• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Technologies > La science s’intéresse à nouveau au LSD et aux expériences (...)

La science s’intéresse à nouveau au LSD et aux expériences psychédéliques

Recension du livre : 

 

Michael Pollan, Voyage aux confins de l’esprit, Quanto, 2019

 

0) L’opinion pense que les champignons dits « magiques » et le LSD sont devenus des reliques héritées des années hippies et que leurs effets puissants les ont écartés de la consommation de substances illicites, supplantées par la coke et autre ecstasy. En fait, ces substances ont été un peu trop vite enterrées et refont surface dans les laboratoires de recherche. Elles présentent une double utilité, d’abord révéler la vie intérieure et la richesse d’un inconscient dont les productions cognitives sont étonnantes, notamment lorsqu’il faut trouver un sens à l’existence. Ensuite, ces mêmes substances se sont révélées assez efficaces, voire miraculeuses, pour améliorer le vécu des patients en fin de vie ou bien solutionner des cas de dépression et même décrocher des addictions au tabac ou à l’alcool. Michael Pollan, journaliste scientifique au NYT, vient de publier un ouvrage retentissant sur le revival des substances psychédéliques. Devenu best-seller, il vient d’être traduit aux éditions Quanto.

 

Les substances psychédéliques employées sont en fait trois. Le LSD, dérivé synthétique d’un alcaloïde de l’ergot de seigle, la psilocybine qui comme son l’indique, est une substance contenue dans le champignon éponyme et enfin moins connue, la 5-MeO-DMT, présente à l’état naturel dans le venin sécrété par peau d’un crapaud qui aux Etats-Unis est devenu une espèce protégée car il fut traqué depuis les seventies pour en extraire la peau et la fumer. Le récit de Pollan présente trois volets. D’abord une présentation de l’histoire des substances psychédéliques et notamment la glorieuse épopée du LSD depuis sa synthèse en 1938 par le chimiste Hofmann jusqu’à l’interdiction après l’usage intempestif de cette substance par une jeunesse en quête d’expérience mais aussi en dissidence avec le pouvoir, surtout à l’époque de la guerre au Viêt-Nam. Un second volet explique comment cette substance est redevenue fréquentable auprès des scientifiques et des médecins. Pollan a lui-même effectué quelque expérience et en donne une recension précise. Enfin, un dernier volet nous amène vers des considérations neuroscientifiques et thérapeutiques, sans oublier l’étude du psychisme humain et les avancées sur la compréhension de la conscience.

 

1) La facétieuse histoire du LSD est connue de tous, même si les détails et les anecdotes divergent selon les narrateurs. Pollan offre un point de vue intéressant et précis sur le contexte social dans lequel le LSD et les champignons magiques se sont invités dans la société au point de contribuer à façonner cette culture psychédélique que tous les mélomanes connaissent, après avoir regardé les étranges figures kaléidoscopiques, tout en écoutant les œuvres musicales composées dans la seconde moitié des sixties, des Beatles à Pink Floyd. Les champignons magiques sont connus depuis des millénaires dans certaines tribus amérindiennes mais lors de la conquête espagnole, l’Inquisition condamna les usagers de ces substances alors que l’Eglise jugea en 1620 que la consommation de ces champignons à des fins divinatoires était contraire à la foi catholique. Le LSD, encore plus puissant, n’a été diffusé qu’après les années 1950 et fut aussi jugé illicite par les autorités américaines pour diverses raisons, essentiellement politiques et normatives. L’histoire du LSD est compliquée, elle se joue dans les centres d’études sur le psychisme et surtout au sein d’une jeunesse avide d’expériences nouvelles, de sensations, de créativité, avec une défiance radicale face aux valeurs américaines si chères aux présidents ainsi qu’aux éminences grises comme le fut Brzezinski. Le facétieux professeur Leary s’empara de cette affaire pour ériger le LSD en ressort promettant un changement de société basé sur la modification des consciences ; au final, son action fut contre-productive et cette substance fut bannie par les autorités et les recherches sur les psychédéliques furent privées de financement et proscrites. Quant à la jeunesse, elle délaissa ces substances qui souvent généraient un « bad trip », un mauvais voyage aux conséquences parfois tragiques. S’il est exact que les psychédéliques produisent des expériences numineuses comparables à celles racontées par les gnostiques de l’Antiquité, alors il n’y a rien de surprenant à ce que les uns aient vu le paradis et les autres l’enfer. Les anciens connaissaient ces deux aspects de l’expérience non ordinaire. Il suffisait de lire l’étude de Rudolf Otto sur le sacré pour faire le rapprochement. Le numineux peut être terrifiant ou apaisant.

 

Hoffman avait compris les bienfaits de cette substance qu’il ingéra, vivant des expériences non ordinaires et finissant par penser en 1960 que le LSD pourrait avoir un effet sur notre civilisation en la sortant des lubies matérialistes pour la mettre en osmose avec le divin et la nature. Le LSD permet d’accéder à une expérience religieuse alors que les sociétés matérialistes ne prospèrent qu’en détruisant ou plutôt anesthésiant cette aspiration pour enrôler plus aisément les âmes dans le mécanisme (bourgeois ?) de l’exploitation.

