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Lucy retrouve Yves Coppens

« Cela fait trois millions d‘années que nous sommes libres. Trois millions d’années que nous avons la responsabilité de notre liberté : cela nous donne droit au bonheur et à l’espoir. » (Yves Coppens, le 28 octobre 2021 sur le site de RTE France).

Le paléontologue français Yves Coppens est mort ce mercredi 22 juin 2022 à l’âge de 87 ans (il est né le 9 août 1934 à Vannes). Homme de science mais aussi homme des médias, il était très connu pour ses nombreux livres, conférences et émissions expliquant sa passion, la paléontologie et la paléoanthropologie. La plupart des scientifiques sont peu connus parce qu’ils ne communiquent pas au grand public, souvent ils préfèrent parler à leurs collègues ou futurs collègues (c’est-à-dire aux étudiants). Ce n’était pas le cas d’Yves Coppens par ailleurs multirécompensé dans le monde des sciences et entre autres, professeur au Collège de France de 1983 à 2005 à chaire de paléontologie et préhistoire, membre de nombreuses académies scientifiques, y compris au Vatican, mais pas de l’Académie française où il avait tenté en vain sa chance en 1998. Vanité du scientifique ?

À l’annonce de sa disparition, Bruno Maureille, chercheur au CNRS, a témoigné avec émotion : « Les sciences préhistoriques et plus globalement les sciences du passé, de la paléoanthropologie aux recherches sur les paléoenvironnements très anciens africains, viennent certainement de perdre leur meilleur ambassadeur français. Sa passion pour la transmission des savoirs lui permettait d’intéresser tous les publics, des plus petits aux plus âgés de nos aînés et que cela soit lors d’une conférence grand public, à la radio ou à la télévision. Sa voix était reconnue de tous, ou presque. ». C’est parce que Yves Coppens poussait les jeunes chercheurs que Bruno Maureille a pu présenter (pour la première fois) ses travaux au prestigieux Collège de France le 8 novembre 1994. Pédagogue, il était aussi découvreur de talents. Affecté par la disparition de toutes les personnalités qui ont fait rayonner la France, l’Élysée a communiqué notamment : « Le Président de la République salue le parcours de ce pionnier, scandé d’inestimables découvertes qui permirent à la paléontologie française d’éclairer d’une lumière nouvelle les origines de l’humanité tout entière. ».

L’avantage d’être un homme de science communicant est de pouvoir transmettre à des "profanes" les passions et les enjeux scientifiques, vulgariser les choses établies, mais aussi promouvoir des théories, des suppositions, des raisonnements, des hypothèses pas encore vérifiées ou encore infirmées par la suite, originales ou acquises par cette impalpable "communauté scientifique". Sur le plan des hypothèses, Yves Coppens en a imaginé beaucoup, parfois en était revenu, bref, il réfléchissait à voix haute et, comme tout le monde, pouvait être dans l’erreur.

Yves Coppens a au moins donné la passion à de nombreuses personnes non scientifiques sur un sujet très compliqué qui tente de répondre à cette question impossible : d’où venons-nous ? Et par-dessus le marché, il a même tenté la question : où allons-nous ? qui n’est finalement qu’un corollaire de la première question. En 2020, il reprenait ce questionnement dans son dernier livre "Le savant, le fossile et le prince" (éd. Odile Jacob) : « Il est en outre facile de comprendre que tout fossile pose les questions scientifiques et philosophiques fondamentales de l’histoire de la Terre et de celle de la Vie et, qui plus est, de l’origine et de l’évolution de l’Homme, questions auxquelles personne n’est vraiment tout à fait indifférent. ».

Au fil des découvertes (quelques os par-ci par-là), on a cru à une lignée simple où l’homo sapiens suivait l’australopithèque (concrètement, c’était ce que j’avais appris en classe et j’ai été profondément traumatisé de voir un savoir scolaire remis en cause aussi magistralement !). En fait, c’est bien plus compliqué, et chaque fossile retrouvé amène de la surprise et de la complexité. Il y a eu plein de branches d’hominidés à certaines époques, beaucoup de "tentatives humaines" qui n’ont pas abouti.

