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#82 des Tendances

La science a-t-elle découvert le secret du cancer ?

 

JPEG Malgré de notables avancées sur le cancer depuis plus d’un siècle, la recherche médicale bute sur des obstacles, à la fois thérapeutiques et scientifiques. Près d’un cancer sur deux s’avère fatal au bout d’un à cinq ans. Et la compréhension profonde de la cancérogenèse reste inachevée pour ne pas dire incomplète. La recherche de nouvelles thérapies occupe des milliers de chercheurs et s’effectue dans les laboratoires. En revanche, si la quête d’une explication des mécanismes tumoraux nécessite des expériences en laboratoire, elle se dessine également dans le cerveau de savants capables de tracer des idées, notions, pistes, théories inédites. Frédéric Thomas appartient au cercle des scientifiques passionnés autant par les éprouvettes que par les idées. Il vient de publier un livre présentant L’abominable secret du cancer (HumenSciences, 2019) tel qu’il se dévoile en interprétant les connaissances actuelles en cancérologie sous le miroir de l’évolutionnisme darwinien. La méthode employée est classique, il suffit de changer de regard, d’angle de vue, d’éclairage. C’est en faisant le tour d’une situation complexe que l’on finit par voir ce qui avait échappé en attaquant frontalement le problème.

 

 Le fil directeur des thèses présentées par Thomas se situe à l’interface de deux disciplines, la biologie cellulaire du cancer et l’évolutionnisme. Le point de départ est clair. Au lieu de concevoir la tumeur comme étant causée par des cellules déréglées, il faut prendre le cancer sous un angle évolutionniste, comme une sorte d’organisme devenant indépendant et amené à évoluer dans les tissus humains ; à l’instar d’une espèce se reproduisant, vivant dans un milieu, déployant des actions pour survivre résumées en deux volets, trouver la nourriture et échapper aux prédateurs. Ce point de vue signifie alors que le cancer suit des principes et stratégies comparables à ceux empruntés par les espèces dans leur environnement. Ce chemin de pensée s’avère prometteur si l’on admet que la vie puisse être expliquée par l’évolution. C’est un pari du même genre qu’a relevé Jean-Jacques Kupiec dans ses recherches ontophylogénétiques. L’organisme se développerait alors à la faveur d’un processus d’expression génétique plus ou moins aléatoire et une sélection finale des cellules triées pour fonctionner dans l’organisme. Les cellules sont gouvernées par un darwinisme cellulaire. Et selon Thomas, le cancer obéirait lui aussi au darwinisme cellulaire. Avec une différence de taille. Le cancer ne cherche pas à fonctionner de concert avec les autres tissus mais à se développer en parasite. Et si c’est le cas, il faut prendre le cancer sous l’angle de la biologie évolutive. Des avancées importantes furent réalisées et publiées dans les années 1970, mais sont passée inaperçues. Elles reviennent d’actualité depuis une bonne décennie, ce qui fait l’intérêt du livre de Thomas qui nous livre une somme de détails racontant les tactiques suivies par les cellules pour s’organiser en parasites, et coloniser pour ainsi dire nos tissus. Il faut savoir que les tissus sont différents et que selon leur fonction, ils nécessitent un renouvellement des cellules. Ce qui est réalisé à partir d’un stock de cellules souches capables de se diviser. Mais lorsque ces cellules ne suivent pas les instructions pour participer à la fonction organique qui leur est impartie, elles se développement indépendamment, puis intempestivement et passé un certain seuil évalué au millier, le parasite devient robuste et forme une micro-tumeur dont le développement peut être considérable. Sans oublier les cellules migrantes amenées à produire des métastases.