 

2) Après une longue éclipse, les études sur les substances psychédéliques ont pour ainsi dire ressuscité de leur long sommeil. Et c’est ce renouveau qui incita Pollan à enquêter, tester, interroger et raconter comment ces substances sont devenues des principes actifs au service d’objectif thérapeutiques et même scientifiques. C’est cette renaissance qui est racontée, avec force précision sur les effets et les ressentis, les témoignages, les liens avec les écrits de penseurs ayant étudié les choses extraordinaires du psychisme comme James ou Maslow et la liste serait interminable. Ce second acte fait entrer en scène le médecin Griffiths qui en 2006 retrouva la passion scientifique en traçant des ponts entre les expériences psychotiques vécues par les patients et les voyages psychédéliques. La frontière est ténue. Il arrive même que des patients en phase terminale secrètent des toxines dont l’effet sur la conscience est apparenté à celui produit pas les substances psychédéliques. Un effet parfois apparenté à celui produit par l’abstinence des alcooliques, le fameux et atroce delirium tremens.

 

Depuis 2006 le LSD et la psilocybine sont étudiées par les laboratoires en toute discrétion mais en toute légalité, dans de nombreux pays, avec des positions avancées, en Suisse, Angleterre, aux Etats-Unis et dans d’autres pays. La France reste en retrait, ce qui ne surprend pas, notre pays ayant une propension à tout contrôler, encadrer, rationaliser et exclure le religieux sous toutes ses formes. Doors of perception, Aldous Huxley et la mescaline, les Doors, Jim Morrison. Cette incise n’a rien de gratuit. La musique des Doors est inquiétante, comme le sont les études neuroscientifiques et psychologies menées par les acteurs de ces recherches sur l’étrange effet des « hallucinogènes » qui ne produisent pas des hallucinations mais un accès à une réalité non ordinaire, bien différente des effets produit par le cannabis qui n’est pas vraiment une substance psychédélique bien qu’il altère les perceptions. Les quelques expériences menées par Pollan sous contrôle médical sont recensées avec précision. Elles enseignent peut-être une vérité dérangeante. Les substances psychédéliques seraient plus spécialement destinées au seniors de plus de 60 ans, tout simplement parce que leur psychisme est consolidé par un long vécu et qu’ils seraient plus à même de maîtriser le voyage. C’est possible. Après 55 ans, le cerveau se modifie avec l’épigénétique et c’est ce qui expliquerait les effets durable des substances psychédéliques longtemps après leur ingestion. Et la puissance du système MDP (cf. 4).

 

3) Si le LSD et la psilocybine ont un usage récréatif dans certains milieux, ils sont aussi de précieux outils pour étudier la conscience et les facultés cognitives de l’homme. Pollan n’a pas hésité à s’instruire des sciences pour écrire le chapitre 5 consacré aux études menées par quelques neuroscientifiques pour le moins originaux, excentriques et atypiques, trait de caractère plutôt british et c’est d’ailleurs en Angleterre que l’auteur est allé enquêter sur les résultats obtenus par les cliniciens et les scientifiques. Tout en commençant sa recension par noter que les trois substances en questions ont un motif tryptamine, ce qui leur permet de se fixer sur les récepteurs de la sérotonine mais en s’incrustant pour ainsi dire, ce qui rend durable leurs supposés effets mais ne nous renseigne pas sur ce qui se passe dans le cerveau, d’autant plus que la sérotonine reste une énigmes pour les neuroscientifiques. Et n’explique pas pourquoi l’expérience psychédélique se manifeste par une dissolution du moi et l’effondrement de la distinction entre sujet et objet, une distinction constitutive de l’existence humaine, depuis les Grecs jusqu’à notre modernité.

 

C’est pour cette raison que Pollan a cherché à en savoir plus en visitant l’Imperial College de Londres où travaille Robin Carthart-Harris, jeune chercheur étudiant les effets des psychédéliques avec les outils modernes de l’IRM et la MEG. Les effets de ces substances ont été identifiés sur ces appareils. Si ces recherches ont été réalisées, c’est grâce à deux autres protagonistes hors du commun dont l’histoire semble rocambolesque, surtout celle d’Amanda Feilding, aristocrate excentrique convaincu que le LSD dont elle abusa améliore les fonctions cognitives et favorise les états de conscience supérieurs. Certes, mais l’affaire n’est pas aussi simple comme nous l’apprend la suite de ce périple dans les laboratoires dévolus à la science psychédélique.

 

 

Ces recherches ont abouti à un résultat important sur le fonctionnement cérébral, un résultat explicité avec précision par Pollan. La psilocybine interfère avec un composant de l’activité cérébrale identifié comme MPD, le réseau du mode par défaut, inconnu des neurologues jusqu’en 2001. Le MPD relie les zones profondes du cerveau aux zones irriguées par les stimuli de l’expérience extérieure. Lorsque le sujet lâche prise face au monde, son système MPD s’active. Les données IRM ont montré que ce système s’activait lorsque le sujet ne pense à rien (j’ajoute qu’en langage philosophique, cela renvoie à l’époquè de Husserl, extinction du jugement). Le MPD est bien en relation avec la conscience qui vagabonde mais il est aussi un filtre entre ce qui arrive depuis le monde et ce qui vient des zones profondes de l’âme. Ce filtrage sert à la constitution de l’ego et lorsque ce filtre s’estompe, les frontières entre l’ego et le monde se dissolvent. Or, c’est exactement l’effet de la psilocybine. Un effacement de l’activité MPD qui laisse la conscience envahie par les productions internes de la psyché des profondeurs, tout en dissolvant les formes de l’expérience extérieure. En mode normal, le réseau MPD stabilise l’âme, il fait du sujet un kosmos (qui fut recherché par les philosophes phénoménologues). Ces expériences renvoient aussi aux mythes archaïques, comme l’a suggéré Pollan sans s’étendre sur ce sujet et dieu sait s’il y a à développer dans cette voie. Mitra, Varuna, Apollon, Dionysos…

 

Le MPD est uu filtrage issu de l’évolution qui sert à survivre puis à vivre en donne société. Il filtre le monde sur la face externe et les productions intempestives venues du plus profond de l’inconscient, propulsant les âmes vers la folie ou le génie.

