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Charles Dellis

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Tableau de bord

  • Premier article le 25/10/2014
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Derniers commentaires



  • Charles Dellis 26 octobre 2014 16:24

    des prélèvementS, pardon



  • Charles Dellis 26 octobre 2014 16:00

    Mais beaucoup de nos concitoyens s’imaginent qu’une diminution des prélèvement serait bénéfique pour eux...



  • Charles Dellis 25 octobre 2014 22:02

    En théorie vous devriez avoir raison.  En pratique, ce n’est pas le cas et c’est bien là le problème :

    Le taux de prélèvement s’applique sur le brut. On obtient ainsi  le net.

    Par conséquent, des variations de ce taux ne devraient, comme vous le dites, ne  pas avoir d’incidence sur le brut. il devrait demeurer en l’état. seul le net devrait varier.

    On devrait s’attendre à ce qu’une diminution du taux de prélèvement aboutisse à un salaire net supérieur pour une salaire brut inchangé.

    Les statistiques auxquelles je me réfère font la comparaison  des les salaires bruts moyens (par mois et par heure) dans les différents pays européens.

    En lisant ces tableaux,  on ne devrait donc pas s’attendre  à noter  systématiquement une différence dans les salaires brutes entre pays libéraux, adeptes de la dérégulation et les autres pays.

    Or, au contraire, on voit que  les pays caractérisés par une économie libéralisées et dérégulée, ayant réduit les prélèvements (de toutes natures) disposent systématiquement de salaires bruts MOINDRES que dans les autres pays.

    Cela ne devraient pourtant pas être le cas.

    Explication ? Selon moi, Macro économiquement, pour un taux de prélèvement donné, les entreprises sont contraintes de consentir un montant brut afin d’aboutir au salaire net minimum qu’elles acceptent de donner en fonction du marché du travail, etc.

    D’une manière ou d’une autres, le états libéraux qui choisissent de déréguler et d’abaisser les prélèvements mettent tout en œuvre (par exemple en abaissant les salaires minimums) pour permettre aux entreprises d’adapter le montant des rémunérations brutes qu’elles supportent.

    De la sorte, le bénéficiaire de l’opération n’est pas le travailleur mais bien l’entreprise

    En bout de course nous observons  une baisse du taux de prélèvement ET une diminution des salaires bruts (par exemple par le diminution ou la suppression des salaires minimums) tandis que les salaires nets n’augmentent pas voire qu’ils baissent....

    Dans ce cas, la diminution des prélèvements correspond alors à un enrichissement des entreprises.

    C’est un appauvrissement des travailleurs car l’effet négatif sur le budget des états va se traduire par une diminutions des prestations sociales, une augmentation de la partie à charge des usagés, une augmentation des taxes à la consommation, etc.

    C’est ce qui explique que malgré un taux de prélèvement bien inférieur à la  Belgique, le Royaume-Unis connaissent un salaire brut moyen  (exprimé en standard de pouvoir d’achat) inférieur à la Belgique !!!

    C’est ce pourquoi le Royaume-Unis, l’Europe du sud et de l’est se situent en bas du tableau.

    Attention : pour comparer les salaires il faut le faire en standard de pouvoir d’achat, le coût de la vie étant différent d’un pays à l’autre. Si non, on ne peut par exemple comparer un salaire français à un salaire roumain....

    Vos tableaux ne sont pas exprimés en standard de pouvoir d’achat.

    En outre, il consistent à dire : pour un brut de 3000, on a un net de 2423 euros au Royaume-Unis alors qu’on a seulement  un net de 1983 euros en Belgique.

    Sauf que, là où vous aurez  un brut de 3000 € en Belgique, vous aurez - par exemple - un brut de 2300 € au Royaume-Unis car la législation le permet. Par conséquent, le net, lui aussi, est différent.

    En résumé : là où les prélèvements sont moins élevés, les travailleurs ne gagnent pas nécessairement mieux leur vie puisque, paradoxalement, on leur accorde des salaires brut inférieurs à ceux accordés dans d’autres pays.

    Il ne faut donc pas comparer exclusivement  les taux de prélèvement mais aussi les salaires bruts.



  • Charles Dellis 25 octobre 2014 17:23

    Oui. Mais il s’agit du salaire brut moyen exprimé en standard de pouvoir d’achat, donc en fonction du coût de la vie.

    Le but est de permettre une comparaison : les pays qui ont suivi la voie néolibérale en réduisant les prélèvements dans les 20 à 30 dernières années, offrent-ils des niveaux de rémunération disponible plus élevés ? donc plus de pouvoir d’achat ?

    Selon moi, non. Les « impôts » sont en réalité un mécanisme obligeant les entreprise à redistribuer de la richesse au profit des travailleurs, certes indirectement.

    Quand on considère que les prélèvements (cotisations sociales, impôts, etc.) sont prélevés sur le travailleur, c’est une fiction juridique.

    Bien sûr, cela apparait sur sa fiche de salaire. Mais, fondamentalement, économiquement, en bout de course, tout ce qui figure sur la fiche de rémunération est payé par l’entreprise.

    C’est d’ailleurs pourquoi les organisations patronales réclament une diminution des prélèvements. Parce qu’en réalité c’est à eux que cela est bénéfique et non aux travailleurs.

    Les prélèvements sont donc du salaire indirect payé par l’entreprise au travailleur.

    Salaire indirect car cela sera perçu en allocations chômages, pensions, prestations sociales, etc.

    Quand on diminue ces prélèvements, on diminue donc ce salaire indirect.

    Par exemple, le travailleur devra payer davantage ses soins de santé, percevra moins de pensions, moins d’allocations de chômage, le coût de l’enseignement augmentera, etc...

    Diminuer les prélèvements, c’est diminuer la rémunération du travail et enrichir l’entreprise qui est libre d’augmenter ses dividendes.

    Dans le meilleur des cas, même si la diminution des prélèvements était entièrement affectée à une augmentation du salaire net, ce qui ne sera bien sûr pas le cas, ce serait une opération blanche pour le travailleur.

    En réalité, dès lors que l’on coupe dans les prestations sociales, le travailleur y perd. Bref : on diminue sa rémunération.



  • Charles Dellis 25 octobre 2014 11:59

    Pour le reste, la thématique est clairement identifiée dès les premières lignes :

    " Pour avoir une idée de ce qui est fait des réductions d’impôts "(...)

    " Une diminution des prélèvements permet-elle automatiquement d’augmenter le pouvoir d’achat en se répercutant dans la « poche » de nos concitoyens ?

    Rien n’est moins certain. Cela peut tout aussi bien conduire à un appauvrissement "

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