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Accueil du site > Actualités > Technologies > La science moderne est dans l’impasse ! Place au grand tournant (...)

La science moderne est dans l’impasse ! Place au grand tournant scientifique et philosophique !

Les sciences ne sont pas en crise, elles sont dans l’impasse. Ce qui est pire, car si on peut affronter une crise et en sortir, on ne sortira jamais d’une impasse. Faut-il alors générer une crise dans les sciences ? Je ne répondrai pas à cette question ici.

Longtemps les savants et l’opinion ont cru que la science était en pointe et que la philosophie de la science était à la traîne, devant se contenter de suivre les événements et d’être une discipline vouée à raconter l’histoire des découvertes ainsi que le fonctionnement de la recherche avec quelques analyses sur les méthodes et outils utilisés en laboratoire. Cette période s’achève. Une nouvelle philosophie émerge et elle pourrait bien devancer la science dans le domaine des connaissances fondamentales.

La science moderne est dans l’impasse ! Ce verdict n’annonce pas la fin des activités scientifiques dont l’avancée dans l’impasse ne prendra jamais fin. Il ne fait que traduire l’absence de progression dans la connaissance des choses que sont la matière, le cosmos, la vie et l’homme. La science moderne mesure les objets mais ne connaît pas les choses. La science universelle qui connaît les choses « est » la philosophie. Du moins « était », pendant l’ère médiévale, et « sera », au 21ème siècle. Mais après un long Moyen Age moderne de quatre siècles.

La science produit des millions de publications mais elle est plongée dans un immense crépuscule. La science ne produit pas d’avancée dans les connaissances naturelles mais elle permet de fabriquer des smartphones plus perfectionnés et des tissus intelligents. Le triomphe de la science moderne a été célébré un jour de 1969 sur la lune. Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité. De la technologie moderne je dirais la chose suivante : un grand pas pour les hommes, un petit pas pour l’humanité. Je vais essayer maintenant de m’expliquer avec moi-même pour tenter de décrire une situation. En espérant comprendre ce que j’écris.

L’autre jour je feuilletais la revue La Recherche pour consulter un article consacré à la mécanique quantique. Je n’y ai lu que des propos convenus et répétés depuis des décennies sur la dispute entre Einstein et Bohr, sans oublier la non-séparabilité et la version de la MQ élaborée par Bohm en s’inspirant de la conception de l’onde pilote que Louis de Broglie avait proposée. D’autres conceptions alternatives ont été élaborées. Je pressens une faute de stratégie dans la plupart des interprétations et des conceptions alternatives dans ce domaine. Les physiciens veulent revenir à une image déterministe et causale en considérant les particules quantiques comme des objets. Autrement dit, ils veulent plier la réalité quantique à leurs préjugés modernistes. Ils n’aboutiront à rien de tangible. La physique quantique est accessible à l’interprétation. Rien ne sert d’ajouter des formules mathématiques si l’on ne connaît pas la signification physique de la théorie quantique de base.

La situation est similaire en cosmologie relativiste. Pourquoi construire une théorie quantique de la gravitation sans comprendre la signification du monde quantique ainsi que celle décrite par les tenseurs de la relativité générale dont le sens physique ne va pas de soi, du moins pour le membre de gauche sur la géométrie. La troisième branche de la physique est dans une situation comparable. Nul ne sait ce qu’est la température au sens microphysique, ni la signification exacte de l’entropie. Quant à la physique classique, elle recèle aussi ses énigmes, notamment avec le lagrangien (et le principe de moindre action) dont on ne sait rien de la signification physique, si ce n’est qu’il est un oracle mathématique permettant d’annoncer la venue d’un point matériel dans un lieu donné de l’étendue mathématisée.

Le lagrangien a aussi été employé dans le modèle standard des particules. Et un problème de masse résolu avec une astuce mathématique. Les mages physiciens du CERN ont alors annoncé la venue du divin boson de Higgs ! L’exactitude était au rendez-vous. Le chef de gare annonce l’arrivée du train pour 12 heures mais en ce cas, l’exactitude n’est pas garantie

Allez, rien ne va mal ! La physique sera sans doute interprétée pendant ce 21ème siècle placé entre les dangers les plus extrêmes et les espérances les plus folles. La biologie est elle aussi dans une impasse. Mais elle continue à produire de colossaux résultats dans les laboratoires dévolus à la génétique et la biologie moléculaire. La médecine réparatrice fait des progrès lentement mais sûrement, sans pour autant représenter une avancée majeure pour l’humanité. Pour le reste, aucune compréhension du vivant n’émerge, ni de solution pour les maladies dégénératives ainsi que le cancer. Le corps scientifique n’est pas encore prêt pour accueillir un regard philosophique sur ces questions.

