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L’inflammation est le mal du siècle ; les Covid-19, aigu et chronique, le confirment

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 a) En décembre 2019, le monde entier ignorait la circulation d’un terrible virus amené à se propager sur la planète, occasionnant bientôt trois millions de décès, avec un désordre mondial que l’on n’a pas connu depuis 1945. C’est en décembre 2019 que fut publié dans Nature medecine un article passé inaperçu comme la plupart et pourtant s’avérant prémonitoire, alertant non pas sur le virus mais sur un mal du siècle qui ne peut plus être passé sous silence depuis la crise sanitaire du Covid en 2020. Lors des deux dernières décennies, la médecine a fait une découverte ou disons un constat devenu d’une grande importance car il concerne les enjeux de santé publique. Le système immunitaire et les réponses inflammatoires ne sont pas seulement impliqués dans quelques pathologies bien identifiés ; leur dysfonctionnement est constaté pour un nombre conséquent de désordres pathologiques. La liste est étendue, y figurent des maladies cardio-vasculaire chroniques, cardiopathies, ischémies, athérosclérose, pouvant s’amplifier et occasionner des accidents, infarctus, AVC, le diabète de type II, des pathologies rénales, des désordres métaboliques, souvent constatés chez les sujet en surpoids, les pathologies dégénératives, neuronales ou autres, les polyarthrites, ainsi d’autres syndromes causés par une auto-immunité excessive, et last but no least, des maladies chroniques causées par une infection virale mal résolue. Au final, les pathologies associées à une inflammation déficiente et chronique occasionnent plus de la moitié des décès selon les auteurs de cette étude (Furman, 2019). Les revues sur les pathologies inflammatoires se comptent en centaines.

 L’inflammation est un procédé physiologique conservé par l’évolution, permettant de protéger l’organisme contre des agents infectieux, bactéries, parasites, virus, des toxines, des stress de natures diverses, coupures. Ce procédé possède un tropisme, il est localisé sur un tissu, un organe ou alors il est systémique. Lorsque le tropisme est ciblé sur un organe, le syndrome devient typique, par exemple une fatigue chronique en cas de neuro-inflammation, ou alors dans les dermatoses avec des altérations observées sur la peau. Les cliniciens distinguent parfaitement les deux types d’inflammation, aiguë, violente et rapide lorsqu’une perturbation exogène affecte l’organisme, ou chronique, de basse intensité, lorsque des facteurs endogènes stimulent durablement les mécanismes activant une réponse inflammatoire qui le plus souvent, est de basse intensité. Une infection virale ou bactérienne produit une violente inflammation, causant douleurs, fatigue, fièvre, puis se résorbant aussi vite qu’elle est apparue, avec des signaux moléculaires constatés dans les analyses sanguines. Taux de CRP, ferritine, cytokines.

 Pour faire simple, l’inflammation est en quelque sorte le bras armé de l’immunité. Elle permet l’élimination des cellules devenues étrangères ou hostiles à l’organisme, des cellules pouvant être infectées par un virus ou tout simplement être dégradées et dysfonctionnelles, abimées. En amont, le système immunitaire dispose d’une batterie de détecteurs permettant de signaler une anomalie dont l’interprétation par le système immunitaire conduira au déclenchement des réponses inflammatoires et immunitaires, avec les cellules tueuses et les signaux cytokiniques. Lorsqu’un virus infecte un hôte, avec par exemple un ADN simple brin, celui-ci est reconnu par une molécule détectrice spécifique pouvant activer un système relais. Lorsqu’un virus à ARN infecte une cellule (grippe, corona…) la phase de réplication passe par un ARN double brin, lui aussi détecté par un récepteur couplé lui aussi à un système d’activation. La séquence est simple dans son principe. Après détection d’une anomalie et interprétation, une série de signaux cytokiniques sont activés, incluant les interférons dont l’effet est de simuler l’expression de dizaines, voire centaines de gènes. En cascade, les cellules responsables de l’inflammation sont mobilisées. Les deux schémas antiviraux ci-dessous explicitent quelques mécanismes de la réponse innée intervenant en amont de la réponse acquise au cours de laquelle des cellules T et B se divisent pour relayer la réponse immunitaire et inflammatoire et générer une mémoire.

