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Aleth

Aleth

Etre humain qui s'intéresse à tout ou presque.
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Daignez analyser la vague plutôt que d'en décrire l'écume

Tableau de bord

  • Premier article le 23/06/2008
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Derniers commentaires



  • Aleth Aleth 9 juin 2013 18:03

    (suite)

    Ce qui suit est une interview (qui date un peu) de Ron Supinski, Directeur des relations médiatiques pour la Reserve Fédérale (FED) de San-Francisco.

    Journaliste : M. Supinski, mon pays contrôle-t-il le Federal Reserve System ?
    M. Supinski : Nous sommes un bureau qui représente le gouvernement.

    J. : Ce n’est pas ma question. Est-ce-que mon pays contrôle ce système ?
    S. : C’est un bureau du gouvernement qui a été créé par le Congrès.

    J. : Le Federal Reserve System est-il une entreprise ?
    S. : Oui.

    J. : Mon gouvernement tient-il un inventaire des actes du Federal Reserve System ?
    S. : Non, ce sont les banques associées qui le font.

    J. : Les banques associées sont-elles des sociétés privées ?
    S. : Oui.

    J. : Les billets de la Federal Reserve Bank sont-ils nantis ?
    S. : Oui, par les biens de la Federal Reserve Bank, mais principalement par le pouvoir du Congrès de répartir les impôts sur les citoyens.

    J. : Vous disiez - par le pouvoir d’encaisser les impôts - c’est ce qui garantit les billets de la Federal Reserve Bank ?
    S. : Oui.

    J. : A combien s’élève la totalité des biens de la Federal Reserve Bank ?
    S. : La San Francisco Bank possède 36 milliards $ d’actifs.

    J. : En quoi consistent ces actifs ?
    S. : De l’or de la Federal Reserve Bank, et des garanties d’Etat.

    J. : Quel est le taux d’une once d’or dans ses livres ?
    S. : Je n’ai pas l’information, mais la San Francisco Bank possède 1.6 milliards $ en or.

    J. : Voulez-vous dire que la Federal Reserve Bank de San Francisco possède 1.6 milliards $ en or, en tant que banque, le solde de cette fortune sont les garanties d’État ?
    S. : Oui.

    J. : Où la Federal Reserve se procure-t-elle les billets ?
    S. : Ils sont autorisés par le Trésor.

    J. : Combien la Federal Reserve paie-t-elle un billet de 10 $ ?
    S. : De 50 à 70 cents.

    J. : Combien payez-vous un billet de 100.000 $ ?
    S. : Le même montant, de 50 à 70 cents.

    J. : 50 cents pour 100.000 $, c’est un profit énorme.
    S. : Oui.

    J. : La Federal Reserve Bank paie 20,60 $ pour une valeur nominative de 1.000 $, c’est-à-dire un peu plus de 2 cents pour une facture de 100.000 $, est-ce correct ?
    S. : C’est bien cela.

    J. : La Federal Reserve Bank n’utilise-t-elle pas les billets qu’elle paie 2 cents l’unité pour racheter les obligations d’État au gouvernement.
    S. : Oui, mais c’est aussi plus que cela.

    J. : Dans l’ensemble, c’est ce qui se produit.
    S. : Oui, dans l’ensemble c’est vrai.

    J. : Combien de billets de la Federal Reserve Bank sont-ils en circulation ?
    S. : II y en a pour 263 milliards $, mais nous ne pouvons rendre compte que pour un faible pourcentage.

    J. : Où sont passés les autres billets ?
    S. : Enterrés sous les matelas des gens, et l’argent de la drogue.

    J. : Depuis que les dettes sont payables en billets de la Federal Reserve Bank, comment pourrait-on rembourser 4.000 milliards $ de dettes publiques avec la totalité des billets en circulation ?
    S. : Je ne sais pas.

    J. : Si le gouvernement fédéral récoltait chaque billet en circulation, serait-il mathématiquement possible de rembourser ces 4.000 milliards $ ?
    S. : Non.

