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expertfibres

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  • expertfibres 21 février 2008 09:12

     

    Sabotage, coupure délibérée, oui, c’est techniquement possible (et même facile). Les Israéliens ont bien coupé des câbles égyptiens pendant la guerre des 6 jours. Espionnage, non. D’ailleurs, PCimpact ne retient pas cette hypoyhèse.

    Cordialement,



  • expertfibres 20 février 2008 18:27

     

     

    Morice,

    Si je vous dis que je suis expert dans le domaine des fibres optiques depuis 30 ans, c’est que c’est vrai, et si vous ne me croyez pas, ca n’y change rien. Et je ne change pas de domaine d’expertise 3 fois par semaine, moi.

    Désolé de vous contrarier, mais vous avez bel et bien écrit, le 7 février : "il faudra ajouter presque une centaine d’années, en 1956 exactement, pour avoir le premier câble transatlantique : sans le transistor, inventé en 1948, on n’y serait jamais arrivé avec des relais à lampes sous l’eau ! ". Relisez attentivement ce que vous même écrivez (ou ce que vous recopiez) ! Le premier câble à transistors date de 1967, et des systèmes "à lampes sous l’eau" fonctionnaient encore dans les années 90.

    Venons-en aux fibres optiques, et voilà les arguments que vous demandez. Si j’ai écrit "certes ce n’est pas impossible, en laboratoire"... ce n’est pas parceque vous m’y obligez, c’est parce que (comme d’autres) j’ai fait l’expérience en labo. Je sais que les navires câbliers sont équipés de labos d’optique (je ne pense pas que vous ayez jamais mis les pieds sur un tel navire, moi si) et en embarquer un sur un sous-marin, résoudre le problème de la traversée étanche du câble à la pression du fond de la mer, est beaucoup plus difficile et très coûteux, mais pas impossible. Seulement, les raccordements pirates effectués sur les fibres optiques doivent ensuite être protégés dans un boitier du même type que lors d’une réparation (et c’est gros), boitier que n’importe quel sonar détectera, même s’il est enfoui. Et bien sûr, le câble de dérivation (allant où ?) sera immédiatement repérable.

    Il y a plus. Le racordement d’une dérivation sur une fibre n’entraine pas seulement une perturbation pendant les travaux (non détectée tant que le câble n’est pas réparé), mais aussi une atténuation permanente subsistant après la remise en service de la liaison. Et ce pour une raison physique incontournable : pour capter de l’information, il faut prélever une partie, même faible, de la puissance optique. D’où une atténuation détectable. L’officier de radio Thierry Bressol, 
    http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/spip.php?article278 de qui vous tirez votre raisonnement (et que vous avez peut-être cru de bonne foi !) le sait bien, et il expose une théorie astucieuse : l’opérateur du câble constate bien un supplément d’atténuation, mais il le met bêtement sur le compte de la réparation. Seulement voilà, ce monsieur qui dit avoir fait des TP à la fac de Marseille (labo d’optique réputé, effectivement) n’a pas du aller plus loin que le TP n°1, car il aurait appris l’existence d’un matériel nommé réflectomètre (alias OTDR, Optical Time Domain Reflectometer), d’usage courant dans les réseaux optiques, qui permet de détecter tout supplément d’atténuation même minime, et de le localiser instantanément au mètre près, y compris sur une liaison sous-marine en service, donc de voir distinctement les 2 points d’atténuation ajoutés. Donc je résume :

    • prélever l’information sur un câble optique sous-marin, c’est très difficile, mais pas impossible.
    • le faire sans être immédiatement repérable et localisable, c’est ça qui est impossible.

    Et croyez que je suis un vrai connaisseur du problème, comme Jean-Pierre Goedgebuer que vous citez en le tronquant, puisqu’il ajoute  dans http://strategique.free.fr/archives/textes/rens/archives_rens_07.htm " Pour détecter ces écoutes, il faut faire transiter des signaux ayant des longueurs d’ondes différentes de celles du message principal et qui s’échappent en cas de torsion de la fibre. Si ces signaux ne sont pas détectés à l’arrivée, on peut présumer la fibre sur écoute." Ce texte date de 2000. Ce type de surveillance est maintenant en service sur les câbles sous-marins.

    Evidemment, on peut parier sur des négligences ou des complicités chez l’opérateur du câble, mais alors il est bien plus simple d’espionner dans les routeurs IP, ce qui est probablement déjà fait d’ailleurs. La problématique n’est pas la même que du temps de la guerre froide, où il était bien plus facile aux américains de poser un boitier discret sur un câble électrique que d’infiltrer les centraux téléphoniques soviétiques.