 

 Anomalie → détection, interprétation → cytokines → réponse inflammatoire

 

 ADN → GAS → STING → Interféron-I → Cytokines, NF-kB → Cells

 

 ARNds → TLR3 → TRIF → Interféron-γCytokines→ Th1, macrophages

 

 L’inflammation est donc une composante essentielle du système immunitaire dont le rôle est de maintenir l’organisme en état de fonctionner, en corrigeant s’il y a lieu toute anomalie pouvant être détectée par les dispositifs adéquats que sont les récepteurs intracellulaires capables de détecter une intrusion virale ou alors les récepteurs membranaires des cellules compétentes, T et B activées dès qu’elles constatent des anomalies à la surface des membranes cellulaires dans les tissus et organes. L’immunité n’est pas réservée aux seules infections. Elle prend en charge des dommages consécutifs à une plaie ou une brulure amenées à cicatriser. L’immunité détecte alors les cellules endommagées et déclenche un processus d’élimination. Elle intervient aussi pour éliminer les cellules mortes après une réponse face à une infection, en détectant les déterminants antigéniques liée aux dommages (DAMPs) après avoir détecté les antigènes des agents pathogènes (PAMPs). Il n’y a en réalité qu’une seule immunité organisée avec le doublet surveillance immunitaire et réponse inflammatoire. Cette immunité se décline alors en plusieurs voies selon le type de dommages, le type de détection, l’interprétation et l’intensité requise avec une dynamique ajustée à la progression de l’infection s’il y a lieu. 

 

 b) L’immunité est permanente, l’inflammation aussi et du reste, un seuil acceptable d’inflammation est le signe d’un bon état de santé. On peut même concevoir une inflammation asymptomatique. L’inflammation devient pathologique et chronique lorsqu’elle atteint un seuil suffisant pour produire des syndromes chez le sujet. Elle est alors le signe d’une défaillance physiologique qui le plus souvent, passe au travers des analyses, bien que quelques signes aient été observés, par exemple un taux de CRP significatif dans quelques pathologies auto-inflammatoires. Le Covid-long entre dans ce cas de figure. Il échappe aux investigations cliniques. Les imageries cérébrales n’ont pas montré de lésions et signes particuliers. Les cliniciens de l’hôpital de la Timone ont cependant effectué des mesures par tomographie visant à mesurer la consommation de glucose et cette fois, le Covid-long a montré sa signature sous forme d’un désordre métabolique. Ce qui confirme la présence d’une inflammation qui souvent, cause des désordres dans le métabolisme mitochondrial (Guedj, 2021). Et pour le Covid-long, ce désordre se situe au niveau cérébral, ce qui est cohérent avec la fatigue chronique des patients. La cause de cette inflammation reste inconnue bien que la piste auto-immunitaire puisse être envisagée.

 L’auto-immunité consécutive à une infection serait causée par des anticorps possédant des épitopes immunogènes, ou alors des cellules B et T circulantes et identifiées comme immunogènes par le système immunitaire. La science ignore pourquoi et comment ces processus émergent lorsqu’un organisme se met à diriger ses mécanismes inflammatoires contre ses propres composants. Nous pouvons juste constater une immunodéficience caractérisant le système immunitaire dit adaptatif puisque cette déficience devient chronique et durable. Les données cliniques obtenues sur les infections virales et leurs conséquences dévoilent les deux types de déficiences immunitaires lors de la réponse à l’infection puis longtemps après, lorsqu’une auto-inflammation de bas niveau devient la cause de symptômes gênant ou alors invalidants. C’est le cas pour une infection aigüe comme la mononucléose causée par l’herpès mais aussi pour les infections causées par le SARS-CoV-2.