    J. : Est-ce correct si je dis que pour 1 $ de dépôt dans I’une banque affiliée, 8 $ pourraient être prêtés, avec assez de marge politique ?
    S. : A peu près 7 $.

    J. : Corrigez-moi si je me trompe, mais ce seraient 7 $ de la Federal Reserve Bank qui n’ont jamais été mis en circulation. Mais je dirais, par manque de vocabulaire, créés à partir de rien, les crédits et les 2 cents de valeur numéraire n’ont jamais été payés. En d’autres termes, les billets de la Federal Reserve Bank n’étaient pas réellement imprimés et créés, seulement générés comme entrée comptable et prêtés avec intérêt. Est-ce correct ?
    S. : Oui.

    J. : Est-ce la raison pour laquelle il n’y a que 263 milliards $ en circulation  ?
    S. : C’est en partie la raison.

    J. : Est-ce que j’interprète bien quand je dis que la loi qui a été votée en 1913 a transféré le pouvoir de frapper la monnaie du Congrès à une société privée. Et mon pays emprunte maintenant ce qui devrait être notre argent à la Federal Reserve Bank, plus les intérêts. Est-ce correct - les dettes ne pourront jamais être remboursées - sous le régime monétaire que nous avons ?
    S. : Dans le fond, oui.

    J. : Je sens là un piège, pas vous ?
    S. : Désolé, je ne peux pas répondre à cette question, je travaille ici.

    J. : Les comptes de la Federal Reserve Bank ont-ils été vérifiés ?
    S. : Ils sont vérifiés.

    J. : Pourquoi y-a-t-il une résolution (No 1486) pour une vérification complète des livres par la GAO, et pourquoi la Federal Reserve Bank fait-elle de la résistance ?
    S. : Je ne sais pas.

    J. : La Federal Reserve Bank régule-t-elle la valeur de ses billets, et les taux d’intérêt ?
    S. : Oui.

    J. : Expliquez-nous comment le système de la Federal Reserve Bank peut être constitutionnel, si seul le Congrès a le pouvoir constitutionnel de frapper la monnaie, de la diffuser et de réguler sa valeur (Article 1, section 1 et 8) ? II n’est écrit nulle part dans la Constitution que le Congrès a le droit de transférer un pouvoir constitutionnel à une société privée, ou bien ?
    S. : Je ne suis pas un expert en droit constitutionnel, mais je peux vous conseiller notre département juridique.

    J. : Je peux vous le confirmer, j’ai lu la Constitution. Elle ne permet pas le transfert d’un pouvoir à une société privée. N’est-il pas spécifié que tous les pouvoirs appartiennent à l’État et aux citoyens, pas à une personne privée ? Est-ce valable pour une entreprise privée ?
    S. : Je ne pense pas, mais nous avons été créés par l’Assemblée constituante.

    J. : Etes-vous d’accord avec moi si je vous dis que c’est notre pays et que ce devrait être notre argent, comme le dit la Constitution ?
    S. : Je comprends ce que vous dites.

    J. : Pourquoi devrions-nous emprunter notre argent à une société privée qui nous demande en plus des intérêts ? N’est-ce pas la raison pour laquelle nous avons fait une révolution, devenir un peuple souverain avec des droits propres  ?
    S. : (ne veut pas répondre).

    J. : Est-ce-que ce sujet a été contrôlé par la Cour constitutionnelle ?
    S. : Je crois qu’il y a une jurisprudence à ce sujet.

    J. : Y a-t-il eu des cas devant la Cour suprême ?
    S. : Je pense que oui, mais je ne suis pas sûr.

    J. : La Cour suprême n’a-t-elle pas confirmé à l’unanimité dans le A.L.A. (Schlechter Poultry Corp. vs US, et Carter vs. Carter Coal Co.) par décret que la corporation est une délégation anticonstitutionnelle du pouvoir législatif ? C’est une délégation législative sous sa forme la plus choquante ; en soi, ce n’est pas une délégation envers un groupe, une corporation ou une société officielle, qui régule de façon désintéressée sans doute ce qui est commun, et de façon intéressée les affaires privées d’une personne. (Carter vs. Carter Coal Co.)
    S. : Je ne sais pas, mais allez donc voir notre département juridique.