D’un père physicien à Nancy (professeur à l’INPL), Yves Coppens fut rapidement passionné par la paléontologie et par les fouilles archéologiques. Après une thèse de doctorat sur les proboscidiens à la Sorbonne, il commença ses travaux de recherches en 1956 au CNRS et au Muséum national d’histoire naturelle et a collaboré avec des géologues qui ont trouvé des fossiles. À partir de années 1960, il a fait beaucoup d’expéditions en Afrique, en particulier au Tchad, au Kenya, en Éthiopie, au Sénégal, en Mauritanie, etc.

Au cours de ces expéditions, toujours collectives, il a fait quelques découvertes. La plus connue est un fossile à moitié complet d’Australopithecus afarensis dans la valléede l’Awash à Hadar, en Éthiopie, le 30 novembre 1974. Ce fut une codécouverte dans une grande expédition dirigée par lui mais aussi par le paléoanthropologue américain Donald Johanson, le géologue français Maurice Taieb et paléontologue français Claude Guillemot.

Du nom de Lucy (à cause d’une chanson des Beatles), c’est l’un des fossiles les plus complets trouvés au monde avec 52 fragments d’os (sur 206). Au fil des années d’analyse, il a été établi que c’était un primate femelle de 1 mètre 10 mort à l’âge de 25 ans possiblement d’une chute d’une douzaine de mètres. Ce qui est remarquable, c’est que Lucy date de 3,18 millions d’années et… marchait sur ses deux jambes (bien que le dos fût encore courbé). La bipédie n’était donc pas réservée aux seuls homo sapiens qui, eux, sont apparus seulement il y a 300 000 ans. Loin d’être notre grand-mère, elle est plutôt une cousine éloignée dans une branche parallèle aux homo sapiens.

Auparavant, en 1967, il a codécouvert un fossile de Paranthropus aethiopicus dans la vallée de l’Omo en Éthiopie. Yves Coppens pouvait se permettre de mimer Shakespeare en regardant un crâne d’australopithèque et se poser la question : naître ou ne pas naître ?

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Comment et pourquoi les primates sont-ils parvenus à se mouvoir sur deux seules jambes. Yves Coppens a tenté de proposer une théorie de l’évolution par l’environnement et considérait plus importants les facteurs culturels que les facteurs biologiques.

Dans son livre "Aux origines de l’humanité" (éd. Fayard) sorti en 2001, le paléontologue livrait quelques réflexions sur les bipèdes : « Le cerveau exige une régulation thermique très stricte ; chez un bipède parcourant la savane, la boîte crânienne est particulièrement exposée aux rayons solaires. Cette situation exige des solutions originales chez les mammifères, le poil sert à protéger des rayons solaires, tandis que l’halètement provoque une forte évacuation au niveau des muqueuses buccales. L’homme se distingue par la transpiration : seule la tête et les épaules sont durement exposées. Cela explique sûrement pourquoi la pilosité fut conservée autour de notre cerveau, alors que le développement de glandes sudoripares l’a ailleurs remplacée. De plus, la fin de l’halètement induit une respiration contrôlée, permettant un langage articulé. ».

Yves Coppens a pris part aussi aux débats sur l’origine de l’homo sapiens (l’homme moderne), considéré très majoritairement comme issu de l’Afrique il y a 300 000 ans et se déplaçant vers les autres continents il y a 100 000 à 60 000 ans. Yves Coppens toutefois croyait plutôt à une apparition sur plusieurs continents en parallèle mais là encore avec des branches parallèles aboutissant à l’homme de Neandertal), sans exclure un mélange entre les homo des lieux et l’homo sapiens arrivant.

C’est une discipline très analytique où le moindre fossile pourrait faire changer complètement une théorie. Parce qu’il communiquait beaucoup avec le grand public, Yves Coppens a su faire passer cette exaltante recherche auprès de nombreux Français.

Son rival français est le paléontologue Michel Brunet qui, lui, a codécouvert au Tchad en 1995 un fragment de l’australopithèque Abel, daté de 3,6 millions d’années, puis, toujours au Tchad, le19 juillet 2001, le crâne de Toumaï, encore une nouvelle espèce, daté de 7 millions d’années, la plus ancienne espèce d’hominine découverte à ce jour. Chaque nouveau fossile remet en cause les analyses des précédents.

Je propose cette vidéo d’un débat entre Yves Coppens et Michel Brunet à Poitiers où travaille Michel Brunet, ainsi que, plus loin, une vidéo d’une des nombreuses conférences d’Yves Coppens.