La philosophie parlons-en. Je ne prétends pas que Platon ou Heidegger livrent à eux seuls la solution des grandes énigmes scientifiques. Il faut concevoir une philosophie scientifique. Autrement dit une philosophie de la matière et du cosmos. Ces recherches semblent avancer lentement mais c’est peut-être l’illusion d’une âme pressée d’en finir. Ce chemin est à l’image de l’ascension d’un alpiniste qui prend son temps mais qui monte, contrairement aux chercheurs dans leur spécialité, qui progressent à l’horizontale en accumulant des productions. La physique contemporaine correctement interprétée rejoint sur une frontière à préciser la philosophie de Husserl-Heidegger et un peu celle de Plotin ainsi que Aristote. Il faut néanmoins scinder les deux domaines, nature et esprit. La monadologie de Leibniz pointe vers les essences naturelles médiévales et aristotéliciennes. La théodicée de Leibniz pointe vers la philosophie de l’Histoire, de Hegel à Heidegger. Leibniz marque le moment moderniste où la science dé-pose la chose médiévale et ses essences reléguées dans le passé alors que la philosophie pro-pose la métaphysique de l’Histoire pour la modernité à venir.

Je reste perplexe face à ce moment crucial de l’histoire des savoirs. Nous sommes au seuil d’un tournant, Kehre, un tournant déjà annoncé en philosophie et préparé par Heidegger, mais dont l’axe reste incertain car l’homme se regarde face à la technique sans connaître son essence, et se mire dans la science exacte qui voile l’essence des choses et du cosmos. Le tournant s’annonce comme vérité, éclaircie ainsi que sens de l’Etre comme direction et signification, un Etre diffracté tel un rayon d’éternité traversant les eaux du Temps et du Dasein. Ou une note universelle décomposée en symphonies éternelles.

Tournant signifie aussi direction, se tourner vers, mais vers quelle direction ? Un destin ? Une bifurcation ? Se tourner engage un dé-tourner. De quoi l’homme doit-il se détourner ? Dans l’Empire de la technique, l’homme est face à un chariot tracté par un chien. Cette image fut utilisée dans l’Empire romain pour expliciter le destin au sens des stoïciens. Le sage de Rome doit juste suivre le chariot, accomplir un destin fixé par les dieux. Dans l’Empire hypermoderne, le chariot qui tire l’homme vers un destin assigné par la Technique.

Deux grands penseurs ont su expliquer pourquoi la technique n’est pas un simple moyen que l’on utilise à bon ou mauvais escient. La technique suit son propre cours et c’est la thèse de la ruse de la technique autonome développée par Ellul. L’interprétation de Heidegger va un peu plus loin. La technique détermine le commettre, la pro-duction et la pro-vocation, l’Arraisonnement comme essence (à dévoiler). Que n’énigmes non résolues !

Pour clore ces considérations par une ouverture, je livre cette remarque des plus pertinentes formulées par Heidegger dans le séminaire de Zähringen tenu à Fribourg en 1973 : « Il faut que nous apprenions à distinguer entre chemin et méthode. Dans la philosophie il n’y a que des chemins ; dans les sciences au contraire, seulement des méthodes, c’est-à-dire des manières de procéder » (Question III et IV, Gallimard, p. 487).

Les sciences utilisent des méthodes en respectant une règle universelle, celle de l’exactitude. La philosophie n’utilise pas de méthode mais le chemin obéit à des règles. Comme l’a suggéré Heidegger, nous ne parvenons jamais à des pensées, elles viennent à nous. Ce qui ne signifie pas qu’elles tombent à nous. Le chemin vers les pensées doit se préparer. Par des exercices spirituels aurait dit Descartes, ou par une expérience attentive et c’est le principe de la phénoménologie tracé par Husserl puis utilisé pour un chemin particulier par Heidegger. Ce chemin est censé conduire vers l’Etre, vers la vérité qui se « montre » en se « rétractant ». Ce chemin existe, il a été pratiqué par des penseurs sans qu’aucune destination ne soit assignée. Disons qu’elle se révèle à chacun pour autant qu’il ait pris soin d’arpenter ce chemin. L’Etre est une superposition de vérités symphoniques. Il y a une symphonie pour chacun.

