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Accueil du site > Actualités > Société > Sexisme, la véritable cible

Sexisme, la véritable cible

Depuis l'instauration du quinquennat présidentiel assorti d’une coïncidence des législatives et l’alternance mise en place pour offrir aux âmes simples un simulacre de démocratie, le pouvoir réel n’a plus changé de mains. Il n’a changé que de porte-paroles. La diversité est dans le style de l’interprétation de la partition, pas dans le changement du livret. Le répertoire est très restreint.

Les mouvements de « libération » inclus dans les kits de la pensée officielle (à monter soi-même à condition de n'utiliser que les pièces fournies) sont désormais bien cadrés, et toute tentative de présenter d’autres approches et d’autres perspectives que les mouvements « progressistes » mis en place par les stratèges de la « fabrication du consentement » sera rapidement « débusquée », soumise au détecteur de « fake-news » et cataloguée comme « complotiste » et « conspitationniste », si ce n’est « en voie de radicalisation ».

Depuis les années 80 et contrairement à ce qui se passait « avant », l’équité salariale entre les hommes et les femmes a été séparée de la lutte syndicale et politique pour devenir le « problème des femmes ». La manœuvre est habile : les efforts de la société doivent consister à réduire l’écart flagrant entre les rémunérations des hommes et des femmes, sans préciser si cette opération consistera à élever le niveau de vie des femmes salariées ou en abaissant le pouvoir d’achat des travailleurs masculins.

Les mouvements féministes demandent la fin du « patriarcat », un concept qui va bien au-delà des questions liées aux salaires et aux conditions de travail, mais la question qui n’est jamais posée est celle de savoir comment le pouvoir pourrait-il être réparti autrement en faisant abstraction du pouvoir économique. La désindustrialisation, les délocalisations et la libre circulation des capitaux se sont traduites par une dégradation de la situation économique des femmes salariées équivalente à celle subie par les hommes avec lesquels il se trouvent qu’elles sont souvent mariées ! Si l’écart masculin-féminin s’est réduit, le fossé entre les nantis et les plus démunis s’est élargi dans des proportions autrement plus importantes.

En pratiquent le dumping social qui consiste à mettre en concurrence les ouvrier du secteur manufacturier avec ceux d’autres pays où les travailleurs sont moins rémunérés ou pas du tout rémunérés, les accords « commerciaux » ont provoqué une diminution de fait des salaires, anéanti les possibilités de négociation et supprimé la sécurité. Les hommes en âge de travailler ont commencé à être confrontés au chômage à la même période que le travail des femmes se développait. Les dirigeants peuvent donc se vanter des progrès réalisés en direction des femmes qui se trouvent légèrement en avance sur les graphiques par rapport aux pertes subies par les hommes. Et tout ça dans un désastre socio-économique pour la population laborieuse.

Depuis les années 80, la productivité du travail a continué d'augmenter, mais les actionnaires et les dirigeants d'entreprise n’ont pas redistribué cette valeur ajoutée. Au contraire les niveaux de rémunération ont baissé en utilisant entre autres la possibilité de moins rémunérer les femmes que les hommes.

Une cause juste, la lutte pour une équité femmes/hommes, l’idée même de « libération de la femme », ont été utilisées pour faciliter la concentration du pouvoir politique et économique par une oligarchie qui ne s’intéresse au pouvoir que dans la mesure o$ il sert ses propres intérêts.

 

Les fantasmes idéalistes sur la capacité libératrice de l'emploi salarié dans le type d’économie qui est le nôtre font partie de la « théologie de la prospérité » dans laquelle l'histoire sociale est mise de côté et les rapports de classes sont remplacés par un « dialogue entre partenaires sociaux ».

Les femmes travaillaient déjà avant d’entrer sur le « marché du travail ». La distinction entre travail rémunéré et non rémunéré ne se fait pas dans n’importe quel contexte socio-économique. Ce n'est pas le « travail » qui libère comme l’affirment les idéologues autorisés. Le salaire est devenu une condition préalable indispensable pour pouvoir manger régulièrement, habiter dans un logement et participer à la vie sociale. Les puissances économiques ont créé un monde qu’elles contrôlent et elles ont ensuite entrepris de définir les luttes sociales recevables et sociétales dans les termes qui lui sont favorables. L'équité salariale entre les sexes a été entièrement manipulée dans ce cadre.

