J’ai moi aussi été écoeurée par la manière dont s’est déroulé ce débat. Le
bellâtre Pujadas qui touche des fortunes d’argent des contribuables pour sourire
bêtement à la TV en débitant le catéchisme du politiquement correct, La sotte St
Cricq toute fière du mauvais tour qu’elle pensait jouer à Melenchon avec ses
petites vidéos de 4 sous et ses fausses questions dont elle connaissait les
réponses, le vide sidéral du prétentieux Lenglet sans cesse occupé à ménager la
chèvre et le chou derrière son air définitif, le petit taureau d’Apparu qui a au
moins posé une bonne question (que fait Mélenchon aux côtés des Solfériniens ?
Il y est quoiqu’il dise puisqu’il a appelé à voter pour lui et promis de ne pas
signer de motion de censure) et cerise sur le gâteau le goujat Attali.
Quand je l’ai vu apparaître se tortillant comme un serpent et commencer à
flatter grossièrement Mélenchon en lui jetant des petits coups d’oeil par en dessous pour vérifier
s’il s’engluait bien sous l’épaisse couche de pommade qu’il lui mettait afin
d’en remettre si d’aventure Melenchon s’ébrouait, j’ai eu peur sachant combien
les hommes en vue sont vulnérables à la flatterie . Et pendant quelques minutes
(pendant que Melenchon se demandait sans doute si c’était du lard ou du cochon)
j’ai cru qu’il allait réussir à désarmer le lion fatigué par presque deux heures
de lutte acharnée et réussir à nous débiter sans contradiction son catéchisme
néo-libéral de gôche qu’il prétendait tactiquement que Melenchon partageait avec
lui. Mais dieu merci, alors que le serpent constricteur était sur le point
d’étouffer le grand lion, celui-ci s’est secoué et l’a fait lâcher prise. c’est
pourquoi Attali, maître/courtisan adulé habitué à ce que tout plie devant lui,
s’est vengé par une belle petite saloperie, qu’il a jetée par dessus son épaule
tout en se sauvant comme le peteux qu’il est.
Pour en revenir à Mélenchon, j’admire son ardeur combative, sa force et sa
ténacité, j’admire le fait qu’il soutienne Chavez envers et contre tout et qu’il
ose avoir des opinions différentes du politiquement correct. Mais j’ai parfois
l’impression qu’il ne les assume pas vraiment. Par ex pour le Mali. Pourquoi
n’a-t-il pas dit : Moi je n’y serais pas allé parce que ....(les arguments qu’il
a fini par donner quand il a été acculé sans jamais vouloir dire s’il fallait y
aller ou non) Pareil avec la question des droits de l’homme (la tarte à la crème
des salonards progressistes au nom de quoi tout est permis) et du Tibet. Ce
qu’il a dit du Tibet était parfaitement vrai et anti politiquement correct mais
là aussi il a commencé par louvoyer au lieu d’assumer pleinement. Et sur l’Europe sa position non plus n’est pas claire. Peut-on
vraiment être contre tout ce que fait, est, engendre l’Europe et refuser d’en
sortir ?...