 

4) Un dernier chapitre expose l’intérêt thérapeutique de ces substances qui comme tout pharmakon, se présente sous une figure de Janus, à la fois remède et poison. La dissolution de l’ego peut avoir un effet destructeur ou salvateur. Voilà pourquoi ces substances sont prises au sérieux par les psychothérapeutes pour solutionner divers problèmes, addictions, obsessions, dépressions sévères. Les résultats étonnants sont racontés dans le dernier chapitre, avec force détail et anecdotes. L’intérêt pour ces substances s’est répandu dans la communauté scientifique pendant les années 2010. Sept ans après les premières réunions informelles des pionniers en 2011, un congrès a réuni à Oakland la communauté des chercheurs en psychédélisme. Durant six jours, près de 3000 participants écoutèrent avec attention les conférenciers issus de 25 pays. Autant dire que la phase disruptive est passé et maintenant, souhaitons le meilleur pour ces recherches bien utiles pour aider les patients déprimés, accros ou en fin de vie. Cette traduction française de ce livre passionnant, précis et documentée est la bienvenue. Espérons que la France saura prendre le train en marche, elle qui n’a pas brillé dans d’autres domaines comme par exemple l’autisme.

 

On retiendra aussi cette découverte sur le mode par défaut, MPD, qui se confirme d’une importance crucial. Rappelons que ce MPD est silencieux lorsque le sujet est préoccupé par une activité ou un problème nécessitant une réflexion et qu’il s’active en génère des signaux lorsque le sujet ne « pense » plus à rien. Les interférences avec les psychédéliques montrent l’importance de ce réseau (où figure l’hippocampe) dans la constitution du moi et la gestion d’une expérience complète. Le MPD module le flux de la conscience et l’accès à certaines connaissances, notamment celle de soi. J’irai même plus loin en suggérant que ces données devraient permettre de reprendre les recherches philosophiques initiées par Husserl. La science du XXIe siècle est devant nous, elle sera d’une richesse insoupçonnée.

 

 

Michael Pollan, Voyage aux confins de l’esprit, Quanto, 2019

 


Moyenne des avis sur cet article :  3/5   (8 votes)




Réagissez à l'article

50 réactions à cet article    


  • Ratatouille 2 le retour Abou Darbrakam 13 décembre 2019 14:50

    Scandaleux ,honteux,plagia à coup sur.BOUFFON (lol)

    Pas un seul mot sur Stanislav Groff et ses collaborateurs sur les 50 années de travail sur le LSD et ses découvertes .

    c’est pas deux pilules sur ce coup là ,mais des milliers.

    Stanislav Grof commence ses recherches sur les drogues psychédéliques, surtout le LSD, en 1956 à l’Institut de recherches psychiatriques de Prague

    conseil de lecture rétrospective de sont travail

    L’ultime voyage : la conscience et le mystère de la mort

    .2009

    ------------------------------------------------------

    Au-delà de l’histoire personnelle et des thèmes archétypaux, une psychologie exhaustive doit égalemet traiter des significations fondamentales de la naissance et de la mort. Le docteur Stanislav Grof, renommé pour ses contributions pionnières concernant les aspects psychologiques et spirituels du processus de la naissance, apporte désormais des aperçus précieux, issus de plus de cinquante années de recherches ainsi que de découvertes personnelles, concernant l’expérience de la mort et de son processus. L’Ultime Voyage décrit les rituels anciens et aborigènes ainsi que les pratiques spirituelles qui nous aident à comprendre l’expérience de la mort, qui la facilitent et qui nous aident à l’accepter comme formant partie intégrante de la vie. Ce livre résume également les études modernes qui jettent une nouvelle lumière sur la diversité des phénomènes liés à la mort et à son processus. Il traite en effet de la mort et la renaissance psychospirituelles, des expériences de mort imminente ainsi que de la nouvelle cartographie de la psyché, cartographie bien plus élaborée résultant des cinquante années de recherches de GROF portant sur la thérapie psychédélique, la respiration holotropique et les crises psychospirituelles spontanées.

