Mais ou est le problème ? si les 2 parties sont d’accord, l’accord est
un contrat de travail qui peut être rompu lorsque l’une des deux parties
n’y trouve plus son compte !
Ce contrat entre égaux est une des fictions favorites du libéralisme. Egaux les planteurs de Caroline du sud et leurs esclaves importés du Benin ? Egaux les filateurs de Manchester et leurs ouvriers, anciens paysans dépossédés par la force ? Quelle égalité dans un système juridique anglais où, en 1815, il existait 250 motifs de pendaison pour les pauvres et les salariés.
Antienne bien connue... proclamée par Mme Thatcher « Je ne sais pas ce
que c’est que la société, je ne connais que des personnes », (surtout
celles qu’on exploite).
Back to basics. On ne peut que conseiller la lecture de la passionnante « Contre-histoire du libéralisme » de Domenico Losurdo qui réexamine les idoles du libéralisme à la lumière de ce qu’ils on réellement écrit.
Cela dit, la France dispose d’un savoir faire que personne ne nous
envie : l’effroyable complexité des différentes réglementations.
Ah, hummmm, vous devriez aller vous frotter à la réglementation américaine de la pharmacie ou de l’environnement, pour voir. Pour vous aider je vous indique que le Code of Federal Regulations est disponible sur internet.
Seuls
les grands groupes ont les moyens de payer suffisamment de cols blancs -
non productifs dans ce cas précis - pour y faire face. Pour une
multinationale, c’est une personne sur 10 000 qui s’y colle
C’est beaucoup plus que ça et la conformité réglementaire fait bien partie du processus de développement et production.
L’exemple typique est la réponse aux appels d’offres des
administrations qui parvient à exiger plus de temps administratif que de
temps d’étude
Cessez un peu de geindre. Vous croyez vraiment que pour les affaires un peu importantes les cahiers des charges du privé sont différents de ceux des marchés publics ? Vous faites partie de ces petits patrons incapables de trouver l’adresse de l’inspecteur du travail ?
Tous les départs de foyers fiscaux ne sont pas nécessairement des immigrés fiscaux...
Dans les multinationales il y a constamment des échanges de personnel. Un français peut partir pour trois ans au Brésil et être remplacé par un brésilien. Le français sera considéré comme un « émigré fiscal » et le brésilien ne sera jamais comptabilisé. Il serait intéressant d’avoir le bilan des entrées et sorties par tranches de revenu. Ca pourrait bien aller à l’encontre des idées reçues à la mode en ce moment.