici de projections en se basant sur des graphiques. Les chiffres donnés s’avéreront peut-être faux par la suite, mais il est certain que des emplois vont disparaître. Donc, c’est un sujet de débat qui n’est pas inintéressant.

      • Christian Labrune Christian Labrune 23 août 10:58

        @gruni

        Les projections que vous évoquez sont assez peu réalistes et présupposent que l’IA restera ce qu’elle est aujourd’hui jusqu’à la fin du siècle. Je serais fort étonné qu’il restât encore des manutentionnaires, non pas en 2070, mais même en 2030 !
        Les grands ports marchands, il y a cinquante ans, employaient des milliers de dockers. Aujourd’hui, les quais sont vides. Tout est informatisé. Les marchandises sont dans d’énormes containers que quelques grutiers nichés dans les hauteurs déplacent au-dessus des quais. Le travail qu’ils accomplissent , il serait déjà possible de le faire effectuer par des machines. L’explosion de l’intelligence artificielle, c’est 2012. C’est à cette époque qu’on a complètement révisé les stratégies de l’algorithmique : la rapidité de traitement des processeurs permettait désormais de traiter des quantités énormes d’informations (big data) et cela a tout changé, y compris dans le domaine de la traduction automatique. Il n’y a pas dix ans qu’a eu lieu cette révolution dont peu de gens sont conscients. De bons esprits considèrent que les machines devraient arriver à la parité avec l’homme dans le courant des années 20. Ce sera la « singularité technologique » prévue par Von Neumann dès les années cinquante, au-delà de laquelle l’intelligence artificielle continue à doubler ses possibilités à peu près tous les dix-huit mois quand l’intelligence humaine, elle, a besoin de plusieurs centaines de milliers d’années pour s’améliorer un peu : nous ne sommes pas sensiblement plus intelligents que les constructeurs de la pyramide de Khéops, il y a plus de 4500 ans !
        Vous oubliez beaucoup de métiers dans votre liste des disparitions : les nouveaux métros n’ont plus de conducteur ; ce sera la même chose demain pour les trains, les bus, les taxis et même les avions, et aucun particulier ne pourra plus conduire lui-même sa bagnole : c’est trop dangereux. Le diagnostic médical, la chirurgie, sont déjà en plein bouleversement. Ce sera la même chose pour l’enseignement quand chaque enfant aura à sa disposition, dès son plus jeune âge, un précepteur omniscient qui le suivra partout et avec lequel il pourra communiquer en langage naturel.
        Dans un siècle, il ne faut pas se le dissimuler, c’est l’IA qui gèrera la planète. Le statut des enfants qu’on fait encore naître de nos jours, lorsqu’ils arriveront à la cinquantaine, sera à peu près celui des chimpanzés qu’on voit dans les zoos. Certes, ils y sont très bien soignés, ils y ont de quoi bouffer et de quoi s’amuser, mais on ne les consulte guère sur les grandes orientations politiques. On leur reconnaît une intelligence, mais quand même très insuffisante.
         

      • JulietFox 23 août 11:47

        @Christian Labrune


        Oh punaise, quand je vais finir en Ehpad, c’est un robot qui me torchera le fion ?

      • Christian Labrune Christian Labrune 23 août 11:53
        Oh punaise, quand je vais finir en Ehpad, c’est un robot qui me torchera le fion ?
        ====================================
        @JulietFox
        Je ne vous souhaite pas d’en être un jour arrivé là, mais si vous avez moins de trente ans, c’est plus que certain ! Le bon de la chose, quand même, c’est que vous ne serez peut-être plus en état de vous en rendre compte.

      • L'Astronome L’Astronome 24 août 08:31
         
        @gruni
         
        Je me suis même laissé dire que les métiers de rédacteur, et même d’écrivain vont disparaître. Tout ce petit monde sera remplacé par des robots scripteurs.
         

      • Self con troll Self con troll 24 août 08:44

        @L’Astronome ou métronome

        Robot serait donc le maître mot ?
        Après tout, c’est déjà ancien. Certains rếvaient de l’écriture automatique. Animée d’un vécu en arrière plan, quand même.