    ------------------------------------------------

    sinon tout ses livres sont exellent

    -----------------------------------------------------------------------

    oeuvres

    • Royaumes de l’inconscient humain : la psychologie des profondeurs dévoilée par l’expérience LSD (Realms of The Human Unconscious : Observations from LSD Research, 1975), Monaco, Éditions du Rocher, 1983, 280 p.
    • La rencontre de l’homme avec la mort (en collaboration avec Joan Halifax) (The Human Encounter with Death, 1977), Monaco, Éditions du Rocher, 1982, 281 p.
    • Au-delà de la mort : les portes de la conscience (Beyond Death : The Gates of Conciousness, 1980, en collaboration avec Christina Grof), trad., Seuil, coll. « Albums », 1991, 95 p.
    • LSD Psychotherapy, Hunter House, Pomona, 1980.
    • Ancient Wisdom and Modern Wisdom, Suny Press, New York, 1984.
    • Psychologie transpersonnelle : une approche globale et spirituelle pour épanouir sa conscience (Beyond the Brain : Birth, Death and transcendence in Psychotherapy, 1985), Monaco, Éditions du Rocher, 1984, 314 p. ; J’ai lu, 2009, 474 p.
    • The Adventure of Self-Discovery
      • Les nouvelles dimensions de la conscience (The Adventure of Self-Discovery : Dimensions of Consciousness and New Perspectives in Psychotherapy, 1987), Éditions du Rocher, 1989, 276 p.
      • Nouvelles perspectives en psychiatrie, psychologie et psychothérapie : aux confins de la recherche contemporaine sur la conscience (The Adventure of Self-Discovery : New Perspectives in Psychotherapy, 1988), Alphée, 2010, 280 p.
    • À la recherche de soi (en collaboration avec Christina Grof) (The Stormy Search for the Self, 1990), Rocher, 1992, 379 p.
    • L’esprit holotropique : les trois niveaux de la conscience humaine (The Holotropic Mind : The Three Levels of Human Consciousness and How They Shape Our Lives, 1992), en collaboration avec Hal Zina bennet, Éditions du Rocher, 1992, 309 p.
    • Le jeu cosmique (The Cosmic Game : Explorations of the Frontiers of Human Consciousness, 1998), Éditions du Rocher, 1998
    • Pour une psychologie du futur : transformation psychique et paix intérieure (Psychology of the Future : Lessons from Modern Consciousness Research, 2000), Dervy, 2002, 632 p.
    • Quand l’impossible arrive : aventures dans les réalités non ordinaires (When the Impossible Happens : Adventures in Non-Ordinary Reality, 2006), traduit de l’anglais par Olivier Clerc, Guy Trédaniel, 2007, 390 p.
    • L’ultime voyage : la conscience et le mystère de la mort (The Ultimate Journey : Consciousness and the Mystery of Death, 2006), Guy Trédaniel, 2009, 476 p. [1] [archive]
    • « New Perspectives in Understanding and Treatment of Emotional Disorders », Chapter 13 in Psychedelic Medicine : New Evidence for Hallucinogens as Treatments, Michael J. Winkelman and Thomas B. Roberts (editors) (2007). Westport, CT : Praeger/Greenwood.

    • pacem 13 décembre 2019 16:32

      @Abou Darbrakam « Pas un seul mot sur Stanislav Groff et ses collaborateurs sur les 50 années de travail sur le LSD et ses découvertes »

      Bien d’accord, c’est une sacrée référence scientifique, bien qu’il se barre au final dans de la métaphysique et que le public américain soit un peu trop barré dans le religieux smiley


    • Ratatouille 2 le retour Abou Darbrakam 13 décembre 2019 17:46

      @pacem
      En ce moment c’est la grande mode du spirituel ,tout y passe c’ est open bar et avalanche de bouquins,toto il à vu la petite cuillère de la voisine d’en face remuer toute seul et hop 3 volumes sur la télékinaze.
      sinon chacun ses expérimentations psychophysiospysicospiritule ou convictions.
      ------------------------------------
      si d’aventure le lsd vous intéresse ,c’est pas la peine d’en prendre et moins risqué.
      vous obtenez les mêmes résultat avec la respiration holotropique
      en France il y a des thérapeutes (ça fait un peut nouille wajje mais bon)
      respectueusement,cordialement. smiley


    • Ratatouille 2 le retour Abou Darbrakam 13 décembre 2019 17:57

      @l’auteur
      toutes les vilaines choses que j’ai dite n’était pas pour vous
      mais pour Michael Pollan

      (l’usurparteur .re.lol).
      Mais je suis un peut déçu que vous n’ayez pas cité ce monument qu’est Goff.
      enfin je m’en remettrait ,faute de quart ça arrive.
      amicalement et humoristiquement votre.


    • JL JL 15 décembre 2019 12:09

      @Abou Darbrakam
       
       ’’enfin je m’en remettrait ,faute de quart ça arrive.’’
       
      Faute de carre, peut-être ?


    • njama njama 13 décembre 2019 15:51

      La science serait-elle en quête des Paradis artificiels ? ah si seulement cela pouvait la rendre juste un peu poétique... smiley

      mais avec Big Pharma on ne peut qu’avoir de gros doutes sur les buts qu’elle poursuit.

      Le LSD a ceci d’inconvénient c’est qu’il ne fait pas plus qu’un autre psychotrope intervenir la volonté du sujet, il force physiologiquement (chimiquement) le corps, à relâcher « l’attention » que l’on pourrait qualifier (d’)« ordinaire », ce qui a pour effet de déplacer la perception/conscience, du moins la façon dont elle s’assemble pour rendre cohérent le monde. Ce qui n’exclut pas d’autres cohérences en dehors de notre perception ordinaire.

      Il n’est pas impossible que des perceptions consécutives à certaines expériences LSD s’apparentent à des perceptions mystiques qu’elles résultent de situations cathartiques (rite d’initiation, jeûne poussé, danse soufie,...), ou non, à la différence assez notoire que dans le second cas le sujet n’a pas besoin de chimie, qu’il garde le contrôle contrairement au junkie ce qui peut conduire pour lui à des bad trips...

      L’explication des sorciers in Histoires de pouvoir, Carlos Castaneda, Gallimard (1993)


      • Samson Samson 13 décembre 2019 18:19

        @njama
        " ... à la différence assez notoire que dans le second cas le sujet n’a pas besoin de chimie, qu’il garde le contrôle contrairement au junkie ce qui peut conduire pour lui à des bad trips...« 

        De fait !
        Mais à la différence d’autres substances plus ou moins addictives, rares sont ceux ou celles qui y restent »accros", la puissance d’un bad trip s’avérant des plus dissuasive une fois que la personne en est sortie ! smiley

        PS : Je me défie comme de la peste de l’escroquerie intellectuelle des œuvres de Castaneda, qui ont mené bien des inconscients à expérimenter à leurs dépens les ravages de la Datura !


