« Si la France poursuit l’aventure du nucléaire, nous poursuivrons nos échanges, qui se chiffrent à un milliard de dollars par an » a déclaré vendredi le premier ministre russe lors de la conférence de presse aux côtés de François Fillon. Faisant référence au débat qui agitent l’opposition française sur une possible sortie du nucléaire, Vladimir Poutine a glissé dans un sourire que « Gazprom se réjouirait de voir la France abandonner l’atome pour acheter davantage de gaz ». Une perspective qui n’amuse pas du tout François Fillon, qui a profité de l’occasion pour tacler des socialistes et verts « irresponsables » selon lui en matière de politique énergétique. Le premier ministre français souhaite voir l’industrie nucléaire française demeurer un domaine d’excellence hexagonal. Le séminaire intergouvernemental s’est conclut sur la réalisation d’une « feuille de route » commune entre le CEA et RosAtompour le développement d’un réacteur de nouvelle génération à neutrons rapides à colporteur sodium. Sur un plan plus immédiat et industriel, Vladimir Poutine a souligné qu’Areva travaillait déjà avec les Russes sur des projets internationaux, dont une centrale chinoise et se trouvait sur le même appel d’offre que RosAtom sur des centrales en Bulgarie, en Turquie. Il a invité les industriels français à faire des propositions sur la future centrale nucléaire de la Baltique.