 

Trop souvent, les mouvements féministes sont utilisés comme moyen de diversion. Toutes les catégories sociales sont composées de femmes et d'hommes et les premières ne constituent pas une caste ou une classe particulière caractérisée par une réelle solidarité d'intérêts. L’invocation d'un conflit d'intérêts entre sexes ou la lutte pour l'émancipation d'un sexe à l'égard de l'autre est une tactique ayant pour but et comme conséquence de masquer les vrais rapports de domination et les vraies lignes de clivage dans la société, comme elle minimise l'importance des critères de différenciation physique entre individus (sexe, âge, état de santé, couleur de peau, morphologie) qui sont pourtant autant facteurs essentiels de discrimination sociale et d'exclusion.

Quoi qu’il en soit, pendant que les énergies s’épuisent en agitations et vociférations de la gent souricière, les gros chats noirs bien nourris peuvent faire la sieste : « C'est l'histoire d'un endroit qui s'appellait Mouseland. Mouseland était un endroit où toutes les petites souris vivaient et jouaient, naissaient et mouraient. Elles y vivaient d'une manière vraiment semblable à notre vie, à vous et moi. Elles avaient même un Parlement. Et tous les quatre ans, elles avaient des élections. Elles marchaient pour se rendre au bureau de scrutin pour y voter. Certaines se faisaient même conduire au bureau de vote. Et ensuite elles rentraient chez elles pour les quatre années suivantes. Tout comme vous et moi. Chaque fois qu'il y avait une journée d'élection, toutes les petites souris se rendaient aux urnes pour choisir un gouvernement. Un gouvernement formé de gros chats noirs bien nourris. »


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18 réactions à cet article    


  • Paul Leleu 9 mars 20:41

    oui, bien-sûr les causes sociétales ont largement (mais pas entièrement) servi à masquer la lutte des classes...

    Par ailleurs, le Capital est toujours en recherche de nouveaux marchés. Soit en créant des besoins artificiels (industrie, publicité), soit en allant manger les concurents, soit en allant coloniser (extensions géographiqiue), soit en créant un monde virtuel où faire des affaires (internet), etc. Soit encore en allant conquérir la Lune et le Cosmos, pour y étendre sa logique.

    Il me semble que l’intimité humaine est également un terrain d’expension pour le Capital en quête de nouvelles terres. Il faut « objectiver » les rapports humains, pour pouvoir les « quantifier », afin de pouvoir les transformer en nombres, et donc ultimement les monétiser. (la prostitution ou la pornographie ne sont que les aspects les plus caricaturaux et minoritaires de cette tendance).

    Les communautés informelles (et non monétisables) ont toutes été attaquées et détruites par le Capital... ce furent d’abord les communautés locales, la famille élargie, le village, la communauté religieuse. On s’attaque ensuite à la Nation, mais aussi à la famille restreinte (l’épidémie des divroces et la précarité relationnelle n’est pas un hasard). Je pense qu’un certain féminisme va dans cette direction.

    La conception narcissique et quantifiable des rapports amoureux entre dans cette logique. On parle des « mères-célibataires » y compris chez les gilets-jaunes. Mais cette incapacité à entrer dans des relations de couple constructives a été façonnée en profondeur par le Capital (notamment via l’industrie culturelle).

    Les gens refusent par principe toute verticalité : « ni dieu ni maitre ». Mais à la fin, ils ont un dieu (leur narcissisme) et un maitre (l’argent).


    • Chantecler Pink Marilyn 10 mars 08:49

      @Paul Leleu

      Souvent, la cible des mouvements féministes semble être les hommes, sans discernement entre pauvres, riches, « progressistes »ou « réactionnaires », et leur revendication est d’obtenir « l’égalité entre les femmes et les hommes ».

      Mais il existe d’autres points de vue à propos de la « condition féminine » qui intègrent le concept de classes sociales. Dans les analyses concernées, l’origine du sexisme (ou discrimination entre hommes et femmes, ce qui est une réalité indéniable) se situe dans les structures patriarcales et/ou capitalistes et non pas dans la « naure » du mâle homo sapiens.

      L’oppression subie par les femmes est une des formes que prend la domination d’un groupe dans une société de classes. Selon les époques et la pyramide sociale, la condition des femmes est différente chez les patriciens, les esclaves, les ouvriers, les aristocrates ou les petits bourgeois. On ne peut pas combattre le sexisme en ignorant cette évidence.


    • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 09:07

      @Pink Marilyn bonjour,

       Voici mon billet paru le 8 mars comme il se doit « Vive le politiquement correct ? » (le «  ? » est important) que je termine par des questions très précises à la gent féminine...
      Bonne journée


    • Arthur S Arthur S 10 mars 10:27

      @L’enfoiré

      Bonjour M. L’enfoiré !
      Votre pseudo n’est pas très joli, nii votre avatar, alors que sur votre blog, vous paraissez plutôt bel homme et souriant !
      Pourquoi dégrader votre image ? Par dérision ?
      Je comprends bien l’allusion à Coluche et la dos d’humour y afférant, mais Coluche a dit aussi : 

      « Tant qu’on fait rire, c’est des plaisanteries. Dès que c’est pas drôle, c’est des insultes. »


    • Paul Leleu 10 mars 12:13

      @Pink Marilyn

      oui, je suis d’accord avec vous... mais, je voudrais pas passer pour un odieux phallocrate, mais parfois je me demande jusqu’à quel point la femme est vraiment plus opprimée que l’homme, à classe sociale égale... C’est juste que les modalités de cette aliénation sont différentes...

      un homme doit répondre à un grand nombre d’exigeances pour avoir sa place dans la société, et pour être légitime aux yeux des femmes... c’est ainsi... l’argent par exemple est une question taboue... un homme sans argent et sans revenu est-il tout à fait un homme ?

      on parlait ailleurs des musulmanes qui se voilent... elles s’aliènent... mais elles aliènent aussi leur comapgnon, réciproquement... celui-ci est alors obligé de répondre à tout un tas d’injonctions aliénantes : surveiller la « moralité » de sa femme, la fliquer, être lui-même irréprochable socialement, être fort physiquement, gagner assez d’argent pour assurer la stabilité du foyer, etc. etc.

      la soumission peut être un moyen de contrainte subtile, en forçant l’autre à assumer les responsabilités et les contraintes du « dominant ». Les femmes réac’ transforment leur homme en un flic obssédé et aliéné...


    • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 18:30

      @Arthur S Bonjour,
       Pas très joli  smiley
       C’est ce m’avait dit mon épouse, il y a deux ans.
       Si vous venez sur mon site, je signe mes billets de Eriofne.
       Que signifie ce surnom ?
       C’est enfoiré mais en verlan.
       « ERIOFNE » est sur ma voiture à côté de ma plaque minéralogique.
       Changer et personaliser sa plaque est possible, mais c’est 1000 euros en plus...
       Mes compléments complémentaires restent toujours signés « L’enfoiré » comme mon adresse email.
       En fait, les deux pseudos se répondent et parfois sont opposés.
       Est-ce que vous vous auriez rappelé de eriofne si je ne vous l’aurais pas dit ?
       « Le syndrome d’Eriofne » vous en donne plus.

       Concernant l’humour et le rire font toujours partie de mes billets dans un coin.
       Quand une journée n’a pas son petit fou-rire, c’est une journée ratée.
       Vous voyez , les apparences sont toujours trompeuses.
       Il faut garder certaines choses secrètes... smiley


    • JL JL 10 mars 10:59

      ’’Une cause juste, la lutte pour une équité femmes/hommes,’’

       

      Je pense que remplacer ici égalité par équité est une erreur.


      • Chantecler Pink Marilyn 10 mars 11:42

        @JL

        équité = justice
        égalité = parité (pair = même statut)

        La notion de parité aboutit à l’absurdité de l’« affirmative action » (discrimination positive) qui, en imposant des quotas finit par pourvoir certains postes de personnes incompétentes pour pouvoir respecter les ratios imposés par une autorité.
        L’« équité », c’est le traitement des êtres sur le même registre : il est équitable de donner à chaque enfant dans une famille ce qui correspond à ses besoins en fonction de son age et non pas strictement la même part de gâteau, ce qui peut se révéler inéquitable quand un tout petit reçoit la même part de tarte que l’aîné. L’un gaspille, l’autre a faim. 
        A chacun selon ses besoins.
        Le mot « égalité » dans la devise nationale se réfère à l’égalité « en droit » qui échappe à nos contemporains qui n’ont pas connu les différences de statuts entre noblesse, clergé et tiers-état. Aujourd’hui, un contre-sens fâcheux consiste à croire qu’il s’agit d’un avant-goût des lendemains qui chantent alors qu’il s’agit d’un principe permettant aux roturiers de faire du commerce et spéculer à loisirs, ce qu’ils ne pouvaient pas faire avant.
        La notion d’égalité est ambiguë alors que celle d’équité ne l’est pas. 