Malgré son grand âge, Yves Coppens restait toujours présent dans les médias et à l’affût de l’actualité. Le site de RTE France (Réseau de transport d’électricité) l’a interrogé le 28 octobre 2021 alors que la pandémie de covid-19 sévissait depuis un an et demi. Voici quelques extraits intéressants.

Les mutations du virus : « Un virus, c’est avant toute chose un petit être qui vit, comme les autres, avec l’obsession de survivre. Les virus mutent comme nous l’avons fait et ne cessons de le faire nous-mêmes. Mais ces organismes, à la vie plus courte, mutent plus vite. Et comme pour survivre, les virus doivent de mieux en mieux s’adapter, ils vont plus volontiers retenir, par sélection naturelle, les mutations qui leur sont le plus favorables, celles qui leur permettent par exemple de se transmettre plus vite. Ainsi, les "variants" qui réussissent sont ceux qui sont les plus contagieux. ».

Les vaccins : « L’homme est fascinant par sa faculté à trouver des solutions à ses malheurs. Face au coronavirus, il n’a pas seulement réussi à fabriquer un mais plusieurs types de vaccins (…). Cette réponse rapide à la situation pandémique est à la gloire de l’humanité… ».

Le réchauffement climatique : « L’humanité est suffisamment géniale pour trouver d’autres solutions que celle de ne plus circuler dans Paris… (…) Nous avons du coup mieux pris conscience des limites de la Terre et c’est un premier pas vers une réflexion en toute connaissance de cause. (…) L’humanité est magique, intelligente, et elle ne va pas se laisser avoir, même si elle réagit souvent au dernier moment. Avec nos milliards de cerveaux, on a d’autant plus de "forces vives" pour réfléchir, résoudre et agir. Et puis l’humanité va aussi aller s’installer sur d’autres planètes et décharger un petit peu la Terre. Cela m’intéresse d’ailleurs beaucoup car la séparation, par exemple, entre "terriens" et "martiens" entraînera une dérive génétique. Les descendants des deux populations ne seront plus les mêmes ; quand on retournera voir nos cousins martiens, on sera surpris de voir "la tête" qu’ils auront acquise et, du coup, "la tête" qu’ils feront en revoyant la nôtre ! ».

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Dans son livre "Évolution" (éd. Carnets nord) sorti le 25 octobre 2017, le sage Coppens a écrit, un brin malicieux voire excité : « L’homme de Neandertal était petit, râblé, puissant. On le voit bien meilleur boxeur et catcheur, quand l’homo sapiens était certainement plus fort à la course à pied. Ce serait drôle de voir leurs différentes qualités sportives si nous les mettions tous les deux sur un stade ! : ». Cette idée de compétition sportive entre les espèces humaines est à la fois effrayante et passionnante. Mais la question ne se pose plus, il ne reste à ce jour qu’une seule espèce humaine, la nôtre : « Nous sommes tous des Africains, nés il y a trois millions d’années, cela devrait nous inciter à la fraternité ! ».


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (22 juin 2022)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Yves Coppens.
Cédric Villani.
Pierre-Gilles de Gennes.
Pierre Teilhard de Chardin.
Luc Montagnier.
La Science, la Recherche et le Doute.
François Jacob.
Jacques Testart.
Robert Edwards.
Katalin Kariko.
Klim Tchourioumov.
L’exploit de Blue Origin, la fabrique du tourisme spatial écolo-compatible.
John Glenn.
Michael Collins.
Atterrissage de la navette Atlantis le 21 juillet 2011.
SpaceX en 2020.
Thomas Pesquet.
60 ans après Vostok 1.
Youri Gagarine.
Spoutnik.
Rosetta, mission remplie !
Le dernier vol des navettes spatiales.
André Brahic.
Les petits humanoïdes de Roswell…
Evry Schatzman.
Le plan quantique en France.
Apocalypse à la Toussaint ?
Le syndrome de Hiroshima.
L’émotion primordiale du premier pas sur la Lune.
Stephen Hawking, Dieu et les quarks.
Les 60 ans de la NASA.
La relativité générale.
La PMA pour toutes les femmes désormais autorisée en France.
Bill Gates.
Benoît Mandelbrot.
Roland Omnès.
Marie Curie.



