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caton

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Derniers commentaires



  • caton 13 mars 2009 19:39

    Mme Erignac, longtemps digne, me fait penser désormais aux tricoteuses de la place de Grève entre deux exécutions..
    Triste instrumentalisation.



  • caton 10 mars 2009 10:40

    Hier, selon des sources concordantes, Alessandri a assuré que lorsque le commando avait vu le préfet déposer son épouse devant le théâtre du Kallyste le 6 février 1998 et repartir seul à bord de son véhicule, il avait décroché, pensant que le préfet ne reviendrait pas.
    C’est lors de son repli qu’il était tombé par hasard sur le préfet remontant la rue du Colonel Colonna d’Ornano et l’avait exécuté.
    C’était bizarrement déjà évoqué par Corte le prétendu ’informateur de Bonnet dans le livre A vous de juger Flammarion 2001. Page 228.
    Comment pouvait-il le savoir ?Aucun membre du commando ne l’avait jamais dit.
    J’ignore si Colonna est coupable ou pas (à la différence de Tourancheau dans Libé ou du président Wacogne sur son siège qui semblent convaincus de sa culpabilité), ce que je sais ,c’est qu’il y a des pans entiers de cette affaire d’Etat laissés dans l’ombre.
    L’impression de ce théâtre d’ombres est très malsaine.
    L’"enjeu" est, comment l’oublier ? une nouvelle vie.



  • caton 9 mars 2009 14:47
    « Le soir du 6 février 1998, j’attendais le préfet avec Alain Ferrandi dans une rue adjacente à celle du théâtre Kalliste, où le plus haut représentant de l’Etat devait se rendre à un concert En voyant le préfet déposer son épouse en voiture au théâtre, le duo a cru qu’il partait et a donc décidé d’abandonner son projet, a-t-il raconté.
    Les deux hommes ont alors fait signe, selon lui, aux supposés autres coupables encore inconnus qui étaient plus haut dans la rue et ont quitté les lieux.
    Le préfet, qui allait au théâtre après avoir garé sa voiture, est apparu. "C’est au moment où on allait partir qu’on l’a croisé en descendant la rue. J’ai pris la décision de lui tirer dessus", a dit Pierre Alessandri. »
    Cela correspond aux confidences faites par Corte à Bonnet en novembre 1998.
    Corte lui aurait dit que les assassins ont été surpris que le préfet reparte et que sa place de stationnement ne soit pas réservée.
    Or, jamais l’enquête ni l’instruction ne semblent avoir repris ce point cité par Bonnet « A vous de juger » Flammarion 2001 page 228.
    Ces nouveles déclarations d’Alessandri n’innocentent pas Colonna, mais cela devient très, très étrange.
     