    J. : Le système monétaire actuel n’est-il pas un château de cartes qui DOIT s’écrouler, parce que les dettes ne pourront jamais être remboursées ?
    S. : II semble que oui. Je peux vous dire que vous connaissez bien le sujet et que vous voyez clair. Cependant, nous avons une solution.

    J. : Quelle est cette solution ?
    S. : La carte de débit.

    J. : Parlez-vous de I’EFT Act (Electronic Funds Transfer) ? N’est-ce pas inquiétant quand on connaît la capacité des ordinateurs ? II donnera à l’État et à ses délégations, la Federal Reserve Bank inclue, des informations comme : "Vous étiez à la pompe à essence à 2H30, vous avez acheté pour 10 $ d’essence sans plomb à 1,41 $ le gallon. Puis vous avez été au supermarché à 2H58, vous avez acheté du pain, de la viande et du lait pour 12,32 $, et à 3H30 vous êtes allé à la pharmacie où vous avez acheté des médicaments pour 5,62 $". En d’autres termes, vous sauriez quand et où nous allons, combien a payé le grossiste et combien de bénéfice il a fait. Avec ce système EFT vous sauriez tout sur nous. N’est-ce pas inquiétant ?
    S. : Oui, c’est surprenant.

    J. : Je sens un piège énorme qui a roulé notre Constitution dans la farine. Ne payons-nous pas une contribution énorme sous forme d’impôts sur le revenu à un consortium privé de banques ?
    S. : Je n’appelle pas cela une contribution, ce sont des intérêts.

    J. : Les banques en question ne sont-elles pas assermentées pour défendre la Constitution vis-à-vis d’ennemis de l’intérieur ou de l’extérieur ? La Federal Reserve Bank n’est-elle pas un ennemi de l’intérieur dans ce cas précis ?
    S. : Je ne dirais pas cela.

    J. : Nos fonctionnaires de la Federal Reserve Bank sont coupables de favoritisme personnel, ils détruisent notre Constitution, ce qui est une trahison. La peine de mort n’est-elle pas le châtiment pour une trahison ?
    S. : Je pense que oui.

    J. : Merci pour les informations et le temps que vous nous avez accordés, si je pouvais je vous dirais d’entreprendre les démarches nécessaires pour vous protéger vous et votre famille, et retirer votre argent des banques, avant que le système ne s’effondre. Moi je le ferai.
    S. : La situation n’est pas bonne.

    J. : Puisse Dieu être miséricordieux pour les esprits qui sont derrière ces actions anticonstitutionnelles et criminelles que l’on appelle Federal Reserve Bank. Si les masses toutes puissantes se réveillaient et comprenaient ce tour de passe-passe, elles ne le prendraient pas pour un grain de sable. C’était un plaisir de parler avec vous et je vous remercie pour votre disponibilité. J’espère que vous suivrez mon conseil avant que tout ne s’effondre.
    S. : Malheureusement, cela ne se présente pas bien.

    J. : Passez une bonne journée et merci encore.
    S. : Merci pour votre appel.



  • Aleth Aleth 9 juin 2013 17:55

    (suite)

    « Donnez moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois » M.A. Rothschild

    "Une grande nation industrielle se trouve dominée par son système de crédit. (...) La richesse de la nation et toutes nos activités sont entre les mains de quelques hommes. (...) Nous en sommes venus à être une des nations les plus mal dirigées, un des gouvernements les plus totalement contrôlés et dominés du monde civilisé ; non plus un gouvernement régi par des opinions librement exprimées, un gouvernement de la loi et du vote à la majorité, mais un gouvernement placé sous la contrainte et la férule d’un petit groupe d’hommes." Woodrow Wilson, 28e Président des Etats-Unis

    Pour obtenir le contrôle total, deux ingrédients sont essentiels : une banque centrale, et un impôt progressif, pour que les gens ne s’en rendent pas compte.” Karl Marx

