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  • butch 30 novembre 2007 15:20

    Salut,

    Pour l’auteur : je rejoins plutôt les commentaires qui poussent à te fédérer avec un maximum de gens pour engendrer une contre-réaction contre ce mouvement minoritaire de contestataires. Il faut monter au créneau comme eux le font. Même si cela peut te sembler un non sens, opposé aux forces qui te gouvernent (le calme, le raisonnement, etc.), tu as en face de toi un groupe de personnes qui, convaincus par leurs idées, sont également poussés intérieurement par, soit une volonté de défendre ces idées, soit une envie de sport, d’action, de tag, de castagne, de prétention, ou alors de la curiosité, de l’ennui, ... un amour pour 1789, la cool attitude de Besancenot, le bobo, la vie étudiante anarchiste..etc.. etc. ; autant de moteurs sentimentaux propres à chacun qui les poussent à agir, chacun de ces sentiments exprimés à un degré varié, autant de combinaisons propres et uniques. Comme toi, avec tes idées, ton éducation, ton passé. Aujourd’hui, tu es dans une sphère apparemment majoritaire, celle qui a choisi de s’exprimer pour aller voter, vouloir raisonner la situation et trouver des consensus démocratiques, bref, la vie en communauté régulée par la communauté, pas par un ensemble imposé. Mais si tu as bien étudié le problème, à savoir : si tu t’es bien documenté sur cette loi, en croisant les sources ; si tu t’ai posé objectivement la question de savoir si oui ou non tu voulais cette loi, en construisant une réflexion alimentée par un maximum d’éléments factuels, déformés avec le moins de prisme sentimental possible ; alors monte à ton tour au créneau en rassemblant des amis qui en rassembleront d’autres ; propage un contre mouvement pacifiste mais ferme, donc nécessairement massif ; car effectivement, il est vrai qu’un groupe de 1000 personnes (chiffre totalement illusoire car j’en ai aucune idée, mais il s’agit de raisonner ici uniquement en proportions) ne peut pas raisonnablement en bloquer 6 ou 7000 (mettons que c’est ce que le mouvement contre révolutionnaire peut ramener - à voir en fonction de la taille de ton université ; si effectivement c’était la pagaille, que le directeur de l’université a dû en catastrophe annuler le vote, que les CRS interviennent, etc... il doit y avoir une bonne quantité de personnes à réunir). Pourquoi ne pas envisager d’aller voir ton directeur, discuter avec lui d’une campagne massive d’information pour une marche organisée sur l’université pour enlever les barricades en une seule fois ? Tous ensemble, dans un rapport de 1 pour 6, vous y arriverez. Et ensuite, ou plutôt dans le même temps : le directeur met en place une commission composée de professeurs, de personnel administratif, financier, d’entretien, d’étudiants.... de représentants de tous les acteurs de l’université. Cette commission se charge d’étudier la question de cette loi, de définir ses conséquences pour l’université de la manière la plus objective possible et de les publier dans un document sur le net, affiché à l’université, publié dans le journal : sortez des chiffres, des prévisions budgétaires dans tous les corps de métiers de l’université, mais ne vous positionnez pas ; pas de prosélytisme ; il s’agit uniquement ici de donner à la population les outils pour construire sa réflexion, mais il ne faut surtout pas l’infléchir. Incluez dans cette commission des membres l’opposition forcenée ; écoutez leurs paroles, discutez, intégrez les aux mieux, en vous laissant un peu de temps pour le faire si la contestation est toujours aussi rigide et fermé. Faut tenter de faire fondre la glace, pour les aider à mieux vous parler et intégrer leurs besoins. Une fois ce texte largement diffusé, vous prévoyez un nouveau référendum (en espérant ne pas à avoir à demander une aide aux CRS... c’est fou ça quand même...). C’est à mon avis une manière très efficace d’assurer que la décision prise sera