      • njama njama 13 décembre 2019 22:36

        @Samson
        d’autres s’aventurent aussi promptement qu’inconsciemment à traverser le désert ou une mer qu’il ne connaisse pas du tout... l’empressement peut-être ? l’insouciance de la jeunesse ?
        Cela ne remet nullement en cause à mon sens l’enseignement de Don Juan tel que le rapporte Castaneda, encore faut-il avoir fait le tour de tout ce qu’il en a partagé. Mais ce n’est pas le sujet de l’article.


      • njama njama 13 décembre 2019 16:13

        @ Bernard Dugué

        d’autant plus que la sérotonine reste une énigme pour les neuroscientifiques.

        Elle le sera un peu moins lorsque vous aurez pris connaissance de la découverte du Professeur Jean-Bernard Fourtillan si ce n’est déjà fait ? Ingénieur chimiste, Professeur honoraire de Chimie thérapeutique et Pharmacocinétique, Ancien Pharmacien des hôpitaux, Ancien Expert Pharmacologue Toxicologue spécialisé en Pharmacocinétique, une découverte majeure je n’en doute pas...

        https://valentonine.fr/fr-fr/la-decouverte/presentation-de-la-decouverte.html

        Il a mis en évidence que la sérotonine sécrétée par la glande pinéale donne par 3 acétylations successives et simultanées la mélatonine, le 6-metoxy-harmalan, puis la valentonine (sa découverte)

        « Les propriétés psychostimulantes du 6-méthoxy-harmalan, comparables à celles du LSD, sont dues à son antagonisme des récepteurs 5-HT2C*, qui provoque une augmentation de la vigilance. »

        https://fonds-josefa.org/regulation-veille-sommeil/

        * récepteur sérotoninergique https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9cepteur_s%C3%A9rotoninergique


        • Ratatouille 2 le retour Abou Darbrakam 13 décembre 2019 18:38

          Certain utiliserait la trazodone pour bloquer les effets du LSD.., ? Tu aurai une idée,il y à une autre molécule utilisé par S.Groff ,mais je retrouve plus dans quel livre.

          je dit ça pour les prises non volontaire et les ça tourne très mal.

          La trazodone est un inhibiteur des recapteurs de sérotonine et un antagoniste du récepteur 5-HT2A. Cependant, contrairement aux inhibiteurs sélectifs des recapteurs de sérotonine tels que la fluoxétine (Prozac), les effets antidépresseurs de la trazodone peuvent être dus à son effet antagonique à l’emplacement du récepteur 5-HT2A


        • Ratatouille 2 le retour Abou Darbrakam 13 décembre 2019 18:39

          @Abou Darbrakam
          post pour njama


        • Ratatouille 2 le retour Abou Darbrakam 13 décembre 2019 19:00

          @njama
          ça me parait louche cette histoire de trazodone

          j’ai lu ça sur un forum en anglais et moi l’anglais c’est pas top.Je me demande si ce n’ai pas plutôt pour potentialiser des doses faibles de LSD ,je suis tombé sur site d’arsouille ? si tu peut trancher .


        • njama njama 13 décembre 2019 22:28

          @Abou Darbrakam
          Non pas compétent pour t’aider sur ce sujet des inhibiteurs du LSD. Bernard Dugué peut-être y connaît qqch (?), s’il veut bien répondre et qu’il décroche cinq minutes de sa tasse de café smiley
          Mais merci pour Stanislav Groff

          je ne connaissais pas, j’irai voir un peu de quoi il retourne, quoique cela me semble un peu éloigné d’une démarche mystique, ou spirituelle.
          Le LSD ou autre chose, ça peut aider peut-être, mais ce n’est pas plus qu’un coup de pouce comme un coup de pied au cul, enfin ce que j’en comprends.


        • Ratatouille 2 le retour Abou Darbrakam 14 décembre 2019 00:38

          @njama

          Les podcasts de Dr. Stanislav Grof

          sur INREES

          https://www.inrees.com/soutien/GROF-Stanislav/

          vidéo etc sur sont site a voir aussi certaine en sous titre fr
          http://www.stanislavgrof.com/


        • pacem 13 décembre 2019 16:33

          @Bernard Dugué "le LSD pourrait avoir un effet sur notre civilisation en la sortant des lubies matérialistes pour la mettre en osmose avec le divin et la nature. Le LSD permet d’accéder à une expérience religieuse« 

          Non, à un état modifié de conscience, aucun délire religieux chez un athée, ni rupture avec un certain »matérialisme", au contraire, juste un élargissement de la conscience et une découverte de soi extraordinaire.


          • pacem 13 décembre 2019 16:36

            PS : Et les expériences d’états modifiés de conscience avec du LSD ou des EMI invalident pas mal votre article précédent sur « l’explication physique d’une vie après la mort ».


          • arthes arthes 14 décembre 2019 18:21

            @pacem
            Bin oui, justement....

            P’être qu’il a testé le truc ? Les effets ne sont pas dissipés....
            https://youtu.be/naoknj1ebqI


          • Samson Samson 14 décembre 2019 21:47

            @pacem
            "Non, à un état modifié de conscience, aucun délire religieux chez un athée, ni rupture avec un certain »matérialisme", au contraire, juste un élargissement de la conscience et une découverte de soi extraordinaire.« 

            Intéressant !
            S’il n’y a pas de rupture avec un certain »matérialisme", l’expérience psychédélique n’en modifie-t-elle considérablement tant la perspective que l’intelligence ?


          • pacem 14 décembre 2019 21:55

            @Samson « l’expérience psychédélique n’en modifie-t-elle considérablement tant la perspective que l’intelligence ? »

            Est-ce que sortir d’une caverne modifie la perspective et l’intelligence du monde ? Oui, mais probablement de façon spécifique à chaque « cerveau » ?


          • pacem 14 décembre 2019 22:04

            @Samson

            PS : une petite étude pour comparer l’effet du LSD chez un croyant et chez un athée ?