    La véritable menace pour notre pays est le gouvernement invisible, qui comme une pieuvre géante, étend ses tentacules gluantes autour de nos villes, états et nations.” John F. Hylan, maire de New York de 1918 à 1925

    Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. […] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence. Leur unique objectif est le gain.” Napoléon Bonaparte

    Si vous désirez être les esclaves des banques, et payer pour financer votre propre esclavage, alors laissez les banques créer l’argent.” Josiah Stamp, Gouverneur de la Banque d’Angleterre, 1920

    Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin.” Henry Ford



  • Aleth Aleth 9 juin 2013 17:41

    Je tiens à revenir là-dessus par rapport à l’article :

    "Tout d’abord, il faut bien constater que le Japon, les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne sont aujourd’hui largement financés par leurs banques centrales, ce qui démontre qu’il est possible pour un Etat de s’endetter à taux nuls."

    Pour le cas des Etats-Unis, c’est la Réserve Fédérale, la FED - qui n’a de fédérale que le nom - qui prête au Trésor US moyennant intérêts. Il s’agit d’une entité privée créée en 1913, un consortium, un cartel de banques privées appartenant à des familles de banquiers internationaux (JP Morgan, Rockefeller, etc). A lire Les secrets de la Réserve Fédérale d’Eustace Mullins. Voir également Oligarchie financière : les huit familles Partie 1 et Partie 2.

    Lorsque la FED fait tourner la planche à billets pour « prêter » au Trésor US, ce dernier achète les billets à hauteur de leur valeur fictive. Et ce sont les citoyens, via notamment les impôts et donc la sueur de leur front, qui alimentent les caisses de la FED.

    Par exemple un billet de 100$ - qui coûte à la FED quelques cents à produire - sera acheté par le Trésor US 100$, plus les intérêts (pour pousser le cynisme à son comble ou à son paroxysme). Cela représente un sacré bénéfice pour ces familles mafieuses. Surtout en tenant compte des dizaines de milliers de milliards $ « prêtés » depuis un siècle déjà. Et la FED n’a pas prêté qu’aux Etats-Unis mais également à d’autres nations.

    Les Gates, Slim, Buffett, etc (ceux qui sont cités dans Forbes pour l’exemple) sont des « petits joueurs » par rapport à ces familles-là, dont le patrimoine véritable n’est pas mis sur la place publique et qui doit représenter des milliers voire des dizaines de milliers de milliards $ et je ne pense pas exagérer (combien la FED - entre autres entreprises/industries qui leur appartiennent - leur a-t-elle rapportée depuis un siècle ?), richesses accumulées depuis quelque temps déjà (Rothschild & co, l’écusson rouge et consorts).

    Ces familles sont aussi à l’origine de la plupart des crises financières, pour toujours plus d’enrichissement au détriment du peuple, comme le fameux « coup de maître » de Nathan Rothschild après la bataille de Waterloo.

    "Au lendemain de la bataille de Waterloo, le 20 juin 1815, Nathan Rothschild informé de la défaite napoléonienne bien avant les autorités grâce à son réseau d’espionnage et de courrier, se rend à la bourse de Londres et met en vente tous ses titres. Tous pensent alors que Napoléon est sorti victorieux du combat et chacun, gagné par la panique, suit l’exemple de Rothschild. Au bout de quelques heures, la valeur des actions tombe à 5 cents, c’est alors que Nathan les rachète pour une bouchée de pain... En une nuit, la fortune déjà gigantesque des Rothschild est multipliée par vingt, et obtient de fait le contrôle de l’économie anglaise : c’est un fameux “coup de bourse” !

