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Accueil du site > Actualités > Technologies > MARS OU CREVE !... (I)

MARS OU CREVE !... (I)

Carl Sagan l'a brillamment dit « La curiosité pour les endroits inconnus est au cœur de l'humain depuis longtemps, très longtemps. » JF Kennedy le disait avec ses mots dans le discours lançant la « course à la Lune » en affirmant « Nous ne savons pas quels bénéfices nous en tireront, mais l'espace est là et nous allons y monter »...

La sagesse populaire ne dit-elle pas qu'il ne faut pas mettre tout ses œufs dans le même panier ? On sait très bien que rien ne dure, les individus, les sociétés, les civilisations, les conditions mêmes de vie sur Terre ne sont pas garanties dans la durée. Un astéroïde comme celui qui termina le règne des dinosaures et l'humain disparaîtrait en quelques mois. Sans aller aussi loin, la quête des européens débarquant en Amérique était bien de fuir l'existant pour recommencer quelque chose de différent, vivre autrement, fuir le passé, imaginer un avenir alternatif et puis notre folie thermonucléaire, les virus, l'intelligence artificielle, qui sait ?...

Un homme, Elon Musk, est très explicite quant à ses souhaits d'envoyer des humains sur Mars et d'y jeter les bases d'une colonie à la fois, comme assurance-vie contre un fléau pouvant effacer notre civilisation de la Terre et comme poursuite de l'aventure de la vie en franchissant une étape importante de plus : devenir une espèce multi planétaire.

L'arrivée sur Mars est une course d'obstacles qu'il faut tous franchir. On a prouvé qu'on savait faire dès le 20 juillet 1976, avec l'atterrissage de « Viking 1 » mais pour des masses faibles, une tonne au contact avec l'atmosphère et une demi tonne au sol, pour un coût de 2 milliards de $ (actuels) par mission. Y envoyer des humains est d'une autre ampleur, car il faut résoudre à la fois trois obstacles majeurs, économiques, techniques, humains.

Or, ce n'est que récemment qu'on a réussi à réunir l'ensemble des solutions permettant d'envisager de façon réaliste, autre chose qu'une poignée de missions style « Apollo » coûtant autant qu'un grand projet militaire (centaines de milliards de dollars).

En se basant sur le projet de Spacex on voit à quel point l'envisager dès la fin des voyages sur la Lune aurait été très différent et dangereux en admettant que ce fût possible.

 

« No buck no Buck Rogers » dit-on pour signifier que faute de financement tout projet spatial habité relève du rêve. En 1989, une étude de la NASA indiquait qu'il en coûterait entre 250 et 450 milliards de $. Propulsion par nucléaire thermique, 1300 tonnes en orbite basse terrestre pour une mission posant 23 tonnes de charge utile sur Mars (dont 4 humains partis pour 1000 jours), une entreprise de 20 ans minimum. Réalisable mais irréaliste.

L'argent n'existait pas pour ce projet, pas plus que le nucléaire thermique pour la propulsion. Si la NASA ne pouvait aller sur Mars, personne n'irait.

Quelques années plus tard , Robert Zubrin montrait qu'une mission humaine serait possible pour 50 milliards de $ (le coût de développement et 3 missions) en adoptant une nouvelle approche, basée essentiellement sur l'utilisation d'une ressource locale martienne et de ce qui existait à l'époque (moteurs de la navette et boosters à poudre).

« The Case for Mars » sortait pour la première fois le voyage humain vers Mars de la science fiction en montrant qu'il n'existait que des problèmes relevant de l'ingénierie et tous solubles pour une agence nationale comme la NASA. En 1995, ce qu'on savait de Mars était cependant très en deçà de ce que nous savons en 2018.

50 milliards de $ était bien sûr impossible à envisager pour une entreprise privée. La fusée était un clone du « Saturne V », entièrement consommable, le vaisseau une « grosse boîte de thon » (cylindre de 8x8m), mais pour la première fois on intégrait le concept d'utilisation des ressources locales (CO2 de l'atmosphère) pour fabriquer le carburant du retour, avec un impact majeur sur le coût des missions.

