Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Au sujet de la loi El Khomri et du mouvement social, le gouvernement a sorti les fumigènes pour tenter de couvrir les sujets fondamentaux sur lesquels il est attendu par les Français. Ainsi essaie-t-il de balader les Français via des débats de plus en plus microscopiques, dans l’espoir que plus personne ne s’intéresse au fond de l’affaire. Le débat du jour porte sur le format que devrait prendre une éventuelle manifestation contre la loi Travail jeudi prochain, statique ou pas statique… Je n’accepte pas cette politique du fumigène. Nous devons refuser d’entrer dans le jeu de diversion du gouvernement, et sans cesse nous devons l’obliger à revenir aux vrais sujets.
Le premier d’entre eux est la loi El Khomri elle-même : cette loi, réclamée par l’Union Européenne parmi d’autres exigences d’austérité, est une mauvaise loi qu’il faut retirer au plus vite. Elle ne créera pas un seul emploi, et affectera négativement les travailleurs français et les petites entreprises. Le gouvernement a-t-il enfin l’intention de retirer cette loi ?
Le second débat de fond concerne la capacité du gouvernement à neutraliser les milices d’extrême-gauche qui profitent régulièrement des rassemblements populaires pour saccager des quartiers et des centre-villes : l’Etat a-t-il ou pas la volonté de les dissoudre et d’y opposer la plus grande des fermetés pour rétablir l’ordre républicain ? Manifester contre une loi est un droit en démocratie, qui doit être respecté. Obtenir de l’Etat qu’il cesse d’être laxiste avec les casseurs et les perturbateurs en est un autre. C’est à ces deux questions essentielles, la loi El Khomri et les casseurs, que le gouvernement doit se consacrer d’urgence.
Entre
la France et l’islam, la séparation devient urgente
C’était pourtant une belle histoire, qu’on nous avait
racontée. Une religion d’amour, de tolérance et de paix, qui allait trouver sa
place dans notre République. Des disciples qui, à en croire le M. Laïcité
du PS, Jean Glavany, le 9 décembre 2011, étaient, pour « 99,9 %,
viscéralement attachés à notre modèle laïque ». Et on allait vivre
ensemble, dans l’harmonie la plus complète. Sauf que cela ne marche pas…
Dans les faits, notre laïcité recule, sous les coups
de boutoir des revendications communautaristes musulmanes dans nos entreprises,
nos écoles ou nos cantines.
Le droit des femmes régresse. La multiplication des
voiles islamiques dans nos rues est de plus en plus vécue comme une agression
contre nos valeurs.
L’assimilation, qui avait permis d’accueillir des
millions d’étrangers qui acceptaient nos règles, n’est plus de mise. Nous
avons, à sa place, la construction d’un État dans l’État, par des militants qui
pensent que les règles religieuses doivent s’imposer aux lois des hommes.
Jusqu’à ce jour, les nouveaux venus n’agressaient pas
les habitants du pays qui leur ouvrait les bras. Cela a changé, et chacun sait
que, dans nos prisons, l’islam est la religion majoritaire, et qu’on parle de
70 à 80 % de détenus musulmans.