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Eloi

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« Qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il croît »

Tableau de bord

  • Premier article le 04/10/2008
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Derniers commentaires



  • Eloi Eloi 30 mai 2008 11:26

    Imaginons que je n’ai rien compris : expliquez l’erreur



  • Eloi Eloi 30 mai 2008 10:44

    Système par répartition : charge énorme pour les générations futures

    Et là par le coup de baguette magique de la finance internationale :

    Système par capitalisation : plus aucune charge pour les générations futures

    C’est fantastique !

    Je me demande comment la charge de la survie de 20% de retraités (par exemple) peut disparaître dans un cas et pas comme dans l’autre. Dans les deux cas, pourtant, ils vont devoir manger, se loger, se vêtir, s’occuper.

    En fait c’est qu’il n’y a que peu de différences :

    Système par répartition : charge sur le salaire des actifs

    Système par capitalisation : charge sur le salaire des actifs pour supporter le rendement exigé par les actionnaires = les retraités

    Pareil !

    Dans les deux cas, pour supporter la charge plus facilement, il faudra de la croissance.

    Le seul "avantage" de la retraite par capitalisation, c’est éventuellement d’"augmenter le rendement des fonctionnaires", mais de toute façon, cette hausse de productivité sera absorbé par le profit nécessaire pour l’entreprise pour survivre.

    Le plus gros désavantage de la retraite par capitalisation, c’est que si au début de ma carrière, je place 500€/mois (éventuellement possible si je ne paye plus de charges de retraite) à 5% de taux réel/an, dans 40 ans, on me devra 3519€/mois ! Bravo la charge sur les générations futures !

    En tant que génération future pour beaucoup d’entre vous, s’il vous plaît, ne cotisez pas à un système de retraite par capitalisation ! De toute façon, c’est votre intérêt ! Je ne crois pas que l’économie croisse à la mesure des rendements exigés : votre retraite s’envolera malgré tout...



  • Eloi Eloi 29 mai 2008 15:52

    Castor

    Pourquoi parlez de vos parents comme des salauds de ségrégationnistes, alors qu’à l’époque le mot n’avait ni le même sens, ni la même importance !

    Il y a peut-être eu dans votre famille des esclavagistes, et ils trouvaient cela bien ! Il y a probablement eu des racistes qui considéraient les italiens comme de la racaille ! Il y a probablement eu des paysans en colères qui ont brûlé une "sorcière" !

    Et alors ?

    Autres temps...

    Et là on parle bien de notre présent, et de notre futur, qu’on n’a pas envie de voir revenir en ces arrières reculés, ou mon ancêtre massacrait à tour de bras car il n’y avait de meilleure mort que dans la bataille (bon faut remonter loin !!)



  • Eloi Eloi 29 mai 2008 14:27

    Castor,

    Le respect, ce n’est pas innée, ca s’apprend, par deux choses :

    * l’instruction, de moins en moins par l’école, de plus en plus par les parents (les curés ? )

    * par la vie, aussi. Par les problèmes que l’on résout. Pour le respect des filles ? la gifle, ou le fait de passer pour un gros balourd... Les petites misères de chacun, nos histoires...

    Si l’on sépare garçons et filles, on perd au moins l’un des aspect de cet apprentissage. Et si c’est TF1 qui a remplacé les parents ?

    Voilà notre monde :

    * le Coca fait grossir ? interdisons-le dans les écoles

    * la vitesse est dangereuse ? mettons des radars automatiques

    * l’abus d’alcool est dangereux ? interdisons les open-bar et les happy-hours

    * les filles excitent les garçons ? séparons les filles des garçons

    Résultat :

    * au lieu d’acheter le coca par 2 au distributeur, il est acheté par 6 au Monoprix du coin

    * on accélère dès que le radar est passé

    * coma éthylique pour s’être pris pour un dieu

    * tournante à l’extérieur de l’école

    Et pendant ce temps, la publicité serine :

    * cédez à la tentation

    * le client est roi

    On supprime la tentation et on nous répète chaque jour de lui céder : on n’apprend plus à RESISTER à la tentation. On ne réfléchit plus aux conséquences de ses choix, on cède dès qu’on a le droit. On perd le sens du mot RESPONSABILITE. Et on devient des gamins.

    Voilà où nous mène ce genre de lois, petit à petit, tranquillement...

    De plus tous ces retours en arrière systématique des droits deviennent lassants. Toutes ces allusions religieuses permanentes deviennent lassantes. D’où probablement une certaine paranoïa sur la raideur de la pente descendante, mais sans nul doute, de pente il y a...

    Cordialement



  • Eloi Eloi 27 mai 2008 09:31

    L’homme est un être shizophrène : obligé de participé à la société pour assurer la survie de son individu, il doit satisfaire les deux contraintes :

    *sociales : mieux ira la société, plus grande sera sa liberté d’action et meilleure sera sa survie

    *individuelles : que son individu se porte le mieux possible et le plus vite possible

    Il y a donc deux moyens d’actions :

    * actions collectives : améliorer la société pour que, par retour, la survie de l’individu s’améliore. Ce sont des actions à long terme. C’est une sorte de sacrifice de l’individu sur le court terme au profit de la société, pour un meilleur bénéfice à long terme de l’individu.

    * actions individuelles : améliorer son train de vie au-delà de la moyenne de la société. C’est une action qui apporte à court terme, et devient très incertaine sur le long terme car elle est génératrice d’inégalités (forcément)

    Il convient de noter que chacune de ces actions peut avoir des répercutions positives sur l’avenir de la société :

    * soit par volonté consciente (actions sociales), par l’établissment de plans de développement, calculés (si possible) de manière scientifique

    * soit en tant que conséquences, par accident (actions individuelles) : c’est à la base du libéralisme : l’individualisme de chacun des membres de la société peut amener (sous réserve de respect des hypothèses libérales) à un optimum global.

    Et chaque homme va se placer sur cet axe, entre collectivisme forcené (fourmillière) et ultra-individualisme. Chacune de ces actions est bonne pour l’individu, et potentiellement bonne pour la société (et donc pour l’individu), mais à différentes échelles, ce qui explique que le placement de chacun sur cet axe soit très différent selon la vision de chacun.

    L’important n’est pas de choisir le "meilleur positionnement" et de pouvoir juger ceux qui n’y sont pas, voire d’instaurer une société uniquement basée sur un des extrêmes de cet axe, mais bien d’aboutir à une société ou chacun trouve sa place :

    * une part de libéralisme pour les joueurs entreprenants prêts à prendre des risques personnels, motivés par la richesse ou la gloire.

    * une part d’état, pour les gens moins préoccupés de leur richesse ou gloire personnelle, mais motivés par le progrès collectif

    Il convient évidemment de limiter les conséquences des actes de chacun sur la société, pour tenir compte des erreurs :

    * limiter le "jeu libéral" au secteur du loisir, pour limiter les erreurs et le risque du "jeu" dans des secteurs où la survie n’intervient pas

    * contrôler la cohérence, la faisabilité et le bien-fondé des plans gouvernementaux par le moyen démocratique

    Si les termes du contrat sont compris par chacun, alors la société satisfera chacun.

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