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BernardGue

BernardGue est un ancien chercheur mathématicien, auteur du blog La Question des Vaccins

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  • Premier article le 01/12/2008
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Derniers commentaires



  • BernardGue 29 septembre 2009 10:37

    Faire de la France le paradis des vaccins !


    C’était un peu (beaucoup) le thème du colloque organisé le 4 mars 2009 à la Maison de la Chimie à Paris par quelques parlementaires particulièrement motivés pour cette objectif. Il était organisé avec la participation (financement) des 4 Grands de la vaccination, Sanofi, GSK, Novartis, Wyeth, le producteur du Prevenar absorbé par Pfizer. Ils étaient représentés à un haut niveau et madame la Ministre était venu y prononcer une allocution. J’y étais aussi...


    Tout ce que nous observons sur l’organisation de la campagne vaccinale H1N1 illustre à la perfection les orientations définies dans ce colloques. En voici quelques unes.


    Aussi, pour ces initiateurs il faut "organiser un projet étatique fort autour de la vaccination«  et d’abord  »établir un plan national pour la vaccination en confiant au médecin traitant le suivi du statut vaccinal, en renforçant la communication sur les vaccins auprès du grand public pour rendre plus accessible l’information officielle sur les vaccins".


    Le marché mondial c’est 10 milliards d’euros en progression de 15% par an. Dans le marché du vaccin l’Europe domine : 89,4% des 4 milliards de doses annuelles sont produites en Europe et au sein de l’Europe la France domine et exporte 85% de sa production. 

    En raison du coût très élevé pour réaliser un vaccin, (plusieurs milliards d’euros) les laboratoires demandent par avance que le marché leur soit ouvert alors que le produit n’est pas encore élaboré  ! Autrement dit, ils veulent une AMM en blanc, voire des recommandations en blanc !


    Il fut dit en particulier que ’’les vaccins constituent un relai de croissance important de l’industrie pharmaceutique. Ils représentent donc une opportunité majeure pour la France’’. D’où plusieurs propositions afin de conforter la place de l’Hexagone dont ’’la mise en place d’incitations fiscales (zones franches...) ’’. Il est également proposé de raccourcir les délais entre l’obtention de l’AMM et les recommandations d’utilisation formulées par le Comité technique des vaccinations qui prendrait donc trop de temps pour étudier le vaccin....


    Voir aussi mon article sur ce colloque :

    http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2009/03/23/13099547.html


    Bernard Guennebaud




  • BernardGue 18 septembre 2009 19:25

    Si j’ai bien compris, admettons que pour que la vraie grippe devienne épidémique on estime qu’il faut 60 cas pour 100 000. En septembre on dépiste 20 cas de fausse grippe, aussi on met le seuil à 80. Mais en janvier on trouve 100 cas de fausse grippe aussi on met le seuil à 160.

    Dans son analyse, Bernard Dugué a sans doute oublié de tenir compte de cela mais son article permet d’en parler et ainsi de progresser. Cessons de vouloir des auteurs et des articles infaillibles. L’erreur fait souvent davantage progresser et tout le monde en fait y compris nos Comités d’experts. Un exemple : il y a près d’un an, pour contrer l’annonce de l’étude significative de Marc Tardieu sur la vaccination hépatite B, notre Commission nationale de pharmacovigilance invoque le risque de première espèce pour déclarer son résultat fortuit. Mais par un raisonnement qui annihilerait tous les tests statistique.


    J’explique avec des pièces. J’obtiens 80 piles en lançant 100 fois un louis d’or, signe que la pièce est sans doute déséquilibrée. On me rétorque que non car un parisien a obtenu 42 piles avec une pièce d’un euro, un toulousain 45 piles avec 2 euros, un marocain etc et qu’en cumulant tous ces résultats, l’ensemble est équilibré et que c’est cela qui compte !


    Chercher l’erreur. Si on accepte un tel raisonnement on pourra noyer n’importe quel résultat aussi significatif qu’on voudra dans un flot d’expériences réalisées dans d’autres conditions. Le problème est là : le risque de première espèce s’applique dans le cas de la répétition de la MÊME expérience : toutes les pièces doivent avoir la même probabilité de tomber sur pile.

