Je suis né en 1942, d’un père mineur, une catégorie « privilégiée » par rapport à d’autres français après la guerre. Les privations ont continué des années après la fin de celle-ci. La faim au ventre, même nous les gosses, nous connaissions. Les prisonniers allemands crevaient la dalle, mais il ne faut pas oublier que la majorité des français aussi.