          • Samson Samson 13 décembre 2019 18:35

            « Les substances psychédéliques employées sont en fait trois. »


            Ne conviendrait-il d’y adjoindre la mescaline, extraite du Peyotl ?

            « Ces expériences renvoient aussi aux mythes archaïques, comme l’a suggéré Pollan sans s’étendre sur ce sujet et dieu sait s’il y a à développer dans cette voie. Mitra, Varuna, Apollon, Dionysos… »

            Et surtout aux « mystères » initiatiques qui leurs correspondent !
            Dans notre modernité, leur expérimentation éclaire d’un jour particulier les travaux de psychologie analytique développée par Carl Gustav Jung, et singulièrement les concepts d’inconscient collectif et d’archétype.

            A bon entendeur, nul n’étant au préalable conscient d’une éventuelle faille dans sa personnalité, il est à souligner - qu’une fois « les portes de la perception » ouvertes, il n’y a - au risque de sombrer dans la psychose - pas de retour en arrière possible, l’expérience du réel en étant définitivement modifiée.
            Et qu’ Aldous Huxley avertit de n’en aucun cas les ouvrir en cas de trouble hépatique, l’expérience pouvant s’avérer particulièrement « déplaisante ».

            Merci à vous pour cet article ! smiley


            • Samson Samson 13 décembre 2019 19:05

              @Samson
              PS à l’attention des éventuels cueilleurs de psilocybes !
              Abstenez-vous d’en consommer les tiges, qui concentrent les toxines !


            • Ratatouille 2 le retour Abou Darbrakam 13 décembre 2019 19:12

              @Samson
              la grosse tendance en ce moment c’est L’ayahuasca
              ------------------------------------------------
              trou duc en vadrouille
              https://theverypadtrip.wordpress.com/category/amerique-latine/equateur/
              ------------------------------------------------

              ÇA TOURNE NE MALLLLLLLL... !!!!!

              De nombreux touristes partent en Amazonie et souhaitent « goûter » ce breuvage. Certains locaux mal intentionnés se font passer pour des chamanes, des gourous soignant les maux des âmes et du corps. Il existe même des organisations via internet qui proposent des stages sur la pratique des chamanes et autres sorciers ou stupidités similaires, utilisant certains produits halucinogenes entres autres, et qui mettent la vie en danger. D’autres proposent une « cure » pour arrêter la drogue ou l’alcool.
              https://blogs.mediapart.fr/caro-nashoba/blog/240912/layahuasca-la-drogue-amazonienne-qui-tue-chaque-annee-plusieurs-touris


            • Samson Samson 13 décembre 2019 20:01

              @Abou Darbrakam
              Sting en relate son expérience dans son bouquin « Broken Music ».
              Très impressionnant !!!

              Maintenant ; la puissance de l’expérience psychédélique présente toujours un risque !
              Si la mienne remonte à ma déjà lointaine jeunesse, elle a apporté aux questionnements qui me taraudaient alors des « réponses » que l’on pourrait qualifier d’« initiatiques », à tout le moins inattendues et extrêmement surprenantes.

              Ignorant tant des ressorts et forces qu’elle peut révéler que du danger qu’elle présente pour la personnalité d’autrui, je m’abstiens soigneusement de la conseiller à quiconque plus encore quand business et charlatans s’en emparent -, ainsi d’ailleurs qu’en partager mon expérience et les questionnements auxquels elle m’a ouvert !

              En vous présentant mes cordiales salutations ! smiley


            • Samson Samson 13 décembre 2019 20:11

              @Samson
              Quand, même temporairement, l’ego se dissout dans une conscience plus large, çà laisse immanquablement des « traces » !
              A vie !

              Prudence donc aux curieux, et gare aux effets de mode !


            • Ratatouille 2 le retour Abou Darbrakam 13 décembre 2019 20:51

              @Samson
              Prudence c’est le cas de le dire
              cadeau pour toi ,
              Après une série impressionnante de carambolage,un automobiliste parisien c’est fait arrêté par la police,il sait avéré que le type sous LSD se croyait dans un manège auto scooter. (fait divers année 80)  smiley


            • pacem 13 décembre 2019 22:47

              @Samson " je m’abstiens soigneusement de la conseiller à quiconque [...] ainsi d’ailleurs qu’en partager mon expérience et les questionnements auxquels elle m’a ouvert ! [...] Prudence donc aux curieux, et gare aux effets de mode !"

              Mais pour une recherche en milieu hospitalier ?


            • Samson Samson 14 décembre 2019 21:30

              @pacem
              « Mais pour une recherche en milieu hospitalier ? »

              Pas trop mon truc, merci !
              Je ne me fie guère à l’inclinaison des carabins à tout étiqueter !
              Et au moins je les fréquente, au mieux je me porte ! smiley

              Si j’évoquais plus haut mon intérêt pour la psychologie cognitive de Carl Gustav Jung, je me suis par ailleurs intéressé à René Guénon, qui souligne tout au long de son œuvre l’extrême importance accordée dans toutes les traditions au strict respect du « secret » en matière initiatique.

              Non que Je prétende que l’expérience psychédélique moderne en relève, au moins au sens traditionnel du terme, mais j’estime qu’on n’est jamais trop prudent, particulièrement quand certaines « vérités » confinent à l’indicible !

              En vous présentant mes cordiales salutations ! smiley


            • pacem 14 décembre 2019 21:43

              @Samson « Je ne me fie guère à l’inclinaison des carabins à tout étiqueter ! »

              Non, il s’agit de sélection pour éviter les personnes « fragiles » et de prise de LSD dans un environnement protégé et surveillé.

