Par delà la religion, c’est d’un manque de transcendance et de spiritualité dont souffre l’occident qui piétine autour de concepts stériles et mortifères.
Les veaux d’or du moment que notre cuistre redondant se garde bien de dénoncer tout occupé qu’il est à polir sa statue de penseur éclairé.
Les religions ne sont que des béquilles pour des invalides, incapables de trouver dans l’histoire et leur héritage, la simple paix et le pur bonheur d’exister, ensemble.
Les peuples ne sont plus que des pages blanches qui attendent fébrilement que d’autres écrivent leur destin.
Le logiciel de la soumission est bien implanté, les media veillent, distillant la messe quotidienne pour parfaire le catéchisme scolaire, de l’institution, des entreprises.
Ce sont des zombis qui ne répondent qu’aux stimuli de la consommation, dernier refuge de leurs frustrations, incapables de se projeter, de voir ce que l’histoire leur a légué, ce qu’ils ont omis d’apprendre.
Ils seront des passagers passifs, jusqu’au fond de l’impasse, où, là encore, ils attendront le sauveur.
Malheur à ceux qui ont échappé au dressage neuronal qui contemplent ahuris leurs contemporains forgés consciencieusement leurs propres chaînes.
C’est pathétique et choquant d’admettre que nous ne sommes rien d’autre que de vulgaires animaux sociaux, fonctionnant à la phéromone distillée par une petite caste qui a compris comme Mirabeau, que les hommes étaient comme les lapins, il faut les prendre par les oreilles.