 


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24 réactions à cet article    


  • PascalDemoriane 24 juin 10:57

    J’ai souvent médit, critiqué sur Yves Coppens, non pas sur le fond de ses travaux scientifiques dont je n’ai pas le niveau et la prétention d’en connaître assez, mais sur la figure médiatique promue au service d’un conformisme, qui en fit comme on dirait aujourd’hui un « anthropologue de plateau » toujours prêt à servir la soupe de l’idéologie dominante et à la pseudo-science-spectacle de masse.

    C’est le problème épineux de la vulgarisation qui, médiatisée, tourne à l’anti-science.
    Un seul exemple pour faire court, cette phrase citée :
    « Nous sommes tous des Africains, nés il y a trois millions d’années, cela devrait nous inciter à la fraternité ! ».
    Tout est faut et stupide là-dedans !
    Non ! Nous ne sommes pas tous africains ni nés il y a trois millions d’années ! Il y a trois millions d’années ce que nous appelons aujourd’hui l’Afrique n’existait pas puisqu’il n’y avait pas de conscience intellectuelle pour la percevoir et la différencier des autres continents. Il n’y avait donc pas davantage d’africains pour se penser comme tels ! C’est donc une supercherie idéologique anachronique et une faute scientifique. Mais çà conforte l’idéologie en vogue !

    Même chose pour la « fraternité », concept abstrait récent sans réalité qui n’a rien à faire en paléo-anthropologie. Même parler de « parenté » serait déplacé stricto sensu.
    Baptiser les squelettes fossiles d’un prénom comme Lucie ou Toumaï est une personnalisation catastrophique, une construction affective fictive aveuglante et pas éclairante qui n’a rien à faire en science ! Sauf en science spectacle pour magazines mainsteams.
    Et ainsi de suite. J’arrête là, çà m’énerve !
    En ce sens, respect gardé à ses ouvrages de fond, le Coppens médiatique vulgarisateur démagogue à fait plus de mal à la conscience scientifique populaire qu’il ne l’a édifiée. C’est de l’anthropologie Wall Disney.


    • mmbbb 24 juin 11:55

      @PascalDemoriane 
      Il mélange sciemment ces deux problémes 
      Nous nous apercevons  vite des limites de la vulgarisation notamment dans les médias visuels 
      Votre commentaire est pertinent 


    • Gégène Gégène 24 juin 15:35

      @PascalDemoriane

      à l’origine, Darwin a estimé que comme le chimpanzé, plus proche cousin de l’homme moderne, était en Afrique, l’homme moderne devait être aussi originaire d’Afrique.
      à partir de cette évidence reconnue comme la vérité divine, tous les hommes seraient d’origine africaine.
      toute la « science » ultérieure a consisté à chercher à prouver que tous les hommes venaient d’Afrique. On nous explique que le bled d’origine est la vallée de l’Omo, en Afrique de l’est (tout ça parce que en Afrique de l’ouest, la conservation des ossements est défectueuse à cause du climat !).
      Comme dans nombre d’autres domaines, l’idéologie a pris le pas sur la science.


    • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 24 juin 19:38

      @Gégène

      Si une catastrophe globale a effectivement eu lieu il y a environ 10 000 ans comme laisse suggérer les observations et les données des chercheurs érudits, alors toute l’histoire de l’homme s’en retrouve bouleversé.
      Les analyses génétiques montrent qu’il y a un fossé entre les peuples africains et les autres peuples de la planète.
      Or on remarque sur la carte du globe que le Sahara et l’Arabie coupe la partie sud de l’Afrique du reste du monde.
      L’Afrique du sud est la partie du globe qui a été le moins affecté par la catastrophe, ici la mégafaune a survécu alors qu’en Amérique et en Eurasie elles ont été décimés. Il est donc logique de retrouver des témoignages plus anciens dans une contrée préservée contrairement aux endroits ou la diversité génétique s’est considérablement appauvri. 


    • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 24 juin 12:49

      Il faut comprendre en premier lieu que le milieu de la paléontologie est une jungle. Les paléontologues sont dépendants des crédits qu’on leur donne sous condition de leurs résultats. Il y a à la fois une obligation de découvertes et une obligation de conformité avec le dogme de l’évolution.

      Dans ces conditions, les falsifications et les dissimulations vont bon train. Beaucoup de paléontologues voient ainsi leur carrière brisée à cause de leur professionnalisme et de leur honnêteté.

