Le Maroc durcit sa politique à l’égard des
chrétiens
Selon une ONG protestante,
huit chrétiens ont été expulsés début juillet du Maroc, portant à 130 le
nombre de fidèles étrangers évincés du pays depuis le début de l’année
Le
phénomène n’est pas nouveau, mais il prend de l’ampleur. Vendredi 16
juillet, l’ONG protestante Portes ouvertes, qui défend les
chrétiens dans le monde, a annoncé que huit fidèles étrangers avaient
été expulsés du Maroc début juillet, dénonçant ce qu’elle considère être
une « épuration religieuse ».
Ces nouvelles expulsions portent à 130 le nombre de chrétiens
étrangers déclarés indésirables depuis le début de l’année au Maroc,
pourtant souvent cité comme un modèle de tolérance en terre d’islam. En
mars dernier, les autorités marocaines avaient rendu public l’avis
d’expulsion de nombreux missionnaires étrangers, accusés de mener leurs
activités religieuses dans le Moyen Atlas (centre) avec un zèle
excessif.
Cette nouvelle annonce n’étonne pas vraiment le pasteur réformé
Jean-Luc Blanc qui était, il y a quinze jours encore, en poste à
Casablanca en tant que représentant de l’Église réformée : « Depuis une
dizaine d’années, 600 missionnaires évangéliques se sont installés au
Maroc, menant un prosélytisme virulent auprès de la population, ce qui
est très mal perçu. Le problème, c’est que les services de renseignement
marocains ne font aucune différence entre un évangélique, un réformé et
un catholique. »
« Nos Églises se refusent à
tout prosélytisme »
En clair, ces derniers seraient les victimes
collatérales d’une politique plus intransigeante menée en priorité
contre des groupes évangéliques particulièrement critiques sur l’islam
et peu enclins à s’intégrer à la société marocaine. Une posture qui
risque, à terme, de discréditer les autres Églises : « Pour la première
fois depuis de très nombreuses années, un religieux catholique a été
expulsé. Malgré toutes mes démarches, je n’ai pas pu connaître le motif
exact de son expulsion », raconte Mgr Vincent Landel, archevêque de
Rabat et président de la Conférence des évêques de la région Nord de
l’Afrique (Cerna), conscient du risque d’amalgame qui pèse désormais sur
les Églises instituées.
L’Église protestante, tout comme les Églises catholique, anglicane
et orthodoxe, bénéficie au Maroc d’un statut légal qui lui octroie la
liberté de culte. « Nos Églises se refusent à tout prosélytisme »,
assure Mgr Landel, qui rappelle que ces expulsions concernent avant tout
« des évangéliques rattachés à des groupes internationaux » et « qui
refusent de venir réfléchir avec nous sur toutes ces questions. Ils ont
leur politique et la suivent, même si elle n’est pas conforme à la loi
du pays », résume-t-il.
Selon les informations diffusées par Portes ouvertes, parmi les
derniers expulsés figurent deux Français, deux Suisses, un Égyptien, un
Nigérian, une Espagnole et une Libanaise mariées à des Marocains.
Davantage de transparence
de la part du gouvernement marocain
Fait nouveau : l’ONG accuse la police marocaine de
« séparer des couples binationaux » en « chassant des épouses
étrangères de Marocains alors qu’elles étaient en situation régulière ».
« On ne sait pas trop où on va, reconnaît le pasteur Jean-Luc Blanc.
Officiellement, ces personnes ne sont pas renvoyées pour prosélytisme
mais pour “trouble à l’ordre public”, cette qualification juridique
permettant de faciliter les procédures d’expulsion. Leur logique est
difficile à saisir. » D’ailleurs, les évêques et pasteurs concernés par
ces décisions ne sont jamais consultés par les autorités, ni même
informés.
