@ Non,
Sarkozy me semble pris dans une spirale. Il en veut plus, encore plus. Il ne supporte pas que l’on parle à sa place, que l’on intervienne à sa place car il estime que toute intervention autre que la sienne lui serait volée. Il a soif de reconnaissance et d’attention ; c’est dangereux à la tête de la nation.
De moins en moins de français semblent rassurés par son comportement, car il n’est pas normal, pas de la part d’un chef d’état. On ne s’exprime pas comme il le fait quand on est à ce poste ; si l’on ne veut pas passer pour un opportuniste, il ne faut pas ne comporter comme tel. Il a déçu, je pense que la déception chez les français est encore plus grande que pour ses prédécesseurs, aussi bien de droite comme de gauche.
Il va pourtant continuer car le pouvoir semble lui procurer une telle jouissance, qui lui sera difficile, à voir impossible (pour lui) de redevenir un petit être retombant dans un quasi anonymat dont il essaie de se détacher depuis plusieurs décennies. Pour lui ce serait une disgrâce.
Très cher Non,
J’ai remarqué effectivement que l’on nous préparait à cette raclée. Il est à espérer que les français ont tâté suffisamment l’incompétence de Sarkozy à diriger la nation. Le pouvoir, ah le pouvoir, ce qui est stupéfiant est de voir ce qu’il produit sur certains individus. Sarkozy fera tout pour le conserver, d’ailleurs, je ne me souvenais pas qu’il avait quémandé 6 mois de plus à la présidence de l’Europe. Il est comme le tigre qui a gouté au sang humain, il ne pourra plus s’en passer et commettra sans doute de graves erreurs pour l’avoir encore à lui comme un gamin qui ne renonce pas à ce qu’il possède. Oui, nous en sommes là, la possession, il possède le pouvoir, il ne goûte pas, ne l’apprécie pas, il le possède, c’est différent.
Cela frise le "maladif", il se contrôle dans la plupart des cas mais quand on l’observe, on peut s’apercevoir que c’est juste, par moment et nous ne voyons que ce que l’on veut bien nous montrer. Ce personnage me laisse une curieuse impression, je dirais même une mauvaise impression, en tous cas, il n’oeuvre pas pour le bien-être ni des français, ni de la nation.
@ Gaetan,
Merci avant tout de votre post. J’ai bien peur que le temps nous manque ; le mouvement semble s’accélérer sans que l’on puisse s’y opposer.
L’hyper-capitalisme reste pour moi une grande interrogation. Pourquoi ? Simplement parce que l’humain est fait de chair et de sang ; quand la vieillesse arrive le corps se dégrade, meurt, se putréfie et on emmène rien avec soi, rien. Alors pourquoi vouloir à toutes fins empiler toutes ses richesses, curieux. Je ne nie pas qu’être riche soit agréable ; mais empiler ainsi, ne jamais en avoir assez, à voir plus que l’on peut en dépenser ??????
Il n’en reste pas moins qu’un déséquilibre va se produire, avec les valeurs qui ont foutu le camp depuis pas mal d’années, les moins nantis ne vont pas prendre des gants pour se servir, peut-on leur en vouloir ? Je ne crois pas ; à étaler sous leurs nez honteusement toutes ces richesses, il ne faut pas tenter le diable.
Du peu de respect que l’homme accorde à ses congénères, nous glissons vers ce genre d’horreurs sans que rien n’y paraisse ou presque. Il y a quelques années maintenant, j’avais regardé "L’homme qui rit" de Victor Hugo ; de voir ses enfants déformés, mutilés pour amuser les nobles m’avait choquée. Je suis encore choquée de voir qu’avec les médias dont on dispose maintenant que ce genre d’ignominies se perpétuent ; je me dis : on ne s’en sortira pas ; pas avec un tel égoïsme, pas avec une telle indifférence. En regardant "C dans l’air" sur les grandes fortunes, je me suis dit que la situation deviendra si explosive que nul ne sera épargné, surtout pas en haut car le bas, lui, n’aura plus rien à perdre. Il arrive un moment où sa propre vie n’a plus d’importance, puisqu’il n’y a plus aucune alternative.
Il reste maintenant à attendre que le dosage pauvreté-misère soit arrosé juste avec un peu d’amertume mais beaucoup de colère pour la société connaisse ce après quoi elle court depuis toujours : la destruction.
Je ne suis pas en mesure de rivaliser avec vous tous, nous n’avons pas les mêmes arguments. Un autre pas a été franchi ; avant on pouvait soupçonner dans certaines pubs, une mauvaise odeur et clac, le désodorisant nous était planté sous le nez pour effacer tout ça. Non, maintenant nous avons le petit mutant qui ne veut plus chier chez lui mais chez le copain ; le mot "caca" banni jusqu’à présent est laché, au cas où, effectivement, nous serions bien trop cons pour le comprendre. On se demande quelle sera l’étape suivante, je n’ose l’imaginer.
Au fait, messieurs, ne vous éterniser pas trop dans les urinoirs sous prétexte de pub, après, ça s’appelle de la gourmandise