@microf Vous devriez pouvoir faire mieux. Par exemple réfuter par un argumentaire au lieu de vous limiter à une attaque ad hominem. Il est est vrai que cela nécessite un effort de réflexion.
Il est étonnant que le dépôt sur un compte d’opération au Trésor Français, de 50% des réserves en devises des pays de la zone francs CFA, soit considéré comme une sorte de « don » fait à la France. Il s’agit d’un compte à vue, utilisable sans limite par les pays concernés pour leurs transactions internationales, et qui peut même devenir débiteur. Cela signifie que ces pays peuvent à tout moment effectuer des transactions en devises même quand le compte n’est pas approvisionné. Est-ce que les fonds contenus dans votre compte à vue chez votre banque appartiennent à la banque au motif qu’elle demande que vous y domiciliez votre salaire ? Incroyable quand même la persistance de ce mythe ! Évidemment le Trésor français trouve un intérêt dans le volume de devises qui transitent par ce compte. Tout comme le banquier trouve intérêt à ce que ses clients fassent transiter chez lui leur chiffre d’affaires en contrepartie d’un éventuel découvert. Pour le Trésor français la contrepartie des « mouvements créditeurs » n’est pas le découvert toujours possible, mais la garantie du franc CFA. En quoi cela cause-t-il du tort aux pays concernés ? Surtout que l’Euro est une monnaie forte qui conserve la valeur des dépôts au compte d’opération. L’Euro aurait été une monnaie faible on pourrait craindre de la déperdition sur les fonds déposés au compte d’opération. Et puis, pourquoi ne dit-on jamais rien des autres 50% des devises non déposées au Trésor français mais ailleurs ? Quel avantage les pays de la zone CFA en retirent-ils, s’il y en a, par rapport aux fonds déposés au Trésor français ? Le vrai reproche à faire au CFA c’est qu’il a favorisé davantage la consommation tous azimuts que l’investissement en bien d’équipements et en importation de savoir-faire. Mais ça, ce n’est pas la faute du Trésor Français ; c’est la faute des gouvernants africains. A supposer que demain matin on n’aie plus le CFA, mais une autre monnaie ; la nouvelle monnaie subirait sans coup férir une dépréciation immédiate (la confiance s’acquiert avec le temps) qui va renchérir immédiatement la dette extérieure et les importations, provoquant immédiatement de l’inflation dans les pays concernés. Simplement parce que devant la cherté des biens de première nécessité importés, il n’y aura pas en face, de produits équivalents produits sur place dont la production aurait été boostée par la dépréciation, avec un effet positif sur l’emploi et sur la compétitivité à l’exportation. Les pays de la zone CFA produisent essentiellement des matières premières au lieu de produits finis de qualité internationale. La capacité interne de production industrielle doit dans le cas du CFA actuel, précéder l’autonomie de la monnaie si on veut que celle-ci ait un sens et une utilité pratiques. Mais il est vrai que les « y’a qu’à », « faut qu’on », ça ne mange pas de pain ; alors certains « intellectuels » africains s’y adonnent avec joie, tout en conservant soigneusement leurs revenus et épargne en devises étrangères ; ils espèrent sans doute pouvoir récupérer à vil prix les investissements réalisés en Afrique par d’autres, au cas où interviendrait la débâcle monétaire du CFA qui augmenterait leur pouvoir d’achat en devises.
Tout à fait d’accord avec vous (l’auteur de l’article) sur la nécessité de manifester concrètement la volonté de devenir français avant d’acquérir la nationalité par naturalisation. C’est la comparaison entre la poule et le cheval qui m’étonne. Quelle que soit la volonté exprimée par la poule, quels que soient les actes posés par la poule, je ne vois pas comment elle peut devenir cheval. En extrapolant, on pourrait vous prêter l’idée que l’étranger (ou peut-être un certain type d’étranger) ne peut en réalité, en aucun cas devenir français.
Merci de m’avoir fait prendre conscience de l’incongruité de la question d’Apathie à Marine le Pen. Ce n’est plus en effet Dieudo qui se serait dévoyé mais Le Pen par le parrainage (non prouvé) de la fille de Dieudonné ...
Pour le reste j’adhère parfaitement à votre analyse et à votre opinion sur Dieudonné. C’est un antisioniste revendiqué qui, par bravade, s’affiche parfois comme antisémite (réponse à Cohen, Faurisson...) parce qu’on l’en accuse à tort depuis 10 ans, allant jusqu’à transformer sa quenelle, à la fois antisystème et signe de « reconnaissance » de ses admirateurs, en symbole nazi. Sur la seule affirmation infondée d’un homme : Jacubowitz.
Mais au-delà, ses détracteurs voient en lui quelqu’un d’extrêmement dangereux qu’il faut décrédibiliser à tout prix, à défaut de la faire taire, parce qu’il s’attaque aux vices de l’élite politico-financière avec efficacité et talent. Le Mur (ou ASU ZOA) est une critique sans concession des pédophiles cachés dans les hautes sphères du pouvoir. On n’en parle pas. C’était un des objectifs visés par ses détracteurs. Sur ce plan, objectif atteint.
Le spectacle que vous avez visionné, « les Pygmées », est dur et je n’en ai pas (beaucoup) ri non plus. Mais que dit-il de Dieudonné ? Est-ce un homme sensible à la souffrance des sans grades, de ceux qui ne peuvent pas se défendre ou est-ce plutôt un ignoble raciste qui veut éliminer les pygmées de la surface de la terre ?
Vous avez commencé par le spectacle le plus dur. Visionnez-en d’autres ; peut-être alors verrez vous un Dieudonné on ne peut plus différent de ce que ses détracteurs en font.