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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

Tableau de bord

  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 29 novembre 2007 11:12

    1) la représentativité : (lien sur wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/R...) 5 syndicats se partagent le monopole des discussions à l’echelon national.

    Sur ce point, nous sommes d’accord que c’est criticable ; mais cela n’existe qu’au niveau national.

    2) l’intervention de l’Etat. (exemple : imposer à tout le monde de travailler 35 heures) Pourquoi ce n’est il pas au salarié de choisir avec son employeur ?

    Parce que la relation entre un salarié et son employeur est équilibrée ? C’est ainsi que cela fonctionnait ... au XIXème siècle. Par contre, il est vrai que nous pouvons nous passer de l’Etat en ce domaine. Mais passer d’une protection national pour équilibrer la relation entre employeur et employé à une négociation à ce niveau serait une sacré régression pour la majeure partie des contrats.

    3) la démocratie : pourquoi les accords internes d’une entreprise ne sont ils pas votés par l’ensemble des salariés ?

    Et pourquoi toutes les lois ne seraient pas votées par l’ensemble des citoyens ? Un peu de cohérence fait du bien. Prôner cela consiste à enlever toute prérogative aux organisations syndicales, donc prôner leur disparition.

    4) la transparence sur le financement : pourquoi les syndicats nationaux ne publient pas leurs comptes ?

    C’est la loi. Certes, elle nécessite des modifications. Mais je ne sais si cela concerne ceux qui ne sont pas syndiqués.

    5) Le financement public des syndicats : un syndicat, par définition, protège les intérêts de ses adhérents et non pas ceux des autres. Pourquoi sont-ils financés en partie par l’Etat (donc par nous) ?

    Là aussi les choses peuvent changer.

    Moi j’aimerais bien créer mon syndicat, mais à quoi cela pourrait il bien servir, car même si j’avais plus d’adhérent que la CGT ou la CFTC, je ne pourrais pas être à la table des négociations. C’est le cas par exemple de l’UNSA qui a davantage d’adhérents que d’autre qui ont le monopole « irrefragable ».

    Précisez : uniquement au niveau national !

    Pour terminer, voici un petit extrait de Wikipedia : Les syndicats représentatifs ont le monopole sur :

    La négociation et la conclusion de conventions ou d’accords collectifs du travail

    La négociation des accords préélectoraux des élections de représentants du personnel.

    Le premier tour des élections des délégués du personnel et des membres du Comité d’entreprise

    Le déclenchement des grèves dans les entreprises publiques.

    La négociation des accords interprofessionnels nationaux.

    Ils n’ont pas à démontrer leur représentativité pour constituer une section syndicale d’entreprise et désigner un ou plusieurs délégués syndicaux.

    Heureusement qu’en politique, on peut encore créer librement son parti et se présenter à des élections....

    Et vous pouvez monter librement votre structure syndicale. Pourquoi croyez vous, pourtant vous l’écrivez, que : Ils n’ont pas à démontrer leur représentativité. Devenir représentatif est prévu dans la loi ; même si vous n’êtes pas inscrit dans les textes de 1966.



  • Christophe Christophe 29 novembre 2007 10:11

    @L’auteur,

    LIbéral, c’est celui qui met la liberté individuelle au premier plan, et qui refuse les approches constructivistes visant à penser la société comme une chose à construire dans une instance centralisée.

    Le libéral est celui qui met le développement de l’individu au premier plan ; la liberté individuelle ne pouvant s’appliquer que dans un contexte social : l’homme est un animal politique. Il y a donc interaction entre les phénomènes sociaux et le développement de l’individu, il faut trouver un équilibre pour ne céder ni sous le poids du conformisme, ni sous le poids d’une liberté absolue utopique, une illusion en quelque sorte.

    LIbéral, c’est celui qui considère que chaque être humain doit être libre de chercher son bonheur comme il l’entend.

    Donc un libéral doit avoir tout autant le souci du développement de sa propre liberté mais aussi celle de ceux qui l’entourent ; ou alors le chaque être humain n’a rien a faire dans l’approche !

    La liberté va de pair avec la propriété : propriété de soi, de sa production, de son travail. Le libéral est fondamentalement individualiste, pour l’échange libre, et contre les rapports de forces.

    La liberté n’a strictement rien à voire avec la propriété. Vous faites là un glissement sémantique qui n’a rien à voire avec le libéralisme ; vous passez d’un concept abstrait pour basculer vers un concept concret sans autre forme de procès. Etre propriétaire de soit est une tautologie sans intérêt, être soit même est bien plus complexe. Etre propriétaire de sa production, de son travail n’a pas de relation avec la liberté. Etre libre touche l’être et non l’avoir.



  • Christophe Christophe 29 novembre 2007 02:23

    @Thiland,

    Très bon article qui montre bien les enjeux de la réforme, comme ce fût le cas des tentatives précédentes.

    Le but de la formation serait-il de formater des unités de production pour la guerre économique ou émanciper les citoyen afin qu’ils puissent relever les défis de demain en connaissance ?

    Ce qui reste certain est que le monde indutriel et financier n’a pas et n’aura pas cette vocation à tendre vers l’émancipation.



