Ce n’est pas moi qui tape cette lettre, je ne sais pas trop comment faire.
C’est donc mon arrière petite fille de 19 ans, qui écrit sous ma dictée.
Je vous écris aujourd’hui pour vous dire toute ma colère contre vous, vos ministres, et vos conseillers « scientifiques ».
Qui êtes-vous, jeune godelureau, pour penser et décider à ma place, de ce qu’est ma vie, de ce que sera ma mort ?
J’ai 88 ans, j’ai eu une belle vie, avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses blessures, comme tout le monde, je présume.
Dans les hauts, j’ai eu 5 enfants, tous mariés, qui ont eu à eux
tous, 15 petits-enfants. La plupart de mes petits-enfants (12) sont
aussi mariés, et ont maintenant à eux tous, 27 enfants. J’ai donc 27
arrières-petits enfants.
Si vous savez compter, ma famille, issue de mon mariage avec mon
regretté Robert, se monte à 54 personnes. Sans parler de la famille de
mes frères et sœurs, que je vois encore régulièrement. A nous tous, nous
sommes plus de 250, qui nous réunissons tous les 15 août… enfin, sauf
en 2020, grâce à vous.
Et encore, 2 de mes arrière-petites-filles viennent de se marier. SANS MOI !!!
Grâce à vous et vos sbires, elles ont toutes les deux été privées de
leur famille au complet, et amis, car vous avez interdit les
rassemblements familiaux de plus de 30 personnes pour ME PROTÉGER, MOI !
Et accessoirement, mes enfants, qui ont 60 ans et plus.
Mais je ne vous ai rien demandé !
QUI ÊTES-VOUS POUR DÉCIDER DE MA VIE ET DE MA MORT ?
Moi, je veux VIVRE auprès des miens, les voir, les embrasser, rire et pleurer avec eux, SANS RESTRICTIONS.
Et si j’en meurs, et bien, c’est que ce sera mon heure. Je mourrais
heureuse d’avoir profité de leur présence, de leur joie et de leur amour
jusqu’à la fin de ma vie.
Je refuse que vous m’obligiez à vivre seule, loin de toutes et tous,
sans aucun contact physique, sans câlins de mes amours, sans leur rire
devant mes gâteaux… Et encore, j’ai la chance de vivre chez moi.
Mais je pense à mes amis, qui vivent en Ephad, emprisonnés dans leur
chambre, sans voir personne, qui ont dû supporter la chaleur cet été,
car on leur a interdit le ventilateur dans leur chambre. Ils sont en
train d’en mourir ! De tristesse et de solitude. Vous êtes en train de
les tuer bien plus sûrement que le covid.
Et en plus, vous les priverez de la présence de leur famille lors des
obsèques, limitées elles aussi en nombre de personnes présentes.
Pourtant, vous, vous vivez bien avec une femme de plus de 65 ans.
Elle n’est pas à risques ? Pourquoi ne pas l’isoler de tous contacts,
elle aussi ?
En fait, selon les critères que vous nous appliquez, vous la mettez en danger, elle aussi…
Encore une incohérence de votre part.
Ma petite-fille n’a pas pu se marier avec ses amis, mais ses frères
et sœurs sont venus en trains bondés, avec parfois plus de 5 heures de
trajet… Logique, selon vous ?
Vous autorisez 700 personnes à se réunir sous un chapiteau, mais vous interdisez 100 personnes sous une tente de mariage ?
Vous nous interdisez de vivre car vous avez sabré les lits
d’hôpitaux, sous Hollande, puis vous, directement. Vous parlez de
saturation, car 1500 personnes sont en réanimation. 1500 personnes sur
66 millions de français ? De qui vous moquez-vous ? D’autant que toutes
ne le sont pas pour des raisons de covid.
Il y a environ 50 morts par jour, ATTRIBUÉS au Covid. Est-ce une
raison pour moi, mes amis, nous les « vieux », de nous priver de vivre ?
Sans compter tous les Français, condamnés à la peur, au désespoir et
au chômage à cause de vous… Vous ne voulez pas que nous, les vieux, nous
mourrions, mais vous vous servez de nous pour faire mourir toute la
France !
Monsieur le Président, laissez les Français tranquilles,
LIBRES DE DÉCIDER DE LEUR VIE ET DE LEUR MORT !
Sachez qu’à partir d’aujourd’hui, 12 octobre 2020, je vais vivre
comme je l’entends, en recevant qui je veux, et j’embrasserai tous ceux
qui viendront me voir.
Votre avis, comme disait mon cher Robert, « je m’en tamponne le coquillard ».