 

 Le secret du cancer serait accessible en considérant les cellules tumorales comme une sorte de corps d’armée cherchant à conquérir un territoire dans l’organisme et y demeurer tout en accroissant la population de cette armée parasitaire. Le développement « normal » des cellules utilise un frein mais dans le cancer, tout se passe comme si les freins régulateur avaient lâché. A l’instar des plantes poussant près des cours d’eau dans le désert, le cancer doit se placer aux bons endroits pour détourner les flux sanguins à son profit. Il doit aussi ruser et se masquer pour éviter la surveillance du système immunitaire. Autrement dit, le cancer tend à tricher à l’image d’un pêcheur utilisant un filet aux mailles non réglementaires. Il y aurait même des éléments génétiques présentant un comportement égoïste pouvant alors détourner le cours normal des cellules en sautant d’un génome à un autre selon leur « bon plaisir » et peut-être, détourner les cellules du « droit chemin ». Dans ce livre, nombre d’allégories et de métaphores confèrent un sens au récit de la tumeur mais elles ont une limite épistémologique. Elles laissent penser que les cellules auraient une stratégie sociale comme nous, humains, en disposons pour organiser la cité. Même si les métaphores ne permettent pas d’obtenir une explication à l’énigme, elles ont au moins un intérêt heuristique, présent dans cet ouvrage en maintes occasions.

 

 Les aspects plus scientifiques sont explicités. Le cancer utilise les informations génétiques. Il n’a pas besoin d’invoquer des mutations génétiques car les régulations épigénétiques, liées à l’environnement cellulaire, sont suffisantes pour expliquer comment le développement tumoral est possible avec un génome intact. Des signaux épigénétiques interviennent et servent à interpréter la lecture du génome. Par la suite, des désordres génétiques sont parfois observés mais ils sont le résultat et non la cause du cancer (propos tenus par Henry Heng). L’apparition du cancer repose ainsi sur un déséquilibre explicité comme une altération dans les relations cellulaires. Selon le lieu où elle se développe, la tumeur prend une forme spécifique parmi plus d’une dizaine de types répertoriés, chaque situation étant affectée d’une histoire dont l’issue définit un pronostic. N’oublions pas que si le cancer se raconte, l’objectif premier est de trouver les voies de guérison ou à défaut, de rémission.

 

 En 1971, le président Nixon déclara « la guerre au cancer », allouant à la recherche des fonds sans précédents, pensant en finir avec le crabe en une décennie. Si le cancer n’a pas été vaincu, la métaphore reste d’actualité. Les thérapies anticancéreuses sont calquées sur le principe de la guerre. Opération chirurgicale pour enlever la tumeur, attaques des cellules avec des rayonnements ou alors avec des armes chimiques ciblant les cellules cancéreuses en épargnant les cellules saines. La métaphore fonctionne si bien que si une guerre engendre des effets collatéraux sur les villes bombardées, les armes chimiques tuent les cellules cancéreuses en générant des effets secondaires. Pourtant, le cancer ne peut pas être considéré comme un ennemi nous dit Thomas, soulignant que les cellules tumorales ne sont pas un envahisseur externe mais une production issue de l’organisme. Néanmoins, sous d’autres angles, il est considéré comme un ennemi à abattre, ou à combattre. Quelques pistes sont envisagées. Une tendance forte consiste à apprendre aux cellules saines à affronter l’ennemi intérieur, à activer des systèmes naturels de défense, à ruser avec les cellules en jouant sur les gènes. L’immunothérapie entre dans ce cadre ; son principe est de détourner les défenses naturelles en leur apprenant à attaquer une cible et pour ce faire, il faut user de stratagèmes pour faire « voir » la cible, la désigner, à l’image d’un bunker repéré par l’aviation et prêt à recevoir un missile guidé par laser. Pourquoi pas une ruse de guerre face à un ennemi capable de saboter le fonctionnement gène T53 assurant la veille anticancéreuse, une ruse consistant à mettre en état de marche les freins naturels sabotés par le cancer.