Pour l’heure, les responsables catholiques et protestants prônent
une certaine réserve. « Nous n’aurons pas de problèmes si nous savons
rester dans l’ordre de la discrétion et du témoignage, insiste Mgr
Landel. Ici, nous sommes renvoyés à l’essentiel de notre foi. Notre
Église doit faire signe, et l’on ne demande pas à un signe d’être
nombreux, mais de signifier quelque chose. »
De son côté, Jean-Luc Blanc attend du gouvernement marocain
davantage de transparence : « S’il s’agit de recadrer les dérives des
évangéliques, c’est plutôt positif. Mais si ce sont les pays du Golfe
qui, tout en apportant des financements au Maroc, tentent d’influencer
et de durcir sa politique, c’est nettement plus inquiétant. »
François-Xavier MAIGRE.
Société
18/07/2010 à 09h15 (mise à jour à 20h51)
Grenoble : vingt personnes interpellées dans le week-end
La nuit de samedi à dimanche a été plus calme que la
précédente dans le quartier de la Villeneuve mais les forces de l’ordre
ont tout de même essuyé des tirs. La mère du braqueur tué va porter
plainte contre la police.
Les policiers déployés à La Villeneuve, quartier sensible
de Grenoble, ont essuyé des tirs à balles réelles dans la nuit de samedi
à dimanche, pour la deuxième nuit de suite, sans déplorer de blessés.
Nuit qui avait tout de même semblé, un peu plus calme, alors que « seule »
une quinzaine de voitures ont été incendiées contre une soixantaine la
veille.
« On a relevé un impact de balle sur un véhicule de CRS et on
s’est fait tirer dessus à deux ou trois reprises », a annoncé
Brigitte Jullien, directrice départementale de la sécurité publique de
l’Isère, lors d’une conférence de presse à l’hôtel de police.
La police avait essuyé de premiers coups de feu dans la
nuit de vendredi à samedi quand un homme manifestant au sein d’un
groupe d’une quarantaine de personnes avait sorti une arme de poing et
tiré en direction des forces de l’ordre, surprises par cet acte de
violence. Les policiers avaient riposté à cinq reprises à balles réelles
en direction du groupe. Au cours de cette nuit, ils avaient été visés
par d’autres tirs à balles réelles mais ils n’avaient riposté qu’avec
des armes tirant des munitions en caoutchouc ou des flash-balls.
Quatre hommes interpellés
Ce dimanche, les forces de l’ordre ont aussi interpellé quatre
hommes, soupçonnés d’avoir tiré à balles réelles sur des policiers de la
BAC lors de ces affrontements.
Ce coup de filet à la Villeneuve a été mené aux alentours de 6 heures
par un escadron de gendarmerie, deux compagnies de CRS et la Force
d’intervention de la police nationale regroupant le RAID et la GIPN.
Ces hommes, dont l’âge et les antécédents n’ont pas été précisés, ont
été interpellés dans le cadre d’une enquête pour « tentative d’homicide »
sur des policiers de la BAC, pris pour cible à plusieurs reprises par
des manifestants armés dans la nuit de vendredi à samedi. Seuls deux
pourraient être déférés pour ces tirs.
Trois jeunes jugés lundi
Onze autres personnes ont été arrêtées samedi soir, et cinq vendredi
soir. Parmi eux, un bon nombre « n’est pas lié aux émeutes » et
ne sera pas poursuivi. Trois jeunes seront jugés lundi en comparution
immédiate pour avoir pillé un commerce tandis qu’un mineur a été mis en
examen pour incendie de véhicule, a précisé cette source. Au total,
vingt personnes ont été interpellées depuis le début des violences
vendredi.
Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a demandé, dimanche
après-midi, au préfet de l’Isère d’organiser « dès cette semaine » une
réunion des « acteurs publics concernés » pour garantir une « sécurité
durable » à Grenoble. La « réunion de travail » sera
consacrée à « la lutte contre les différentes formes de délinquance
et l’efficacité des réponses apportées, la lutte contre l’économie
souterraine, la coordination opérationnelle des différents services
publics » ou encore « la mise en place de la vidéoprotection,
notamment dans les quartiers sensibles ». L’absentéisme scolaire et
les « actions à conduire vis-à-vis des parents » seront aussi
abordés.
Samedi, Hortefeux s’était déjà engagé à « rétablir l’ordre public »
au plus vite et par « tous les moyens » à Grenoble, après une
visite éclair dans le quartier : « Nous allons réagir vite. Quand je
dis vite, c’est-à-dire tout de suite », a-t-il lancé à la presse.
