Les Echos commettent une petite erreur de définition ; il ne s’agit pas d’une relocalisation car le préfixe Re indique bien un RETOUR, mais une nouvelle délocalisation,
la délocalisation : on quitte le pays d’origine et on va dans un pays d’accueil autre que le pays d’origine,
dans le cas SChneider, où on quitte un pays d’accueil et on va dans un autre pays d’accueil, on parle de délocalisation en cascade....
une bonne partie de la « solution » qui consiste à faire pression sur les entreprises qui délocalisent est entre les mains des consommateurs ; le risque de réputation à un coût économique qui provien du boycott de l’offre de produits ou services délocalisés. moins on achètera de produits et services délocalisés et plus les entreprises prendront au sérieux ce risque de réputation
j’y crois aussi à l’achat responsable capable d’infléchir les décisions de délocalisation mais il faut être conscient que les consommateurs sont parfois un peu schyzophrènes : ils disent vouloir acheter des produits « made in france » et les labels les aident à s’y retrouver, mais devant les rayons, le rapport qualité / prix prime et c’est bien souvent le produit le moins cher qui remporte la palme ’cf, article suivant )
oui bien sur pour s’en convaincre il suffit de regarder les millers de PME qui améliorent leur compétitivité, exportent , tout en restant en France la France est attractive, elle a une main d’oeuvre bien formée, une forte créativité, une productivité très élevée et une attractivité résidentielle importante ; les gens ont envie de vivre en France, en témoigne le nombre d’immigrés économiques, politiques etc...désireux de venir travailler ici les pôles de compétitivité et les clusters fournissent un environnement éco très favorable aux entreprises... autant de raisons pour ne pas sombrer dans la sinistrose ambiante
en effet dans l’article suivant j’ai dressé une liste de raisons évoquées par les chefs d’entreprise , des difficultés rencontrées à l’étranger et qui ont motivé la relocalisation de leurs activités dans leur pays d’origine. mais en général, peu de communication là dessus, on ne s’en vante pas !! on met en avant l’éthique, la RSE plutot que d’avouer une banale erreur de gestion, de coûts sous-estimés