 

 Thomas conclut son livre sur une note d’espoir. Il a raison de parier sur la transdisciplinarité, les angles de vue transversaux, les chemins de transverse et les idées nouvelles, y compris lorsqu’elles semblent saugrenues. En revanche, il n’est pas certain que les analogies guerrières ou sociétales expliquent le cancer. La science moderne doit apprendre à se défaire de l’anthropocentrisme et de croire que l’homme est la mesure des choses. Enfin, il n’est pas certain que l’évolution serve de principe universel. C’est certainement l’inverse qu’il faut suivre, la vie qui explique l’évolution. Pour le reste, saluons ce livre et enrichissons-nous des pistes et des chemins de pensée sans lesquels la science n’avance pas. Ouvrir les chemins, les pratiquer et s’il y a lieu les suivre ou rebrousser chemin, telle est la Voie !

 

 Pour conclure, on rappelle les deux réserves sur le fond. Un anthropocentrisme implicite est présent à travers les nombreuses métaphores sur les « tactiques » du cancer. L’évolutionnisme comme référentiel épistémologique ne conduit pas vers les causes profondes mais a le mérite de l’intérêt heuristique. Malgré ces deux réserves, l’ouvrage a le mérite de changer notre regard philosophique et scientifique en mettant en évidence la trace d’une stratégie cellulaire permettant aux cellules cancéreuses de se développer. Cette stratégie joue sur les communications intercellulaires. La tumeur est un organisme possédant une intention et disposant d’un système cognitif lui permettant d’arriver à ses fins. Peut-être que cet abominable secret du cancer nous amène à changer de stratégie en prenant à rebours l’auteur et en suggérant que la méthode offensive, qu’elle soit exogène ou endogène, risque d’échouer car les tumeurs, du moins solides, disposent d’un arsenal moléculaire conséquent, celui des possibilités du génome. Si bien que la loi stochastique de l’expression des gènes s’appliquerait à la tumeur qui tenterait alors toutes les possibilités que recèle le génome, en triturant le texte génétique pour trouver les moyens d’affronter le milieu des cellules saines et sélectionner les cellules les plus combatives. Si l’évolution s’applique, en ce cas ce n’est pas la logique de la spéciation mais celle de l’adaptation. Le désordre génétique est bien la réponse de la stratégie cancéreuse et non l’inverse (C’est comme si une armée mal formée puisait aléatoirement dans tous les stocks d’armes, pour tenter de les utiliser et de gagner un guerre improbable).

 

 Merci à Frédéric Thomas de nous avoir livré ses points de vue utilisables comme autant de prises pour gravir l’Everest menant vers la compréhension et qui sait, la solution pour le cancer. Une solution qui pourrait passer par l’étude du magnétisme car n’oublions pas que mécanique quantique et magnétisme sont à la base du réglage des communications matérielles et moléculaires. Au lieu d’attaquer l’ennemi, l’endormir !

 


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37 réactions à cet article    


  • JL JL 17 septembre 09:16

    ’’ Le développement « normal » des cellules utilise un frein mais dans le cancer, tout se passe comme si les freins régulateur avaient lâché.’’

     

    L’apoptose, il connait Mr Frédéric Thomas ?

     

    ’’ Le cancer utilise les informations génétiques. Il n’a pas besoin d’invoquer des mutations génétiques car les régulations épigénétiques, liées à l’environnement cellulaire, sont suffisantes pour expliquer comment le développement tumoral est possible avec un génome intact.

    ’’

     

     Voilà qui fera le bonheur de tous ceux qui font du profit en inondant les rayons les supermarchés avec des perturbateurs endocriniens ou nos environnement avec des pesticides et autres substances inoffensives aux yeux de Big Pharma.

     

     ’’ il n’est pas certain que l’évolution serve de principe universel. C’est certainement l’inverse qu’il faut suivre, la vie qui explique l’évolution.’’

     

    Il conviendrait après cette magistrale démonstration, d’ajouter non pas CQFD, mais la non moins célèbre et consacrée formule : « voilà pourquoi madame, votre fille est muette ».