Il ne reste plus qu’à interroger les sciences. Même si elles ne sont que méthodes, conduisent-elles vers une direction, une vérité, ou bien ne sont-elle que des productions d’exactitudes à l’image de grilles de sudoku qui, une fois remplies, sont remplacées par d’autres grilles à compléter ; puis classées et rassemblées pour constituer une figure utilisée comme la carte géographique d’une étendue physique ou un réseau moléculaire décrivant la structure d’une cellule ? La métaphore des grilles et des cartes explique dans quel sens on peut entendre l’impasse des sciences. Une impasse non pas au sens technique car c’est même l’inverse, plus il y a de cartes, plus on peut en établir d’autres. Mais une impasse au sens philosophique. La science ne produit pas d’effets comparables à la pensée, n’ouvre aucun chemin, passe à côté de la vérité mais sait se rendre indispensable en agrémentant l’existence de facilités opérationnelles.

Si l’on croit sur parole Heidegger, les sciences et la philosophie se tournent le dos et n’ont plus rien de commun, plus rien à se dire. Mais en philosophie, toute parole doit être entendue sans croyance. On pensera alors qu’au contraire, la philosophie a tourné le dos aux sciences parce qu’elle n’a pas tenté de les comprendre. De l’autre côté, les sciences devenues conquérantes ont tenté d’annexer la philosophie pour légitimer leur triomphe absolu sur la scène des savoirs. Par exemple, les neurosciences ont instrumentalisé Husserl alors qu’une certaine physique a utilisé Dieu comme une sorte de pièce manquante du puzzle.

Et donc la question ultime pour le 21ème siècle. Peut-on ouvrir un chemin à partir des sciences, un chemin qui rejoint celui de la philosophie et qui engendre une concordance, un accord, un entendre, un dialogue sans confusion car la science ne pense pas mais elle peut parler à la philosophie et réciproquement ? Mieux encore, la philosophie scientifique sera en capacité d’ouvrir des chemins pour les sciences. C’est ce que je cherche, ouvrir des chemins ! Mais il y en a tant qu’il est difficile de choisir. De plus, il se peut bien qu’ils ne mènent nulle part.

La stratégie du chemin la plus sage est de regarder l’avenir en exorcisant le passé. C’est le message que Nietzsche nous a adressé en expliquant que les conditions ayant présidé à l’émergence d’une chose ne sont plus valides pour expliquer comment et pourquoi cette chose est utilisée lorsqu’une puissance s’en est emparée. La science grecque « vue » par Husserl n’a rien de commun avec la science moderne « captée » par les puissances à partir du 17ème siècle. Le tournant consiste à regarder vers l’avenir, vers le Telos. L’Etre en vue n’aura rien de commun avec l’Etre oublié.

A lire les premiers pas dans ces cheminements :

Bernard Dugué, L’information et la scène du monde (de la science à la philosophie, l’univers des formes et des communications), Iste éditions, à paraître, second trimestre 2017, suivi de la traduction anglaise.

Bernard Dugué, Temps, émergences et communications, soumis pour édition, parution possible fin 2017


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43 réactions à cet article    


  • Yvance77 Yvance77 7 avril 16:40

    Pas même un petit doute sur le fait que l’homme soit réellement allé sur la lune ? Bizarre pour un scientifique 


    • sls0 sls0 7 avril 17:08

      @Yvance77
      Effectivement il ne parle même pas du fait que la terre soit plate.
      Un scientifique qui n’affirme pas que la terre est plate, est-ce un scientifique ?
      Votre remarque est pertinente, il y a des vidéos sur youtube.
      En parlant de youtube, je m’aperçois qu’il ne parle même pas des reptiliens, pour moi ce n’est pas un scientifique, ce doit être un martien troskiste.