(Brice Hortefeux à
Grenoble. AFP Philippe Merle)
La mère du braqueur tué porte plainte
Dès la nuit de samedi à dimanche, un fort dispositif des forces de
l’ordre composé de plus de 300 hommes a quadrillé le quartier, avec un
effet dissuasif sur les groupes qui s’étaient livrés aux incendies,
pillages et destructions d’abribus à coups de batte de base-ball la
première nuit ayant suivi la mort du jeune braqueur du quartier.
Karim Boudouda, braqueur de 27 ans, condamné trois fois aux assises, a
été tué dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’un échange de tirs avec
la police après l’attaque d’un casino en Isère. Le parquet a conclu que
la police était en état de légitime défense.
Saliya Boudouda, la mère du jeune braqueur, a annoncé dimanche son
intention de porter plainte pour éclaircir les circonstances de la mort
de son fils Karim. « Ils ont déconné les flics, ils ont déconné. Je
vais voir le procureur et je vais porter plainte. Ca va aller très
loin », a dit cette quinquagénaire lors d’un entretien téléphonique
avec l’AFP.
Elle avait lancé, dans Le Dauphiné Libéré, un appel au calme
après les violences déclenchées par des jeunes pour répondre à la mort
de son fils : « J’ai demandé hier que ça se calme. Je veux plus de
violence, je veux plus rien. »
« Vous avez tué un des nôtres. On va vous tuer aussi »
Par TF1 News (avec agence), le 17
juillet 2010 à 07h20, mis à jour le 17 juillet
2010 à 12:01
Alors
que le quartier de la Villeneuve, à Grenoble, a vécu une nuit de heurts
violents, les casseurs crient leur haine des policiers. Syndicats de
police et élus locaux réclament des moyens supplémentaires alors que le
« seuil de rupture » est atteint.
"C’est Beyrouth. Je te jure, c’est
Beyrouth !" s’exclame un habitant du quartier de la Villeneuve en voyant passer des
voitures de police toutes sirènes hurlantes. Au-dessus des immeubles,
dans le ciel nocturne, passe un hélicoptère de la gendarmerie, équipé de
projecteurs et d’une lumière infrarouge pour filmer les attroupements.
Des CRS tentent d’encercler des petits groupes de jeunes,
insaisissables, qui courent et cassent tout ce qui se trouve sur leur
chemin. Une quinzaine d’entre eux, certains le visage masqué par un
T-shirt blanc, détruisent deux abribus avec des battes de base-ball. "Les
jeunes m’ont dit : vous avez tué un des nôtres. De toutes les manières,
vous êtes une sale race, on va vous tuer aussi", assure de son
côté un policier déployé à la Villeneuve,
confirmant la haine de la police exprimée par de nombreux jeunes du
quartier. « Tout ce qui est européen, on va tirer dessus »,
dit-il avoir également entendu.
Après les
violences de la nuit dernière, le ministre de l’Intérieur s’est rendu
sur place samedi et a promis des renforts. De leur côté, les syndicats
policiers dénoncent des moyens en baisse constante. La mère du braqueur
tué a lancé un appel au calme.
Des groupes de jeunes armés
de battes de base-ball et de barres de fer, voire d’armes à feu, ont
affronté les forces de l’ordre pendant une partie de la nuit dans un
quartier sensible de Grenoble. A l’origine de ces heurts : la mort d’un
jeune poursuivi après un braquage.
Après avoir dérobé entre
20 000 et 40 000 euros au casino d’Uriage-les-Bains près de Grenoble,
deux malfaiteurs ont été poursuivis par une patrouille de police et de
gendarmerie. Après un échange de tirs, un voleur est mort et l’autre a
pris la fuite.