     


    • sweach 17 septembre 10:19

      *le cancer obéirait lui aussi au darwinisme cellulaire*

      Totalement, c’est surtout la présence d’un « schéma » récurent qui fait penser à un organisme évolutif et adaptatif.

      Un cancer est un ensemble de plusieurs défauts.

      -1) La cellule devient immortel

      -2) La cellule se multiplie sans avoir de frein

      -3) La cellule échappe au system immunitaire

      -4) La cellule devient capable de migrer

      Pendant longtemps les traitements ont consisté à s’attaquer à la multiplication anarchique des cellules, en bloquant ce qui leur permet de se multiplier ou bien en détruisant toutes les cellules qui se multiplient, mais les possibilités sont infinie et le cancer comme un organisme peu s’adapter à ces traitements.

      Depuis peut on cherche a réactiver le system immunitaire, en s’attaquant aux défenses contre le system immunitaire développé par le cancer.

      Par exemple, pour une cellule il lui suffi d’avoir le récepteur PD1 à sa surface pour que le system immunitaire soit désactivé (voir détruit), il est donc normal que plus de 20% des cancers utilisent cette voit pour pouvoir se développer.

      Mais il n’y a pas que PD1, il y a aussi TIM3, BTLA, VISTA, LAG-3, etc ...

      Il y a tout un jeu de cascade d’activation et de désactivation du system immunitaire, parfois plusieurs en même temps.

      C’est une nouvelle approche thérapeutique, comprendre ces mécanismes et chercher à les réparer donne beaucoup d’espoir pour l’avenir.


      • Loatse Loatse 17 septembre 11:00

        « Avec le développement de l’agriculture , de l’élevage intensif, ou l’on nourrit les animaux au grain plutôt qu’à l’herbe sauvage, et la présence d’huiles végétales riches en oméga 6 qu’on trouve dans presque toutes les huiles végétales et la viande surtout la viande d’animaux nourris au grain ou aux farines animale  bien qu’importants pour l’organisme, les oméga 6 n’ont pas les mêmes propriétés bénéfiques pour le cerveau et ils favorisent les réactions d’inflammation....


        Or l’excès d’omega 6 dans l’organisme provoque des réactions d’inflammation et induit des réponses inflammatoires un peu partout dans le corps...


        Toutes les grandes maladies chroniques en plein essor dans le monde occidental sont aggravées par de telles reactions inflammatoires, infarctus, avc, mais aussi cancer, arthrite et même la maladie d’alzheimer... »


        (source : Guerir, de David Servan Schreiber)


        Rajoutons à ceci, l’abandon de la pratique du jeûne dans nos sociétés, même chez bon nombre de croyants...et nous réunissons toutes les conditions requises pour, comme je le constate malheureusement dans mon entourage, des jeunes gens soient de plus en plus atteints...


        Donc bien que je ne sois pas scientifique, quelque chose me dit (mon intuition), que ce nouvel organisme vivant, qui prend la place des cellules improprement appelées saines, en se nourrissant de sucre, en profitant de l’acidose ambiante est un phénomene d’adaptation aux conditions dans lesquelles nous le faisons vivre...


        C’est je le crois, le même phénomène que celui qui permet à notre organisme de surmonter l’hypothermie..


        de la survie.


        ps : ma maman vient de déclarer un cancer et a refusé après avoir consulté son medecin, le protocole d’essai d’immunotherie (étude clinique en cours de 2016 à 2020, visant à évaluer la tolérance, la toxicité et la sécurité du dit produit), lui préférant le traitement classique permettant d’enrayer le phénomène. (souvent avant chirurgie)






         



        • sweach 17 septembre 13:57

          @Loatse
          Je suis désolé pour votre maman.

          immunothérapie est un terme générique qui défini une technique de traitement, c’est comme parler de chimio ou bien d’inhibiteur, ça ne dit pas de quoi il s’agit.