    • mmbbb 7 avril 19:08

      @Yvance77 T inquiètes pas les Chinois iront de nouveau sur la Lune afin de confirmer leur puissance ils ne se contenteront pas d un decor en carton pate !


    • sls0 sls0 7 avril 16:58

      Quand on disait ’’j’aime pas’’ mon père disait goutes avant de parler.
      Quand on disait ’’c’est pas bon’’ mon père avait une réaction plus hard, on faisait passer notre moi avant l’amour mis de la part de ma mère dans le repas.

      Le titre de l’article me fait penser au second cas.
      Est-ce l’auteur qui est dans une impasse coté scientifique ou véritablement la science est dans l’impasse. Si c’est le deuxième cas c’est psychologiquement plus confortable pour l’auteur.
      Quitte à déranger le confort de l’auteur, je trouve que la science continue son petit bonhomme de chemin. Comme on parle d’impasse et de chemin, je n’ai pas à dire si le chemin suivi me plait ou pas, on parle de progression ou d’impasse.


      • abcd 8 avril 21:40

        @sls0
        D’un point de vue historique, la science avance plutôt en escalier, une période de stagnation (nous n’avons plus que 2 3 trucs à résoudre et tout sera parfait), puis une crise (plusieurs observations qui contredisent le modèle) ou une révolution (un génie qui fait table rase du passée) et l’émergence de tout un tas de génies, suite à la relativité tout un tas de mathématiciens se sont intéressés à la physique (parce que c’était cool ces équations complexes) puis à la physique quantique (parce que c’était encore plus cool, Les débats Bohr-Einstein etc...), y à eût auparavant un boom de la chimie après une crise atomiste (la nature de la matière était continue ou insécable à un seuil ?).
        Mais je crois que cela fait partie d’un mouvement plus global au niveau sociétal, je crois que si le cubisme et la relativité sont de la même époque (et on a des passerelles entre la représentation de l’homme et de son espace) ce n’est peut-être pas par hasard (si on croit au concept d’époque).


      • abcd 8 avril 21:57

        @abcd
        Après si on accepte qu’une partie de la science fiction soit une forme de philosophie populaire on n’est peut-être pas dans une impasse, je repense à « L’adieu à la nymphe » de Ayerdhal, qui exprimait déjà des questions actuelles du transhumanisme (ainsi que tellement d’autres).


      • amiaplacidus amiaplacidus 7 avril 17:44

        Heureusement, le grand scientifique Dugué va pulvériser cette impasse.


        • mmbbb 7 avril 19:07

          Heidegger ayant adhéré au parti national socialisme connaissait la methode Les allemands sont reputes pour etre méthodiques . Quant à la science je prefere me faire operer aujourd hui que dans dans les annees 60 Quels progres scientifiques notamment en imagerie medicale L auteur est gentil, il semble nier ces evidences ! 


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 7 avril 21:03

            @mmbbb

            L’auteur n’est pas gentil, il vous dit que vous êtes un con !


          • mmbbb 7 avril 21:52

            @Bernard Dugué et toi un encule et un gros, puisque tu ne sais qu employer l insulte . Tu n’as pas d humour Ce qui temoigne de ta médiocrité d’esprit. Tes articles je les survole je ne prendrai plus la peine de te lire Cela te genes l assertion sur Heidegger et alors tous les intellos en France ou presque se sont avachis en 40 et meme Drieu de la Rochelle a ete invite par Hitler Et mon gars ce ’ n’est pas parce que vous savez turbiner de l intellect que vous avez toutes les vertus et que l on doit tomber en pamoison . Ton article mélange les genres, ta specialité , la science avancera sans toi t inquiètes pas et tu continueras a ecrire tes articles a la con combien de lecteurs qui s ’abreuvent de ton docte savoir ? 


          • dejaegere 8 avril 12:56

            @Bernard Dugu

            ecrire un article plutot approximatif et hasardeux et insulter ensuite celui qui exprime un desaccord permet au moins d’authentifier une verite absolue (oh combien rare !) : l’auteur est conscient quelque part de son ego surdimentionne. Mais qu’il se rassure si je me trompe il est promis a un grand avenir dans la science fiction.


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 7 avril 20:13

            « Une nouvelle philosophie émerge et elle pourrait bien devancer la science dans le domaine des connaissances fondamentales. » Cette proposition n’a aucun sens, comme le reste de l’article d’ailleurs. La philosophie est « l’amour de la sagesse », ce que n’est pas la science.