      • mmbbb 25 août 10:26

        @Christian Labrune certes mon cher Labrune, votre cher IA dont un des regions natives est la Californie n a pas servi a grand chose au gouverneur de cette region. Ces couillons de scientifiques dont vous un beat admirateur , n ont pas ete fichu de modeliser le depart des feux ( essence des arbres hygometrie de l air, vent , temperature saison ) , ils n ont pas eu l idee de faire voler des drones de surveillance avec des cameras thermiques de haute sensibité, Pourtant les americains savent avoir de la logistique pour aller foutre sur la gueule des autres Resultat des courses, 20 000 deplaces et plusieurs dizaines de morts , degats ecologique et materiel . Je me marre vraiment de votre beatitude . Dans 50 ans, bien mais si on lit les propos de M Georges Friedman , politologue américain. Il est le fondateur et le dirigeant de la société de renseignement Stratfo, affiirme que le risque de conflit majeur sera loin d être nul . Il y aura des tensions c ’est une evidence , IA c ’est tres bien mais cela ne donne pas a bouffer, a regler les problemes de pollution , de sur population et dans 50 ans il y aura l effondrement des populations des especes aniamales et vegtales . Vous devriez faire des etudes prospectives sur cette vie future radieuse en incluant ces divers parametres A noter c est la premiere fois dans l histoire de l humanite que nous aurons a gerer autant de problemes cruciaux . PS nous allons feter les 100 ans de la guerre de 14 - 18 Ce fut une des premieres guerres modernes , la science est neutre , la nature de l homme n a pas evolue depuis Sapiens , se foutre sur la gueule avec des cailloux ou des missiles geres par de l IA n seule la forme change.


      • cyborg 23 août 10:01

         
         
        Les « chances » BAC-7 resteront indispensables eux ?

         
         


        • gruni gruni 23 août 10:10

          @cyborg


          Il faudra toujours des têtes pensantes pour programmer les robots. Mais le travail manuel est voué à la disparition. Par exemple - Un rot en panne sera réparer par un autre robot. Bon d’accord, là je suis en pleine science fiction.

        • cyborg 23 août 10:13

          @gruni
           
          Donc les ingénieurs en robotique qui débarquent des zodiacs sont indispensables.


        • gruni gruni 23 août 10:22

          @cyborg


          Non, même la matière grise ne sera plus indispensable, l’IA s’occupera de tout. Il n’est pas merveilleux notre futur sans travail ?

        • Christian Labrune Christian Labrune 23 août 11:14
          Il faudra toujours des têtes pensantes pour programmer les robots.
          ======================================
          @gruni
          Cette assertion est complètement fausse. Elle était encore à peu près vraie il y a dix ans, mais on savait déjà qu’elle ne le serait pas éternellement. Une machine n’est « intelligente » qu’à partir du moment où elle est capable de se programmer toute seule à partir d’un cahier des charges qu’elle a elle-même défini. Il importe de distinguer l’IA faible, celle des robots qu’on voit dans les usines, qui sont voués à une tâche bien précise et ne se reprogramment pas tout seuls, et l’IA forte dont la possibilité n’est plus mise en doute par personne. Cent milliards de neurones dans un crâne humain, c’est beaucoup, mais il est déjà possible d’envisager une complexité bien supérieure dans des systèmes artificiels. Et je ne parle pas de l’ordinateur quantique, longtemps considéré comme un rêve théorique, mais qui a déjà commencé à exister et finira par s’imposer, comme tout ce qui est possible. La prééminence de l’homme arrive à son terme, mais s’il ne s’est défini jusque là pour les philosophes que par une intelligence source de liberté et s’il est remplacé par une intelligence encore supérieure et affranchie, elle, de l’obligation de crever après quelques dizaines d’années, je ne vois vraiment pas où pourrait être le problème.
           


        • V_Parlier V_Parlier 23 août 15:09

          @Christian Labrune
          L’assertion est aussi fausse pour une autre raison : Le développement logiciel est à 80% sous-traité, déjà aujourd’hui, en « low cost country » ! Donc il n’y aura vraiment plus besoin de personne, absolument personne ici, pour faire des boulots techniques intellectuels. Et je le vois déjà là où je travaille. Avec ou sans robots, on ne peut pas tricher éternellement avec la valeur du travail, quel qu’il soit.


        • pemile pemile 23 août 18:28

          @Christian Labrune « l’IA forte dont la possibilité n’est plus mise en doute par personne »

          Toujours à vendre ce gros mensonge ! smiley


        • darkjack 24 août 11:11

          @gruni
          Pas forcément, l’IA commence à écrire des lignes de code aussi...


        • V_Parlier V_Parlier 24 août 13:52

          @darkjack
          Pour l’instant ce que j’en vois est loin de m’épater, ceci dit au passage.


        • bob14 23 août 10:33

          C’est con l’humanité..elle fabrique des robots qui vont la remplacer...MDR


          • gruni gruni 23 août 10:34

            @bob14


            Vous êtes irremplaçable bob 14

          • bébert 23 août 10:42

            @gruni
            Hé oui lui il ose tout !!!!


          • darkjack 24 août 11:12

            @Jean Neymar
            Voir même pour certain du basic suffirait :)


          • taketheeffinbus 23 août 10:38

            L’émergence de nouveaux emplois ne sera jamais suffisant en nombre pour compenser les pertes liées à l’automatisation. Et ça sera pire à mesure des perfectionnements d’IA.