          Actuellement l’immunothérapie anti-PD1 fonctionne « vraiment » dans 20% des cas et dans 40% des cas elle apporte un bénéfice. Soyons très claire, je parle de guérison dans 20% des cas, c’est justes qu’on n’a pas encore suffisamment de recul pour pouvoir le dire ouvertement qu’on peut guérir du cancer avec ce traitement.

          Le problème est que les médecins sont incapable de pouvoir prévoir si on fera parti des 20%

          Cette parti de dè qui a une chance sur 5 de fonctionner, il aurait peut être fallu la tenter ? car les effets secondaires d’une immunothérapie sont relativement faible face aux autres traitement anti-cancer.

          Actuellement beaucoup d’étude clinique combine l’anti-PD1 avec n’importe quoi, mais comme dit précédemment c’est surtout TIM3, BTLA, VISTA ou autres LAG3 qui faut explorer et surtout rechercher ceux qui sont détraqués avant de traiter.

          *l’excès d’omega 6 dans l’organisme provoque des réactions d’inflammation*
          Là vous mettez le doigt sur un autre problème.

          Sans qu’on sache encore trop pourquoi, notre flore intestinal et notre system immunitaire sont liés et notre flore intestinal dépend de notre alimentation, on arrive vite à la conclusion que notre system immunitaire est lié à notre alimentation.

          On peut effectivement changer notre alimentation, pour pouvoir changer notre system immunitaire et ainsi être (moins allergique, moins sujet à l’inflammation, moins d’infection, etc ...)

          Mais quand les problèmes sont déjà bien en place, c’est un peu plus compliquer, il faudrait donc directement s’attaquer à la flore intestinal.

          Pour le moment on est a des années lumières de ça, mais tôt ou tard, on utilisera la fécalothérapie, pour soigner l’inflammation, les allergies, l’obésité etc ... et pourquoi pas aussi le cancer ?


        • JL JL 17 septembre 14:59

          @sweach
           
           la fécalothérapie, est-ce que ce n’est pas une pratique animale très courante ? Voire même, le quotidien des coprophages !
           
           Je me demande s’il ne vaudrait pas mieux manger directement de la terre.
           


        • foufouille foufouille 17 septembre 15:02

          @sweach

          trop mort avec ta cacarapie.


        • Loatse Loatse 17 septembre 15:09

          @sweach

          Ma maman qui a 80 ans, après avoir pris connaissance des effets secondaires pas piqués des vers, du traitement novateur associé comprenant un anticorps monoclonal anti PD1, (enfin de l’essai plutôt précisons le, sur la toxicité dudit traitement),

          effets secondaires qui figuraient explicitement sur le protocole à signer, n’est pas une personne qui joue aux dés.

          Encore moins un cobaye (oui il parait qu’à 80 ans la valeur d’un individu est moindre, en gros s’il meurt suite à un traitement, ce n’est pas si grave : il a vécu ! bin testez le vous même le produit miracle tiens !)

          ps : vous ne confondriez pas « par hasard » rémission et guérison ?


        • sweach 17 septembre 16:54

          @Loatse
          *vous ne confondriez pas « par hasard » rémission et guérison ?*
          Un essai clinique ne se paye pas le luxe de distinguer les deux à court terme, il y a surtout une notion de temps qui permet de faire la différence, c’est l’une des raisons pour laquel on ne parle jamais de guérison avec le cancer.

          *il parait qu’à 80 ans la valeur d’un individu est moindre*
          Non mais les notions de bénéfices-risques ne sont plus les même.

          Quand vous avez 50 ans et qu’on vous dit qu’un traitement peut prolonger votre vie, vous pouvez tentez plus le coup même si c’est risqué, à 80 ans avec ou sans traitement, prolonger la vie devient impossible, le choix est plus entre des effets secondaires immédiat et ceux du cancer avec le temps.

          Passer un certain age lutter contre le cancer n’a plus trop de sens, ma grand mère est morte à 82 ans sur la table d’opération pour son cancer du colon. Avant son opération elle allait plutôt bien, même si on savait que c’était temporaire.