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 7 avril 20:22

              @Jacques-Robert SIMON

              Je vous réponds par compassion. Vos préjugés sont consternants. Vous êtes un cartésien sectaire, vous mettez les choses dans des cases. J’espérais mieux mais mon pessimisme sur l’intelligence française se confirme.


            • mmbbb 7 avril 21:55

              @Jacques-Robert SIMON non non Dugue a raison je vous dis ceci afin d’eviter de vous faire vous faire traiter de con c’est pour votre défense A quand son prochain article Dieu et la science  ?


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 8 avril 08:46

              @Bernard Dugué
              Je ne vous réponds pas par compassion car je ne veux pas partager votre souffrance, cependant, si on utilise des mots, autant respecter leur signification.


            • JC_Lavau JC_Lavau 8 avril 09:01

              @Bernard Dugué. Curieux, là aussi mon pessimisme est confirmé, sur l’évolution psychotique irrémédiable des charlatans :


              Condoléances.

            • JL JL 8 avril 09:16

              @JC_Lavau
               

               bonjour, fameux et très pertinent, votre lien.

               Je lis : ’’Prisonnier de son bluff, le charlatan n’a aucune profondeur stratégique : il ne peut plus jamais reculer, il doit se cramponner à sa façade. Toute son emprise repose sur sa façade, et il ne peut vivre s’il n’a emprise sur des crédules.’’
               
               Une très belle illustration de ça nous a été fournie cette semaine par la rediffusion du film : « Les yeux jaunes des crocodiles ».
               
               Iris - Emmanuelle Béart) - l’héroïne, est bien prisonnière de son bluff, et la fin du film révèle en effet qu’elle ne peut survivre à l’échec de son entreprise charlatanesque.
               
               Moi au fond, j’aimerais bien Dugué s’il ne se mêlait pas de faire en plus, de la politique.

            • mmbbb 8 avril 10:41

              @Bernard Dugué tu te prends pour le Pape Quant au pessimisme sur l intelligence francaise alors Dugue tu es dans l autoflagellation


            • dejaegere 8 avril 12:59

              @JC_Lavau

              Bonjour,

              Je vous ai laisse un petit message sur deonto... Rubrique microphysique.


            • L'enfoiré L’enfoiré 8 avril 17:10

              @JL bonjour,

              J’ai bien aimé ce film.
              « tout est dans tout et inversement » est ma devise.
              Il ne suffit plus que chercher le lien entre chaque élément.
              Distinguer entre chemin et méthode ?
              La philosophie qui n’aurait que des chemins sans départ et sans aboutissement ?
              Cela m’a amusé de lire cela.
              Si l’on en croit ces citations, il n’y aurait entre les deux sinon à l’infini.
              Pas très cartésien tout cela...
              Ce ne serait donc pas la philosophie qui chercherait des solutions.

              Les sciences utilisent des méthodes en respectant une règle universelle de l’exactitude ?
              Encore une déclaration qui ne fait pas de distinctions entre les sciences vraiment exactes souvent supportées par les mathématiques et le numérique
              et les sciences analogiques qui sont reliées aux sciences humaines qui se contentent d’approximations.
              Les sciences numériques aiment les relations one to one, one to many mais jamais celles qui sont many to many à cause de leur complexités.
              Ce sera le rôle des ordinateurs quantiques qui arrivent bientôt.
              Pour Bernard, la religion, la politique, la philosophie sont reliées entre elles.
              Cela n’a rien de cartésien. 

            • pemile pemile 7 avril 21:29

              @Bernard Dugué « Une nouvelle philosophie émerge et elle pourrait bien devancer la science dans le domaine des connaissances fondamentales. »

              Une nouvelle métaphysique émerge et elle pourrait bien devancer la physique dans le domaine des connaissances fondamentales de Bernard Dugué !


              • Taverne Taverne 7 avril 23:19

                Selon moi, il faut dresser une sorte de cartographie des chemins possibles vers la vérité. Je vais devoir répéter encore une citation d’Oscar Wilde « la vérité rarement pure et jamais simple ».