 

L'entreprise SpaceX a donc repris le problème à la base. Cela doit être bien moins cher encore, sinon c'est irréaliste pour une entreprise privée. Comment faire ?

 

En partant de ce que l'on sait depuis longtemps. Ce qui manque le plus dans l'espace, c'est l'espace (pressurisé). Les masses à utiliser au premier ordre varient comme le carré de la taille et le volume comme le cube. Plus un objet est volumineux (cabine, réservoir), moins il faut de masse par unité de volume enveloppé. Il faut être volumineux (plus que lourd) pour viser les corps extra-terrestres. Au lieu d'utiliser des alliages d'aluminium, ce sera de la fibre de carbone, non seulement plus légère, mais beaucoup plus robuste mécaniquement.

Il faut donc une grosse fusée fiable et peu coûteuse. Les deux propositions étaient inconciliables pour de nombreuses raisons. Une grosse fusée ne sert à rien en dehors des missions interplanétaires, or elles sont coûteuses à développer et lancer et donc rares...

Elles sont très coûteuses à fabriquer (usage unique) et leur coût de développement ne peux s'étaler sur de très nombreuses missions. Enfin, même si on diminue leur masse en n'emportant pas le carburant nécessaire au retour, elles devraient être plus performante que le « Saturne V » dès qu'on envisage autre chose que des missions spartiates. On parle de missions de 900 à 1000 jours, dures à envisager psychologiquement dans une grosse boîte de conserve.

Par ailleurs, même si ces problèmes étaient réglés, il resterait qu'on se saurait pas faire atterrir sur Mars de grosses charges utiles, vu la masse de carburant à utiliser pour le rétro freinage. Au delà d'un coefficient balistique connu (masse à freiner par unité de surface du bouclier thermique) on arrive à mach 2/3, quelques centaines de mètres au dessus du sol et avec les coefficients bien plus importants pour ces missions toute idée de parachute est inconcevable, donc freinage prolongé avec moteurs fusées et charge utile faible...

 

Comment fabriquer une grosse fusée utilisable ici, pour des lancements de satellites par exemple, ou navettes avec l'orbite basse tout en diminuant son coût ? La réponse concrète est récente, il faut utiliser un lanceur réutilisable. Non seulement la réutilisation fait diminuer le coût de lancement mais les pénalités de masse emportée sont substantielles. D'abord, parce que le second étage n'est plus un réservoir de carburant mais un vaisseau spatial (bien plus massif), mais surtout parce que les deux étages doivent garder du carburant pour le retour, ce qui diminue encore plus la charge utile en orbite basse.

Pour simplifier, on pourrait utiliser une fusée grosse comme le « Saturne V » pour lancer les mêmes satellites qu'Ariane V, mais pour beaucoup moins cher, puisque ce serait une fusée « à tout faire ».

Ensuite, si on s'arrange pour envoyer en orbite une charge utile importante, le vaisseau, puisqu'il doit vider ses réservoirs pour atteindre l'orbite basse (à pleine charge), doit pouvoir être ravitaillé en vol pour les voyages interplanétaires. Mais si on maîtrise ce ravitaillement, la fusée peut avoir des capacités d'envoi bien plus importantes en étant moins grosse. Au final, une fusée à la louche grosse comme une « Saturne 5 » (qui pouvait envoyer 40 tonnes vers Mars) pourrait envoyer 230 tonnes, tout en étant réutilisable.

Et surtout (Zubrin l'avait compris dès le début des années 1990) il faut pouvoir vivre « sur le pays » et donc intégrer l'exploitation des ressources locales pour diminuer la masse de carburant à emporter donc développer des moteurs utilisant le même carburant ici et sur Mars au lancement.

Restait le gros problème de faire rentrer dans l'atmosphère martienne une masse entre 50 et 250 tonnes en arrivant au sol avec une charge utile importante.

