Vous confondez sexe et genre toujours. Le sexe cérébral est l’ensemble des idées sexuées - qui sont présentes chez toute personne - dont le génital n’est qu’un élément (habituellement socialement invisible). Quand vous vous regardez ou vous écoutez, ou faites de même avec une autre personne, il y a des centaines, voir des milliers d’éléments que vous assimilez en tant que sexuées... C’est plutôt rare que nous assimilons l’apparence du génital lors de notre contact social avec une personne ! Nous basons nos idées sexuées sur les éléments disponibles... Quand vous parlez d’ « un sexe ou un autre », vous focalisez encore sur cette idée binaire du génital, tandis que ce sont l’ensemble des idées sexuées - et pas le genital - qui sont fondamentale dans la défintion de l’identité sexuée. Si ce n’était pas le cas, nous n’aurions même pas conçu l’idée de « l’homme et la femme » (idée culturelle, sans base scientifique).
Votre simplification du sujet à des notions culturelles n’est pas du tout scientifique...
« Contrairement à ce que certains ont cru à la lecture de mon article , celui-ci n’attaque nullement les personnes transsexuelles, mais attaque le fait qu’un gouvernement se mêle de questions scientifiques qui ne le regardent nullement » .
En quoi l’idéologie que le sexe est le genre est-il scientifique ?
« Personnellemnt , ce qui me choque le plus dans la décision gouvernementale , c’est qu’elle bloque en pratique toute recherche neurologique ou psychiatrique sur cette maladie ».
L’idéologie que l’ensemble de la personnalité sexuée de toute personne (ainsi l’expression social de cette personnalité, qui est acquis en fonction de l’environnement durant toute la vie d’une personne) puisse se resumer par deux visions de l’appareil génital à la naissance - et les discriminations sociales qui en decoulent - est soutenue par la politique de l’Etat. Cet idéologie ignore l’identité de genre, le sexe cerebral.
« Supposons que la médecine découvre un traitement , qui, appliqué aux personnes souffrant de transsexualité, fasse disparaître la conviction pathologique qu’ils ont d’appartenir au sexe opposé. »
Supposons que la médecine découvre un traitement, qui, appliqué aux personnes souffrant de la cissexualité, fasse disparaitre la conviction pathologique que toute la personnalité sexuée, et son expression puisse se resumer et être définie par une de deux visions du génital à la naissance...
Je ne sais pas si il existera un jour un tel traitement, mais ce que je sais , c’est que si il existe , il deviendra le traitement de référence de la cissexualité, et enverra les traitements hormonaux et chirurgicaux vers la préhistoire de la médecine. Il est en tout cas du devoir de tout chercheur en neuro-psychiatrie dans ce domaine d’essayer de découvrir un tel traitement , si c’est possible
« Les contrastes et differences alimentent la vie »
Bien sur, cependant la violence, la haine, la fondamentalisme, la fermeture d’esprit et la volonté d’imposer sa propre idéologie font tout le contraire.
A ce jour, l’idéologie de l’homme et de la femme est imposée de manière absolue...ce qui mène aux besoins d’opérations et traitements pour éviter la discrimination de genre ainsi ses conséquences dramatiques.
Comment déterminer la personnalité, l’identité, les idées d’une personne uniquement en fonction de la perception de l’apparence d’une partie de son corps à la naissance ?
Comment prétendre pouvoir déterminer la personnalité par rapport à la forme du corps d’une personne ?
Et pourtant, c’est ce que font les idées de l’homme et de la femme...
En quoi la perception du génital lors de la naissance d’un bébé, ou son caryotype, peut il définir sa coupe de cheveux, les vêtements qu’elle porte, comment ce bébé se comportera socialement plus tard dans la vie ?
En quoi dire qu’il est possible de définir cela est il différent de dire qu’à la naissance on sait déterminer les langues qu’il parlera, les aliments qu’il mangera, ses occupations ...tout les idées et la personnalité qui développera par conséquence se son environnement durant toute sa vie ?