Ces jeunes me paraissent d’ailleurs parfaitement informés de ce qui se
passe dans leur pays et à l’étranger, peut-être mieux d’ailleurs que
notre propre jeunesse.
Sans aucun doute. Il y a de plus en plus de touristes russes dans des pays comme la Turquie, l’Espagne, l’Egypte ou la Tunisie. Dans ces pays ils constituent maintenant un apport économique essentiel. Par ailleurs et contrairement à ce qu’on croit souvent on voyageait beaucoup et pour pas cher dans l’espace soviétique. Demandez à Madame Merkel, ses parents l’emmenaient tous les étés sur le lac Balaton ou en Bulgarie.
Ils sont serviables bien que peu souriants, On sent malgré tout encore
une certaine méfiance héritée des anciens régimes, particulièrement chez
les plus de 50 ans
N’attribuez pas au régime politique ce qui relève de la culture du pays. Chez les russes on ne sourit pas aux gens qu’on ne connaît pas. Les voyageurs français l’avaient constaté depuis bien longtemps. A lire : Le voyage en Russie, anthologie des voyageurs français au 18e et 19e siècle. Bouquins.
Il n’y a pas que les ukrainiens qui ont crevé de faim en URSS
On oublie trop souvent que la Russie a connu des famines environ tous les dix ans tout au long de son histoire. La famine de 1891 avait été une des plus épouvantables de l’histoire. Et déjà à cette époque les paysans étaient pressurés. « L’impôt sur l’alcool, dont Witte décida en 1894 de faire un monopole d’état, était particulièrement lucratif. Tandis qu’une pression fiscale impitoyable obligeait les paysans à vendre tout ce qu’ils pouvaient, le gouvernement, et surtout Witte, favorisait l’exportation des produits alimentaires, notamment des céréales, pour parvenir à un excédent de la balance commerciale et financer ainsi l’industrialisation de la Russie. Dans les premières années du XXe siècle, les produits alimentaires représentaient près des deux tiers, en valeur, du total des exportations russes. » Sources : Histoire de la Russie, Nicholas Riazanovsky http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Witte
La Russie n’a qu’une seule et unique base à l’étranger : en Syrie
Ce n’est même pas une base mais ce qu’on appelle une facilité c’est à dire un lieu où les navires peuvent venir faire de l’eau douce, des vivres, du carburant et procéder à quelques réparations légères.