  • caton 9 mars 2009 12:44
    Nous arrivons en cinquième semaine du procès Colonna.
    Que savons-nous aujourd’hui en ajoutant à condition de ne pas s’en remettre au seul chroniqueur judiciaire du quotidien Dassault ?
    L’enquête de police a été nulle.
    Aucun commanditaire de l’assassinat de Claude Erignac n’a été identifié. C’est un fiasco retentissant pour une enquête d’Etat. Les donneurs d’ordre de l’assassinat de Claude Erignac vivent en toute liberté en Corse. Pourquoi la presse est-elle muette sur ce point ?
    La police s’est acharnée sur les hommes de main, « le commando Erignac » qu’elle n’arrivait d’ailleurs pas à identifier !
    Marion a fait interpeller des centaines de Corses pour rien, simplement parce qu’il avait décidé tout seul que la piste de l’assassinat était la piste agricole. Ceux qui de près ou de loin étaient agriculteurs et nationalistes recevaient des visites de la DNAT à l’aube et un billet pour Paris et passaient quatre jours de garde à vue, rue des Saussaies. Inadmissible dans un pays démocratique.
    Ce désordre des interpellations s’ajoutant aux vagues de l’opération mains propres conduit les donneurs d’ordre à intervenir. Ils veulent toucher les dividendes de la déstabilisation, dont les accords de Matignon ne seront qu’un des aspects, la libéralisation de l’immobilier du littoral et la possibilité d’investir les fortunes gagnées ailleurs se trouvant compromises par l’impasse de l’enquête.
    Ils prennent la décision de livrer le groupe des anonymes.
    Ils envoient un informateur sûr au préfet Bonnet avec pour mission de lui donner en particulier le nom du chef du commando, Ferrandi et lui dire qu’il avait recruté sur Cargèse et Sagone. Il n’y a que Bonnet pour croire que cet informateur est venu pour le féliciter de l’opération mains propres. En fait, Bonnet, c’était l’idiot utile de la manipulation.
    Comme prévu par les orchestrateurs de la manip, Bonnet va répéter, d’importance, ces informations à Dintilhac, le procureur de Paris, en novembre 1998.Puis en décembre 1998.
    Mais Marion, têtu campe toujours sur la piste agricole, il ne bouge pas d’un iota, comme son rapport d’étape du 3 décembre 1998 le montre. Piste agricole, point barre.
    Les tuyaux Bonnet commencent pourtant à circuler dans la maison poulaga.
    A partir de décembre 1998, écoutes judiciaires par la PJ de Ferrandi, le chef de commando, et écoutes administratives des Colonna par les RG.
    Résultat : nul de chez nul. Ils ont le commando au bout des écoutes, mais rien d’intéressant.
    Les policiers sont même convaincus qu’ils sont tous hors du coup. En 2009, au procès d’appel un policier dira qu’il savait mais qu’il ne pouvait rien prouver. Il savait quoi ? la possibilité d’une implication ? Des clopinettes.
    Marion repart à l’assaut de Filidori, qu’il suspecte d’être le grand architecte de la piste agricole.
    Sans preuve, Filidori est mis en examen et écroué pour l’assassinat d’Erignac. Bravo Marion, Bruguière et Le Vert !
    L’enquête va sortir de l’impasse grâce à des gendarmes maladroits.
    Ils mettent le feu nocturnement à une paillote, au lieu d’appliquer en plein jour à coups de bulldozer la décision de justice ordonnant depuis 1995 la remise en l’état naturel de la plage. Ils laissent assez d’indices, y compris le poste radio de leur unité en état de marche, un poignard, des bidons d’essence militaires pour que d’autres gendarmes remontent à eux sur le champ. Colonel, préfet, tous mouillés, tous embastillés. C’est le scandale d’Etat avec motion de censure à l’assemblée.
    Que faire dans la tempête attisée par la cohabitation ? L’ « irréprochable » Chirac tance Jospin.
    Et si on allait vérifier les tuyaux de Bonnet distillés à Dintilhac ? Marion préfère dire, selon une source interne à la DNAT, les bonneteries.
    Il faut faire vite. Le 21 mai 1999, le juge des paillotes interroge le préfet des paillotes et celui-ci, très colère, avait menacé par voie de presse de parler de tout, Erignac, les paillotes, Jospin. Le bazar.
    Donc le matin même du 21 mai 1999, les interpellations de la dernière chance sont lancées par la DNAT à Ajaccio et dans la région de Cargèse Sagone.
    Bingo judiciaire ! Motion de censure pulvérisée ! Que du bonheur !
    Maranelli, une ou deux épouses craquent et un bidouillage de connexions de portables entraîne les aveux de tous les autres, même Ferrandi.
    Yvan Colonna est accusé par Maranelli et Alessandri d’être le tireur.
    Marion qui n’a jamais cru à la piste Colonna temporise avant de l’interpeller. Surtout il ne veut pas qu’un autre service puisse revendiquer une parcelle de sa gloire naissante.
    Colonna, déjà recherché par toutes les polices avec son portrait dans France Soir sous-titré Wanted prend le large, enfin le maquis. Sans l’approuver, on peut comprendre le réflexe de survie.
    Colonna est arrêté en 2003 presque en même temps que les membres du commando sont condamnés. Il nie farouchement.
    L’instruction, arc-boutée sur les aveux des gardes-à vue, ne tient pas compte des rétractations tardives des membres condamnés du commando. Elle ne s’occupe pas des donneurs d’ordre, ce qui pour un assassinat est inouï.
    Le sort de Colonna était scellé depuis que le ministre de l’intérieur, futur président de la République, l’avait désigné publiquement comme l’assassin, dans le silence assourdissant des consciences de gauche droitsdel’hommiste…
    Nous sommes aujourd’hui depuis 4 semaines, dans le procès d’appel de la condamnation à la réclusion perpétuelle prononcée en décembre 2007 contre Colonna.
    Ses avocats bataillent, ils ont encore trouvé d’autres irrégularités, certaines monstrueuses comme des écoutes dissimulées, etc... Mais ils butent sur l’essentiel. Les membres du commando se rétractent, mais n’expliquent rien. Comme l’écrivent les journalistes, avec leurs rétractations, ils peinent à convaincre. Leur chef Ferrandi sait bien qu’il n’a été qu’un pion dans l’opération de déstabilisation. Alors, il est prudent, il refuse par avance toute reconstitution qui pourrait aider Colonna.
    Cette 5ème semaine va-t-elle apporter une surprise qui ne soit pas une simple vinolade ? Vinolas a donné au début du procès deux noms phonétiques, dont l’un est celui d’un nationaliste assassiné il y a quelques mois, et l’autre, Michel de son prénom, intéressant mais avec un solide alibi l’innocentant.
    Un retournement est-il encore possible en faveur de Colonna ?
    Alessandri va-t-il sauver son ami lundi matin ? Il faudrait qu’il s’explique et qu’il donne des détails précis sur le déroulement de l’assassinat permettant d’innocenter Colonna. Ce ne sera pas facile.
     