    Pour l’étude Tardieu, un groupe avait un risque relatif de 2,77, un autre 0,45. On peut tester que la différence est très significative, autrement dit que les 2 groupes ne semblent pas avoir le même risque de sclérose en plaques. C’est comme si le louis d’or et la pièce de 1 euro n’avaient pas la même probabilité de tomber sur pile et c’en est fini du risque de première espèce, bien entendu.


    L’essentiel n’est pas de ne jamais faire d’erreur mais de savoir les gérer. Nos Comités d’experts qui jugent les études se présentent comme infaillibles. Ils ne le sont pas bien sûr. Faut-il ne rien dire quand on risque de faire des erreurs ? Non car alors ce serait silence total à tous les niveaux. Mais il faut qu’au plus haut niveau ils acceptent de reconnaître aussi leurs erreurs et à notre niveau, plus modeste, de corriger mutuellement les nôtres pour progresser ensemble plutôt que de profiter d’une erreur pour écraser par des ’’taisez-vous si vous n’êtes pas expert’’.

    Mon blog sur les vaccinations :

    http://questionvaccins.canalblog.com



  • BernardGue 15 juillet 2009 21:15

    Les nombres données par l’OMS sont-ils fiables ? C’est une question posée.


    La polio ne peut se comparer au cancer en terme de dépistage car une paralysie se repère immédiatement. Les chiffres de l’OMS sont les cas notifiés et non pas les cas réels qui pourraient être plus important, on ne peut l’exclure a priori. En réalité, on part des cas de PFA (paralysies flasques aiguës) qui sont assez faciles à repérer puisque la personne est paralysée. Pour plus de 80% des cas de PFA, 2 échantillons de selles doivent être recueillis à plus de 24h d’intervalle et dans les 14 jours qui suivent le début de la paralysie. Ces échantillons sont ensuite expédiés dans de la glace à un laboratoire agrée auquel ils doivent parvenir en bon état. Le laboratoire détermine alors la nature du virus en cause.


    Je pense qu’on peut dire de façon certaine que tous les cas déclarés à polio à virus sauvage de type 3 par exemple sont bien de ce type. De même pour ceux qui dérivent d’une souche vaccinale de type 2 comme au Nigeria.


    Les cas sont-ils tous connus ? En fait, la définition de l’élimination du virus dans une région est assez inattendue : il est considéré comme éliminé quand on ne le rencontre plus chez les malades ET que le système de surveillance est capable de dépister chaque année au moins 2 cas de PFA non poliomyélitique pour 100 000 enfants de moins de 15 ans. Autrement dit, pour pouvoir affirmer qu’il n’y a plus de polio il faut trouver suffisamment d’enfants paralysés comme le ferait la polio mais sans que ce soit un virus polio ! Cette condition vise à mesurer l’efficacité du système de surveillance : si celui-ci ne fonctionne pas, il pourrait ne trouver aucun cas de polio mais cela ne prouverait rien quant à sa disparition.


    Le nombre de doses reçues par les victimes est sans doute plus difficile à évaluer avec certitude mais l’OMS n’a pas de raison particulière de majorer ce nombre, bien au contraire, dans ses publications officielles. Elle nous a suffisamment habitué à faire preuve de discrétion sur les cas vaccinés et de tapage sur les non vaccinés pour douter du contraire. Quand de nombreux cas de polio dérivés de souche vaccinale de type 2 étaient apparus au Nigeria en 2007 elle avait d’abord envisagé de n’en rien dire et n’avait révélé l’affaire que de nombreux mois après. Ces révélations assez inattendues sur le nombre considérable de doses reçues par un nombre très important de victimes sont faites au moment où la situation est devenue meilleure en Inde et où de nouvelles stratégies laissent quelques espoirs à l’OMS.


    L’OMS a sans doute aussi pris conscience que l’éradication de la polio ce n’est pas pour demain et que pour pouvoir maintenir encore longtemps à bout de bras son programme d’éradication il fallait lâcher une partie de la vérité. Car là aussi l’OMS nous a habitué à quelques manipulations : en novembre 2002 elle affirmait que l’élimination du virus polio sauvage était réalisable pour janvier 2003 à condition de disposer de tant de millions de dollars et que si ces sommes n’étaient pas immédiatement trouvées elle serait repoussée à Pâques 2003 et couterait beaucoup plus cher. Pâques, la Trinité...ça rappelle une chanson ! En fait l’OMS savait.. Mais que ne fait-on pas pour avoir des fonds...

    Bernard Guennebaud

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