            Si on remplace 1000 employés dans une entreprise par 1000 robots, un tant soit peu fiable côté matériels (et même sans ça...), au mieux il y aura un « mécanicien » pour 250 robots. Vous croyez vraiment que les 996 autres emplois perdus seront recréés ailleurs ? Voir même que des robots ne pourraient pas à terme, se réparer entre eux ?
            Ce qu’il va se passer est comparable à ce qu’il est advenu de l’agriculture depuis la seconde guerre mondiale à force d’optimisation des rendements avec la mécanisation, la différence c’est qu’il n’y aura pas de nouveau secteur seconde vers lequel fuir, le secteur tertiaire dépendant directement des revenus des gens du secteur secondaire pour survivre.
            Sans revenu universel, la robotisation condamnera 90% de la population à la rue et une forte précarité, conjugué à l’autoritarisme pour contrôler les masses révoltées.


            • gruni gruni 23 août 10:50

              @taketheeffinbus


              Comme je l’écris dans le texte, les nouvelles professions «  Seront-elles suffisantes pour tout le monde est une vraie et angoissante interrogation ? »
              Donc, à plus ou moins long terme il faudra installer le revenu universel.
              Euh, les gens auront-ils encore le droit de manifester dans la rue pour demander un augmentation de leur R.U ?

            • Arogavox 23 août 11:11

              @gruni

               incapable de concevoir que ’les gens’ puissent avoir enfin pris démocratiquement le pouvoir ? ... grâce à un accès à l’otium leur permettant enfin de faire face activement à leur devoir civique !
                
               Dès lors que la volonté générale sera respectée, le vieux schéma d’aller quémander (manifester dans la rue) ne saurait-il faire place à une démarche constructive et respectueuse d’expression publique de ses doléances légitimes ? Doléances traitées non pas par des robots, mais par une collectivité attentive et empathique, impliquant et respectant également chaque individu, qui auto-ajustera la hauteur pérenne de ce R.U. !

            • JulietFox 23 août 11:49

              @taketheeffinbus


              Comme les moteurs thermiques auront disparu, ça en fera un paquet de robots en moins !

            • V_Parlier V_Parlier 23 août 15:15

              @taketheeffinbus
              Ah, ça y est, le retour du revenu universel ! Parce-que réduire de 90% la charge de travail pour tous (en supposant que les hypothèses sont viables, je suis gentil) serait apparemment trop juste ? Il faut donc désigner 10% de sacrifiés qui bosseront pour servir les autres là où les robots et les ressources délocalisées ne conviendront pas (en 5 minutes on trouve plusieurs dizaines d’exemples faciles). Ah que c’est beau, les belles idées progressistes...


            • taketheeffinbus 23 août 17:25

              @V_Parlier

              Les 10% faisant le choix de travailler, seront simplement très bien payés, s’ils désirent travailler, c’est tout.
              Et dans une société ou le travail est derrière nous (TRAVAIL, et non ACTIVITÉ !), les gens auront sans doute davantage à cœur de contribuer au bien commun, au delà des notions d’argents.
              En attendant,vous critiquez le revenu universel, mais pas les arguments tenus en matière d’automatisation. Vous préferez quoi ? Demain tous SDF, ou dans des bullshits jobs créés et payés par l’État pour forcer tout le monde à aller au charbon et justifier un revenu, pour rien ?


            • V_Parlier V_Parlier 24 août 09:45

              @taketheeffinbus

              Comme je l’ai déjà écrit plus haut je ne crois pas à l’automatisation en tant que LE principal problème. Les rêveurs du monde meilleur utilisent d’ailleurs cette même chimère du high tech tout puissant pour nous promettre à tous des jobs intéressants : Même déni pour éviter de se faire contredire.
              Comme je ne vais pas me répéter, la réponse à « mais pas les arguments tenus en matière d’automatisation » est donc dans mes commentaires précédents. Quant à ce que vous proposez c’est ce qui se fait déjà aujourd’hui avec, au lieu de robots, des travailleurs délocalisés : Des allocs pour les uns, un salaire (supposé plus élevé, mouais...) pour les autres. Quand je vois ce que ça donne dans les « quartiers » (où les « égayeurs de nuits »’ roulent pourtant sur des engins neufs et ont tout ce qu’il faut d’autre à a maison) je me dis que je préfèrerai vivre dans un pays même plus pauvre où chacun doit encore travailler, même si c’est peu. Le pire c’est que vous croyez qu’il est possible de répartir la « richesse produite » (par les supposés robots) pour la distribuer équitablement. Ce qui ne peut se faire que si tout l’appareil de production est au main d’une entité régulatrice (on suppose en général, l’Etat). Donc ce « modèle » n’est applicable qu’en régime communiste. Il faisait d’ailleurs partie des rêves décrits par les journalistes dans les pays communistes des années 60-70. De ce côté, on peut dire qu’il se donnaient les moyens logiques de leurs projets. Après, bien sûr, reste le problème de la faisabilité concrète (et du développement d’un système communiste en situation de libre-échange mondial, oups...)