                La première boussole sera donc de purifier la vérité (la vérité qui se « montre » en se « rétractant ») en la dépouillant de tout ce qui l’exagère, l’étouffe ou l’habille inutilement. Ici, on soustrait donc.

                La deuxième boussole sera de relier le simple apparent de la vérité au contexte complexe dans lequel elle fait sens. Ici, on ajoute par liens et relations.

                Enfin, la troisième boussole est plutôt une jauge qui va de l’incertitude à l’exactitude. Ici, on navigue à l’estime en évaluant approximativement le degré de confiance et donc de certitude. La confiance, par exemple dans l’hypothèse que demain il fera jour est très forte, proche de 100 %. La confiance est une technique de gestion de l’imprévu qui nous permet d’agir. Elle produit de la vérité qui se réalise de façon rétroactive : on sait qu’une chose est vraie ou fausse quand on l’a expérimentée.

                En fin de compte, la vérité n’est jamais formulée. Et il arrive même souvent qu’elle soit informulable. Ce qui est toujours formulé en revanche, c’est le mensonge.

                Il est des vérités que nous ne rencontrerons jamais : celles qui ne nous sont d’aucune utilité. Tant pis !


                • mmbbb 8 avril 09:41

                  @Taverne la science c’est la relation entre la science fondamentale et la science appliquée l un ne va pas s’en l autre Quand Theodore Maiman obtint pour la premiere fois une emission laser il ne se serait jamais doute du bouleversement de la societe contemporaine due a ses nombreuses applications Quant aux chemins des possibles, tout n’est pas trace d’avance. La science doit répondre a des imperatifs et si vous avez un cancer vous attendrez de la science qu elle vous offre un medicament et non pas un discours alambiqué a la Dugue qui flatte son hyper ego et prend les autres pour des cons . Quant a votre demontration elle est fausse , une cartographie comme vous l ’affirmez vers la verite ( quelle verite ? ) demontrerait que le domaine de la science est fini. C’est totalement absurde une decouverte ouvre une nouvelle porte et la science a toujours ete ainsi . Voir le LHC, les chercheurs ont ils decouverts le mystere de la matiere Non Voir les recherches astronomiques depuis que les télescopes permettent de scruter les profondeurs de l univers Etienne Klein qui a une vertu essentielle il tient un discours pedagogique clair precis contrairement a cet auteur a la con nous dit que beaucoup de choses echappent a la comprehension humaine Quant a vie les scientifiques nous assuraient qu elles ne pouvaient qu eclore qu en presence d oxygene jusquà l expedition franco amerciaine en 1979 lorsque d’un robot marin qui demontra que la vie ,etait presente dans un milieu de metaux lourds de sulfures et de temperatures elevees Les certidudes furent balayees. Ainsi va la science 


                • L'enfoiré L’enfoiré 8 avril 17:18

                  @Taverne

                  Bonjour Paul,

                  En fait le mot vérité n’est pas exact.
                  C’est la réalité qu’il faudrait utiliser.
                  Il y a plusieurs vérités. Chacun nous en avons une, puisque nous l’interprétons en fonction de notre vécu.
                  Purifier la vérité pour trouver la réalité ?
                  Cela touche au domaine du numérique qui agit par workflows enregistrés.
                  Il faudrait relire les lois de l’incertitude du quantique.
                  Le jeu des deux fentes et l’onde ou la matière qui se passe au même moment par les deux fentes mais cette situation ne s’observe que dans notre dos suivant le principe d’incertitude 

                • Taverne Taverne 8 avril 17:41

                  @L’enfoiré

                  Bonjour Guy,

                  Non, je parlais bien de la vérité, cette création continue et subjective qui est le résultat du rapport de confrontation entre le Regard et la Réalité.

                  Les trucs quantiques et les théories de relativité, je m’en méfie un peu. A trop s’y intéresser, on en arrive à des notions comme la vérité alternative (créationnisme et « faits alternatifs » aux Etats-Unis, par exemple). Je garde mes distances avec le relativisme et l’alternativisme (je sais, ça n’existe pas en tant que tel).