 La pandémie de Covid a placé l’auto-inflammation sous les projecteurs des sciences biologiques avec deux constats. D’abord l’inflammation pré-Covid qui paraît maintenant déterminante dans l’étiologie des formes graves, affectant les sujets présentant des déficiences auto-inflammatoire. Puis l’inflammation post-Covid, causée par une auto-immunité consécutive à la réponse antivirale. L’inflammation chronique se dessine résolument comme le mal du siècle. Elle passe parfois sous les radars des analyses car elle n’a pas une signature cytokinique marquante bien qu’elle soit symptomatique. En revanche, lors d’une inflammation aiguë, les marqueurs explosent dans les analyses et la signature cytokinique est accentuée. Si l’on compare la réponse inflammatoire à une arme biologique, bras armé de l’immunité, utilisée par l’organisme, alors la signature cytokinique représente un langage moléculaire adressé à l’armée des cellules inflammatoire pour mener la guerre immunitaire contre les anomalies et les invasions infectieuses ou toxiques. Ce langage est très élaboré car la réponse doit être adaptée à la complexité de chaque situation. C’est beaucoup complexe qu’un signal hormonal ordinaire comme peut l’être l’adrénaline. Une seule molécule peut activer diverses fonctions, métaboliques, cardiaques, vasculaires, neuronale, pour augmenter la puissance mécanique d’un organisme, puissance nécessaire à la survie, lorsqu’il faut fuir un prédateur notamment.

 Les investigations sur les biomarqueurs et la signature cytokinique n’ont pas donné des résultats convaincants. Tout au plus quelques marqueurs ont été trouvés fréquemment. La protéine C réactive, un classique pour ainsi dire, avec l’IL-6, Il-1β et le TNF-α. Le processus inflammatoire est bien plus complexe et requiert un effort scientifique conséquent (Furman, 2019)

 

 c) Les sciences médicales et l’immunologie fondamentale devront relever ce défi que représente l’étude des processus immunitaires avec un regard appuyé sur les réponses physiologiques après une infection, ainsi que l’étiologie et l’impact de l’inflammation chronique systémique (SCI). La pandémie de Covid n’a fait que renforcer la nécessité de relever ces défis. Ce défi s’organise autour de trois pôles, (i) comprendre les réactions inflammatoires après une exposition à un agent infectieux, ces réponses étant le plus souvent locales, y compris pour le Covid aggravé qui n’est pas en règle générale causé par un orage cytokinique systémique mais une hyper-inflammation au niveau pulmonaire. (ii) comprendre les facteurs et l’étiologie de l’inflammation systémique chronique dont on sait qu’elle est à la fois un facteur de mauvaise santé et de morbidité accrue et un terrain miné favorisant les déficiences immunitaires face aux agents infectieux. Ce fait ayant largement été constaté et trop peu commenté depuis la pandémie de Covid. (iii) Inversement, un agent infectieux peut conduire vers un état inflammatoire pathologique et durable. Ces faits ont été observés lors d’infections diverses et constatés pour une partie non négligeable des patients infectés par le SARS-CoV-2, même ceux qui ont été affectés par une forme bégnine ou asymptomatique. 

 

 Bien que l’inflammation chronique puisse recéler de nombreuses zones d’ombres moléculaires, son étiologie est accessible avec les observations par les cliniciens. Les facteurs favorisant ou réduisant ce syndrome sont connus. Voici quelques indications extraites de cette revue sur le SCI (Furman). Ces notes n’incluent pas les déterminants génétiques pouvant influer sur l’étiologie de cette pathologie.

 

 1 Le grand âge. La sénescence cellulaire produit des composants immunogènes susceptibles de déclencher des détections auto-immunes et donc de produire un état inflammatoire à bas bruit, ce qui fragilise les personnes âgées mais cela, nous le savions depuis des lustres

 2 L’alimentation. Les mauvaises habitudes alimentaires favorisent un état inflammatoire. Sont mis en cause les aliments transformés par l’industrie, l’alcool et toutes ces substances introduites pour altérer le goût, édulcorants, émulsifiants. N’oublions pas que l’inflammation peut aussi être déclenchée par des molécules dont la toxicité est plus ou moins avérée, appartenant à la grande famille des xénobiotiques. En revanche, une alimentation saine réduit les risques inflammatoires

 3 La dysbiose. L’altération du microbiote modifie la perméabilité de la barrière intestinale. Plusieurs facteurs influencent le microbiote, parfois une infection mais aussi et surtout une alimentation non appropriée (comme cela est signalé dans le point 2)

 4 Sédentarité ou exercice. Le mode de vie sédentaire est connu pour favoriser les états pathologiques chroniques et notamment le SCI. En revanche, les sujets pratiquant un exercice physique régulier, sans pour autant être sportifs, sont protégés de cette pathologie. Les scientifiques l’expliquent après avoir noté que le muscle squelettique est aussi un organe endocrine produisant des cytokines et des myokines circulant dans le sang et dont l’effet est de réduire l’inflammation systémique.

