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Viols, enlèvements, crimes rituels : Les dangers qui menacent les enfants de Côte d’Ivoire à l’approche des élections

Le viol d’une petite fille de trois ans en Côte d’Ivoire le vendredi 28 septembre 2019 et morte le lundi 30, a jeté l’effroi et l’indignation sur les familles ivoiriennes. La mort de la petite Bouassa Ahou Océane continue de répandre l’effroi sur la Côte d’Ivoire.

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Dimanche 06 octobre 2019, une grande marche de plusieurs dizaines de personnes indignées, est organisée pour dénoncer les crimes contre les enfants de Côte d’Ivoire. Cette manifestation a été suscitée par le viol de la petite Bouassa Ahou Océane âgée de trois ans, un autre crime qui s’est ajouté à la longue liste de crimes perpétrés impunément contre les enfants, en Côte d’Ivoire. Une seule question était sur les lèvres des manifestants que nous avons interrogés au cours de cette marche : « Pourquoi ces nombreux crimes contre les enfants ? » Le ton était coléreux. Selon une jeune dame visiblement affectée, « avant 2010, de tels crimes étaient rares en Côte d’Ivoire. Mais aujourd’hui, nos enfants sont en danger. Quand nos enfants vont à l’école nous avons peur. Plusieurs fois des enfants ont été kidnappés aux abords des écoles et leurs corps ont été retrouvés avec des organes amputés ou vidés de leur sang. » Pour un autre marcheur contre le viol de la petite Océane, « les parents doivent être vigilants car les élections présidentielles approchent. Les crimes rituels contre nos enfants vont se multiplier. » Le 3 mai 2018 Fanny Pigeaud publiait sur MEDIAPART : « Des soupçons de sacrifices humains ponctuent les campagnes électorales en Côte d’Ivoire. Une vague de sacrifices humains, appelés aussi "crimes rituels" et ciblant principalement des enfants, a effrayé la Côte d’Ivoire ces derniers mois. » L’article de Fanny Pigeaud révèle encore que « les Ivoiriens ont remarqué que les alertes concernant des disparitions d’enfant s’étaient multipliées dans les mois précédant la dernière Coupe d’Afrique de football des nations (CAN) de février 2015, mais surtout dans les périodes précédant des échéances électorales. Les événements des dernières semaines ont par exemple commencé alors que s’approchaient des élections sénatoriales qui ont eu lieu le 24 mars. » 

  Selon des statistiques, de février à mars 2017, il y a eu plus de 40 crimes rituels contre les enfants. Et 40 autres ont été recensés au premier trimestre de 2018. La police ivoirienne, soutient que la plupart des enfants enlevés dans différentes régions du pays, « sont retrouvés morts mutilés, avec la disparition de leurs parties génitales ou décapités ». Pour beaucoup d’Ivoiriens, les crimes rituels sont entrés en Côte d’Ivoire, depuis l’avènement de la rébellion. De nombreuses vidéos ont publié des sacrifices humains (sacrifice des gendarmes) au stade de Bouaké par les Forces Nouvelles qui ont porté Ouattara au pouvoir, et qui constituent aujourd’hui les Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (FDS). Alors que les élections présidentielles approchent à grands pas en Côte d’Ivoire, le viol de la petite Océane inquiète les Ivoiriens. L’Onu doit se pencher sur ce mauvais sort réservé aux enfants ivoiriens. Elle doit mettre la pression sur les autorités ivoiriennes afin que cessent ces crimes rituels contre les enfants. Les enfants ont droit à la vie.

  Depuis 2010, quand le pays a basculé dans la guerre postélectorale, les droits des enfants ivoiriens sont régulièrement violés. Les enfants continuent d’être les plus grandes victimes de cette crise postélectorale qui n’a pas encore trouvé de dénouement idoine pour les ivoiriens, puisque la réconciliation tant attendue n’a jamais été possible. En 2011, les enfants ont été les plus grandes victimes de l’embargo mis sur les médicaments en provenance de l’Union européenne. A cause de cet embargo-là, les enfants sont morts en cascade dans les hôpitaux en 2011. Les enfants de Côte d’Ivoire ont droit à la vie, seule une véritable implication de l’Unicef peut pousser le gouvernement à s’intéresser véritablement au phénomène d’enlèvement et à l’assassinat d’enfants en Côte d’Ivoire surtout à l’approche de la présidentielle prévue pour octobre 2020.
 

Colbert Kouadjo


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7 réactions à cet article    


  • adeline 15 octobre 10:51

    Bonjour, sans aucune provocation, on voit bien que l’Afrique n’est pas encore entrée dans l’Histoire.