celle de la majorité, et ça le sera d’autant plus que vous l’aurez effectué avec le moins de prosélytisme possible ; je pense que c’est envisageable dans le cadre d’une université, la masse concerné étant situé dans un espace géographique réduit - à l’échelle d’un pays il y aurait trop d’inertie dans ce processus ; et enfin, si vous mettez les médias locaux + affiches dans la rue + bouche à oreilles + internet (si tu rajoute les avions avec des bannières et des pubs sur TF1 c’est sûr, c’est bon, mais c’est pas possible je pense...), tu peux peut-être envisager de boucler le tout en 1 ou 2 semaines. Rêvons un peu : avec le gouvernement d’action qui nous gouverne, celui qui est prétendu de l’ouverture et de la surprise, le ministère de l’éducation acceptera peut-être un aménagement pour vos partiels (décalage dans le temps), ou je ne sais quoi... ça sera pour lui l’occasion de reconnaître son manque de compréhension de la réalité en ayant définit une loi qui engendre des CRS dans les universités, l’occasion de corriger le tir en écoutant la voix des personnes qu’il représente, son essence ; ce que je veux dire c’est que même si tes partiels approchent, si tu es dans une situation aussi critique que tu le dis, en une semaine ou deux tu peux peut-être boucler l’affaire et trouver une solution pour tes partiels. Tu auras alors était participant d’un mouvement qui t’aura grandi, car comme le dit une personne plus haut, la démocratie, faut savoir la défendre et la protéger. Soit dans la violence (ce que pensent à mon avis faire ces contestataires), soit dans le calme, mais la frontière n’est pas toujours nette : le calme doit parfois se transformer en une certaine violence, le monde n’est pas binaire et tu dois composer avec un ensemble de forces, même si toutes ne sont pas appréciables. Ton article est très intéressant, et les commentaires tout autant. Je trouve que tu nous montre là une forme de violence assez sournoise, celle de l’imposition du mutisme. C’est un procédé complètement fermé, stérile, qui s’impose comme seul moteur au mouvement lorsque ce dernier ne peut plus perdurer dans la sphère des idées. Fermé car il ne tolère aucune opposition, aucune nouvelle entrée qui pourrait risquer d’attenter à ces principes fondateurs. On pourrait me rétorquer ici que le mouvement démocratique est pareil : il s’oppose aux idées d’absence de liberté de la communauté, allant jusqu’à la guerre mondiale s’il le faut. Seulement le mouvement démocratique tentera toujours de dissoudre l’opposition dans le monde des idées avant de passer dans le plan de la réalité physique. Et ce faisant, dans le monde des idées, il peut être amené à évoluer, être modifié par le mouvement qui s’oppose à lui. C’est un processus dynamique, changeant. Le mouvement contestataire auquel tu fais face, lui, ne peut plus se développer dans le mondes idées, il est étouffé ; ce que tu dis en mentionnant le fait, au début de ton article, que plus le temps passait, plus les AG avaient du mal à justifier la poursuite du mouvement de grève ; ou encore le fait que ces révolutionnaires font des opérations coup de poing pour voler les urnes ; ce mouvement est mort, et ces contestataires sont un peu comme des personnes possédées par un pauvre fantôme qui erre dans les couloirs vides des idées.... brrr. N’aie pas peur de cette poignée de zombies !! Marche tel Gandhi et ses millions de bras aimables sur les britanniques armés jusqu’aux dents, qui n’en purent finalement plus devant cette masse de rationalisme ! La comparaison est osée si on la prend telle quelle, mais si on la contracte, si l’on réalise une « homothétie sociale », elle tient. Et ça veut donc dire que tu n’as pas à craindre pour ta vie :) Allez, aux armes citoyen ! Ou au sport ; comme tu veux, mais monte au créneau, ça aussi ça fait partie de la vie étudiante mon gars ! (il est vrai que j’ai facile à parler assis devant mon PC ; mais sincèrement, mon coeur est avec toi).

