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Accueil du site > Actualités > Technologies > Le mini-laboratoire Déclic recycle les déchets grâce à l’eau

Le mini-laboratoire Déclic recycle les déchets grâce à l’eau

Installé début septembre dans la Station spatiale internationale, le mini-laboratoire Déclic du CNES devrait être mis en route vendredi 23 octobre. Les scientifiques vont pouvoir étudier la matière sous toutes ses formes, notamment l’état supercritique de l’eau.

« Après une semaine de tests, les scientifiques vont piloter les expériences de Déclic en direct depuis le CADMOS (1) à Toulouse, explique Bernard Zappoli, responsable du programme de sciences de la matière au CNES.

Ils conduiront en alternance des expériences sur la solidification des matériaux (DSI) et sur l’eau supercritique (HTI), un solvant puissant et un milieu réactif très intéressant. »

L’eau supercritique, de l’eau soumise à haute pression et haute température (220 bars et 375°C), peut en effet dissoudre et « brûler » efficacement un grand nombre de substances.

Et ce, sans émettre de polluant  ! Les seuls produits rejetés étant de l’oxygène et du dioxyde de carbone

Les secrets de Déclic

Le mini-laboratoire scientifique de l’ISS pourrait bien nous permettre un jour de traiter nos déchets sur Terre de façon totalement écologique. Crédits : CNES.


« L’eau supercritique est actuellement utilisée dans l’industrie pour dissoudre la caféine et ainsi décaféiner le café, mentionne Bernard Zapolli.

Des chercheurs l’utilisent également dans des réacteurs modèles pour brûler des déchets. Au CEA (2), par exemple, ils font appel à l’eau supercritique pour recycler des déchets radioactifs. »

Seulement voilà, personne n’a jamais pu observer l’eau supercritique en action, interagir avec le café ou les déchets notamment.

La raison ? Sur Terre, la gravité agite la matière et empêche de voir réellement ce qui se passe. C’est donc à 400 km au dessus de nos têtes, en micropesanteur, que les scientifiques ont décidé de récidiver.

… et brûler les déchets écologiquement


« Avec Déclic, nous allons analyser toutes les propriétés physico-chimique de l’eau supercritique, ses capacités à transporter la chaleur par exemple. Et au printemps 2010, on étudiera la dissolution du sel dans ce milieu, précise Bernard Zappoli. A terme, on souhaite bien sûr observer la combustion de différentes substances dans l’eau supercritique. »

Ces nouvelles connaissances devraient ainsi permettre d’améliorer les processus industriels et le recyclage des déchets faisant appel à l’eau supercritique.

Et, pourquoi pas, lui permettre de remplacer l’incinération industrielle qui rejette des polluants comme la toxine et ne permet pas de traiter les déchets toxiques.

 

L’étude de la solidification des matériaux en micropesanteur peut elle aussi avoir des retombées intéressantes pour les industriels de l’automobile ou de l’aéronautique.

« Les expériences de Déclic vont permettre de déterminer les conditions de solidification idéales pour obtenir des matériaux métalliques homogènes et solides, des données utiles pour le moulage de carters (3) de moteur ou d’aubes (4) de réacteur », illustre Bernard Zappoli.

L’expérience doit être mise en route dans l’ISS ce vendredi par l’astronaute américaine Nicole Scott.


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5 réactions à cet article    


  • trevize trevize 31 octobre 2009 12:01

    ça a l’air intéressant, dommage que vous ne mettiez pas vos sources.

    Je vois mal comment de l’eau sous pression peut transformer des déchets radioactifs (combustible ?) en oxygène et dioxyde de carbone...


    • zelectron zelectron 31 octobre 2009 12:23

      Merci pour ce rappel, en résumé : eau supercritique + plasmas = quasi-totales dépollutions.


      • xray 31 octobre 2009 19:44


        Quand on voit tous ces cons, on se demande comment on est allé sur la Lune ? 
        Quand on voit tous ces cons, il n’y avait rien de plus facile. 

        http://conquistador-space.over-blog.fr/ 



        En matière de vol humain dans l’espace,  nous ne sommes pas au bout de nos surprises. 
        À ce jour, toutes les images de l’homme dans l’espace que l’on nous a montrées sont des images grossièrement bidonnées. Des images justes bonnes à jeter aux croyants. 

        Un Français dans l’espace 

        http://conquistador-space.over-blog.fr/article-29648550.html 



        Dès l’instant où il suffit de lui montrer des images réalisées sur terre pour qu’un individu soit irrémédiablement convaincu que l’Homme a marché sur la Lune.  

        CONQUISTADOR SPACE 
        http://conquistador-space.over-blog.fr/ 



        • Laurent_K 1er novembre 2009 06:09

          C’est cela. Et la terre est plate et les hommes ne doivent pas voler car Dieu ne leur a pas donné d’ailes...


        • JL JL 1er novembre 2009 11:07

          « Quand on voit tous ces cons, on se demande comment on est allé sur la Lune ? 
          Quand on voit tous ces cons, il n’y avait rien de plus facile.  » (xray)

          J’aime cette formule : elle exploite parfaitement la versatilité du mot « con » qui désigne aussi bien ceux qui osent tout que ceux qui gobent tout.  smiley

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