    J’espère que ces explications vous éclaireront, et éclaireront ceux de vos lecteurs qui se laissent abuser par votre talent littéraire.

     

     



  • expertfibres 18 février 2008 17:43

    et le sous-marin dans tout ça ?

    Pendant que les Américains font diversion avec cette histoire de satellite, leur sous-marin post-nucléaire Jimmy Carter a tranquillement, à l’heure qu’il est, posé des dispositifs espions sur les câbles sous-marins à fibres optiques qu’il avait sectionnés. Du moins si l’on en croit l’article du Professeur Morice du 7 février ... mais ce sujet, après avoir agité le microcosme d’AgoraVox, semble déjà oublié : on passe à un autre coup médiatique (tiens, ça me rappelle quelqu’un). Et pas de réaction à mon post de samedi, qui est pourtant une "critique du contenu" de l’article "l’USS Jimmy Carter pêche au gros", qui démontrait l’invraisemblance technique de cette théorie. Ce qui forcément, laisse planer un doute sur la crédibilité des "révélations" de M. Morice, même quand elles sont rédigées avec talent.

    PS je ne suis pas expert en satellites, mais si le satellite en question avait son apogée plus bas que son périgée, c’est qu’il y a réellement eu un problème au lancement ... revoyez les définitions ...

     



  • expertfibres 16 février 2008 15:40

    Cher M. Morice,

    En essayant de me documenter sur cette affaire de coupure de câble sous-marins à fibres optiques (domaine dans lequel je travaille depuis 30 ans), je tombe sur votre article. Félicitations pour vos talents de romancier, encore que la théorie que vous avez exposée le 7 février se trouvait dès le 3 février sur http://thegallopingbeaver.blogspot.com/2008/02/where-is-uss-jimmy-carter.html entre autres. Et il faut bien dire que le niveau lamentable de nombre de vos commentateurs (dont un certain "Mr Lyon", un peu trop caricatural pour être vrai) vous valorise.

    Néanmoins vous avez quelques lacunes en technique (par exemple le câble de 1956 comportait bien des tubes électroniques, les transistors étaient une invention trop récente pour être immergée) et ce n’est pas parce qu’il était facile, du temps des câbles coaxiaux (véhiculant des courants électriques) de mettre un boitier espion sans perturber le câble, que c’est possible avec les fibres optiques. Certes vous savez que c’est difficile (d’où le roman-feuilleton du sous-marin américain), certes ce n’est pas impossible, en laboratoire, de prélever un peu de signal sur une fibre optique sans la couper (mon collègue Goedgebuer a raison, j’ai fait aussi cette expérience), mais c’est extrêmement difficile sur un câble sous-marin (où les fibres sont à l’intérieur d’un câble d’acier lui même entouré de cuivre à 10 000 volts). Pour plus de détails voyez les explications d’un spécialiste sur http://notquiteunhinged.blogspot.com/2008/02/playing-devils-advocate.html

    Et surtout, il est impossible de mettre et de maintenir en place une dérivation qui ne soit pas elle-même très rapidement détectable et localisable par le système de surveillance du câble. A moins d’avoir des complicités chez l’opérateur ... mais alors il est infiniment plus simple d’espionner les données au niveau des terminaux et des routeurs. Vous n’expliquez pas non plus comment les "espions" récupéreraient les signaux (installation d’une base sous-marine permanente de la CIA, pose d’un câble de dérivation atterrissant en Israël, ?) ni pourquoi ils auraient attiré l’attention en coupant 5 câbles d’un coup, alors qu’une rupture isolée serait, comme d’habitude, passée inaperçue du public. Ni pourquoi, si le but était d’attaquer l’Iran, les américains n’auraient pas simplement coupé la branche du SeaMeWe 4 qui arrive en Iran (ça, c’est techniquement possible) au lieu de paralyser le trafic vers des pays (Inde, Pakistan, Egypte ... ) qui sont, non seulement leurs alliés, mais indispensables à leur économie.

    Enfin, la seule "preuve" qu’on trouve sur les forums, c’est une page web datant de 2001 http://news.zdnet.com/2100-9595_22-529826.html relatant des expériences du début des années 90 ... Mais prétendre que tout est un complot américain, quelque soit l’invraisemblance technique, se vend tellement mieux !







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