    En Europe aussi se passent de telles horreurs (certaines affaires sont tellement horribles qu’elles ne sont pas révélées.

    Merci de votre article


    • ETTORE ETTORE 15 octobre 12:23

      Deux choses :

      L’auteur nous explique le barbarisme, l’obscurantisme maladif d’une partie de la population, prête à sacrifier des enfants comme de vulgaires gri gri, pour un match de foot ou des élections à remporter.....

      Et puis fait l’amalgame sur l’embargo des médicaments et la mort des enfants ivoiriens.....

      (Chose que je ne nie pas, mais la présence de ces quelques lignes plus bas, après la citation de la barbarie extrême des même Ivoiriens, résonne comme un lien uni nauséabond)

      Pensez vous vraiment qu’un pays descendu aussi bas dans la barbarie ( meurtres d’enfants ritualisés, trafic d’organes....) puisse être sauvé, juste en protégeant les enfants ?

      Et que cela serait le seul levier pour faire bouger son gouvernement ?

      Après les enfants soldats, voilà les réserves d’organes, le grand retour de la sorcellerie .....

      Admettez que cela reste une spécialité grandement Africaine.

      Malgré tout, nous en avons, ici, quelques bon exemples, mais sous un nom plutôt

      « Sataniste »


      • rugueux 15 octobre 13:03

        Faut pas s’affoler pour si peu, ce sont juste les habituelles chimpanzeries que l’on retrouve avant chaque élection du Gabon à la RCI et de la RDC au Libéria....


        • Surya Surya 15 octobre 13:26

          Y a-t-il des associations en Côte d’Ivoire qui tentent de lutter contre cette « pratique » du crime rituel ? 

          Cela dit, je ne suis pas sûre qu’on puisse classer le viol d’une petite fille de trois ans dans la catégorie des crimes rituel. Ca ressemble plus à un détraqué sexuel qui a sauté sur une opportunité, si je peux m’exprimer ainsi, qu’à quelque chose de rituel.

          Sans vouloir critiquer votre article puisqu’il aborde un sujet vraiment difficile, celui d’atrocités commises sur des enfants, et que ce n’est pas évident d’écrire sur un tel sujet, et que vous avez le grand mérite de dénoncer cela, je me demande tout de même si vous n’avez pas mélangé deux sujets distincts dans le même article ?

          Cela se passe-t-il dans tout le pays ou seulement certains endroits ? Beaucoup d’enfants se rendent-ils seuls à l’école ? Les parents ont intérêt à être plus que vigilants en effet ! Avec des risques pareils, et s’il n’y a pas grand chose à faire à l’heure actuelle pour éradiquer définitivement ces pratiques, le mieux serait sans doute de ne jamais laisser les enfants seuls, non accompagnés d’un adulte, où qu’ils aillent.


          • Nicolas_M Nicolas_M 15 octobre 16:36

            Pratiques ultra-marginales de quelques psychopathes concernant moins de 0,0006% des enfants (faites le ratio avec vos propres chiffres) de ce pays. Dit autrement, 99,9994% des enfants de côte d’Ivoire sont élevé sans risquer le viol, l’enlèvement ou le crime rituel à l’approche des élections. Si on listait les problèmes de Côte d’Ivoire, celui-ce devrait être en toute dernière position.

            C’est nullissime et c’est un procédé totalement malhonnête de personnifier un fait divers en donnant des détails sordides pour ensuite généraliser la situation à un pays entier. Non pas que ce soit tragique ou qu’il ne faille pas luter contre. Mais simplement que ce n’est qu’un fait divers invisible à l’échelle d’un pays où 29,8% des enfants souffrent d’Émaciation, 7,5% souffrent d’un retard de croissance grave, 20% n’ont pas accès à l’eau potable, 450 milliers de personnes véhiculent le SIDA, 26% des enfants travaillent, 10% des filles sont excisées, 47% des femmes souffrent de violence conjugale, 91% des enfants sont éduqués par la violence, 59% des enfants ne bénéficient pas de l’accès aux soins ....


            Source UNICEF


            • banban 15 octobre 19:45

              Après à la vitesse ou il les pondent, un de plus ou un de moins....

              Ok je sors.


              • Ruut Ruut 16 octobre 16:27

                Que fait la police et la Justice de ces pays ?

                Probablement la meme chose que chez nous, pas grand chose si la famille est pauvre.....

                L’affaire Epstein est le triste reflet Occidental de cette réalité Mondiale, tue Politiquement et Médiatiquement......

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