Des riverains de tous âges, personnes
âgées comme enfants, descendent dans la rue pour regarder les scènes de
violence, et expriment eux aussi leur colère. Au passage des CRS, une
femme âgée leur crie : « Rentrez chez vous ! ». "Les flics,
quand on en a besoin, ils sont jamais là, zéro. Et quand on en a pas
besoin, ils viennent. C’est à cause d’eux tout ça", accuse une
jeune femme en djellaba bleue, descendue dans la rue à une heure avancée
de la nuit alors que les forces de l’ordre tirent des flash-balls en
l’air pour disperser les groupes. "Toutes les mamans, elles sont
venues et elles ont vu le corps par terre. Qu’est-ce que ça veut dire
tout ça. Les enfants sont choqués. Les flics sont des chiens",
ajoute une trentenaire portant le voile intégral, descendue vérifier que
sa voiture ne brûlait pas. Un groupe de sexagénaires se lamente : "les
jeunes déconnent. Ils n’ont plus rien dans la tête. Il ne faut pas
qu’il y ait un autre mort, ça sert à rien tout ça", lance l’un
d’entre eux.
"Ils l’ont laissé
crever par terre"
La police affirme avoir
agi en état de légitime défense lors de la mort de Karim Boudada,
poursuivi jusque dans le quartier de la Villeneuve
après le braquage du casino d’Uriage-les-Bains. Selon les forces de
l’ordre, les malfaiteurs ont ouvert le feu avec des fusils d’assaut,
blessant un policier à la tête. Les policiers assurent qu’ils ont alors
riposté, tuant l’un des deux braqueurs, pendant que l’autre parvenait à
prendre la fuite à pied.
Mais dans le quartier de
la Villeneuve, la thèse ne passe pas,
malgré l’annonce d’une autopsie samedi, qui doit préciser les
circonstances de la mort de cet « enfant du quartier », et le
lancement d’une enquête par l’Inspection générale de la police
nationale. "Le quartier a très mal vécu la mort du jeune. Ils l’ont
laissé crever par terre, ils ont laissé son corps sur le bitume au lieu
de le transporter", affirme un habitant, répétant à l’envi la thèse
qui circule dans ce quartier populaire de la
Villeneuve. "Le sang venait de la tête. Il avait pas de
cagoule. C’est sûrement les flics qui l’ont enlevée", assure pour
sa part un jeune se disant témoin des échanges de tirs avec les
policiers. Lui aussi accuse les services de secours de n’avoir pas tenté
de le réanimer.
Des effectifs de
police en baisse
Face à la recrudescence de
violences dans la région depuis plusieurs mois, le secrétaire
départemental du syndicat SGP-FO, Daniel Chomette réclame des "effectifs
supplémentaires" pour sécuriser l’agglomération grenobloise,
touchée par une récente vague de violences, assurant que la police a "atteint
un seuil de rupture". Dans une lettre adressée au ministre de
l’Intérieur, Brice Hortefeux, Nicolas Comte, secrétaire général du
syndicat Unité SGP-Police, souligne que les effectifs de la sécurité
publique de Grenoble ont subi une "baisse de
20%" depuis 2008. Dans le même temps, dit-il, une vingtaine
d’homicides ont été commis ces dernières années dans des affrontements
entre bandes rivales grenobloises et les attaques à main armée se sont
multipliées dans la région. Nicolas Comte demande "expressément des
renforts de policiers nationaux" dans la circonscription de Grenoble. Le syndicat Alliance s’inquiète pour sa
part de voir qu’une nouvelle fois "des criminels lourdement armés
n’ont pas hésité à tirer à plusieurs reprises sur des policiers pour
couvrir leur fuite". Il rappelle le meurtre d’une policière
municipale à Villiers-sur-Marne, près de Paris, le 20 mai dernier.
Quant au député-maire PS de la ville, Michel Destot, il
a de nouveau réclamé la tenue d’un "Grenelle de la Sécurité urbaine
qui réunisse, aux côtés des ministres compétents, les principaux élus
et les préfets afin qu’une stratégie commune soit élaborée, notamment en
terme d’affectation de moyens".
C’est quand même bizarre, parce que on ne parle jamais de lutte contre les terroristes chrétiens, les terroristes bouddhistes, les terroristes juifs, les terroristes hindous et j’en oublie...c’est vrai que ces religions là ne revendiquent pas
des attentats avec
des dizaines, voir des centaines de morts à chaque fois......mais cela doit être le hasard.....non, c’est toujours et partout l’islam des mollahs et des obscurantistes...........au nom de de Dieu....