On sait faire aujourd'hui et le schéma inévitable est la plongée à pic jusqu'à 10km d'altitude puis le vol horizontal sur des centaines voire milliers de km, à cette altitude, jusqu'à entamer une phase de rétropropulsion supersonique, qui n'avait jamais été testée avant l'arrivée du lanceur « Falcon 9 ». On sait que ça marchera dans l'atmosphère martienne. Exit le parachute (impensable) et exit l'énorme réserve de carburant pour freiner le tout. Dans une version, Spacex pourrait faire atterrir 230 tonnes sur Mars (80 à 90 tonnes pour le vaisseau et le reste en charge utile). Pour information, la plus grosse masse déposée sur Mars par la NASA est au dessous de 950kg (le rover « Curiosity »).

 

Le projet est encore en phase de conception, mais on sait déjà que la cabine disposera d'un volume pressurisé supérieur à celle d'un A-380 d'Airbus, un volume gigantesque pour les premières missions qui ne concerneront que des équipages réduits (6/15 personnes). A 100 m3 par personne, le syndrome « boîte de conserve » devrait s'estomper.

L'objectif avoué du patron de Spacex est de pouvoir envoyer à terme, de l'ordre de 100 personnes dans ce volume, aménagé en cabines individuelles et espaces communs, mais ça prendra au minimum le temps de construire des infrastructures locales pour les accueillir.

Deux options sont débattues actuellement, la première (soutenue par Zubrin) consistant à envoyer le vaisseau sur une orbite elliptique terrestre à la milite de la vitesse de libération et de libérer un vaisseau normalisé qui sera soit un module d'habitation martien soit un module de retour (il devra donc utiliser son carburant pour le coup de pouce l'envoyant vers Mars soit 0,6 km/sec à fournir par les moteurs.. A noter que tous les moteurs sont au méthane, seul carburant performant qu'on peut fabriquer « aisément » sur Mars et stocker durablement.

Dans cette optique le vaisseau est réutilisable à nouveau quelques jours/semaines plus tard pour un nouveau lancement et peut servir en continu.

La seconde est d'envoyer le vaisseau sur Mars comme module habitat jusqu'au l'ouverture de la fenêtre de retour .

 

On prévoit donc d'emblée au sol de grands volumes habitables, une base modulaire pour débuter, un site d'atterrissage où les ressources locales en eau sont abondantes et une source d'énergie importante (solaire ou nucléaire) pour fabriquer de toute façon le carburant pour les retours. Comme on l'a fait sur Terre, on construit les cités près de ressources naturelles indispensables sur place, ici en plus c'est impératif pour les retours.

Pour des raisons de sécurité, on prévoit aussi deux vols par fenêtres de lancements (les trajets les moins énergétiques et les plus rapides sont accessibles tous les 26 mois environ), même si concrètement on connaît maintenant des trajectoires rendant Mars accessible a peu près n'importe quand (au prix d'une plus longue durée de vol, donc en principe pour l'envoi de matériel).

Par exemple on pourrait envoyer sur quelques mois précédant le vol humain des centaines de tonnes de matériel à déposer sur le site futur de leur arrivée et repérer et baliser le site idéal d'atterrissage depuis le sol et faire de même après leur arrivée.

Et bien sûr on peut envoyer des secours éventuels sans avoir à atteindre l'ouverture des fenêtres actuellement utilisées.

En 2018, au delà des milliers d'heures d'ingénieurs nécessaires pour concrétiser son projet, l'entreprise SpaceX doit relever deux défis importants qui sont trouver des sources de financement complémentaires (la constellation « Starlink » est une piste, il y en a d'autres dans l'espace autour de la Terre et la Lune, comme transporteur pour la NASA, le tourisme lunaire et autre) et dénicher le meilleur endroit pour avoir à la fois accès à une énorme réserve d'eau et un approvisionnement en énergie suffisant.