      Beaucoup de témoignages font d’ailleurs état de triage dans des sacs poubelles sur les lieux de fouilles pour faire disparaitre toute trace d’indice trop compromettant, sans compter le recollage ambiant pour que la découverte puisse donner corps à la théorie espéré. 
       


      • PascalDemoriane 24 juin 13:15

        @Florian LeBaroudeur
        Florian, ce que vous dites là est terrifiant. J’ai bien compris que les scientifiques sont soumis à la logique de l’argent, public ou privé, des bailleurs de fond qui évidement attendent des retours sur investissements et leur demandent de trouver non pas ce qu’il trouvent mais ce qu’il cherchent ! De là à penser que même sur un chantier de fouille les archéologues paléo-anthropologues censureraient le réel comme de vulgaires journalistes censurent les faits, comme de vulgaires gauchistes, quoi ! c’est encore plus grave que ma timide critique ! La notion même de science leur serait devenue étrangère !
        En sommes nous là ?


      • mmbbb 24 juin 13:25

        @Florian LeBaroudeur  si c est exact , je veux bien croire à cette thése, alors ce n est plus de la science !


      • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 24 juin 19:07

        @PascalDemoriane

        les archéologues paléo-anthropologues censureraient le réel comme de vulgaires journalistes censurent les faits

        Comme les écoles de journalisme, les paléoanthropologues suivent un cursus très complexe et très sévère qui les obligent à se conformer au moule et à se faire pistonner si ils veulent avoir une chance de percer, après cela beaucoup n’osent plus s’aventurer sur des chemins tortueux afin de sauver leur place et leur réputation et les quelques courageux qui ont réussi à surmonter les épreuves se retrouvent face un dilemme car être un véritable paléoanthropologue exige de dépasser ces prédécesseurs en mettant en doute et en vérifiant ce qui a était admis jusqu’là et non de se trahir soi-même pour éviter de s’attirer les foudres de ceux qui ont peur de voir leurs théories établi voler en éclat.   


      • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 24 juin 19:21

        @mmbbb

        Les scientifiques sont constamment agacer par leur ignorance, ça fait 50 ans qu’ils n’ont rien trouver de nouveau. Par exemple, Internet ou l’ARN messager qui sont aujourd’hui considérer comme des techniques révolutionnaires ont pourtant été mis au point dés les années 60, tout ce qui a été élaboré depuis n’a été qu’une suite d’améliorations graduelles sans la moindre révolution.
        Ceux qui travaillent sur le boson de Higgs au LHC de Genève l’ont eux-mêmes avouer il y a 10 ans, « ça fait 40 ans que les scientifiques tournent en rond et que la science n’a pas progressée » et personnellement je connais les raisons.


      • Xenozoid Xenozoid 24 juin 19:24

        @Florian LeBaroudeur

        je ne sait pas si tu connais les problemes, mais tu ne diras rien,

        who is john galt.. ?


      • Xenozoid Xenozoid 24 juin 19:28

        @

        et aussi je me suis promis de ne plus répondre dans les articles de roko,merde donc...
        et donc j’arrete ici sur ce fil


      • zygzornifle zygzornifle 24 juin 14:36

        Rakoto rime avec asticots ....


        • zygzornifle zygzornifle 24 juin 14:37

          Bientôt un article sur la grossesse cachée d’Elisabeth II, on attend avec impatience la date de l’accouchement et le nom du père ....


          • cevennevive cevennevive 24 juin 15:53

            Hier soir, j’ai regardé avec beaucoup d’intérêt, sur la 5 :

            « le mystère de l’homme de Denisova »

            Celui-ci ne serait pas Africain, et représenterait une troisième espèce humaine entre Homo Sapien et Néandertal.

            Des enquêtes et des recherches actives sont en cours.

            Yves Coppens devait connaître cela puisque le petit morceau d’ossement de ce type a été trouvé en 2008.

            Du coup, Chinois et orientaux pensent que l’homme de Denisova est leur lointain ancêtre...


            • sylvie 24 juin 16:43

              Il n’a pas vu votre photo d’australopiteux


              • QAmonBra QAmonBra 24 juin 17:26
                « Lucy retrouve Yves Coppens »

                Pfiiiit !

                Ah la la ! L’indécrottable « géocentrisme » culturel des occidentaux, surtout chez ceux d’origine malgache !!

                Mais non amusant auteur, c’est Coppens qui a r̶e̶j̶o̶i̶n̶t̶ retrouvé son australopithèque, du moins son âme, c’est donc l’inverse qui est vrai.