  • Christophe Christophe 29 novembre 2007 02:10

    Merci Marsupilami de résumer aussi clairement ces quelques notions fondamentales.

    Par ailleurs, les moutonniers ne s’en rendent pas toujours compte, car comme vous l’exprimez, la construction individuelle ne peut se faire que par les autres. Il faut parvenir à se détacher de cette apprentissage individuel, savoir le remettre en cause. Cet aspect moutonnier se sent dans le discours conformiste des libéraux autorevendiqués. Et comme la conscience est un lieu d’illusion, rien n’empêche de pouvoir se croire libre, si cela leur fait du bien.

    Mais notre auteur omet aussi de définir le terme libéral. Actuellement, la tendance est au libéralisme absolu, ce qui ferait de l’individualisme libéral un individualisme anarchique. Les mots ont une charge sémantique qui évolue selon le temps et leur contexte.

    En fait, tout est question d’équilibre entre des valeurs paradoxales, au risque de sombrer dans l’intégrisme. Pour trouver ces équilibres, rien n’est jamais acquis, rien n’est jamais certain, cela nécessite des réajustements fréquents. Mais il est si rassurant de charger sa conscience de certitudes. smiley



  • Christophe Christophe 28 novembre 2007 18:11

    @Dom22,

    Certes, comme il y a eu (il y a encore ?) une crise de confiance vis-à-vis de nos reponsables politiques. Tout dépend à quel niveau nous nous positionnons.

    Dans l’histoire du syndicalisme mondial, les pressions patronales ont toujours été présentes, plus ou moins fortement, mais elles ont toujours existées. La force syndicale, même en France, a pu contre-balancer ces pressions. Mais plus les pressions étaient fortes, plus les mouvements syndicaux se sont durcis ; d’ailleurs, au début du syndicalisme, les mouvements se traduisaient par du luddisme (bris de machines).

    Le problème de confiance est un faux problème à mon sens en France ; si les salariés veulent que cela change, ils n’ont qu’à soit adhérer à l’existant et faire changer les orientations (il faut rappeler que ce sont les syndiqués qui donnent les grandes lignes et non le syndicat qui impose, enfin dans les syndicats réformistes) soit s’organiser autour de nouvelles structures. Cela est possible, et ils peuvent être considéré comme représentatifs dès lors qu’ils démontrent leur travail syndical, car au contraire de ce que soutient l’auteur, la loi prévoit des organisations syndicales représentatives par défaut, mais n’empêche aucunement l’émergence d’autres structures représentatives.

    Or ils s’avère que les salariés ne font ni l’un ni l’autre. Mais pour illustrer le propos, il faut comparer le taux de syndicalisation dans les secteurs ou l’emploi n’est pas précaire au regard du privé qui subit de plus en plus de précarisation. Avec un taux moyen national de syndicalisation de 8%, le privé (population la plus grande en nombre) a un taux de syndicalisation de 2%, autonomes compris. C’est un facteur qui entre en considération.

    Si dans l’histoire, les pressions existaient, les salariés savaient très bien que c’est en s’alliant, en étant en nombre, qu’ils pouvaient peser. Cela nécessite des compromis.

    D’autre part, il est important de souligner le rôle réel des organisations syndicales. L’activité syndicale n’est vue par nombre de nos concitoyens que par la lorgnette des négociations avec l’Etat ; or c’est justement ce point qui est assez atypique en France. En effet, si l’ensemble des organisations syndicales défendent le Welfare State (Etat Providence), ce concept n’est pas à prendre au pied de la lettre comme le fond certains syndicats. Pour ceux qui ont accepté l’économie de marché, les fondements du capitalisme, soit en France la CFTC, la CFE-CGC et la CGT-FO, l’Etat Providence se traduit par la contractualisation librement consentie entre représentants d’intérêts divergents à la base (c’est la même approche dans le syndicalisme américain de type AFL, allemand, ...). Ce concept se retrouve principalement dans la signature des accords de branches, ce qui est communément appelé les conventions collectives. Or dans ces négociations constructives aboutissant à des accords, seuls les trois syndicats réformistes sont des potentiels signataires. La CGT et la CFDT sont quasiment inexistants. Et pourtant, la plupart des avancées sociales en contre partie de l’adaptation des conditions de travail aux contraintes du marché sont, le plus souvent, présentent dans ces accords là.

    En fait, tout est question d’informations. En ce domaine, les médias sont minables (volontairement, je vous rassure) et les partis politiques sont au même niveau. Jamais les politiques n’ont vu d’un bon oeil l’organisation de contre pouvoirs de cet ordre ; Napoléon Bonaparte avait fait inscrire dans le code civil la supériorité du maître sur l’ouvrier et avait interdit toute organisation ouvrière, Sous le troisième empire, Napoléon III a essayé de faire en sorte d’être soutenu par les organisations ouvrière (dommage pour lui, ils étaient Républicains), ...

    L’histoire du syndicalisme dans le monde est ainsi faite. Les organisations syndicales sont soit aux ordres du pouvoir (cas des Trade-Unions britanniques avec leur bras politique le Labour ; la CFDT en prend le chemin en France), ce qui est appelé un syndicalisme de gouvernement, soit un ennemi du pouvoir ; tel est la perception des politiques.

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