          *Encore moins un cobaye*
          C’est pourtant le principe d’une étude clinique et c’est même pire que ça car vous ne savez pas si vous avez le traitement expérimental ou un placebo.

          *traitement novateur associé comprenant un anticorps monoclonal anti PD1*
          Je me doute que c’est un traitement « associé » à l’anti-PD1, la question c’est qu’est ce qu’ils veulent associer ?

          Quand je parle de parti de dès à une 1 chance sur 5 et d’effet secondaire faible, c’est juste pour l’anticorps monoclonol anti-PD1, pas pour ceux qu’ils veulent y « associer »


        • Loatse Loatse 18 septembre 10:15

          @sweach

          « Passer un certain age lutter contre le cancer n’a plus trop de sens, ma grand mère est morte à 82 ans sur la table d’opération pour son cancer du colon. Avant son opération elle allait plutôt bien, même si on savait que c’était temporaire. »

          temporaire... alors pour mon grand père ce fut du temporaire qui dura, celui ci heberga son cancer une vingtaine d’année, il est mort d’autre chose qui n’avait rien à voir...

           « la question c’est qu’est ce qu’ils veulent associer ? »

          sels de platine. (que l’on retrouve sous un autre nom dans le traitement classique associés eux à l’if)

          avec un peu de chance les doses seront adaptées à l’age et à l’état de santé de la patiente...qui, c’est ballot, avait retrouvée l’appétit et le moral suite à la résolution de son conflit..

          mais ceci est une autre histoire.


        • sweach 18 septembre 11:42

          @Loatse
          *sels de platine.*
          Ok je comprend, logique de refuser une chimio à 80 ans, dommage qu’on ne vous ait pas proposer l’immunothérapie anti-PD1 seul.

          *pour mon grand père ce fut du temporaire qui dura, celui ci heberga son cancer une vingtaine d’année*
          Garder 20 ans un cancer sans traitement, c’est plutôt rare ?
          N’avait-il pas plutôt une tumeur bénigne ?

          Sinon je suis de votre avis, à 82 ans l’espérance de vie de ma grand mère aurait probablement était supérieur sans traitement.

          Il ne faut pas oublier que le diagnostique du cancer n’est pas une science exacte et que beaucoup de cancérologue sont bornés dans leur protocole, on donne beaucoup trop de crédit à la Biopsie.


        • Aimable 17 septembre 11:00

          Il était une fois, une personne qui avait un cancer et qui n’avait jamais vu un médecin parce qu’elle ignorait qu’elle en avait un et ce pendant plus de 20ans , ce qui veut dire que sont système immunitaire luttait contre , le jour pour son malheur ou elle est allée consulter pour autre chose , a été pour elle le début de la fin , ils ont cru bien faire en détruisant son système immunitaire avec leurs traitements .


          • Loatse Loatse 17 septembre 11:41

            @Aimable

            Il y a aussi les bien intentionnés qui voulaient supprimer à leur patiente ses injections de B12.... (qu’est ce que ca peut leur faire ???? le surplus est évacué par les urines !)

            or, différentes études démontrent l’efficacité de la restauration du système immunitaire inné, par l’administration de la vitamine B12...

            il s’agit d’une vitamine très importante pour le fonctionnement du cerveau, du système nerveux et... dans la synthèse de l’adn....

            elle est détoxifiante, (aide l’organisme a se purger des toxines accumulées dans le foie)

            en plus, elle ne coute pas cher.


          • JL JL 17 septembre 11:51

            @Loatse
             


            ’’en plus, elle ne coute pas cher.’’

             

            hum... Méfiance, il y a B12 et B12.

             

             Par ailleurs, apports naturels de B12 et prise de suppléments par ingestion ou injection me semblent être deux choses différentes.


          • Aimable 17 septembre 11:56

            @Loatse
            La b12 était très utilisée en intramusculaire dans ma jeunesse pour le traitement entre autres de la sciatique , a priori les médecins de campagne de l’époque en connaissaient les vertus .