    Quand à Parkway, le commentaire qui me précède : vous illustrez dans toute sa splendeur le mouvement contestataire décrit plus haut ! Premièrement, la violence : "cher pauvre étudiant malheureux, que les piquets (en français dans le texte) de grève, empêchent les étudiants d’entrer, c’est normal puisqu’ils sont faits pour ça."
    - vous auriez pu commencer par « gros con »... je pense que l’auteur n’est pas malheureux, qu’il exprime avec sympathie un ras-le-bol, et qu’il est capable de comprendre le principe du piquet (en français dans le texte ?). « et donc c’est très emmerdant, je le reconnais. »
    - Une bonne chose, de laisser tomber l’ironie. «  »la vraie résistance, c’est le refus« je ne sais plus où j’ai lu ça. »
    - Oui, d’accord ; mais là il s’agit d’un refus qui, n’ayant plus matière à se défendre par les mots et la réflexion, par l’intelligence seule, se voit obliger de voler les urnes ; que pensez-vous de la validité de ce refus ? vous ne trouvez pas qu’on voit clairement ici le problème ? que c’est là un acte extrémiste, exactement comme celui que vous décriez plus loin contre le gouvernement ? Alors là, vous pouvez me dire un truc du genre : « Oeil pour oeil, dent pour dent » ou « Si eux on le droit d’être fasciste, pourquoi moi je ne le pourrais pas » ou « Aux grands maux, les grands remèdes«  »faut savoir se faire violence« , »la fin justifie les moyens« ... à tout ça je te répondrais que non, la fin ne justifie pas tous les moyens, car sinon tous les moyens sont bons ; or à nouveau non, tous les moyens ne sont pas bons. (Petite incise : même si vous n’étiez pas acteur, vous cautionnez ici cette pratique ; je vais donc m’adressez à vous en vous considérant comme un de ces contestataires : c’est plus facile pour l’écriture, vous ne m’en voudrez pas). Vous vous opposez au gouvernement, dans une démocratie, alors vous devez avoir l’esprit démocratique ; réfléchissez un peu à ce que vous avez fait en volant ces urnes. Cet acte est un non-sens, car c’était là pour vous la seule solution pour que votre mouvement continue. C’est donc qu’il n’est pas accepté par la majorité. Vous aussi, réunissez-vous, étudiez le problème, et apprenez à composer avec les autres idées de manière objective ; car maintenant votre mouvement apparaît comme creux, une perte évidente d’essence, une coquille vide. Vous êtes allez à l’encontre de l’ouverture au dialogue demandée par la majorité, cautionnée par le directeur de l’université. C’est profondément stupide.  »Mais il faut bien voir que la première violence a été faite par le gouvernement puisque cette loi a été établie en catimini en plein mois d’août. et pourquoi en catimini ? le gvt savait très bien que cette loi occasionnerait des troubles dans les universités. Si vous avez des griefs, c’est au gouvernement qu’il faut vous en prendre..."
    - D’accord, vous avez peut-être raison, à nouveau je ne me suis pas penché sur la question et ne peux me prononcer ; mais là, c’est dans un premier temps à vous de débloquer la situation, et ensuite participer comme moteur à la discussion globale avec les membres de l’université sur le sujet. Si vous êtes convaincants, vous y arriverez, et vous renforcerez considérablement votre position car vous serez acceptés par la majorité. Principe de la démocratie. Mais pour cela, vous devez réfléchir objectivement à la situation, ne pas vous laisser enflammer par vos sentiments quand on s’oppose à vos idées. « Donc les grévistes et autres contestataires ont raison, a priori. »
    - Oui, mais la grève est un droit, pas un devoir. A nouveau : une grève qui s’impose par la force porte en elle une dimension cancéreuse, donc à éviter si le mouvement veut rester en vie. "Et si l’anti-démocratie du gouvernement fillon ne se traduisait que par ces mouvements là, on pourrait effectivement s’en laver les mains ! Malheureusement, cela fait partie d’un tout, prévu de longue date par l’UMP ET LE PS... Sûr qu’avec votre mentalité, vous n’avez rien d’un résistant. On fait ce qu’on peut, hein ? "
    - C’est faux, l’auteur semble au contraire avoir un très bon esprit car ouvert (il s’est rendu aux AG pour voir), il semble s’être renseigné sur la question, n’attaque pas ironiquement les personnes dont il parle (pas comme vous), et pour moi c’est là de bonnes qualités sur lesquelles peut compter un mouvement de résistance, pour autant que ce mouvement soit justifié par des explications rationnelles et convaincantes.

    Courage ! La vie étudiante est une des meilleures étapes de la vie qu’on peut passer ; il ne faut pas craindre l’avenir, il faut savoir exister dans le moment présent. Et si le moment présent semble être celui de la mobilisation, fonce ! Bon courage (et merci à ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’au bout J ).







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