              « l’extrême importance accordée dans toutes les traditions au strict respect du « secret » en matière initiatique »

              Ridicule, injustifiable et préjudiciable smiley

              « mais j’estime qu’on n’est jamais trop prudent, particulièrement quand certaines « vérités » confinent à l’indicible ! »

              Un petit penchant pour l’obscurantisme ?


            • Samson Samson 14 décembre 2019 23:22

              @pacem
              "Non, il s’agit de sélection pour éviter les personnes « fragiles » et de prise de LSD dans un environnement protégé et surveillé.« 
              De fait, c’est probablement en regard de l’environnement hospitalier nettement moins drôle, mais plus prudent !


               »Un petit penchant pour l’obscurantisme ?« 
              On peut dire comme çà ! smiley
              Je dirais »croyant« , mais ma certitude intime n’engageant jamais que moi, je me refuse à la prêcher !

               » — Examinons donc ce point, et disons : « Dieu est, ou il n’est pas. » Mais de quel côté pencherons-nous ? La raison n’y peut rien déterminer : il y a un chaos infini qui nous sépare. Il se joue un jeu, à l’extrémité de cette distance infinie, où il arrivera croix ou pile. Que gagerez-vous ? Par raison, vous ne pouvez faire ni l’un ni l’autre ; par raison, vous ne pouvez défaire nul des deux. Ne blâmez donc pas de fausseté ceux qui ont pris un choix ; car vous n’en savez rien. — Non ; mais je les blâmerai d’avoir fait, non ce choix, mais un choix ; car, encore que celui qui prend croix et l’autre soient en pareille faute, ils sont tous deux en faute : le juste est de ne point parier...«  Blaise Pascal, Pensées

              Quand l’Athéisme considère pour Hasard ce que la Foi envisage comme Destin, les deux positions n’ouvrent pas aux mêmes perspectives et m’apparaissent irrémédiablement inconciliables.
              La perspective athée m’est en conséquence profondément incompréhensible, je ne peux que tout comme mon intime conviction la constater, en prendre acte et en admettre l’existence. Et je ne peux qu’imaginer qu’il en va plus ou moins de même pour vous face à l’irréductible obscurantisme du croyant.

              Bref, faute de comprendre je respecte, et quand l’occasion s’en présente, mon naturel curieux s’’essaye à l’échange, si possible et autant que faire se peut hors tout dogmatisme et intelligemment !

              De fait, une petite étude pour comparer l’effet du LSD chez un croyant et chez un athée devrait donner des résultats assez amusants ! smiley smiley smiley

              PS : si je me réfère à Guénon pour l’enseignement »traditionnel" et à Jung pour les éclairages de sa psychologie cognitive sur les structures de la psyché, je m’en voudrais d’omettre l’œuvre de Gaston Bachelard pour son extraordinaire éclairage de ces mêmes structures, et sans prêter flanc cette fois au moindre soupçon d’obscurantisme. Si vous ne l’avez encore lu, je vous le recommande !

              En vous présentant mes cordiales salutations ! smiley


            • Le Sudiste Le Sudiste 14 décembre 2019 12:57

              LSD

              En trois lettre on a aussi CIA.

              En 7, MK ULTRA.

              " Doors of perception, Aldous Huxley et la mescaline, les Doors, Jim Morrison. Cette incise n’a rien de gratuit. La musique des Doors...

              "

              Jim Morrison ? Le fils de son père ? Il n’a rien d’anodin le père de Jim Morrison dans l’histoire du Monde. Et il y a quand même beaucoup d’indices qui tendent vers l’expérimentation. Jim Morrison a-t-il été un des cobayes de son père et ses amis ?

              Voici une autre histoire du LSD. Peut-être plus conforme à la réalité.

              C’est internet, lisez, vérifiez, réfléchissez...

              L’histoire secrète des champignons hallucinogènes La révolution psychédélique : un produit de l’ingénierie sociale


              • Samson Samson 14 décembre 2019 19:59

                @Le Sudiste
                L’échelle de Jacob est un excellent film d’Adrian Lyne portant sur la question !
                Malgré le lien fourni pour la facilité de recherche, évitez d’en lire le synopsis sur la fiche Wikipedia avant d’avoir vu le film, sans quoi vous perdez tout effet de surprise !
                Salutations et merci pour les liens ! smiley


              • Samson Samson 14 décembre 2019 21:01

                @Le Sudiste
                Une des hypothèses concernant l’affaire du pain maudit à Pont-Saint-Esprit durant l’été 1951 est celle d’une expérimentation de la CIA dans le cadre du programme MK Ultra.

                Dans le même registre, mais dont on ne peut cette fois accuser une expérimentation, certains chercheurs attribuent en raison de la météo de l’époque dans la région l’affaire des sorcières de Salem (MA) en 1692-1693 à une épidémie d’ergotisme. A noter que c’est en raison du retentissement de affaire que la constitution des États-Unis d’Amérique reconnaîtra moins de 100 ans plus tard et dès son premier amendement le libre exercice de la religion,


              • malko malko 15 décembre 2019 11:45

                La psyché des profondeurs est conne comme un balai.

                C’est juste le cerveau reptilien qui balance ses « animaleries » ( dont l’égo ) jusqu’à la conscience quand celle-ci se met en semi-veille.

                Ce qui peut donner des intuitions « géniales » dans le domaine artistique, vu que l’oeuvre d’art est un message émotionnel ( donc reptilien ).

                Par contre, un ingénieur n’a pas intérêt à bosser avec son reptilien.


                • Samson Samson 15 décembre 2019 15:32

                  @malko

                  "La psyché des profondeurs est conne comme un balai.