          • Loatse Loatse 17 septembre 12:52

            @Aimable

            Ceusses qui pour une angine (rouge) préconisaient de manger du camembert bien coulant arrosé de vin rouge ? :)

            Faut pas le répéter ; ca marchait....

            Aujourd’hui, vous consultez un médecin (10 mn chrono), alignez les symptômes, et ressortez avec une ordonnance longue comme le bras...

            puis, vous finissez par y retourner pour qu’il vous prescrive d’autres médicaments pour pallier les effets secondaires des premiers...

            ze cercle vicieux quoi....


          • Loatse Loatse 17 septembre 12:53

            @JL

            oui, il paraît que ca fonctionne beaucoup mieux par injection...


          • JL JL 17 septembre 13:24

            @Loatse
             
             mieux par injections que par ingestion de B12 de synthèse, je veux bien croire. Mais par rapport à l’ingestion de B12 naturelle ?
             
             Il faut du temps pour créer une carence en B12 ; je doute qu’on puisse répare les dégâts par un coup de baguette magique.


          • Désintox Désintox 17 septembre 14:26

            @Aimable
            « Il était une fois... »
            Cas imaginaire ou réel ?
            Référence ?


          • Aimable 17 septembre 14:34

            @Loatse
            Puisque nous parlons de médecins d’hier, je vais faire de la peine a ceux d’aujourd’hui ; ceux d’hier étaient , médecins de famille ,urgentistes, chirurgiens , psychologues , infirmiers , tout cela de jour comme de nuit , et tous ceux qui croisés un médecin , c’était du bonjour docteur avec déférence , même de la part des plus grincheux .


          • Aimable 17 septembre 14:36

            @Loatse
            il faut se relire avant smiley et donc ,ceux qui croisaient un médecin .


          • Aimable 17 septembre 14:49

            @Aimable
            J’ai commencé par , il était une justement pour ne pas avoir a donner de référence , laissons le passé la ou il est .
            Mais si des spécialistes en cancérologie pouvaient tenir compte de ce cas qui n’est d’aujourd’hui peut être que cela les « aiderait » , mais peut on aider la science infuse  ?


          • foufouille foufouille 17 septembre 15:04

            @Aimable

            c’était pas du « sérum de quinton » ?


          • foufouille foufouille 17 septembre 15:05

            @Aimable

            c’était avant la découverte de la colostomie, tes dieux vivants.


          • Loatse Loatse 17 septembre 15:28

            @Aimable

            J’ai plussé mais après réflexion, je mettrai un bémol : c’est avant tout une question de relationnel, de dévouement l’équivalent d’un sacerdoce pour ceux qui ont choisi cette voie bien difficile de soigner les autres..

            et donc de sacrifice puisque en donnant un temps d’écoute au malade en écourtant si besoin est ses nuits, la vie de famille du medecin, en était impactée... Notre époque est une époque qui met en avant plus que les précédentes la rentabilité, l’hédonisme aussi... cela touche tous les milieux professionnels (quid de la notion de service public aujourd’hui ?)

            Mais j’imagine aussi qu’il se trouve toutefois dans la relève, des résistants à cette tendance mortifère..

            donc, je ne généraliserai pas.


          • Aimable 17 septembre 15:32

            Foufouille.
            J’ai connu un médecin dans les années 60 qui avait la réputation de l’utilisait , je ne l’ai jamais consulté , il passait pour un charlatan c’est tout dire .


          • Aimable 17 septembre 15:39

            Loatse.
             C’est bien pour cette raison que les médecins d’aujourd’hui ont eu peur et qu’ils sont tombés dans l’extrême en assurant même plus les visites a domicile .



