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L’oculométrie, la traque des regards (et du reste, mais pas que…)

Le procédé optique en question permet de figurer la position d’un regard sur un écran grâce à un logiciel « espion ». Cela est rendu possible par la technique infrarouge qui illumine l’oeil détecté via des caméras, qu’elles soient intégrées à votre téléphone, à votre ordinateur, ou simplement positionnées à tel ou tel endroit stratégique. C’est partiellement la même propriété qui explique le phénomène « oeil rouge » quand vous photographiez à l’aide d’un banal flash.

La différence de position entre la pupille et le reflet cornéen est cartographiée mathématiquement ce qui indique la direction du regard. L'ordinateur de l’observateur obtient ainsi une véritable chronologie des stimuli ainsi capturés. Les cercles colorés constituent la géographie de l’attention analysée. Leur intensité duplique le temps d’appréhension.

Les applications sont très nombreuses, les plus positivement spectaculaires étant médicales :

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-00868678/document

Les champs sécuritaires comme ceux des sciences fondamentales sont bien placés également.

Outil de mesures physiologiques et psychométriques, permettant de mieux comprendre les aptitudes à la concentration, le regard étant compris comme un paramètre révélateur de moyennes physiologiques et comportementales, couvrant le champ des troubles neuropsychiques divers, attentionnels et de motivation notamment, cette technologie peut aisément s’inscrire dans une stratégie de contrôle des comportements sociaux.

Les processus perceptifs à l’oeuvre sont ainsi déjà étudiés dans le cadre du contrôle du trafic aérien comme du commandement militaire, ces appareils évaluant les interactions entre émotions et actions. Si les applications neurophysiologiques et comportementales sont diversifiées, il faut bien constater que le monde du marketing est le plus motivé, lui qui s’est vite emparé du phénomène pour mieux décrypter les désirs des consommateurs et tirer profit de ces données afin de développer le pouvoir addictif de ses propres pratiques. Les oculomètres sont souvent composés de deux microcaméras et d’un illuminateur infrarouge qui s’intègrent à toutes sortes de contextes.

Leur démocratisation est liée à la chute des prix puisqu’ils sont passés de 50000 à 100 euros en deux décennies. La configuration requise est très basique, ne demandant que 8 Go de mémoire et est supportée par les processeurs grand public et les caméras les plus connues. Adjointe à des capteurs supplémentaires GSR, c’est aussi la fréquence cardiaque, la force, la température corporelle, la charge cognitive et les autres émotions des sujets (via conductivité électrodermale) qui sont susceptibles d’être calculées.

Voici quelques exemples de ces diverses réalités :

Qui regarde quoi au Musée :

Étude packaging :

Teads in field with Eye Square from Teads on Vimeo.

Etude Eye Tracking mars 2015 from Eloquant

Comme pour toutes ces nouvelles technologies, l’interrogation est grande de savoir entre quelles mains ces dispositifs peuvent tomber, et avec quelles intentions. Cette accumulation d’informations sur l’intimité psychique humaine donne quelque peu le vertige. Les plateformes qui les répertorient ne sont pas nécessairement philanthropiques. L’automatisation prédictive de ces tests pourrait tout aussi bien se dérouler de façon sauvage.

La précision de l’eye tracking prédictif en question :

Jumelés à des réseaux sans fil, type Tobii Pro ou Captiv (teaergo.com), bien des intrusions et actes de malveillance sont envisageables à long terme, par des pirates de toutes obédiences notamment. La calibration du regard nécessité par ces logiciels constituant encore « un frein » à certaines dérives.

http://teaergo.com/wp/produits-tea/solution-captiv/


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6 réactions à cet article    


  • Maitre Ratatouille Ratatouille 24 mars 14:07

     Pareil avec les femmes,va y au culot mais trie .. smiley


    • Maitre Ratatouille Ratatouille 24 mars 14:13

      merci pour l’article ,un truc "tonnant

      Biomimétique, imprimé en 3D, recyclé, connecté... voici le pneu du futur.

      Dimanche 18 mars s’est clôturé le Salon international de l’automobile 2018 à Genève. Durant cet événement, l’entreprise américaine Goodyear a fait sensation en présentant « Oxygene ». Un pneu d’un nouveau genre composé de mousse végétale et visant à dépolluer l’air de nos villes.
       
      Selon la firme, la mousse présente dans le pneu est capable par photosynthèse de nettoyer l’air en libérant de l’oxygène dans l’air et en absorbant du CO2. D’après l’entreprise, si les 2,5 millions de véhicules circulant dans Paris étaient équipés avec leur pneu, il y aurait une production d’environ 3 000 tonnes d’oxygène et l’absorption de plus de 4 000 tonnes de dioxyde de carbone chaque année. 

      Si l’entreprise s’intéresse de très près au secteur de la ville, c’est que ce dernier est un gros enjeu pour les industries automobiles. La part de la population mondiale migrant vers les mégalopoles augmente en continu. Et d’ici 30 ans, près des deux tiers de la population humaine vivront en ville. Ceci dit, le pneu n’absorbe pas toute la pollution émise par les voitures à essence.

      Pour que la mousse ne se dessèche pas et continue à réaliser la photosynthèse, il lui faut de l’eau. Pour répondre à ce problème Oxygene est composé d’une bande de roulement particulière qui absorbe l’humidité de la route. Cette humidité circule ensuite jusqu’à la zone constituée de mousse naturelle. Cela offre en plus une meilleure adhérence sur un sol humide qu’avec un pneu classique.
       
      Mais ses capacités vantées ne s’arrêtent pas là. Ce pneu serait capable de générer de l’électricité, toujours par photosynthèse même si le procédé n’a pas été dévoilé dans les détails. Le pneu produirait, selon Goodyear, assez d’énergie pour alimenter ses capteurs et une bande lumineuse personnalisable censée envoyer des signaux d’information aux autres usagers et aux piétons, comme le font les clignotants.

      Oxygene est doté par ailleurs d’un système de communication LiFi (communication par lumière visible) qui permet un échange de données, par exemple entre deux véhicules qui se croisent ou entre un véhicule et la route.

      https://www.youtube.com/watch?v=Ba-hRW6SP4o

      .

      Le pneu innove sur un autre aspect. Il n’est pas fabriqué de façon classique mais par impression 3D, à partir de poudre issue de pneus recyclés. Résultat, le pneu est léger et ne nécessite pas, en principe, d’être remplacé aussi souvent que les pneus traditionnels.


      • exocet exocet 24 mars 14:54

        Nous nous ferions oculer à notre insu ?
        Diable !


        • Areole 24 mars 22:03

          @exocet
          Je dirais même mieux : si j’avance et que tu recules comment veux tu que je t’ocule (dicton grec à propos du changement d’heure)


        • zygzornifle zygzornifle 24 mars 19:28

          Si t’avances ou tu recules comment veut tu , comment veux tu que je t’ocule ? ....


          • Le421 Le421 25 mars 09:55

            Au départ, j’avais compris « l’enculométrie ».
            Je me suis dit : « Encore un article sur le gouvernement !! »
             smiley

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