Il y en a qui étaient très contents que la Grèce s’endette à ce point... L’argent en « moins » de la Grèce se trouve en grosse partie en « plus » en Allemagne et aussi en France.
donc on veut bien faire des affaires et prendre des risques avec un pays endetté, mais on en veut pas les assumer quand ça tourne mal.
Un peu trop facile de rejeter toute la faute sur la Grèce. Pour faire des affaires, il faut être deux.
ha ben tiens ! ce « il n’y a pas d’alternative » m’a choqué, et je pense que c’est une erreur de communication... rien de bien étonnant venant de ce looser qui a sauvé l’Europe (et même l’univers et au delà à l’entendre)... sauf que ça a tenu quelques heures seulement.
Il n’y a que dans les systèmes totalitaires qu’il n’y a qu’une solution à un problème.
C’est vrai que la Grèce a fait n’importe quoi et a trop dépensé mais il ne faut pas oublier que s’il y a des acheteurs, il y a aussi des vendeurs qui en ont énormément profité : la France et l’Allemagne. Si la Grèce a les plus grosses dépenses relative dans son armée, ce n’est pas pour rien. Ce n’est pas pour rien non plus que celui qui s’est proclamé du haut de ses talonnettes sauveur de l’Europe a bien pris soin d’exclure tous ces contrats d’armement de la décote de la Grèce.
Pour ma part, j’adore la réaction unanime de l’oligarchie qui découvre subitement que non seulement il y a de la vie en Grèce mais qu’en plus elle vote, et même se rebelle ! Et non, la Grèce n’est pas qu’une ligne comptable avec un gros moins et un DDD synonyme de risque majeur et pretexte à des taux d’intérêts astronomiques pour soi-disant couvrir des risques qui seront n’importe comment assumés par les contribuables. Ce simple aspect social de la dette n’a aucunement été pris en compte par le sauveur de l’univers aux sept cerveaux, ni par le reste de l’oligarchie auquel il appartient.
Alors, forcément, quand on ose dire « référendum » à cette oligarchie habituée à piétiner les décisions démocratique des peuples européens pour les seuls intérêts des banquiers et financiers, elle prend ça comme la pire des insultes que l’on puisse imaginer.
Donc, oui, trop bon de les voir s’étrangler sur ce mot : « ha ! mais quelle folie ! vous n’imaginez pas ! c’est totalement irresponsable ! un ref.... [censuré, trop vulgaire]... demander l’avis de la populace, mais quel manque de goût ! mais que vont dire nos dieux les marchés ?! laissez les experts s’enrichir en paix ! eux seuls savent ce qui est bon pour eux, et puis de toute manière, il n’y a pas d’alternative. » Et Papandréou convoqué par celui dont l’authenticité se lit sur son visage et Angela Merkel comme un gamin convoqué chez le proviseur après une connerie...
Finalement, j’ai presque envie que ça se casse la gueule, mais alors, bien comme il faut, juste pour repartir sur des bases saines et que cesse cette mascarade.
Le problème avec les sondages, c’est qu’ils ressemblent furieusement à de la démocratie et à un vote puisque d’une part, ils montrent (soi disant) la volonté du peuple, et que d’autre part, on doit suivre et respecter la volonté du plus grand nombre.
Mais l’arnaque est qu’ils n’offrent aucune garantie d’un vote républicain : questions biaisées, corrections opaques, clients non neutres... Sarkozy l’a bien compris en les faisant financer par l’état pour publication dans le Figaro.
Les sondages ne sont rien d’autre que de la démocratie frelatée.
Pour ces raisons, je suis pour l’extension de l’anonymat du vote à l’interdiction de donner ses idées politiques à des fins de sondages.