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davidbechard

David est entrepreneur dans le secteur des PME innovantes, plus particulièrement dédiées au secteur de la santé (médicaments, diagnostics, cosmétiques...) et a créé différentes sociétés.
Il est fortement impliqué dans l’épanouissement des PME innvovantes et technologiques et est impliqué dans différentes associations pour favoriser la vocation d’entrepreneurs et la défense des actionnaires minoritaires.
Il est de formation docteur en cancérologie/immunologie et diplomé de HEC Paris en Stratégie/Finance, puis a été consultant en stratégie d’entreprises.

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  • Premier article le 28/02/2007
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Derniers commentaires



  • davidbechard 1er mars 2007 13:52

    Bonour Nathou,

    Je vais essayer de répondre à votre question mais elle est large. L’impact des investissements sur les entreprises ??

    En fait, les PME innovantes par définition entrent dans des phases de R&D et développement plus ou moins longues et couteuse avant de générer du chiffre d’affaires, mais la valorisation de l’entreprise augmente car elle se développe. Donc, les boites ont besoin de fonds pour financier ses phases de développements.

    Les fonds de captial-risque entrent alors au capital des boites en amenant du cash et prennent souvent le contrôle direct ou indirect de la boite. Vosu comprenez bien que dans ce business, à part s’appeler Rotschild, ce qui est rare chez les entrepreneurs de ce secteur, il faut aller lever de l’argent au près de ces fonds. Mais ces fonds ont le total pouvoir de négociation par rapport aux entrepreneurs et imposent leurs conditions. Quand vous tombez en plus sur les pires du secteur, ils peuvent donc, en plus de vous virer très très facilement et sans rien (ni chomage d’ailleurs, normal vous ne pouvez pas cotiser), vous exproprier de vos titres ou actions, simplement, car vous etes devenus des minoritaires, via une action assez simple qui s’appelle le coup d’accordéon : Un concept juridique non adapté à ce secteur puisqu’une boite peut être en très bonne forme et ne faire que des pertes pendant quelques années. C’est le paradoxe, comptablement certaines PME innovantes à très fort potentiel font des pertes alors que leur valeur augmente fortement. Alors les fonds de capital risque peu scrupuleux aux moyens financiers très importants abusent des lois non adaptées au secteur et exproprient les minoritaires pour prendre 100% du capital.

    Les entrepreneurs qui ont créé et développé les boites, les business angels, les salariés qui ont des actions voire les fonds publics d’amorçage peuvent donc se retrouver totalement spoliés.

    J’espère avoir été plus clair. Je me tiens à votre disposition pour d’autres infos.

    David



  • davidbechard 1er mars 2007 12:03

    Votre projet et votre réponse est très représentative d’un des problèmes de la création d’entreprises innovantes.

    Les projets et futurs produits services sont très intéressants mais nécessitent de forts besoins en financement donc de lever des fonds (car nous n’avons pas tous, la grande majorité d’ailleurs, d’argent à investir en quantité souvent jeunes entrepreneurs dans ce secteur)... et bien souvent au près de fonds de capital-risque, ce qui vous laisse quasiment aucune chance de « ne pas vous faire bouffer le nez ou bouffer tout court » car ils partiquent le métier depuis 10-30 ans, ont des moyens financiers et autres énormes, connaissent par coeur les failles des lois, pour vous imposer ce qu’ils veulent et vous mettre une pression abusive pour les négociations suivantes.

    Bien sur que les lois s’adaptent, mais cela se fait lentement, soit via le parlement (mais là encore les fonds ont un pouvoir de lobbying très très nettement supérieur), mm si les pouvoirs publics sont attentifs, sinon beaucoup d’associations d’entrepreneurs (croissance plus, comité richelieu, centrale santé, club alpha..) et de business angels (france angels notamment) militent pour faire entendre leurs voix. Au final, la loi avance aussi du fait de la jurisprudence, mais là c malheureusement encore un particulier avec des avocats très chers trop chers pour un particulier qui décide de se défendre et d’essayer de faire avancer les choses.