            • Raymond75 23 août 10:45
              La ’société numérique’ prépare une humanité où 10 fois moins d’individus très bien formés seraient suffisants ... Que faire des autres ? Les relégués dans des camps, dans des bantoustans.

              Personne n’a réfléchi à ce que deviendra notre société : pas les politiques (qui ont démissionné depuis longtemps devant la finance internationale), pas les syndicats, restés figés dans le passé, pas les sociologues ni les économistes qui vous expliquent toujours le passé, pas les philosophes, et bien entendu aucune religion ou ’spiritualité’ !

              Nous subissons les évolutions techniques au lieu de les maitriser dans un projet de société ; ce sera notre perte.


              • V_Parlier V_Parlier 23 août 15:27

                @Raymond75

                Mais arrêtez tous de dire qu’il faudra des gens bien formés ! Vous ne voyez pas déjà l’impact du caresse-écran et du pousse-bouton sur le niveau de connaissances scientifiques des gens ! Mais ils sont bien plus ignares techniquement que les bricoleurs des années 70 ! Et dans le professionnel c’est la même chose : La plupart des ingénieurs passent leur temps à faire du gratte papier administratif ou à appliquer des procédures de test auxquelles ils ne comprennent parfois plus rien (ça c’est le lot des jeunes arrivants qui ne seront jamais formés correctement et ne rêveront que de basculer dans le « management » pour échapper à ce boulot inintéressant).
                Les gens « bien formés » qui resteront nécessaires dans l’industrie européenne et américaine seront une partie infime (0.0001%) de l’effectif, réservé aux recherches plus stratégiques. Les « normalement formés », quant à eux, seront carrément inexistants chez nous. Ils seront tous... ailleurs, bien loin.

              • Fergus Fergus 23 août 15:54

                Bonjour, Raymond75

                « Nous subissons les évolutions techniques au lieu de les maitriser dans un projet de société ; ce sera notre perte. »

                Pas forcément ! Si cette évolution se confirme, et il y a toutes les chances qu’il en soit ainsi, la solution sera dans le partage réel du travail (des semaines de 20 heures par exemple) et la mise en place d’un Revenu Universel destiné à compenser le temps non travaillé.

                Personnellement, je suis persuadé que c’est vers ce type de société que l’on ira, et ne n’y vois que des avantages car cela permettra de libérer l’homme pour des activités plus créatives dans le domaine artistique.


              • V_Parlier V_Parlier 24 août 09:55

                @Fergus

                Je ne vois pas en quoi un revenu universel est nécessaire si le travail est déjà réparti en temps. Voulez vous dire que vous utilisez ce truchement comme le RSA d’aujourd’hui pour faire du dumping au salaire « compétitif » dans un monde « ouvert » ? Si c’est ça, l’argent doit bien venir de quelque part (pour l’instant il vient de la dette. Jusqu’à quand ? Et si on « oublie » la dette, le problème se posera bien entendu ailleurs : On paye avec quelque chose qui a une valeur ?). Si en revanche la raison est autre, serait-ce alors une autorisation de non-contribution pour les tire-au-flanc, alors que tout aurait été fait pour répartir le travail dans les meilleures conditions ?

              • Fergus Fergus 24 août 11:38

                Bonjour, V_Parlier

                Dans la société à laquelle je fais allusion, chacun est libre de travailler ou pas, en se contentant dans ce cas du seul RU, d’autres étant le cas échéant libres de travailler 40 heures s’ils le souhaitent. Le RU est un moyen de se libérer de la contrainte patronale, chacun étant libre de partir quand il le veut du fait d’un plus grand partage.


              • V_Parlier V_Parlier 24 août 14:03

                @Fergus
                Donc c’est le cas 2 : Un moyen de faire du dumping sur les salaires, alors que vous n’abordez même pas les éventuelles contraintes nécessaires pour la mise en place d’un tel système et/ou pour le rendre supportable (Régulations d’échanges ? Autonomie monétaire ? Paiement du RU en biens de consommation à défaut de création monétaire perpétuelle ? Ou alors : Méthode d’extension foudroyante du système au monde entier ?). Mais ne vous inquiétez pas : Si vous arrivez à faire appliquer ce truc là, je passe au « RU » directement. smiley (Le temps que ça durera, bien sûr).

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès