Une équipe de France qui ne parvient pas à marquer. C’est hélas une habitude depuis 2002. Et pourtant, la France dispose peut-être de la ligne offensive la plus impressionnante au monde (avec le Brésil peut-être). Alors que manque-t-il à la France ? Un vrai meneur de jeu qui distille de bons ballons : Micoud est parfait dans ce rôle ? Pirès ?
On ne peut toutefois pas en vouloir à une équipe à qui on a imposé un aller-retour France-Guadeloupe avec décallage horaire dans les jambes...etc.
La FFF serait-elle en train de refaire les erreus du passé ? (le tristement célèbre Corée-France lors duquel Zidane s’était blessé en 2002°
Pour finir, le réalisateur fait preuve de précision historique dans cette fiction. En effet, il peut paraître étonnant de voir une troupe écossaise « anglicane » qui suive une messe en latin alors que l’Ecosse a basculé dans le protestantisme pur et dur dès le XVIème siècle (Knox par exemple).
Les Ecossais du film doivent être originaire des Lowlands (possible au regard des paysages des premières scènes du film) et surement faire de l’Église épiscopale d’Écosse, qui pratique une forme d’anglicanisme et est rattachée à l’Église d’Angleterre (80000 pratiquants)
Le réalisateur ne se cache pas d’avoir regrouper en un lieu les anecdotes de 5 ou 6 fraternisations sur le front... c’est donc une fiction sans aucun doute. Toutefois, les détails dans les costumes prouvent les efforts pour restituer au mieux l’époque (ex : les bottes pour ce bataillon de chasseurs à pied.)
La fin avec l’appel à la haine, en écho à notre époque, est plus que réaliste. Les années 1915 et 1916 sont marquées par la haine de l’ennemi. Verdun, en 1916, est d’ailleurs une bataille « d’extermination » sans pitié (la propagande relaye l’expression de « pompe à sang »).