 5 Hygiène de vie. Des facteurs environnementaux et sociaux sont aussi suspectés de favoriser l’inflammation chronique. Les polluants atmosphériques sont sur les radars mais aussi d’autres critères comme le mode de vie urbain avec le stress accumulé et le sommeil fortement perturbé. Ce mode de vie moderne est foncièrement différent de la vie à l’ancienne avec le sommeil calé sur les rythmes diurnes. L’homme urbain a perdu le lien avec ses horloges biologiques et le problème ne se résume pas à la qualité du sommeil. La nutrition est aussi impactée à la fois dans la qualité des aliments que le rythme des repas. Nombre de nutritionnistes en sont encore à recommander expressément un copieux déjeuner le matin avant de partir à l’école ou au travail. Si bien que beaucoup mangent le matin des céréales et autres tartines nutéllisées alors qu’ils n’ont pas faim. En fait, deux repas quotidiens suffisent. De plus, le grignotage à toute heure participe aux mauvaises habitudes nutritionnelles. Le foie n’a plus le temps pour se reposer.

 

 En conclusion, s’il n’y a pas de solution miracle pour se doter d’une immunité robuste et fonctionnelles, pas plus la vitamine D que le régime idéal, en revanche, on connaît un nombre certain de facteurs pouvant altérer l’immunité et causer des pathologies inflammatoires le plus souvent indétectables dans les analyses. On ne peut qu’être consterné par les mesures sanitaires d’enfermement des populations. Pour freiner une épidémie, les autorités causent un problème de santé publique collatéral et massif.

 

 d) L’étude des défaillances et déficiences immunitaires est d’un grand intérêt, que ce soit pour comprendre l’étiologie des états de santés dégradés que pour expliquer le développement de formes graves après une infection virale. Les défauts de l’immunité causent des dizaines de maladie, certaines ayant une signature cytokinique et cellulaire. Des cliniciens ont sauté sur l’occasion du Covid-19 pour publier une revue faisant le point sur le syndrome d’activation des macrophages (MAS) accompagnée d’un désordre cytokinique et observé dans deux pathologies chroniques caractérisées comme systémique, l’arthrite juvénile idiopathique désignée aussi comme maladie de Still et cette même maladie affectant des adultes, aussi rare qu’elle est invalidante. Chez ces patients, le taux de ferritine est élevé, signe d’un désordre inflammatoire conséquent, avec des douleurs et une fièvre importante. Les patients gravement touchés par le Covid-19 présentent aussi une signature hyperinflammatoire si bien que le syndrome d’activation des macrophages a été pressenti comme une possible signature du Covid aggravé tout en précisant que ce caractère impose des investigations supplémentaires (McGonagle, 2021)

 En fait, aucune pathologie inflammatoire ne ressemble à une autre. Si tel était le cas, il n’y aurait que quelques maladies or il en existe des dizaines, voire des centaines, ce qui conduit l’un des auteurs de l’article mentionné, McGonagle, à proposer un schéma de classification des maladies liées au système immunitaire et/ou inflammatoire, en distinguant d’une part l’immunité inné et l’immunité acquise et en différenciant d’autre part l’auto-immunité de l’auto-inflammation. Le syndrome MAS aurait deux causes, ou bien une perte de fonction dans l’immunité innée, ou bien un gain de fonction dans l’immunité acquise liée aux cellules B + T et plus précisément, aux antigènes détectés par le complexe d’histocompatibilité de classe II (McGonagle). On comprend pourquoi ce genre de travaux concerne de près l’étude du Covid dont l’étiologie passe par ces hypothétiques pertes ou gains de fonction dans les deux classes d’immunité. Tout en notant que l’immunité innée est plus robuste chez les jeunes alors que l’immunité acquise, responsable des formes graves chez les seniors, est plus développée avec l’âge. Etant plus développée, un gain de fonction du système immuno-inflammatoire peut engendrer les désordres constatés pour le Covid et localisés dans les tissus pulmonaires avant de devenir chez certains un désordre systémique. En revanche, les quelques cas de Covid avancé observés chez les très jeunes enfants semblent relever d’une autre étiologie, apparentée à celle de l’arthrite juvénile et sans doute liée à une perte de fonction de l’immunité innée. Ce Covid atteignant de jeunes enfants a également été comparé à la maladie de Kawasaki, elle aussi d’origine inflammatoire. Enfin, des cas de syndrome inflammatoire multisystémique (MIS) ont été observés aux Etats-Unis ces dernières semaines que l’on ne sache s’il existe un lien avec l’épidémie de coronavirus.

 

 Au final, le SARS-CoV-2 produit un spectre étiologique conduisant à un spectre clinique étendu, autrement dit, il n’y a pas un mais des Covid-19. Ce spectre s’explique par la diversité des réponses immunitaires et inflammatoires, à la fois dans les formes infectieuses se développant après avoir contracté le virus et les formes post-infectieuses causées par une auto-immunité sans que l’on sache exactement quelle en est la cause, sans doute des clones réactifs. Le spectre élargi du Covid reflète le spectre encore plus diversifié des maladies dont l’étiologie se place sur une échelle compliquée avec une prédominance auto-immune ou bien auto-inflammatoire, conformément à la classification proposée par McGonagle. Des investigations supplémentaires sont nécessaires pour clarifier ce spectre étiologique et clinique provoqué par le SARS-CoV-2, un virus au triple tropisme, voire plus.

 

 L’inflammation combinée à l’immunité devrait être déclarée cause de santé publique majeure et doit être étudiée en utilisant non seulement les technologies d’analyses mais aussi les modèles théoriques qui semble-t-il, ne sont pas encore à la hauteur de l’enjeu scientifique et le défi que représente la compréhension de ces phénomènes en mobilisant les théories des systèmes ou en les inventant. Notamment la biologie sémantique.

 

 

 Furman, D., Campisi, J., Verdin, E. et al. ; Chronic inflammation in the etiology of disease across the life span ; Nat Med 25, 1822–1832 (2019). https://doi.org/10.1038/s41591-019-0675-0

 

 Guedj, E., Campion, J.Y., Dudouet, P. et al. ; 18F-FDG brain PET hypometabolism in patients with long COVID ; Eur J Nucl Med Mol Imaging (2021). https://doi.org/10.1007/s00259-021-05215-4

 

 McGonagle, D., Ramanan, A.V. & Bridgewood, C. Immune cartography of macrophage activation syndrome in the COVID-19 era. Nat Rev Rheumatol 17, 145–157 (2021). https://doi.org/10.1038/s41584-020-00571-1

 


Moyenne des avis sur cet article :  2.77/5   (22 votes)




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25 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 12 mars 09:28

    « Clysterium donare, postea saignare, ensuita purgare »


    • Emohtaryp Emohtaryp 12 mars 13:35

      @Séraphin Lampion

      Merci, professeur Diafoirus !
      Mon sang n’a fait qu’un tour !


    • Eric F Eric F 12 mars 10:19

      Cet éclairage du « terrain » sur lequel s’applique l’infection par le SARS Cov2 est tout à fait intéressant. Ainsi, les fameuses « comorbidités » auraient en commun la caractéristique de l’aspect inflammatoire ?

      Au début de l’épidémie, les médicaments anti-inflammatoires avaient été déconseillés, au motif qu’ils pouvaient « aggraver » la maladie. Les avis ont depuis évolué :

      https://www.lindependant.fr/2020/09/14/covid-19-comment-les-anti-inflammatoires-ont-ete-a-tort-declares-dangereux-au-debut-de-lepidemie-9070121.php

      https://www.sudouest.fr/sante/covid-19-un-anti-inflammatoire-reduirait-les-risques-de-complications-du-virus-1571301.php


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 12 mars 10:44

        @Eric F
        On a voulu traiter une seule pathologie alors que le Covid est plus complexe. Il se développe avec deux séquences, innée et acquise, deux modes inflammatoires et selon l’âge, la balance entre inné et acquis est différente. Il n’y a pas un traitement appliqué à tous. La colchicine a été envisagée, elle devrait fonctionner chez les sujets jeunes dont le type Covid est apparenté au profil auto-inflammatoire (voir McGonagle). Les sujets âgés nécessitent un autre traitement, la dexaméthasone est indiquée


      • Eric F Eric F 12 mars 17:32

        @Bernard Dugué
        « Il n’y a pas un traitement appliqué à tous »
        Certains ont pourtant édicté un protocole standard, il apparait donc d’après ce que vous indiquez que les praticiens devraient disposer d’un guide de prescription en fonction de différents critères. Ceci devrait être élaboré par « partage de bonnes pratiques » au niveau international, plutôt que bricoler chacun dans son coin. 