                Comme quoi un clignement de paupières ou des milliers de millénaires, quelle différence face à l’Éternel !? . . .


                • Clocel Clocel 24 juin 18:05

                  Parait qu’on aurait retrouvé les origines de LREM dans la vallée de l’Omo...


                  • zygzornifle zygzornifle 25 juin 09:00

                    Parait que Lucy était venue de Jupiter pour ouvrir la voie a Macron .....


                    • Mirlababo 25 juin 09:52

                      CE rat n’a pas de cerveau c’est impressionnant.

                      « Nous sommes tous des Africains, nés il y a trois millions d’années, cela devrait nous inciter à la fraternité ! ».


                      Aucun pays actuel n’existait alors le continent africain encore moins...



                      Qu’est ce qu’il est con ce rat c’est impressionnant...



                      • mmbbb 25 juin 10:15

                        Jean Jacques Hublin , autre paléontolgue et cite lors de la conférence , ayant une chaire au collège de France a ecrit dans un article paru dans le Point consacré sur l évolution humaine, depuis tout les temps que l homo habilis sapiens et moderne n en avaient rien à foutre de l environnement. On peut le constater aujourd hui

                        La ou Coppens est un peu léger , et que nous avons la conjonction de plusieurs probleme , changement climatique qui n est pas nouveau, l explosion demographique et le changement des biotopes sinon de leurs destructions massives , Les scientifiques constatent uen régression evolution des mileius naturels Il est évident qu il y aura des morts et beaucoup , par ailleurs une immigration massive comme jadis le firent les scandinaves mais ce sera plus du même ordre de grandeur

                        Quant au super sapiens , la manipulation génétique par l homme et non pas l evolution naturelle donnera une nouvelle génération C est ce qu un biologiste chinois l a fait avec les « ciseaux moléculaire »

                        Donc c est un saut evolutif qui s affranchira du milieu ’ epigéntique .

                        Coppens est un scientifique « froid » certes mais il semble un peu vite oublier l histoire humaine notamment celle recente ou l eugénisme voulait modeler un homme nouveau .

                        In fine ce sera un choix de sociéte


                        • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 25 juin 10:23

                          Salut, l’histoire officielle humaine est bien sur fausse, si fausse que cela est inimaginable, sauf pour des visionnaires...je rappelle que une vision n’est pas personnelle....

                          vidéo en Anglais, il n’y a quasiment rien en Français , bien sur serais je tenté de dire, car en ce moment c’est un des pays les plus retardé sur un tas de sujets, rien sauf les livres de Graham Hancock, si intéressé bien sur..

                          https://www.youtube.com/watch?v=9blZfFJOL_4&t=4s&ab_channel=MoseTrantow

                          https://www.youtube.com/watch?v=GAccZ8eWhXo&t=1223s&ab_channel=GrahamHancockDotCom

                          https://www.youtube.com/watch?v=0H5LCLljJho&t=733s&ab_channel=PowerfulJRE


                          • Clocel Clocel 25 juin 19:20

                            @Géronimo howakhan

                            T’es parti loin ! smiley

                            L’avoxien moyen est embourbé dans l’avoir, pas de temps à consacrer au brainstorming sur les différentes hypothèses des origines, surtout si cela ne sort pas de son écran plat qu’il biberonne quotidiennement.

                            Terrible d’imaginer que la plupart d’entre nous vont s’éteindre sans avoir exploité les ressources de leur être, des étrangers à eux-mêmes.

                            Combien de pratiquants de yoga auront vu et saisi « la corde du puits » pour descendre au fond de leur « moi » ?

                            Combien auront « chevauché » le tigre ?



                          • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 25 juin 12:40

                            Faisons un autre petit calcul adapté à l’année 2015 :

                            Un couple d’humain il y a 36 000 ans aurait produit, avec une croissance annuelle de 4,73 pour mille (celle depuis le déluge), 2*1,00473^36000 =  1,2*10^74 habitants actuellement sur terre alors qu’il n’y en a que 6,7 milliards en 2015.

                            4 couples sortis de l’arche de Noé il y a 4351 ans (depuis la fin du déluge en
                            - 2336 jusqu’à l’année 2015) auraient produit 8*1,00473^4351 = 6,6 milliards.

                            Quel calcul est le plus farfelu ?

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