    Concernant votre projet, je vous propose 4 solutions :
    - Revoir votre modèle économique pour être profitable bcp plus rapidement (facile à dire mais bcp de produits/technos ne le permettent pas) puis développer vos propres produits
    - lever des fonds au près de capitalistes moins violents et prédateurs que certains fonds, des chefs d’entreprises qui ont très bien réussi peuvent peut-être vous aider
    - vous appuyer sur les aides publiques car elles sont très bien faites, d’ailleurs l’Etat se trouve très peu rémunéré pour ce qu’il fait alros qu’il prend tous les risques à la base (à méditer en fait)
    - réfléchir à deux fois avant de créer votre boite innovante, car beaucoup restent sur le carreau et c’est un secteur très dur... je connais des dizaines d’entrepreneurs dans le secteur, personne n’envie leur vie une minute je pense... En même temps, quand on a le virus, c’est pas simple de ne pas y retourner, mais autrement.

    Si je peux vous aider, vous pouvez me contacter via mon mel perso.

    Cordialement

    David



  • davidbechard 28 février 2007 19:45

    Cher cdel,

    Votre idée est très intéressante et je constate que vous comprenez les enjeux dans ce secteur. Malheureusement, les fondateurs ne sont pas toujours les inventeurs des brevets exploités, et même quand ils le sont (ce qui est mon cas pour une partie), les propriétaires des brevets ne sont pas les inventeurs mais les instituts publics de recherche, qui eux voient leur brevets (licences) continuer à etre développés.

    Par ailleurs, au fur et à mesure que la société se développe, elle acquière d’autres licences au près de tiers (publics ou privés) n’ayant aucun lien avec sa direction ou les fondateurs.

    Je crois qu’il est nécessaire d’adapter le droit aux problématiques nouvelles des sociétés innovantes. Les pouvoirs publics reconnaissent les particularités de ces entreprises puisqu’ils ont créé le statut « jeune entreprise innovante » permettant des allègements de charges ou de crédit impôts pour aider ces boites les premières années de développement. Le droit doit aussi prendre en compte ces nouveaux problèmes car certains actionnaires majoritaires que sont certains fonds peuvent utiliser de manière abusive et dévoyée des lois non adaptées pour exproprier les minoritaires. J’espère que, grace au soutien d’associations du secteur des PME innovantes, le votre également, nous pourrons faire avancer ce problème. La loi de la jungle doit cesser. Les westerns aussi.

    Cordialement



  • davidbechard 28 février 2007 15:31

    Cher Frédéric,

    je vous remercie de votre intérêt porté à cet article. Je comprends d’ailleurs bien que le ton puisse paraitre un peu langue de bois. Pour être plus clair et je le préfère, je tente de faire part des divergences qui existent entre toutes les incitations à créer des entreprises dans le domaine de l’innovation, de promouvoir la vocation d’entrepreneurs, d’investisseurs comme particuliers (business angels) et qu’au final les fonds d’investissements qui entrent au capital de ces boites pour financer leur développement (ce sont souvent des boites développant des nouvelles technologies ou des médicaments innovants donc pas rentables lors des premières années), donc les fonds de capital-risque usent et abusent des dévoiements des lois non adaptées à ces boites de l’innovation pour en prendre totalement le controle en expropriant les actionnaires minoritaires que sont souvent devenus les entrepreneurs/dirigeants et les petits investisseurs du début qui ont pris les risques. En clair, même dans ce secteur moderne, l’éthique peut ne pas exister et les abus sont nombreux au profit des grands fonds d’investissements et aux dépens des jeunes entrepreneurs. Juste pour faire état de ces situtations dont personne n’ose parler de peur de se faire « griller » au près des financiers. Cela doit cesser, le droit doit s’adapter à ces nouvelles problématiques économiques. Le secteur n’est pas si rose que ce que racontent les politiques et des règles doivent être instaurées pour éviter les abus.

    Si vous êtes encore intéressé par le sujet après ce billet, je vous invite à lire un article plus clair mais plus concis sur ce fameux « coup d’accordéon », très significatif, que je vais soumettre dans les heures à venir.

    Cordialement,

    David

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