                • L'enfoiré L’enfoiré 8 avril 18:13

                  @Taverne

                  La confrontation entre le regard et la réalité, OK. C’est un peu ce qui se relie avec ce Principe d’incertitude.
                  On voit quelque chose à un moment donné mais ce n’est pas la réalité puisqu’on ne prend pas en compte du risque de se tromper. Est-ce de la matière ou une onde qui se propage ?
                  ..
                  Le scientifique Etienne Klein a écrit le livre « Tout n’est pas relatif ». 
                  C’est à dire que certaines choses sont absolue et ne nécessite aucun lien pour exister.
                  Ils sont les débuts de chaînes. L’instant zéro comme il l’a aussi écrit dans un autre livre.

                  Mais tu parlais du mensonge.
                  Là aussi, il y a beaucoup de versions.
                  Le mensonge par omission, par propagande, par obligation de trouver vie sur la mort/
                  Ce mensonge-là peut-être volontaire ou involontaire par manque de connaissance ou mauvaise compréhension d’un problème donné.
                  Sur Internet on parle de plus en plus de « Fake News » et l’inventeur du Web en a parler de nombreuses fois qu’il faut s’en méfier et retourner à l’information brute sans interprétation.
                  La RAW information, comme tu as ce mot « RAW » en photographie, 
                  Une information qui sert à tout, non trituré, non compactée comme le JPG qui utilise les similitudes entre pixels pour en réduire la taille. . 

                • Taverne Taverne 8 avril 18:57

                  @L’enfoiré

                  Le mensonge relève d’une autre question. Le mensonge n’est pas l’inverse de la vérité. Beaucoup de choses les différencient, à commencer par la source créatrice : c’est la langage qui crée le mensonge alors que la vérité naît du rapport entre le Regard et la Vérité. On n’aborde donc pas la vérité et le mensonge avec les mêmes armes.

                  On peut néanmoins opposer la vérité au mensonge. Mais pas aussi radicalement que l’on oppose la vérité à l’erreur.


                • Taverne Taverne 8 avril 19:34

                  Pour s’imposer, le mensonge a besoin de la force (force de l’esprit ou force extérieure). La vérité, au contraire, existe indépendamment de tout usage de la force.
                  Le langage est un instrument de cette force nécessaire au mensonge.


                • mmbbb 8 avril 20:54

                  @Taverne le transistor a ete concu par les lois de la phyqique quantique et a valu le prix nobel a Bardeen Shockley Brattain en 47 Plus pres de nous les americains n ont pas des chercheurs comme Dugue qui se perdent dans la philosophie scientifique mais ont deja cree un premier ordinateur quantique certes primaire mais qui marche On est loin de votre discours intellectuel . 


                • Robert Lavigue Robert Lavigue 8 avril 21:01

                  @mmbbb

                  Retrouver Taverne, le philosophe pouêt-pouêt, et un ’discours intellectuel’ dans la même phrase me laisse songeur !


                • mmbbb 8 avril 21:07

                  @Robert Lavigue il a moins le merite de ne pas m insulter comme l a fait Dugué « le discours intellectuel » est un peu moqueur et employe a escient


                • Taverne Taverne 8 avril 23:31

                  @mmbbb

                  La philosophie n’a jamais prétendu engendrer des inventions techniques !

                  Elle se contente d’éclairer comme elle peut les chemins obscurs et tortueux de la connaissance. Les trois écueils partout sont : l’erreur, le mensonge, la bêtise. Nul être humain n’est exempt de ces trois choses-là. 


                • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 7 avril 23:46

                  Je ne crois pas que impasse soit le bon mot.

                  Nous nous retrouvons juste face à des gouffres entre deux disciplines que l’on ne sait pas unifier. Nous sommes confrontés au problème p=np

                  Quelle est la relation entre neurologie et psychologie ? quelle est la relation entre l’intelligence artificielle et les statistiques/probabilités (aussi connues sous le nom de big data ou de réseaux neuronaux) Quel est la relation entre l’axiologie la psychologie et donc la philosophie ? Quelle est la relation entre l’infiniment petit et l’infiniment grand ?

                  Relisez le commentaire de Taverne juste avant moi, rappelez vous de mon dernier commentaire à votre article. N’avez vous pas l’impression que quelque soit l’échelle, la perspective, les mots, le domaine, que nous parlons pas toujours et encore de la même chose ?


                  • Zolko Zolko 8 avril 00:49

                    Très bon article.
                     