    Ensuite, en 1818 grâce à des agents et à ses réserves « illimitées », il achète une énorme quantité d’obligations du gouvernement français. Ensuite il inonde le marché libre des principales places commerciales d’Europe d’obligation française, ce qui provoque une panique. A Paris, la maison Rothschild s’empare ainsi du contrôle de la France et de ses finances, et à Londres, Nathan Rothschild en contrôlant la “Banque d’Angleterre”, exerce une influence directe sur le Parlement britannique.
    "

    Idem lors de la crise en 1929, lorsque les principaux propriétaires de la FED ont décidé au préalable d’augmenter de près de 60% l’argent en circulation, avec toutes les spéculations boursières qui s’en suivirent. Puis au moment fatidique ils ont retiré leurs billes de la bourse, entraînant une baisse des cours exponentielle et une panique généralisée, un effet boule de neige. Ensuite, une fois les cours au plus bas et des milliers de banques, industries en faillite, ils ont tout racheté pour une poignée de figues. Puis les cours se sont envolés, multipliant leur patrimoine déjà gigantesque. Et ainsi de suite au cours du XXe Siècle jusqu’à ce jour.

    Suite à la crise de 1929, le député Louis McFadden, qui voulut initier une procédure de destitution à l’encontre de la FED, fut empoisonné. Lincoln, JFK, et bien d’autres ont été assassinés pour les mêmes raisons, car ils ont voulu mettre un terme à l’hégémonie bancaire de ces familles, à leur emprise sur leur nation.



  • Aleth Aleth 9 juin 2013 17:14

    Salut

    Merci à l’auteur pour l’article. Sujet maintes et maintes fois abordé mais une piqûre de rappel n’est jamais de trop. Evidemment que cette dette publique n’est pas légitime. Les 50 milliards d’euros que cela coûte à l’Etat français chaque année ça fait comme qui dirait mal aux fesses (il y aurait largement de quoi financer les retraites, entre autres).

    Ce que font des entités privées peut parfaitement être fait par le public, les intérêts en moins (et en quoi serait-ce légitime que des institutions financières privées empruntent à la BCE à faible taux, pour ensuite transférer ces fonds aux Etats moyennant un intérêt plus important, sans rien produire, en servant tout juste d’intermédiaires s’enrichissant au passage ? Sans parler de la création monétaire ex nihilo via notamment les coefficients de réserve obligatoire).

    Mais les chiens de garde de l’oligarchie financière veulent nous faire croire le contraire en noyant le poisson ou en faisant diversion. Il faut dire que cela rapporte BEAUCOUP d’argent aux créanciers, c’est la poule aux oeufs d’or, surtout que cela s’est généralisé au niveau européen avec l’article 104 du Traité de Maastricht (123 du T. de Lisbonne).

    Je pensais que la loi de 1973 interdisait simplement à la BDF de prêter au Trésor Public à taux 0 ou à faible taux. Or j’ai appris il y a quelque temps que c’est plus subtil que ça. Voir cet article de Magali Pernin et Lior Chamla (voir aussi les nombreux et intéressants commentaires de Sam sur ce billet et les échanges avec l’un des auteurs). Voici un entretien entre Etienne Chouard et Magali Pernin (l’une des auteurs du billet).

    Etienne Chouard a écrit sur son blog :

    "André-Jacques et moi (avec quelques autres, comme Philippe Derudder ou Alain Granjean et Gabriel Galand dans leur excellent livre « La monnaie dévoilée » (2006), qui ont levé ce lièvre et ont bossé pour écarter tout seuls les nuages de fumée enveloppant ce vieux complot), nous nous sommes trompés, je crois, effectivement, en focalisant trop sur l’article 25 (celui qui interdit la présentation directe par le Trésor de ses propres effets à la Banque Centrale) : nous ignorions qu’une loi de 1936 interdisait depuis longtemps ce type de financement « trop facile » (gasp) (aussi facile qu’un distributeur automatique de billets)."

    En fait le véritable principe d’interdiction relatif à l’emprunt auprès de la BDF a été gravé dans le marbre avec l’article 104 du Traité de Maastricht (devenu l’article 123 du Traité de Lisbonne). Ce qui signifie qu’auparavant les félons politiques ont volontairement et délibérément fait en sorte d’emprunter aux seuls marchés financiers privés. C’est donc pire encore ! Même si le résultat in fine est le même. Et ça ne change rien à la haute trahison globale.