      • JL JL 10 mars 12:22

        @Pink Marilyn
         
         je connais bien la nuance entre équité et égalité.
         
        Mais ici, égalité de salaire c’est clair ; équité de traitement, c’est la porte ouverte à tout et n’importe quoi.


      • Chantecler Pink Marilyn 10 mars 15:22

        @JL

        Le passage de l’article concerné ne faisait pas référence aux seuls salaires, mais à la revendication globale égalité hommes/femmes.
        Il est clair que l’équité passe pas l’égalité des salaires (travail égal, salaire égal), mais tout n’est pas quantifiable comme l’est un salaire (du moins tant que l’activité de production sera soumise à l’exploitation salariale), et le le terme d’« égalité » ne rend pas compte des aspects qualitatifs. Il n’y a pas d’agalité homme/femme dans la gestation, ni dans la façon de se procurer du plaisir mais on peut espérer que la relation amoureuse soir autre chose qu’une domination de l’un par l’autre et que chacun prenne son pied de façon équitable, mais pas « égale », ce qui n’a aucun sens. 


      • JL JL 10 mars 17:58

        @Pink Marilyn
         
         tout à fait d’accord.


      • Claude Simon Claude Simon 11 mars 08:51

        @Pink Marilyn

        vivant dans un modèle familial matriarcal, J’ai beau regarder autour de moi, les femmes gagnent plus que moi.

        C’est vrai, elles travaillent plus longtemps. Mais les risques de leurs postes, de ce que j’ai vu dans l’entourage proche, sont moins élevés, ce qui pourrait justifier une différence de temps.

        Après, une femme n’est pas forcément seule, si elle gagne trop, elle risque de gâter ses enfants alors que l’homme serait plus enclin à gâter les casinos de toutes sortes.


      • Raymond75 10 mars 11:57

        Marilyn rose, j’approuve globalement votre article, à une petite réserve près : j’ai adhéré à la CFDT pendant une trentaine d’années, et je peux témoigner que ce syndicat interpellait régulièrement les DRH pour que les salaires féminins soient identiques (à conditions égales) aux salaires masculins.

        Diviser pour régner et moduler les salaires était l’affaire des DRH, et les syndicats n’étaient pas complices.

        Mais la situation des femmes en France et ailleurs est pour partie un héritage du passé, qui a ses raisons, et les évolutions sociales réelles ne se décrètent pas par la loi.

        Je vais prendre un exemple : en 1973, une jeune femme a été major au concours d’entrée à Polytechniques (Anne Chopinet) ; elle a fait de brillantes études et a eu une très belle carrière. Cette personne était exceptionnelle, mais elle a démontré de manière éclatante que à la fin des années 60, une jeune fille pouvait passer le Bac scientifique, faire une prépa Maths sups et Maths spés, passer les concours aux écoles d’ingénieurs et aussi ceux des Grandes Écoles d’ingénieurs.

        J’ai été ’chef de groupe’ lors d’examens et de concours du supérieur. En 2017 il y avait environ 35 % de jeunes femmes qui se présentaient aux concours d’accès aux Grandes Écoles d’ingénieurs ; il aura donc fallut deux générations pour modifier les habitudes et pour que les filles se sentent libres et capables de faire des études il y a peu considérées comme destinées aux hommes. En terme d’évolution sociale profonde, il s’agit d’un délai normal.

        Imaginez la vie dans un milieu d’ouvrier il y a 150 ans : le travail était physiquement très dur, les heures de travail deux fois plus nombreuses qu’aujourd’hui, la sécurité quasi absente. Dans les fait ces travaux ne pouvaient être fait que par les hommes.