Le second a déjà un début de réponse aux moyennes latitudes (équivalent de l'extrême sud espagnol), même si l'idéal serait de trouver plus proche de l'équateur et le premier vient de franchir l'étape réglementaire de la FCC, autorisant l'entreprise à placer 12 000 satellites en orbite basse en l'espace de 9 ans...

 

SpaceX se voit en transporteur interplanétaire, mais le patron de l'entreprise dirige d'autres initiatives (Tesla, Gigafactory, « The Boring Company »).

Il faudra des véhicules électriques lourds sur Mars, des panneaux solaires et creuser des tunnels. Il est douteux que les entreprises annexes du patron de Spacex soient là par hasard.

Il y a encore des anomalies dans leur projet qui nécessiteront des modifications prévisibles (par exemple ils doivent fabriquer 1000 tonnes de carburant martien pour faire revenir directement le vaisseau sur Terre, ce qui à court terme semble peu réaliste vu l'échelle) mais une alternative existe qui sera sans doute choisie.

 

Une seule chose semble sûre, à savoir que si c'est financièrement et techniquement réalisable, il le fera. Son entreprise a été créée pour ce but et ses accomplissements en 10 ans sont sans équivalent. Elle a lancé par exemple en début d'année la plus grosse fusée jamais construite, si l'on excepte les fusées lunaires russes et américaines et la fusée Energya qui n'a volé qu'une poignée de fois et commencera à envoyer des astronautes vers l'ISS l'an prochain (le vaisseau fera son premier vol inhabité en principe le 8 janvier prochain).

L'homme le plus riche du monde (Bezos, patron d'Amazon) a des ambitions voisines et fabrique aussi en ce moment une fusée réutilisable, plus lourde encore que la Falcon Heavy, avec en projet un lanceur au moins comparable en taille au lanceur « Saturne V ».

Il semble improbable fin 2018 que tous les deux échouent dans leurs projets.

Dans moins de cinq ans, nous saurons. La NASA, quant à elle, n'envisage qu'une mini station en orbite lunaire pour les 10/15 ans à venir et dix ans plus tard un petit avant poste sans doute à l'un des pôles lunaires.

Il se pourrait bien que l'avenir de la conquête spatiale soit sur le point de devenir une entreprise privée. Un changement d'époque si cela intervient.

 


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41 réactions à cet article    


  • Tall Tall 5 décembre 11:00

    L’avantage du privé est sa motivation, ce qui le rend + imaginatif et + dynamique que les gouvernementaux. Donc, ça pourrait le faire, effectivement.

    Un problème embêtant est celui des radiations. Nos astronautes passant + de 2 ans hors de la protection de la magnétosphère terrestre vont encaisser un taux de radiation qui va faire passer leur risque de cancer bien au-dessus de 10%.


    • jjwaDal jjwaDal 5 décembre 13:49

      @Tall
      On connaît un peu mieux le niveau de radiation sur un vol vers Mars depuis la mission « Curiosity » qui l’a mesuré en vol comme au sol, quasiment en continu.
      La synthèse couramment faite est que sur une mission de 900 jours le risque de cancer est doublé. Mais, par ex si un non fumeur a une chance sur 20 sur Terre de développer un cancer du poumon, on ne peut dire qu’après un aller-retour vers Mars il aura une chance sur dix. La raison est d’abord que tous les facteurs de risque à l’origine de la chance sur 20 sont supprimés lors d’une mission spatiale. La seconde est que ces estimations sont basés sur le capteur très mal protégé de « Curiosity ». Autant les astronautes subiront le double de rayons cosmiques, autant la protection contre le plasma solaire sera bien meilleure dans un vaisseau habité.
      Par ailleurs, cette estimation du doublement ne tient pas compte des protections évidentes qu’on pourra trouver sur sol Martien qui réduiront notablement la dose globale.
      De toute façon ce risque est en bas de liste des dangers guettant un candidat au voyage martien.


    • rogal 5 décembre 11:17

      Les finalités sont tout sauf convaincantes. Quant aux moyens financiers, qu’en restera-t-il après la crise de la dette qui arrive ?