    Concernant la loi de 1973, au lieu de se focaliser sur l’article 25, il fallait regarder de plus près l’article 19. D’après Chouard (suite aux recherches de Pernin/Chamla) l’équivalence de l’article 25 existait depuis 1936 ! Lorsque la BDF était encore privée, détenue par qui on sait, et ce n’est qu’en 1945 que Charles de Gaulle la nationalisa.

    L’article d’Etienne Chouard sur son blog est très parlant, et surtout certains commentaires.

    "Article 19 :

    Les conditions dans lesquelles l’État peut obtenir de la Banque des avances et des prêts sont fixées par des conventions passées entre le ministre de l’économie et des finances et le gouverneur, autorisé par délibération du conseil général. Ces conventions doivent être approuvées par le Parlement."

    Donc si j’ai bien compris (car dans l’ensemble c’est une usine à gaz) - corrigez-moi si je me trompe - l’Etat pouvait demander des avances et des prêts à la BDF jusqu’à Maastricht... mais ça n’a jamais été fait par aucun des gouvernements successifs !

    Le Ministre des finances pouvait demander ces avances au Gouverneur de la BDF, et si accord il y avait, le Parlement devait par la suite approuver. Par conséquent c’était théoriquement possible, sous certaines conditions. Mais bizarrement ils ont préféré emprunter aux seuls marchés financiers privés. Et aujourd’hui 80% si ce n’est plus de la dette de la France représente les intérêts à rembourser à ces banques privées. Et on nous répète chaque jour qu’il faut serrer la ceinture et qu’il va falloir travailler plus longtemps !

    J’ai noté ce commentaire de Liior sur le blog de Chouard (il est question de la loi de 1973 - avant publication de l’article Pernin/Chamla - mais cela vaut tout autant pour l’article 104 de M.) :

    "Vous nous expliquez que cette loi n’a rien à voir avec la montée du taux d’endettement de la France, pourquoi pas, mais à ce moment là il faudra argumenter plus précisément et nous expliquer comment une dette payée avec intérêts serait aussi indolore qu’une dette payée sans intérêts. Je rappelle au lecteur que pour une obligation de 1000€ à 2,5% sur 15 ans, on doit rembourser aux marchés financiers l’équivalent de 1375€, là où auparavant on aurait remboursé 1150€ (avec un taux de 1%). J’aimerais beaucoup que vous m’expliquiez (...) comment l’endettement de la France peut être le même avec ou sans la loi de 1973 alors même que pour un simple emprunt de 1000€, je suis endetté à hauteur de 375€ avec 2.5% et seulement de 150€ avec 1%. Si vous calculez bien, on a bien un renchérissement des intérêts dus de plus du double (on passe de 150€ à rendre à la Banque Centrale, à 375€ à rendre aux “riches”).« 

    Un flagrant hold-up sur nos richesses en toute légalité, avec complicité de nos »représentants« .

    Concernant l’emprunt Giscard (lien) :

     »En 1973, lorsque celui qui n’allait pas encore manger des oeufs au plat chez les français, lance un emprunt éponyme, la plupart des investisseurs ne pensait pas que la clause prévoyant l’indexation des coupons et du nominal sur le lingot jouerait un jour... Monsieur Vidal-Madjar fait le pari inverse... et fait fortune... voici pourquoi :

    L’emprunt Giscard était d’un montant de 6,5 milliards de francs (soit corrigé de l’inflation environ 5 milliards de nos euros de 2010), son nominal de 1000 francs, versait un coupon de 7% et était remboursable à l’échéance soit le 16 janvier 1988. Les intérêts étaient versés le 16 janvier de chaque année. L’originalité de cet emprunt, résidait dans une clause faite pour rassurer les investisseurs de l’époque, mais qui couta fort cher aux finances publiques. Cette clause prévoyant l’indexation des coupons et du nominal sur l’or (le franc de l’époque étant défini comme 0,88 grammes d’or fin), ne devait s’activer que si le franc perdait sa parité-or pendant plus d’un an... C’est justement ce qui arriva en 1976 avec la démonétisation de l’or suite aux accords de la Jamaïque...