      • Legestr glaz Legestr glaz 13 mars 12:48

        @Bernard Dugué

        Pas du tout Bernard Dugué. 

        Le SARS-COV2 produit une « endothélite », et ceci est parfaitement bien documenté.
        Les personnes les plus « sensibles » aux SARS-COV2 sont celles qui présentent un endothélium affaibli. 

        Et le grand silence de votre article concerne « l’origine » de l’inflammation. Parce que l’inflammation n’est qu’une réaction à un dysfonctionnement. 

        Et l’inflammation n’est pas du tout le « mal du siècle ». L’inflammation n’est qu’une « conséquence » du mal du siècle ! Il n’y a pas d’inflammation sans dysfonctionnement préalable. L’inflammation n’est rien d’autre qu’un moyen de lutte de l’organisme contre une agression.


      • Eric F Eric F 13 mars 17:37

        @Legestr glaz
        l’endothélite étant une inflammation de l’endothélium, les deux thèses paraissent proches. Mais quid pour la thérapie proposée ?


      • Legestr glaz Legestr glaz 13 mars 21:15

        @Eric F

        L’endothélium est parfaitement fonctionnel durant des années. Il ne se dégrade qu’au cours du temps « long » à la suite des processus « d’oxydation » et de « glycosylation non enzymatique des protéines ». Je ne peux pas expliquer ceci clairement en peu de mots ou de lignes. Il me faudrait écrire tout un article. 

        L’endothélite ce n’est pas simplement une inflammation de l’endothélium mais, plus exactement, une « dégradation » de l’endothélium. Toutes les personnes présentant ces fameuses « comorbidités », exposent un endothélium amoindri. C’est le cas des hypertendus, des insuffisants rénaux, des malades du coeur ou de maladies cardiovasculaires, des obèses des diabétiques. 

        La thérapie proposée serait celle de « préserver » le plus longtemps possible l’intégrité de son endothélium ou de le reconstruire, s’il a été dégradé, ainsi que son « filet de protection » le « glycocalyx » qui lui est la première victime de la « glycation des protéines », il en est même une cible privilégiée. 


      • julius 1ER 12 mars 10:19

        « saigner et purger .... » comme vous y allez !!!


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 12 mars 10:33

          « A partir de 5 médicaments on ne contrôle plus rien » (je n’ai pas la référence)

           

          Notre époque moderne souffre d’une dépendance médicamenteuse. Et les vaccins sont des médicaments.

           

          La médecine industrielle fait fausse route. C’est un comble de voir un auteur qui a coutume de remettre en cause la science officielle, enfourcher ici le même créneau que les fabricants d’ignorance au service de Big Pharma.



          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 12 mars 11:20

            @Francis, agnotologue

            « La médecine industrielle fait fausse route. »
            La médecine industrielle tient le cap qu’elle s’est fixé dans le cadre d’une économie de marché : le « profit ».
            C’est peut-être une fausse route pour l’humanité à long terme, mais la bête ne voit pas plus loin de sa propre durée de vie (et pour la plupart de sesdometiques, ce qui leur reste à vivre : une quarantaine d’années ?



            • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 12 mars 13:11

              @eau-du-robinet
               
               Dans la vidéo, le lien que vous donnez, à regarder absolument, la traductrice dit : « Je n’arrive pas à croire que des gens acceptent de mettre ça dans leur tête »
               
               Mais les gens ne savent pas !!!


            • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 12 mars 13:33

              Question à Bernard Dugué et à tous les scientifiques qui s’intéressent au Covid long :

               

              Peut-on avoir contracté un Covid long et pas la maladie ?

               

              Demandé autrement : les gens qui développent un Covid long ont-ils subi un test PCR avec ces invraisemblables coton-tiges démesurés ?


              • roby roby 12 mars 16:44

                @Francis, agnotologue
                fallait bien se débarrasser des cotons tiges les verts l’ont dit et bien c’est fait des millions de tiges qui ont fai la fortune de quelques uns


              • samy Levrai samy Levrai 12 mars 14:41

                Beaucoup de cas de covid mental, long, très long et aucun vaccin connu contre la connerie.