      • Balkanicus 5 décembre 19:26

        @rogal

        L europe a decider d un commun accord, l envoie dans l espace proche et lointain, de toute revendication de ses con citoyen


      • Bellis 5 décembre 20:02

        Nous sommes en train de transformer la terre en planète Mars. Inutile de faire le déplacement. Utilisons nos moyens humains et financiers à conserver notre planète en bon état. Guy Bellis


        • jjwaDal jjwaDal 6 décembre 04:52

          @Bellis
          Spacex est une entreprise privée et au lieu d’empiler les milliards de $, le PDG veut simplement développer le transport spatial et bâtir une colonie là bas. Le budget mondial de l’armement, du tabac, de la publicité, de la drogue, des produits pour chats et chiens est de très loin supérieur aux sommes qu’il consacrera à ce projet. Le budget spatial mondial (argent public) n’est lui-même qu’une fraction infime du budget consacré à nous surarmer tous. Donc, sans impact sur ce que nous allons faire de cette planète, qui ne sera jamais comme Mars.


        • Désintox Désintox 5 décembre 23:03

          Envoyer des hommes sur Mars n’a pas de sens, puisque les robots sont plus performants pour mener l’étude scientifique de la planète.

          Je pense qu’une infime caste d’hyper-riches pensent que la terre risque de devenir inhabitable et que leurs familles pourraient survivre sur mars, servis par une armée de robots.

          C’est évidemment absurde.


          • Balkanicus 5 décembre 23:37

            @Désintox

            Je pense que vous vous trompez, vous partez avec des idees recu

            Bien sur qu aller sur mars a un sens, comme aller ailleur d’ailleur, c est surement la conquete la plus importante de l homme

            Il y aura un million de defi, mais c est le futur de l homme

            La terre est son berceau, mais on ne reste pas dans son berceau toute ca vie

            Les robots ne sont pas suffisant, car le but n est pas seulement d explorez. Mais d exploiter et d apprendre a nous adaptez a un nouveau milieu


          • math math 6 décembre 08:14

            Le projet Mars, prouve la connerie humaine dans toute sa splendeur... !


            • jjwaDal jjwaDal 6 décembre 17:26

              @math
              Cela fait des millions d’années que des gens comme vous défende l’idée qu’aller voir ailleurs n’a aucun sens. Et pourtant on l’a toujours fait, y compris quand le risque était immense voire incommensurable au départ. L’être humain a la bougeotte ne vous en déplaise.


            • Matlemat Matlemat 7 décembre 22:11

              D’abord nous devons nous assurer si de la vie a été presente à un moment donné sur Mars, ensuite la logique voudrait, s’il n’y a rien, que l’on apporte des bactéries extremophiles capable de survivre sur Mars ainsi que dans les satellites des géantes gazeuses. C’est sans doute l’avenir lointain mais un jour peut-être des intelligences artificielles exploreront l’univers. L’homme évoluera et n’existera plus sous sa forme actuelle. Notre devoir sera de disperser la vie sur les exos-planètes, si elle n’y est pas déjà.


              • jjwaDal jjwaDal 8 décembre 11:15

                @Matlemat
                Je pense faire une trilogie et le sujet du volet (I) était bien de montrer comment aller de la Terre à Mars concrètement. Aucune forme de vie commune susceptible d’arriver sur Mars ne saurait survivre sur le sol martien (perchlorates, superoxydes, radiations UV et radiations particulaires, froid extrême, hygrométrie quasi nulle, pression ridicule, aucune eau liquide...) et aucune forme de vie passée et/ou présente ne peut exister et prospérer sur le sol martien. Dès que nous creuserons pour atteindre une nappe phréatique, c’est une autre histoire. Je pense faire le volet (II) sur l’installation sur Mars, comment bâtir une base, puis un village, les motivations, l’économie et enfin un volet (III) décrivant comment on peut recréer un environnement terrestre sur Mars, tout d’abord pour des millions de personnes (aménagement des tubes de laves par ex), puis Terraforming.
                En principe il suffit d’une mesure du rapport isotopique de C dans le méthane (par "Curiosity par ex) pour avoir une forte présomption. Une vie martienne qui ne dégazerait pas a très peu de chance d’exister.


              • Matlemat Matlemat 8 décembre 21:50

                @jjwaDal

                Oui exactement à la surface de Mars aucune vie n’est possible, et sous la surface la vie ne pourrait jamais évoluer sans doute vers des formes « intelligente » à supposer que l’espèce humaine en est une, c’est pour cela que la colonisation des exoplanètes est essentielle, si la vie n’est apparue que sur terre.


              • jjwaDal jjwaDal 9 décembre 07:29

                @Matlemat « Si la vie n’est apparue que sur Terre »... Mais nous savons que ce n’est pas le cas, bien sûr...


              • Matlemat Matlemat 9 décembre 17:47

                @jjwaDal

                On suppose vu le nombre de lieux dans l’univers ou la vie a pu se développer, mais on ne sait pas si la vie est un phénomène exceptionnel ou non, pour prouver qu’il y en a dans d’autres lieux il faudrait déjà la trouver justement dans un autre lieu que la terre bien sûr. Nous commençons donc par Mars.


              • Balkanicus 9 décembre 18:31

                @Matlemat

                Pourquoi pas par la lune

                Pourquoi on ne terraforme pas l lune ?


              • jjwaDal jjwaDal 9 décembre 18:58

                @Balkanicus
                Traditionnellement le Terraforming est global. Plus récemment on évoque la possibilité de le faire localement dans de grandes cavités, idéalement des tubes de laves de grande taille relativement aisés à sceller et pressuriser. Dans de tels environnements on pourrait avoir des lacs, des prairies, des forêts, en laissant la surface intacte et sans possibilité d’interaction avec une vie indigène éventuelle.
                Mars pourrait retrouver une atmosphère épaisse, un climat, des plans d’eau en surface, la Lune, aucun espoir.


              • Balkanicus 9 décembre 19:01

                @jjwaDal

                POurquoi aucune chance pour la lune ?


              • jjwaDal jjwaDal 9 décembre 19:28

                @Balkanicus
                Gravité trop faible, manque de volatils et d’eau sur place, difficulté de mise en oeuvre d’un bouclier magnétique (le vent solaire balaierait l’atmosphère au fur et à mesure de sa fabrication), etc...


              • Balkanicus 9 décembre 19:35

                @jjwaDal

                La lune et mars n ont pas de bouclier magnetique .... donc le probleme est le meme

                Et on ne sait pas grand chose de la lune au fond, on l a sous les yeux, mais a part quelque mission....on n y a rien fait

                C est comme arrivee dans le desert africains, et dire que l afrique y a rien.... c est un desert.,.,

                Il y a une mission chinoise qui a ete lancer pour voir la face cacher de la lune


              • #Shawford42 #Shawford 9 décembre 19:40

                @Balkanicus

                S’ils étaient pas si cons, tous ces jouissifs Sion-y-se-tend ^^, ils feraient la nique à la Chine, et Isthme Raël Aryen serait encore une foi le far alexandrique de l’évolution humaine, et cette fois-ci pour le compte, SURhumaine ! smiley

                Mais j’dis ça, j’dis rien !


              • jjwaDal jjwaDal 9 décembre 20:01

                @Balkanicus
                On a une très bonne théorie sur la formation de la Lune qui exclu une forte dose de volatils et d’eau. On ne peut changer sa gravité. On peut créer un bouclier magnétique externe pour protéger une atmosphère martienne assez aisément, différence décisive. Il faut énormément de gaz pour créer une atmosphère et la Lune ne les a pas (du moins dans les premiers km de sa croute).