          • Traroth Traroth 17 septembre 14:22

            Pour ceux que ça intéresse, le youtubeur (et docteur en biologie) Dirty Biology a fait une vidéo absolument fascinante sur le sujet :

            https://www.youtube.com/watch?v=5Acsnl1gEzI


            • Traroth Traroth 17 septembre 14:27

              (environ 15 minutes)


            • aliante 17 septembre 20:18

              c’est surtout une affaire juteuse pour les labos qui n’ont aucun intérêt à voir une guérison de cette maladie des milliers d’euro s de traitement par patient

              il y a beaucoup de chercheurs qui cherchent mais qui trouvent ça reste à voir


              • Sébastien A. 18 septembre 09:09

                @Bernard Dugué,

                Merci pour cet article très intéressant et documenté ainsi que pour l’effort de vulgarisation auprès de grand public (non spécialiste) que nous sommes.

                Bien à vous,

                Sébastien A.


                • Abolab 18 septembre 10:16

                  Le secret bien gardé du cancer que les autorités vous cachent : les molécules les plus carcinogènes jamais étudiées en laboratoire ne sont pas des produits chimiques de synthèse, ce sont les protéines animales, comme par exemple la principale protéine du lait de vache, la caséine. Les protéines végétales quant à elles ne sont pas carcinogènes (elles ne promeuvent pas le développement du cancer, contrairement aux protéines animales) (1,2).

                  1) Effect of dietary protein quality on development of aflatoxin B1-induced hepatic preneoplastic lesions.(source)

                  2) Casein is a carcinogen (source)


                  • Loatse Loatse 18 septembre 11:15

                    @Abolab

                    Ca doit être selon l’adage la dose qui fait le « poison ».... car curieusement, les cellules cancereuses sont très riche en fer...

                    (font elles du stockage de trop plein ?) y’a une piste là, nan ?

                    Quand à la caséine du lait.... des fêlés la vende aux athlètes et à ceux qui font de la musculation...(heureusement ce sont des organismes alcalinisés par le sport) ce qui n’est pas le cas des adultes au mode de vie sédentaire qui en consomme...

                    comme le disait la docteur Kousmine : nous ne sommes pas des veaux... !


                  • Abolab 18 septembre 11:36

                    @Loatse, en parlant de doses cancérigènes, si les mêmes normes (définies par des études sur les rats) étaient appliquées aux produits chimiques et aux composés alimentaires, les protéines animales devraient être depuis longtemps interdites à la consommation ( cf les études ci-dessus)


                  • Traroth Traroth 18 septembre 15:47

                    @Abolab
                    Votre premier lien parle de l’innocuité du gluten, en tout cas quand on on consomme de la lysine (ce que tout non-vegan consomme avec les protéines animales). Aucun rapport avec la caséine, à priori, si on en croit le résumé.

                    Votre second lien est un site sur le véganisme, ce qui n’est pas un mal en soi, mais qui se fait passer pour un site scientifique parlant de nutrition en général, ce qui est de la manipulation. « nutritionstudies.org », pour un site militant, sérieusement ?


                  • Loatse Loatse 18 septembre 11:00

                    voilà, merci. Maintenant ils vont faire quoi ? une grande campagne de prévention contre la malnutrition ? genre : protége tes cellules, mange du poisson gras, de la viande d’animaux au paturage uniquement (source d’omega 3), fait du sport, évite le stress (oxydatif), réduit ton apport de sucre et jeûne une fois l’an ?

                    sortir de nouvelles molécules visant à éradiquer ce que l’organisme en mode survie avait créé par nécessité ?


                    • Jean Keim Jean Keim 22 septembre 21:14

                      Je ne sais pas si le cancer est darwinien, mais ce que je crois savoir est que le cancer pour le corps et la dépression pour l’esprit, comme n’importe qu’elles autres maladies d’ailleurs avec des degrés et des urgences diverses, sont des messages d’alerte de la vie, du vivant qui s’exprime en nous, ils nous disent que notre façon de vivre est malsaine.

                      Sans changement dans nos façon de vivre, les médicaments ne seront au mieux que des palliatifs.

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