                • perlseb 12 mars 16:51

                  On ne peut qu’être consterné par les mesures sanitaires d’enfermement des populations

                  A encadrer en lettres d’or au-dessus de la cheminée. Si on regarde les causes de décès en France, par ordre de d’importance :

                  • tumeurs (+de 28%)
                  • appareil circulatoire (13,3%)
                  • appareil respiratoire (6,6%)

                  Le sport a des effets très bénéfiques pour éviter ces 3 principales causes de décès. Et ce qui est très rigolo, c’est qu’on nous a, pour ainsi dire, interdit le sport.

                  Qu’on puisse penser une seule seconde que ceux qui nous imposent le confinement et le couvre-feu se soucient de notre santé relève de la pathologie mentale.

                  Je crois au contraire que le nombre de morts va bientôt augmenter franchement (par manque de sport, on va diminuer l’immunité naturelle et la santé globale de la population), et nos élites décideront ... de confiner encore plus.


                  • Eric F Eric F 12 mars 17:57

                    @perlseb

                    "Qu’on puisse penser une seule seconde que ceux qui nous imposent le confinement et le couvre-feu se soucient de notre santé relève de la pathologie mentale« 

                    Ces mesures restrictives ne sont en effet pas »soutenables« dans la durée. On pouvait à la limite comprendre que mi-mars dernier, dans la panique initiale, un confinement ait été décrété »à chaud« pour ralentir la contamination ; mais c’est un »fusil à un coup". Du reste après le premier confinement, Macron avait semblé exclure d’y recourir à nouveau. Mais depuis Octobre, on n’a jamais cessé d’être totalement confiné ou en rétention à domicile dès la fin d’après-midi

                    Cumulé dans le temps, les effets néfastes s’accumulent sur la santé, le moral, le caractère, sans compter les faillites et disparitions d’emplois, bombes à retardement pour demain.

                    Je ne pense pas qu’il y ait intention malveillante, mais les autorités hospitalières et politiques semblent faire un blocage mental avec cette ubuesque surfocalisation sur les lits de réa : 1000 lits de soins critique occupés pour le Covid en Ile de France, et il faudrait arrêter le pays -déjà entravé-.


                  • Durand Durand 12 mars 22:33

                    @perlseb

                    ..

                    Confinons les confineurs !

                    ..


                  • Jean Keim Jean Keim 12 mars 17:26

                    Ça commence à faire ces chiffres alignés, exhibés comme un argument irréfutable : << ... un terrible virus amené à se propager sur la planète, occasionnant bientôt trois millions de décès, avec un désordre mondial que l’on n’a pas connu depuis 1945. >>, seulement...

                    Combien de morts dus au covid ? Pratiquement aucun.

                    Combien de morts dus au mode de vie moderne tant physique que mental qui a laminé les défenses immunitaires ? Et bien tous les autres.

                    Qui de la covid ou des dirigeants ont causé un désordre sans précédent depuis 1945, là je vous laisse répondre.

                    Tourner le dos à la réalité n’empêche pas de se faire botter l’arrière-train.

                    Quand les choses reviendront à un semblant de normalité, les gens retourneront à leur vie d’avant, ils n’attendent que ça d’ailleurs, beaucoup de petites entreprises auront disparu grossissant d’autant les statistiques de la pauvreté, mais le mec Donald et le sieur Cola sauront très bien profiter de l’embellie, préparant ainsi la catastrophe suivante.


                    • Jean Keim Jean Keim 12 mars 17:36

                      La santé de l’être humain moderne peut-être présentée sous deux aspects :

                      > la médecine moderne conseille aux gens en bonne santé de prendre des médicaments afin de le rester.

                      > la médecine moderne peut conseiller à ceux qui ont des mauvaises habitudes de vie de prendre des médicaments comme mesure palliative.


                    • Djam Djam 13 mars 11:50

                      @ Bernard Dugué

                      Merci pour votre article précis qui rappelle des évidences. 

                      Oui, l’inflammation est devenu un état quasi omniprésent dans tous les organismes de la modernité délirante. 

