@ farfouille, décider si les actes sont « inutiles, disproportionnés ou n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie. » relève d’une concertation collégiale entre une famille et les soignants qui connaissent bien le dossier et non d’un geste en cachette d’un déséquilibré qui croit posséder la vérité.
@foufouille, exactement ; la dose entre la sédation et l’inconscience fait partie de l’art de la sédation. al la seringue électrique et les anesthésies péridurales le dosage est facile à contrôler selon les désirs du patient et sa famille. Cette démarche parfaitement légale en France qui se fait dépuis des années, peut effectivement, à la longue, écourter la survie mais n’est pas pareille qu’une piqure de curare selon le bon vouloir d’un médecin omnipotent et tout puissant.
Parler de malades qui « souffrent atrocement » est en soi un aveu d’incompétence. La médecine nous permet TOUJOURS, sans exception aucune, de calmer les souffrances de ceux qui sont en en fin de vie, avec des médicaments qui soulagent, parfois abrègent la survie, mais sans tuer brutalement.
Or cette survie, pourvue qu’elle soit confortable pour le patient et son entourage, est un cadeau pour la société qui apprend la solidarité et la reliance et pour la science qui apprend à soigner. Si nous avions euthanasié les tuberculeux et les cancéreux il y a 50 ans, nous ne serions pas en mesure aujourd’hui de guérir de presque 100% des premiers et de 80% des secondes.
La médecine ne permet pas hélas de soulager la souffrance des soignants et celui de l’entourage des patients face à un défaut d’effectifs. Alors le risque de vouloir se débarrasser de patients qui encombrent un service confronté à un manque de place serait grand pour un médecin urgentiste.
Avant de juger, attendons les résultats de l’enquête, mais dors et déjà dans ce cas on parle de Norcuron : un médicament qui curarise les patients en les faisant mourir par étouffement en paralysant les muscles respiratoires, tout en les laissant en état de conscience. On ne peut donc parler « d’euthanasie » qui veut dire une mort agréable.
On ne reproche pas a ce « très bon médecin par ailleurs » d’avoir fait de l’euthanasie, mais de l’avoir fait de façon active et occulte, sans aucune concertation avec d’autres médecins et avec les familles telles que l’excellente loi Leonetti le prévoit, avec l’outrecuidance d’une confiance absolue en son propre jugement.
Si un médecin de famille ou un spécialiste qui suit un patient depuis des années peut être en mesure d’évaluer les souhaits du patient et de ses proches, il en est certainement pas ainsi pour un médecin urgentiste qui souvent rencontre le patient pour la première fois et qui n’a d’autre source d’information que des lettres d’introduction ou un épais dossier dont il est difficile d’extraire les informations utiles à une telle décision .
Si en fin de vie nous serions heureux qu’une concertation pluridisciplinaire qui inclut nos familles décide de notre sort, aucun d’entre nous ne souhaiterait qu’un médecin qui se croit omniscient et tout puissant, décide de lui-même quand et comment il mettrait fin à nos vies par souci d’économie de santé ou selon les besoins du service.
Parler de malades qui « souffrent atrocement » est en soi un aveu d’incompétence. La médecine nous permet TOUJOURS, sans exception aucune, de calmer les souffrances de ceux qui sont en en fin de vie, avec des médicaments qui soulagent, parfois abrègent la survie, mais sans tuer brutalement.
La médecine ne permet pas hélas de soulager la souffrance des soignants et de l’entourage des patients face à un défaut d’effectifs. Alors le risque de vouloir se débarrasser de patients encombrants dans un service confronté à un manque de place serait grand pour un médecin urgentiste.
Avant de juger, attendons les résultats de l’enquête, mais dors et déjà dans ce cas on parle de Norcuron : un médicament qui curarise les patients en les faisant mourir par étouffement en paralysant les muscles respiratoires, tout en les laissant en état de conscience. On ne peut donc parler « d’euthanasie » qui veut dire une mort agréable.
On ne reproche pas a ce très bon médecin par ailleurs d’avoir fait de l’euthanasie, mais de l’avoir fait de façon active et sans concertation avec d’autres médecins et avec les familles telles que l’excellente loi Leonetti le prévoit.
Si un médecin de famille ou un spécialiste qui suit un patient depuis des années et qui connaît sa famille peut être en mesure d’estimer quel serait les souhaits du patient et de ses proches, il en est certainement pas ainsi pour un médecin urgentiste qui souvent rencontre le patient pour la première fois et qui n’a d’autre source d’information que des lettres d’introduction ou un épais dossier dont il est difficile d’extraire les informations utiles à une telle décision .
Si en fin de vie nous serions heureux qu’une concertation pluridisciplinaire qui inclut nos familles décide de notre sort, aucun d’entre nous ne souhaiterait qu’un qu’un médecin qui se croit omniscient et tout puissant, décide de lui-même quand et comment il mettrait fin à nos vies par souci d’économie de santé ou selon les besoins du services.
@PapySkoot, c’est en forgeant que l’on devient forgeron et en soignant on devient des soignants. L’acte de soigner apporte des bénéfices à la science et renforce la trame sociale. Les parents qui s’occupent de leurs enfants handicapés s’enrichissent moralement à condition que la sociéte leur e donne des moyens.
On peut toujours et sans aucune exception soigner la douleur physique et morale, quitte à augmenter les doses qui aboutissent à une diminution de la durée de survie dans l’euthanasie passive admise par la loi.
Un injection létale est certes bien plus rapide et moins coûteux pour les soignants et pour les contribuables, mais c’est justement là le piège : on encourage la mentalité de débarrasser le plancher des gens encombrants et coûteux. Un médecin peut se trouver très facilement tenté de faire de l’euthanasie active pour pallier au manque de place et de personnel dans son service.
Une telle mentalité entraîne une perte de « reliance » ou de la solidarité qui assure la cohésion de la trame sociale et nous met sur une pente glissante vers l’horreur.