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chabian

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  • chabian 19 septembre 2007 02:11

    Alleî, même si c’est tardif, je 1/complète l’analyse 2/ discute le pronostic. « J’ai pas tout lu les posts mais j’ai tout compris » (Freud, si je fais pas de Coluchion, hein).

    Mais commençons : 0/ D’où je parle ? Par mes grands parents, je suis aux deux quarts flamand (c’est à dire « Fransquillon » ou bourgeois flamand parlant français), à un quart wallon de Liége et pour un quart bruxellois ; j’y ai passé mon enfance, mais suis depuis quarante ans wallon de Charleroi en attendant de me fixer en France. JE crois ces précisions utiles, quand je vois la diversité d’origine des réactions !

    1/ Pour l’essentiel, l’analyse de Tall’ est un utile rappel, mais il ne faut pas tomber dans trop de clichés. Bataves et Ménapiens n’existent plus que dans les injures belgo-hollandaises, les germains francs ont ballayé tout cela vers 200 PCN, imposant leur langue dérivée du germain-bas-allemand (le « haut » allemand est une construction) qui est devenu le niederland puis régnant sur la gaule romaine qu’ils ont appelé « France », et mêlé leur langue au gaulois latinisé, ce qui a donné la langue OIL ou « français » ; mais ils n’ont fait que coloniser le sud par leurs incursions et rapines de sorte que le sud a gardé la langue d’OC. Bref, faisons notre deuil des clichés « belgique » ! Oui c’est le nom de la province romaine qui va de Koln (Aggripina Colonia) à Lyon ; non les bruxellois ne sont pas plus « bravissimi » que les autres. Et « wallons », c’est le terme par lequel les germains désignent ce peuple cultivé (plus qu’eux, mais moins guerriers et un peu trop gourmets pour se battre) qui peuple toute la gaule romaine jusqu’à Toulouse : les « Walschs ». Et faisons ensuite un peu d’anthropologie (loin de Talleyrand l’aristo génialement opportuniste, j’en conviens) : une Nation est une Construction qu’il faut conforter tous les jours ; or le ciment « catholique - anti voltairien » est fort affaibli en flandre et en wallonie (rurale) aussi ; aujourd’hui l’élite flamande la détruit égoïstement (comme d’autres régions riches d’Europe la leur) et elle ne rencontre pas un homme pouvant incarner la volonté de faire nation. Ni le socialiste immigré Di Rupo, démonétisé par les scandales, ni la catholique Joelle Milquet, ’MAdame Non aux flamands’, ne peuvent promouvoir un projet de nation belge (dans l’Europe).

    2/ Ce qui m’amène au pronostic. Les peuples belges n’ont pas du tout ce fétichisme (amour/haine)que les français (excusez cette généralisation, mais c’est leur ciment) portent à leur dirigeant (enfin, depuis le début de la 5e, j’étais en maternelle avant) toujours divinisé. De sorte que les wallons ne trouveraient aucunement l’autonomie communale et régionale (propre aux états tampons entre empires potentiels, demandez aux suisses) qu’ils sont coutumiers dans la culture politique française. Au point que, tout laics et antiroyalistes qu’ils sont, ils pourraient préféré s’allier à un peuple plus communard et royaliste comme eux :les luxembourgeois ou les hollandais, pour faire nation autour d’une famille royale « faible » (constitutionnelle) en protégeant ainsi leur autonomie culturelle et linguistique et leur programme d’apparence sociale « le libéralisme social » si nécessaire).

    Conclusion : Je ne pense pas que les dirigeants flamands trouveront des interlocuteurs pour se séparer ; ils devront quitter le ménage comme l’épouse divorçante (leurs citoyens suivront, manipulés comme les enfants de divorcés) ; et le mari bruxellois et wallon devra se « retourner » seulement alors. Seulement alors les commmunautés bigarées de mouscron à eupen et de Haren (ou Dilbeek) à Arlon pourront évaluer ce qu’il reste de leur ciment et de leurs grands hommes porteur d’une nation. Ou chercher ailleurs un CIMENT qui prendrait chez eux. Remarquez : les slovaques n’ont cherché ni un hongrois ni un polonais ou un autrichien.

    On en est vraiment pas là. Le Memorandum de Tall’ ne vaut pas le mandat que Talleyrand s’était fait signer de Louis XVI pour découper l’Europe à Vienne (1814-1815) et les PAys Bas à Londres (1831). Prenons les paris ? prenons patience d’abord !

    Chabian (j’ai trouvé la discussion de bon niveau, et c’est l’effet d’un bon article)







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