  • caton 4 mars 2009 14:28

    L’extrême tension des débats au procés Colonna est due en apparence au sentiment que la Cour est en mission pour condamner et que la défense en est réduite à de ponctuelles actions de terrorisme verbal pour essayer de "faire dérailler un train lancé à toute vitesse"...
    Plus profondément, la tension résulte d’un mensonge d’Etat initial désastreux.
    Les policiers ne croyaient pas du tout à la piste Ferrandi, chef du commando.
    Extrait du Nouvel Obs du 18/11/1999, concernant le premier enquêteur Dragacci : "Marion a mené l’enquête Erignac, privilégiant jusqu’au bout une fausse « piste agricole » dont le commanditaire aurait été Mathieu Filidori. Son arrestation, à la veille du coup de filet contre le commando qui a avoué avoir abattu le préfet, est pour Demetrius Dragacci « la preuve patente de l’entêtement sur la fausse piste qui interroge gravement : incompétence ou malhonnêteté »Selon Dragacci, l’interpellation des membres du commando est surtout à mettre au crédit des informations apportées par le préfet Bonnet."
    Le miracle pour les enquêteurs est que les interpellations de mai 1999 ont été fructueuses à leur grande surprise.
    Le problème est que n’ayant jamais privilégié la bonne piste, ils n’avaient pas recueilli d"éléments probants.Ils n’avaient que les aveux des membres du commando recueillis pendant les interpellations..Cela a suffi en bricolant une soi-disant piste de téléphones portables, qui aurait expliqué leur réussite, ce que toute la presse a gobé...
    Mais pour Colonna, le montage policier était inopérant, puisqu’il n’avait pas de portable ! Il n’y a contre lui que les aveux de ses complices présumés.
    Les enquêteurs ont ensuite essayé de dissimuler leurs errances en re-construisant un dossier d’instruction avec des PV antidatés, qui ont, par exemple conduit à l’acquittement en appel des "investigateurs présumés" Castela et Andriuzzi.
    L’enquête sur l’assassinat du préfet Erignac, c’est l’histoire de cancres qui se sont totalement trompés dans leurs calculs, mais qui copient la bonne solution sur le voisin.
    Ensuite, la vérité d’Etat a été installée et les cancres sonrt devenus les idiots utiles pour les ambitions politiques de Sarkozy
    Ecrit par : caton | 04.03.2009







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