                      Notre mode de vie basée sur la recherche sans fin d’un confort poussée jusqu’à l’amorphisme total (l’IA fera tout pour vous, restez dans votre fauteuil et commandez sans bouger sur Amazon, etc...) et l’obsession de la sécurité poussé aujourd’hui jusqu’au sécuritaire, ne peuvent que produire des organismes maladifs.


                      • BA 15 mars 11:19

                        Lundi 15 mars 2021 :


                        Coronavirus : l’efficacité des anticorps est réduite à zéro en moins de 80 jours.


                        Plongée dans le plasma d’un patient convalescent, la souche originale du virus SARS-CoV-2 ne tarde pas à muter pour échapper aux anticorps et aux lymphocytes T. Des changements extrêmement rapides et inquiétants à plusieurs titres.


                        Les résultats de cette étude pré-publiée sur le site bioRxiv font froid dans le dos. Une équipe de chercheurs vient de mettre en évidence la capacité incroyable du virus à muter pour échapper aux anticorps. Les chercheurs, menés par Rino Rappuoli (le chef de la R&D externe de GSK Vaccines), ont injecté la souche initiale du coronavirus SARS-CoV-2 dans le plasma d’un patient convalescent pour voir comment le virus réagissait. Durant 38 jours, le plasma a neutralisé le virus sans problème même dilué 640 fois. Mais le rapport de force n’a pas tardé à s’inverser.


                        Au bout du 45e jour, une première mutation échappant aux anticorps est apparue sur la protéine de pointe sur 36 % des virions.


                        Après un passage supplémentaire, cette mutation concernait 100 % des virions et avait déjà divisé l’efficacité du plasma par quatre. Après 12 passages et 80 jours, est alors apparue la fameuse mutation E484K, présente notamment chez les variants sud-africain et brésilien, et détectée récemment chez le variant anglais. À cette date, la capacité de résistance du sérum a encore été divisée par quatre. Ce dernier était alors déjà 16 fois moins neutralisant qu’au départ.


                        Un troisième changement survenu après un dernier passage entre le 80e et le 90e jour (lorsque s’est arrêtée l’expérience) s’est accompagné « de l’abrogation complète de l’activité de neutralisation par l’échantillon plasmatique », écrivent les auteurs.


                        La dernière mutation, l’insertion spontanée d’une longue chaîne de 11 acides aminés à la position 248 de la protéine de pointe, est particulièrement intéressante car elle constitue une stratégie d’évasion immunogène bien connue décrite dans la grippe, le VIH-1 et d’autres virus. Mais alors que ce genre de mutation de grande ampleur met généralement des années à se produire, elle est ici intervenue en moins de trois mois !


                        Et les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là. Selon une autre récente étude publiée dans Science Immunology, certains peptides mutants du virus ne se lient pas efficacement aux protéines de la surface des cellules infectées. Cela signifie que ces cellules ne peuvent pas être reconnues par les lymphocytes T CD8+, chargés de les détruire.


                        « Ces peptides mutants diminuent la multiplication des lymphocytes T, retardent la production de facteurs inflammatoires tels que l’IFN-γ et interrompent l’activité globale de destruction cellulaire des lymphocytes T tueurs », relatent les auteurs de l’étude, qui ont examiné 747 séquences génétiques du virus afin d’identifier ces mutations clés.


                        Une nouvelle d’autant plus inquiétante que les immunologistes estimaient jusqu’ici que l’action des lymphocytes T pouvait compenser une efficacité amoindrie des anticorps.


                        De plus, certains vaccins comme ceux à ARN induisent une réponse contre un nombre limité d’épitopes reconnus par les CD8+, ce qui signifie que quelques mutations du virus pourraient suffire à affaiblir leur efficacité.


                        https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-coronavirus-efficacite-anticorps-reduite-zero-moins-80-jours-85338/



                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 15 mars 11:24

                          @BA
                           
                           ’’Coronavirus : l’efficacité des anticorps est réduite à zéro en moins de 80 jours.’’
                           
                           Quid de l’immunité acquise artificiellement par les vaccins ? 20 jours ?


                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 15 mars 11:27

                          @BA,
                           
                          ’’Coronavirus : l’efficacité des anticorps est réduite à zéro en moins de 80 jours.’’

                           
                           Faudra-t-il mettre tous les malades dans des sacs et les incinérer sans même se donner la peine de les soigner pour éviter l’apparition de virus tueurs à tous les coins de rue ?

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