    Dès lors, ce fût la catastrophe pour les finances publiques, mais la fortune pour les investisseurs et comme nous l’avons vu monsieur Vidal-Madjar... En effet, chaque année les coupons et le nominal étaient ajustés en fonction de l’augmentation de l’or. Si bien qu’en janvier 1988, au moment du remboursement final, le coupon s’élevait à 581 francs (contre 70 francs initialement) et la valeur de remboursement à 8305 francs (pour 1000 francs investis initialement).

    En 1973 l’état avait levé 6,5 milliards de francs, le coût total du remboursement fut de 92 milliards (soit 4,5 fois le montant en francs constants, c’est à dire corrigé de l’inflation).
    Le généreux ministre des finances savait donc de quoi il parlait quand il dit à son adversaire à la présidentielle de 1974 qu’il n’avait pas le monopole du coeur...
    "

    Voici une vidéo d’Etienne Chouard (la dette et la fin de l’Etat-providence) (vidéo datant de 2011, l’article de Pernin/Chamla n’étant alors pas encore publié s’agissant de la loi de 1973) qui fournit un bon résumé de la situation actuelle et des rouages/trahisons nous ayant mené au bord du précipice. Il évoque également les confessions de John Perkins quant aux techniques pour la main mise (des Etats-Unis notamment) sur les pays riches en ressources naturelles. En aparté l’idée de tirage au sort - pour la représentation démocratique - popularisée par Chouard n’est pas dénuée de sens, bien au contraire. En tout cas cela ne peut pas être pire que le système actuellement mis en place et toute la félonie/corruption qui va avec.

    Non seulement la nation (ou les nations) doit (re)prendre en mains le droit régalien de battre monnaie, mais elle doit aussi exiger le non remboursement de toutes ces dettes illégitimes contractées auprès des institutions financières privées (à l’instar de l’Islande) via la trahison de nos « élites ». Que les banques s’assoient dessus, ce sera ça de moins dans leurs caisses. Et doit être également exigée l’interdiction pure et simple de la création monétaire aux banques privées. Ce droit doit être exclusivement réservé aux institutions publiques et à elles seules, au bénéfice de l’intérêt général. Car nous voyons bien au niveau mondial où cela nous a menés et nous mènera, lorsque des protagonistes privés - responsables du foutoir actuel in fine - ont cet outil entre les mains. L’Humanité ne s’en portera que mieux.

    Pour l’instant, au niveau économico-financier, la main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit. Mais ce n’est pas avec la clique d’agents aux ordres à la tête des Etats que les alternatives altruistes adviendront. La question est de savoir comment changer de paradigmes, comment le peuple peut enfin avoir son mot à dire, pour de vrai, et surtout comment virer une fois pour toutes les traîtres au pouvoir aux ordres des lobbies divers et variés...(?)

    Le conflit d’intérêts entre le politique et la banque/les lobbies ne date pas d’hier et il est illustré de manière remarquable dans Le Président (Henri Verneuil, 1961) magistralement interprété par Jean Gabin. Extraits :

    Une petite leçon d’Europe

    Ecrivez Chalamont !

    Je n’ose imaginer le niveau de corruption/complicité de nos jours. Les banques/lobbies investissent, financent leurs « poulains » qui leur rendent la pareille une fois élus (ou parfois non élus selon les postes). Et pendant ce temps les nations, les peuples se meurent, s’appauvrissent.

    ps : entretiens avec Pierre-Yves Rougeyron sur la loi Pompidou-Giscard (son livre Enquête sur la loi du 3 janvier 1973)

    Entretien 1
    Entretien 2
    Entretien 3



  • Aleth Aleth 25 mai 2013 17:10

    Tous ses « collègues » ou presque étaient au courant depuis bien longtemps (vidéo). J’espère qu’il va y avoir un effet domino, tous ceux qui se la jouaient jeunes vierges effarouchées. Un scandale d’Etat.

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