        Faute de maitrise de la procréation, et du manque d’hygiène et d’accès aux soins, de très nombreux enfants mourraient en bas âge. Pour espérer avoir un ou deux enfants qui atteignent l’age adulte, il fallait en élever cinq. A l’époque il n’y avait aucun appareil ménager qui venait soulager le travail domestique, donc il fallait bien que les couples se répartissent les tâches. Essayez de vous priver de vos appareils ménagers pendant un mois (et je doute que vous ayez cinq enfants) !

        C’est de ce monde que nous sommes issus ; le confort et la contraception ne sont réellement disponibles que depuis les années 70, et c’est à cette époque que l’on a commencé à remettre en cause le statut dit ’traditionnel’ des femmes.

        Aujourd’hui c’est bien enclenché en droit, moins bien dans les faits, mais c’est irréversible.


        • Esprit Critique 10 mars 18:42

          Pour rogner les in-équités hommes femmes, c’est au niveau de l’égalité des chances et des droit qu’il faut agir. Les libertés de chacun et chacune doivent être défendues avec une rigueur absolue dans L’éducation, la formation professionnelle, etc …

          Toutes formes de discriminations « positives » ou de règlementations paritaires, qui sont contraires aux lois fondamentales sont a proscrire supprimer et éradiquer.

          Et la ça commencera a s’améliorer. La notion de temps ne peut pas s’effacer, il faut être con pour imposer des quotas dans une société bancales.

          On obtient des résultats dans ce genre de sujet par un travail de fond et des calendriers plausible et réfléchit.

          Le fait que ces in-équités ne peuvent être résolues que globalement dans tous les champs et aspect de la société est une évidence absolue. seuls les socialos et les marcheurs nient les réalités.


          • Montdragon Montdragon 10 mars 19:58

            J’aimerais qu’on m’expose dans quelles sociétés les femmes sont payées moins à poste égal.

            Le plus idiot dans cette lutte est que les femmes ouvrières ou employées s’engouffrent dans le débat sans saisir qu’il s’agit, encore et toujours, de la lutte des bourgeoises salariées.


            • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 10 mars 21:48

              J’ai bien peur que ces agitateurs, très spécifiquement motivés, s’en foutent de la véritable cible.

              Et je suis terrifié à l’idée que le français moyen passif s’en foute aussi.


              • Claude Simon Claude Simon 10 mars 22:18

                "En pratiquant le dumping social ... Et tout ça dans un désastre socio-économique pour la population laborieuse."

                Et oui, nous avons d’un côté de la pyramide sociale des psychopathes qui créent un gâteau de fausse monnaie suivant leurs désirs, ou des indicateurs économiques, ce qui est en l’espèce est synonyme, de l’autre ceux qui créent la valeur ou les conditions de celle-çi, qui en perçoivent les miettes. Le premier groupe peut opérer le chantage de la mondialisation, de l’inflation, des taux, le second peut se comporter tel un goujeon (il suffit d’avoir une pensée émue pour notre éditorialisté préféré de la presse de multinationale) pour optimiser ses faveurs.
                En capitalocrassie, la richesse est inversement proportionnelle avec la distance de la planche à monnaie-dette (publique ou privé, d’ailleurs).

                Le travail créant la valeur, percevoir un salaire devrait valoir création monétaire, consommer devrait valoir destruction. Dès lors, la mondialisation ne deviendrait pas l’idiologie assouvissant les rêves esclavagistes ou dominateurs de certains. Et la rue ne serait plus le théatre jouant une mauvaise pièce de régime de faveurs, social ou pas.

                Après, travailler étant trop dur, l’économie étant la science de l’enfumage et du patati patata...


                • Claude Simon Claude Simon 10 mars 22:43

                  Concernant le reste de la prose (très belle au demeurant), je me demande qui concentre le choix de polémiques qui n’autorisent qu’à faire cliver des valeurs traditionnelles, comme le patriarcat ou le matriarcat.

                  Ces incantations à domestiquer, occuper et vendre le cerveau reptilien des masses pendant que l’élite peut s’en absoudre par le seul déni, tel Castagneur, me laisse songeur. Il y a forcément un ou plusieurs architectes derrière.

                  Je veux bien reconnaître que si, pour ne pas trop se prendre la tête, seul le scandale paye en art, seule la transgression fait suffisamment de bruit pour occuper l’espace numérique, puis sociétal d’un pays désindustrialisé.

                  Au moins, ça ne fait pas appel au cortex des masses, les zélites peuvent souffler.

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