                    Mais, nonobstant la dérive sectaire des cosmologistes dans les domaines philanthropiques, ne serait-ce pas le signe d’une certaine faiblesse de réflexion relativement à l’endogénèse de la pensée post-moderne cartésienne ? Je dis ça, car votre article me fait penser à cette citation de Nietzsche par Bakounine, où il questionne le devenir de l’Homme face à l’immensité des réseaux possibles - pas certains, mais quand-même possibles - des connexions neuroniques d’un cerveau humain.
                     
                    Qu’en pensez-vous ?


                    • mmbbb 8 avril 10:02

                      @Zolko je ne peux pas penser , Dugue a dit que j ’etais un con Cela m evitera d’avoir une colique des boyaux de la tete 


                    • L'enfoiré L’enfoiré 8 avril 18:41

                      @Zolko bonsoir, 

                      L’évolution ne s’arrête jamais, même pour l’Homme (avec une majuscule ou non). 
                      Ce n’est absolument pas un finitude dans le monde du vivant. 
                      Des êtres vivants disparaissent et d’autres apparaissent. 
                      Demain, « l’homme augmenté » prendra le relais.d’une manière ou d’une autre. 
                      La philosophie serait si l’on en croit, Bernard, ne servirait à rien. 
                      Pas de méthode sur le chemin d’un point à un autre. 
                      Ce serait presque du temps perdu et pourtant, on philosophe depuis la nuit des temps. . 

                      Le cerveau est encore système tout à fait spécial. Il n’est pas sensible à la douleur mais il commande presque tout. Je dis presque car il a des sub-systèmes qui peuvent réagir sans son intervention. Mais Bernard va vous répondre... car il a la science infuse. 

                      « C’est une vieille histoire qui remonte à l’aube de l’humanité, puisqu’elle vient d’Adam (le concubin d’Eve). En effet, en théologie, la science infuse n’est ni plus ni moins que la connaissance qu’Adam reçut de Dieu.
                      Heureux homme qui n’a pas eu besoin de faire des études longues et laborieuses pour réussir dans la vie !
                      C’est vrai ! Imaginez un instant que, dès votre naissance, vous ayez été capable de reconnaître, nommer et différencier un fox à poil dur d’un ornithorynque ! Est-ce que cela ne vous aurait pas grandement aidé dans les années qui ont suivi ? »
                       smiley 

                    • rugueux 8 avril 08:16

                      Ce mec est une imposture il suffit de lire son parcours décrit dans Libé : Bac+21 cherche place de chercheur....

                      Un casse-pied qui, certes a fait des études sérieuses, mais a tellement emmerdé son université par ses marottes et autres élucubrations jargonnante que l’on s’est débarrassé de lui, depuis il psychote dans son rôle de victime du système et prétend au prix nobel de l’égo...


                      • mmbbb 8 avril 09:48

                        @rugueuxc ce que je n’admets pas et qu il prend les autres pour des cons Ces discours alambiques trouve un echo favorable a ceux de Taverne qui sont dans la meme veine C etait la tendance des intellos des années 70 d employer un verbiage incomprensible afin de se faire passer pour d’ éminents penseurs De précieuses ridicules surtout . Quant a Dugue c’est dans le rayon esotérisme que je classerai sa grande oeuvre de foutage de gueule


                      • biquet biquet 8 avril 14:36

                        @rugueux
                        J’avoue aussi que les articles de Dugué sont assez fumeux et incompréhensibles. Quand on se pose des questions terre à terre, je ne pense pas Dugué soit en mesure de répondre. Par exemple la pression atmosphérique c’est 1 kg force sur 1 cm2 (colonne de 48 km de haut tout de même). Mais quel est la pression de l’air sous une charge en fonction de la surface de portance ? Essayer de trouver des réponses sur Internet, rien, et je ne pense pas que notre Dugué ait la réponse.


                      • julius 1ER 8 avril 09:01

                        Cette période s’achève. Une nouvelle philosophie émerge et elle pourrait bien devancer la science dans le domaine des connaissances fondamentales.

                        @Dugué,
                         ?????????????????????????,
                        la philosophie ne précède t-elle pas toujours la science ???
                        et en quoi pourrait-elle devancer la science dans le domaine des connaissances fondamentales ...
                        l’auteur se gargarise avec des mots il me semble !!!

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