Né en 1958, paysan du Gers éleveur de brebis. Je dis et écris beaucoup de conneries, mais finalement, pas plus que les autres... Et pourtant je réfléchi beaucoup !
Ceci dit, on peut aussi se servir de sa tête et éviter au maximum l’utilisation de pesticides (d’ailleurs utilisés par beaucoup de jardiniers amateurs...). Les techniciens agricoles sont avant tout des commerciaux, il ne faut pas l’oublier ! Il y a aussi l’option de pratiquer l’agriculture ou élevage bio. Je suis agriculteur éleveur, je n’ai jamais utilisé d’insecticides, très rarement des fongicides et le minimum d’herbicides surtout sur maïs (beaucoup d’adventices, et bineuse trop coûteuse pour ma surface). Dans mon élevage de brebis deux vermifuges par an (comme en bio) et utilisation d’antibiotiques en cas d’infections avérées (plaies, mises bas difficiles...) au cas par cas. Bien sûr je passe pour un rigolo pour mes voisins qui passent de 2 à 6 fois avec l’épandeur dans leurs champs... çà dure depuis plus de 30 ans, pour le moment pas de soucis de santé à par les cervicales et le dos qui coincent un peu... Ceci dit sur mes 37 ha de prairies en coteaux et 3.5 hectares de cultures, je reste un marginal ! L’an prochain, c’est décidé, je me reconverti au bio, mon groupement s’est enfin engagé dans cette filière.
Le réchauffement climatique semble en effet échapper à tout contrôle... la météo est complètement loufoque. Un emballement semble fort possible, et il est urgent de tenter quelque chose. Quand au méthane, il est certain qu’il vaudrait mieux l’utiliser que le laisser s’échapper. On commence a en parler dans le milieu agricole, mais c’est un peu complexe et coûteux de mettre en place une unité de méthanisation, bien qu’il y ait des subventions. Cet article m’ a décidé a creuser un peu le sujet...
C’est quand même un peu logique de contrôler les entrepreneurs qui reçoivent des aides de l’Etat, tout comme de contrôler les agriculteurs et éleveurs sur leurs pratiques en échange des aides de Bruxelles. On en peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et la crémière ! Mais si beaucoup d’entreprises préfèrent se passer d’aides pour essayer d’éviter les contrôles, c’est qu’elles n’ont pas la conscience trop tranquille. La tricherie fiscale serait elle généralisée ?