              • foufouille foufouille 10 décembre 06:21

                @jjwaDal
                il existe de grandes cavités sur la lune. comme pour les astéroïdes, les gaz sont sous forme d’oxydes. on peut aussi utiliser des comètes. donc c’est faisable sur le long terme.


              • Matlemat Matlemat 10 décembre 09:52

                @jjwaDal

                « On peut créer un bouclier magnétique externe pour protéger une atmosphère martienne assez aisément, différence décisive. » Comment ça ?


              • jjwaDal jjwaDal 10 décembre 11:12

                @Matlemat
                Ce sera dans le volume (III).


              • jjwaDal jjwaDal 10 décembre 11:56

                @jjwaDal
                Bon en gros il faut un satellite sur la ligne joignant la planète au soleil. On génère un champ magnétique et le vent solaire esquive la planète et passe à côté évitant de balayer l’atmosphère. On saurait faire vu que le champ magnétique nécessaire est faible.


              • Matlemat Matlemat 10 décembre 15:19

                @jjwaDal

                Curieux d’en savoir plus, l’humanité n’est pas prête en tout cas à faire des mégas investissements sur du méga long terme.


              • Matlemat Matlemat 10 décembre 15:23

                @jjwaDal

                Pour protéger Mars il faudrait tout de même un champ magnétique assez conséquent, apporter une sorte d’ITER vers Mars ca doit coûter bonbon, mais attendons vôtre prochain article...


              • Yanleroc Yanleroc 10 décembre 18:28

                @Matlemat, sauf que Trump a ordonné la création d’ une Flotte Spatiale !
                Donc les investissements sur le lg terme ne manquent certainement pas , d’ autant que nombres de ces projets ont déjà vu le jour.

                William Tompkins est un scientifique chargé de faire le tri et le service après-vente dans l’ opération PaperClip

                Il a travaillé pour la Navy, Douglas, Lookeed, sur les dossiers nazis et leur utilisation, toujours clair à plus de 90 ans (décédé récemment) et je ne pense pas qu’ il est jamais été traité de psychopathe par ceux qui l’ ont employés pendant plus de 50 ans.

                Qui est William Tompkins ?


              • Matlemat Matlemat 10 décembre 23:00

                @Yanleroc
                 Le long terme c’est minimum 30 ans, on va dire, le méga long terme, c’est des siècles, des millénaires.

                 La création d’une armée de l’espace par Trump est quelque part un effet d’annonce, il y avait déjà un département spatial dans l’US Air Force, comme dans le cyber espace d’ailleurs.

                 Il s’agit d’avoir la position dominate militaire, l’armée la plus haut dans le ciel et dans l’espace dominera les autres tout simplement.


              • Yanleroc Yanleroc 10 décembre 23:07

                @Matlemat, c’ est certain, as-tu lu les décla de Tompkins, toutes ?..


              • Matlemat Matlemat 11 décembre 19:55

                @Yanleroc
                Non je n’ai pas lu sa biographie, mais je veux bien que tu me dises ce que je devrais savoir...


              • Yanleroc Yanleroc 9 décembre 19:41
                Cher Elon Musk : « Nous sommes déjà sur Mars », affirme le dénonciateur SSP Corey Goode

                Selon Corey Goode, lanceur d’alerte du Secret Space Program, qui vient de publier un communiqué de presse sur l’activité humaine et Mars, nous sommes déjà là depuis longtemps. Et il n’est pas le seul à le dire. Cela est aussi moins surprenant étant donné les récents documents de WikiLeaks, suggèrent que la collaboration humaine et extraterrestre qui existe depuis un certain temps.

                « Mars a été visité pour la première fois par les Allemands dès les années 1930, mais pendant les années 70, les programmes spatiaux américains exploraient activement Mars et d’autres planètes pour établir des bases. En 1980, le SSP des États-Unis est devenu – Solar Warden. Sous le projet Solar Warden, un vaste développement et une colonisation se sont produits sur Mars et d’autres planètes. Goode continue, « Les bases sur Mars ont été construites sous la surface.  »

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