                  C’est juste le cerveau reptilien qui balance ses « animaleries » ( dont l’égo ) jusqu’à la conscience quand celle-ci se met en semi-veille."


                  Simple ! ... et quand on pense qu’il y a des imbéciles qui ont jugé bon de consacrer leur vie et leurs œuvres à l’explorer !

                  Merci de partager votre compétence et nous épargner d’inutiles errements ! smiley smiley smiley


                • malko malko 15 décembre 2019 16:21

                  @Samson

                  quand on pense qu’il y a des imbéciles qui ont jugé bon de consacrer leur vie et leurs œuvres à l’explorer !

                  comme les théologiens, ou les alchimistes .

                  En ce qui concerne mes compétences, si je vous dis qu’un neurone est une sorte de régresseur linéaire multiple ( ou corrélateur multi-factoriel, à la louche ) biaisé de manière temporaire ou durable par les neuromédiateurs du reptilien, ça passe mieux ?


                • malko malko 15 décembre 2019 16:28

                  Anecdotiquement, j’avais prévu comme quelques autres dès le début des années 80 l’existence de la LTD comme antagoniste à la LTP pour le contrôle des forces synaptiques. La LTD fut découverte au début des années 90.
                   
                  Votre serviteur


                • prong EL 15 décembre 2019 16:30

                  @malko

                  Plutôt bien , même si comparaison n’ est pas raison , 
                  ce que tu décrit ressemble beaucoup aux amplificateur opérationnelle en Electronique .
                  http://www.bedwani.ch/electro/ch9/index.htm#AO17


                • pacem 15 décembre 2019 16:39

                  @malko "si je vous dis qu’un neurone est une sorte de régresseur linéaire multiple ( ou corrélateur multi-factoriel, à la louche ) biaisé de manière temporaire ou durable par les neuromédiateurs du reptilien, ça passe mieux ?« 

                  Non, par rapport au sujet, il manque le lien avec l’action du LSD et simplifier le cerveau aux neurones et aux »neuromédiateurs du reptilien" c’est comme de parler transistors et courant électrique pour présenter votre smartphone.


                • Samson Samson 15 décembre 2019 16:59

                  @malko
                  "En ce qui concerne mes compétences, si je vous dis qu’un neurone est une sorte de régresseur linéaire multiple ( ou corrélateur multi-factoriel, à la louche ) biaisé de manière temporaire ou durable par les neuromédiateurs du reptilien, ça passe mieux ?"

                  Je ne peux que m’incliner devant tant de science !
                  Bonjour à vous et bonne continuation !!! smiley


                • malko malko 15 décembre 2019 17:12

                  @pacem

                  Pour faire simple, le LSD fiche temporairement un bordel indescriptible dans les neuro-transmissions. Mais il n’y a pas de truc magique qui risque de sortir de ça.

                  Trempez les 4 pattes de 2 chats dans 8 pots de couleurs différentes, puis faites-les se battre sur une grand toile, je ne crois pas que ça vous donnera une nouvelle Joconde ... mais vous pourriez peut-être la vendre quand même smiley
                   


                • pacem 15 décembre 2019 18:11

                  @malko « Pour faire simple, le LSD fiche temporairement un bordel indescriptible dans les neuro-transmissions »

                  Non, vous vous limitez à un épiphénomène technique, les IRM fonctionnelles sous LSD démontrent une interconnexion des différents réseaux qui est à un autre niveau d’organisation que les neurotransmissions.


                • pacem 15 décembre 2019 18:22

                  @malko « Mais il n’y a pas de truc magique qui risque de sortir de ça. »

                  Renseignez vous sur les propriétés dites « psychoplastogènes » des psychédéliques sérotoninergiques ? (neurogenèse et spinogenèse)


                • malko malko 15 décembre 2019 18:43

                  @pacem

                  Oui les effets sont très complexes bien sûr ... et on est loin de modéliser tout ça exhaustivement aujourd’hui, ok..
                  Mais je ne vois pas matière à placer des espoirs mystiques là-dedans.


                • malko malko 15 décembre 2019 18:48

                  Au mieux, on multiplie les possibilités d’associations « d’idées » ( au sens large ) en ouvrant la porte à des plus originales que dab, et ça peut donner lieu à une certaine forme de créativité, oui. Mais ça n’aidera pas à un travail d’ingénieur. Pour certaines formes d’art plutôt


                • pacem 15 décembre 2019 20:08

                  @malko « Mais je ne vois pas matière à placer des espoirs mystiques là-dedans. »

                  Moi non plus, relisez mes premiers posts.

                  « Mais ça n’aidera pas à un travail d’ingénieur. Pour certaines formes d’art plutôt »

                  Affirmation gratuite !


                • malko malko 17 décembre 2019 11:21

                  @pacem

                  L’ingénieur doit aussi faire des raisonnements de type mécaniste que l’on peut schématiquement représenter sous forme de graphes d’inférences. Tout comme les informaticiens. Ce type de travail intellectuel nécessite la pleine utilisation d’une conscience lucide et une capacité de concentration optimale.


                • pacem 18 décembre 2019 12:21

                  @malko "Ce type de travail intellectuel nécessite la pleine utilisation d’une conscience lucide et une capacité de concentration optimale.« 

                  Oui, pendant la phase sous LSD c’est plus difficile ! smiley

                  Mais le »cerveau« ayant vécu un état modifié de conscience garde quelques souvenirs des »constructions mentales" générées et cela pourait tout à fait lui servir ultérieurement dans son travail d’ingénieur ?


                • malko malko 18 décembre 2019 13:10

                  @pacem
                   
                  Pas faux ... mais ça reste quand même rock’roll hein .. smiley

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès