Jeune citoyenne de 1983, à vocation d’enseignante, qui stagne devant les portes de l’Education Nationale. Des illusions perdues et un futur incertain, elle n’hésite pas à réfléchir à son devenir et exprimer librement ses pensées et ses craintes face à la société actuelle.
@ Cris Wilkinson : les profs, comme les policiers d’ailleurs, souffrent d’une image dégradante due en partie à une médiatisation mal placée de leurs faits ou méthodes face aux élèves et aux « jeunes » en général. Ce n’est pas un problème de personnes mais bien une nécrose du système dans son ensemble.
@ Anonyme : je ne connaissais pas le système de recrutement au niveau universitaire, mais je me doutais bien qu’il devait être aussi performant que celui du primaire et du secondaire. Là aussi, il faudrait se remettre en question...
@ Chantecler : je suis tentée de penser que les compétences pédagogiques sont quelques parts innées, lorsqu’on a la « vocation » de devenir professeur, il y a une certaine vision des choses, un rapport à l’autre, qui montre une sensibilité pédagogique qui ne demande qu’à se développer au contact des élèves.
Si je me prends en exemple, j’ai donné des cours particuliers durant mes années universitaires, je suis partie enseigner 1 an à l’étranger, j’ai pris des classes quelques heures lors de mes stages, j’ai préparé mes cours en prenant soin d’intégrer à la fois l’institutionnel et le pédagogique, et pourtant l’Education Nationale de reconnait pas ses expériences comme indispensables.
Je ne demande qu’à enrichir ses expériences afin de peaufiner mon enseignement, malheureusement je ne dépasse pas les écrits lors du concours de recrutement. Ce que je reproche aux concours, c’est un peu trop de bachôtage et de bourrage de crâne et pas assez de logique et d’adéquation avec le métier d’enseignant.
Ceux qui veulent réellement enseigner sont constamment en formation, il y a un immense travail de recherches personnelles pour se tenir au courant. Cette motivation n’est malheureusement pas reconnue, et pourtant quelqu’un qui s’intéresse à l’école à ce point avant même d’être professeur en poste devrait avoir au moins l’opportunité de prouver sa valeur face à un jury en chair et en os.