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fdany

Fabien Dany, 28 ans, diplômé de l’ESC Rouen, est consultant en organisation et en systèmes d’information. Parallèlement à cette activité, il exerce également une activité de traduction (anglais, espagnol, persan vers le français) et de journaliste freelance.
J’édite un blog intitulé l’Iran pour les nuls abordant de nombreux aspects de la culture et de la société iranienne, afin d’offrir à mes lecteurs une meilleure connaissance de ce pays qui fait régulièrement les gros titres des journaux.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 19/06/2007
  • Modérateur depuis le 20/09/2007
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Derniers commentaires



  • Fabien DANY 20 juin 2007 11:12

    C’est en effet à l’époque achéménide qu’un état-multinational trouve ses origines en Iran (il a connu de nombreuses vicissitudes depuis). Je pense surtout que vous faites l’amalgame entre les non-persans qui veulent leur indépendance et ceux qui souhaitent conserver leur attachement à l’état iranien (cf la révolution constitutionnelle de 1905-1911 en Iran, et particulièrement à Tabriz). Même poussés à l’indépdance par les russes en 46, les azéris voulaient rester au sein d’un grand état iranien. Ces azéris ont d’ailleurs toujours été rattachés à l’Iran, et ce n’est que l’expansionnisme russe du XIXe qui a fait naître le nationalisme azéri (d’après ce que j’en ai lu).



  • Fabien DANY 20 juin 2007 10:16

    Il me semble que vous ne remontez pas assez loin dans l’histoire et simplifiez dans le sens des nationalistes azéris : les safavides qui ont unifié l’Iran au XVIe siècle étaient d’origine turkmène, les Qajar qui contrôlaient le pays au XIXe également. L’Iran est un pays multi-ethnique depuis l’époque achéménide, plusieurs siècles avant J.-C.



  • Fabien DANY 19 juin 2007 15:09

    Intenable moralement pour les occidentaux car il faudrait faire oublier toutes leurs déclarations sur l’Iran (ce qui prendra un peu de temps : on ne peut pas transformer l’image de l’Iran aussi rapidement sans en changer le régime), cette position serait également intenable pour le régime iranien qui s’oppose à la politique de Washington depuis la révolution. Le rapprochement et l’alliance objective ne peuvent s’envisager qu’à long terme, et à long-terme, c’est le régime iranien qui est en péril de l’intérieur. question insoluble au vu des éléments actuels...

    Je ne souscris pas non plus au plan de remodelage de la région selon des lignes confessionnelles et tribales. Arriver à une partition de l’Irak, qui n’existe que depuis la chute de l’empire ottoman, est en revanche une éventualité. Ce remodelage de l’Irak diviserait le pays en trois zones : une kurde (déjà existante et autonome), une sunnite et une chiite. Les iraniens, à travers le soutien que les pasdarans apportent aux mouvements islamiques au Liban et en Iran, essaient de s’imposer dans la région : ils activent le feu d’un côté et viennent se poser en pompiers de l’autre. Le remodelage selon des bases confessionnelles et tribales me semble beaucoup trop simpliste : les tribus ont toujours fait preuve d’alliances lâches et au gré de leurs propres intérêts (la tribu des Barzanis, aujourd’hui au pouvoir au Kurdistan irakien, a participé à l’aventure républicaine kurde de Mahabad en 1946-1947). L’opposition en sunnite et chiite est elle aussi artificielle : tous deux restent très divisés sur un certain nombre de points (différentes écoles de fiqh sunnites, les chiites duodécimains ne suivent pas tous les mêmes mardjas), et surtout, ils sont tous deux musulmans. Les occidentaux peuvent compter sur un appui ponctuel, mais pas sur une alliance avec l’un ou l’autre parti. Récemment, un officiel saoudien déclarait que l’Arabie saoudite ne servirait pas de base à une attaque contre l’Iran.



  • Fabien DANY 19 juin 2007 14:53

    Je rappelle au passage qu’Ahmadinejad n’a que peu de pouvoir dans la politique de sécurité de l’Iran : il n’est qu’un des membres du conseil de sécurité nationale iranien, dirigé par le guide Ali Khamenei. Ce sont les gardiens de la révolution, directement soumis à l’autorité de Khamenei qui sont impliqués à l’étranger, et Ahmadinejad, bien que sortant de leurs rangs, n’a que peu d’emprise sur eux à son poste de président de la république.

    De plus, sur la question du nucléaire, l’AIEA, après plusieurs années d’inspections, n’a pas toujours pas trouvé d’éléments permettant de confirmer ou d’infirmer les objectifs militaires du programme.



  • Fabien DANY 19 juin 2007 14:15

    @jay Briser l’état-nation iranien me semble difficile car seuls de petits groupes se battent pour l’indépendance. La majorité des populations non-persanes sont plutôt partisanes d’avoir plus d’autonomie dans leurs spécificités culturelles, nationales, linguistiques.. et ne souhaitent pas forcément obtenir leur propre état (la république kurde de Mahabad en 1946-1947 a déclaré son indépendance au sein de l’état iranien, sans s’en détacher toutefois, comme le cas de la république azérie à la même période).

    La possibilité d’une alliance objective avec l’Iran pourrait être bénéfique à plusieurs titres (mais moralement intenable pour les occidentaux, à cause de la nature théocratique et autoritaire du pouvoir iranien) : le nucléaire iranien pourrait être encadré afin d’être sûr de ne pas le voir dériver vers des usages militaires (solution prônée par El Baradei) ; un tel accord sur le nucléaire pourrait permettre aux US de commencer par renouer des liens diplomatiques (puis des liens plus « commerciaux ») avec l’état iranien, ce qui pourrait être suivi par tous les autres pays occidentaux qui s’opposent aujourd’hui à l’Iran. Toutefois, c’est une position qui ne peut s’envisager qu’à long terme au vu du passif entre les deux Etats. Les européens ne pourraient pas proposer une telle alliance avec l’Iran car les US s’y opposeraient. Je ne pense pas que l’Iran « satellise » les zones chiites, mais plutôt qu’il s’impose comme un « poil à gratter » (expression pas assez forte) et un partenaire qui se veut incontournable dans le règlement des problèmes dans le croissant chiite auquel vous faites allusion afin de faire reconnaitre le rôle de leader auquel il aspire.

LES THEMES DE L'AUTEUR

International Moyen Orient Nucléaire Iran






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