J’ai 61 ans. Je suis psychologue (clinicien, du travail et neuro-psy). Je travaille dans le secteur médico-social et je m’intéresse à la politique, à l’économie, à la finance et aux sports.
Au delà des batailles d’experts en économie et finances (aucun modèle n’est exempt de critiques et ne peut prétendre à l’exhaustivité ni à rendre compte de l’hyper complexité des phénomènes) cette contribution au débat politique et démocratique à au moins l’immense mérite de regrouper des données éparses et de donner des liens très intéressants. Quant au reproche du manque de cohérence et de rigueur on pourrait aussi l’adresser à des articles spécialisés...pour ma part je vous encourage à continuer et je vous dit chapeau pour la masse d’information recueillie. Au citoyen de se l’approprier et de l’intégrer dans son propre système de compréhension et d’explication du fonctionnement de la finance mondialisée.
Quand vous faites référence à la neuro-économie , quel statut épistémologique lui donnez -vous ? A quels modèles du fonctionnement cérébral faites-vous référence ? Modulaire ? Connexionniste ? Mixte ? Quels sont les types d’articulations qui sont faits entre deux ordres de réalité hétérogènes : structures cérebrales et écononie ?
D’autre part il me semble que vous faites davantage référence à la psychologie (prise en compte de la subjectivité, des affects, des désirs, des émotions etc) qu’à la neurologie.
Je crois aussi qu’il faut distiguer les phénomènes psychiques (qui sont internes) du comportement (données extérieures observables).
Je vous invite à lire l’article dans son ensemble et en particulier le § où pour moi faire référence à l’"irrationnel" est une commodité intellectuelle pour ne rien expliquer. L’"irrationnel" fait référence aux lois affectives, aux lois du désir qui constituent une autre logique. Par ailleurs, il faut différencier raisonnable et rationnel : on peut agir de façon raisonnable sans être rationnel...
Je comprends votre pragmatisme toutefois la portée de votre démonstration ne gagnera pas à une démarche de confusion conceptuelle, de transposition de connaissances valables dans un domaine et non dans un autre avec le risque de tomber dans un éclectisme fourre-tout (attention à l’importation de concepts). J’ai pris connaissance de votre "neuro-management" et je n’ai pas trouvé de réponse à mon questionnement quant à la rigueur et à la précision des niveaux d’analyses. A votre biliographie citéé sur votre blog je vous conseille d’ajouter Dejours, Etchégoyen, de Gaulégac, Jannerod, Enriquez. Je pense aussi à "l’entreprise sur le divan" de Sicard et Maisonnoeuvre.