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  • FDCL 8 octobre 2007 20:31

    La Grève par gratuité... J’en ai parlé en 1992 avec des syndicalistes de la SNCF. J’imaginais déjà tout le bénéfice et la promesse d’une société plus juste que cela pouvait porter et inspirer. Ils m’ont répondu à l’époque que c’était impossible car des actions en justice individuelles pour faute (par exemple ne pas contrôler un voyageur, irrégularité dans le travail des caissiers, etc...) serait engagées par l’employeur. Les cheminots craignent les rétorsions individuelles, les licenciements et les condamnations pénales - individuelles- dont certains pourraient faire l’objet (selon le rapport de force). (La solidarité ne sera pas forcément au rendez-vous)

    Nous ne sommes plus au temps où les mineurs (travailleurs des mines) mettaient en jeu - lors des grèves du début du siècle - leur propre vie et la santé de leurs familles. Nous n’avons plus du tout les mêmes choses à perdre... Actuellement les conditions de vie relativement très confortables des occidentaux qui ont un emploi font que nous ne prenons aucun risque. Pas fous. Mes amis professeurs me racontent souvent que nombre d’entre eux qui manifestent le jour, dans la rue, leurs solidarités actives ou leur mécontentement, négocient le soir en catimini avec la direction leur inscription sur les listes de non-grévistes afin de toucher quand même leur salaire. (Je les comprends). Les directeurs l’acceptent, achetant ainsi facilement avec leur simple signature, la paix locale. Tous les profs ne font pas cela, mais quand même une bonne partie.

    Pour revenir à la grève par gratuité, je crains que, tous les employés non-grévistes continuant de vendre des billets et de contrôler normalement les voyageurs, et la plupart de ceux-ci, craintifs, continuant d’acheter leurs billets grandes lignes ou leurs cartes orange, cette nouvelle forme de grève soit sans quand même très diluée et peu visible. Elle risquerait d’être, au début, un peu anecdotique, mollement suivie, et apte à pourrir très facilement. L’encadrement de la SNCF ne verra pas son revenu diminuer si le chiffre d’affaire de l’entreprise publique baisse un peu (ce sont des fonctionnaires) et ils ne seront pas trop pressés d’agir ni de trouver une solution.

    Cela se finira par une petite procédure judiciaire contre quelques contrôleurs trop naïfs (pas contre les militants). Comme les cheminots ne sont plus des héros, ils auront sans doute tôt fait d’oublier leurs camarades convoqués par la justice qui d’ailleurs trouvera un compromis mou.

    Pourtant je suis assez favorable à cette grève du troisième type. Mais il faut savoir qu’elle passe par une éducation citoyenne de tous : les employés, les usagers (clients) et les citoyens. Car pour être efficace, elle doit être très bien organisée, comprise, relayée, soutenue, médiatisée. Cela ne s’improvise pas. Mais avec les nouveaux médias comme le Net, c’est certainement une idée d’avenir. Ce sera un long apprentissage, un exercice de démocratie citoyenne qui se construit jour après jour. Nous vivons dans la société que nous créons nous-même, collectivement. Pour l’instant je vois plutôt une course à la démerde individuelle et à la consommation supermachéisée maximum. Peu d’idéal, peu d’imagination, peu de spirituel. Alors franchement, en attendant que cela change, cela me fatigue.

    F

    PS : Et comme provoc, je propose que tous les fonctionnaires, en charge d’un service public quelconque, (infirmières, profs, cheminots, présidents de la République etc...) soient dorénavant élus et révocables à tout instant ! La société ne peut leur donner une fonction publique si importante sans pour autant pouvoir leur ôter s’ils n’en ont pas été dignes, ou simplement pour offrir ces responsabilités à de nouveaux citoyens, à tour de rôle. Je me verrais bien un peu prof ou conducteur de bus pendant quelques années.

    À bientôt



  • FDCL 4 octobre 2007 14:57

    La Grève par gratuité... J’en ai parlé en 1992 avec des syndicalistes de la SNCF. J’imaginais déjà tout le bénéfice et la promesse d’une société plus juste que cela pouvait porter et inspirer. Ils m’ont répondu à l’époque que c’était impossible car des actions en justice individuelles pour faute (par exemple ne pas contrôler un voyageur, irrégularité dans le travail des caissiers, etc...) serait engagées par l’employeur. Les cheminots craignent les rétorsions individuelles, les licenciements et les condamnations pénales - individuelles- dont certains pourraient faire l’objet (selon le rapport de force). (La solidarité ne sera pas forcément au rendez-vous)

    Nous ne sommes plus au temps où les mineurs (travailleurs des mines) mettaient en jeu - lors des grèves du début du siècle - leur propre vie et la santé de leurs familles. Nous n’avons plus du tout les mêmes choses à perdre... Actuellement les conditions de vie relativement très confortables des occidentaux qui ont un emploi font que nous ne prenons aucun risque. Pas fous. Mes amis professeurs me racontent souvent que nombre d’entre eux qui manifestent le jour, dans la rue, leurs solidarités actives ou leur mécontentement, négocient le soir en catimini avec la direction leur inscription sur les listes de non-grévistes afin de toucher quand même leur salaire. (Je les comprends). Les directeurs l’acceptent, achetant ainsi facilement avec leur simple signature, la paix locale. Tous les profs ne font pas cela, mais quand même une bonne partie.

    Pour revenir à la grève par gratuité, je crains que, tous les employés non-grévistes continuant de vendre des billets et de contrôler normalement les voyageurs, et la plupart de ceux-ci, craintifs, continuant d’acheter leurs billets grandes lignes ou leurs cartes orange, cette nouvelle forme de grève soit sans quand même très diluée et peu visible. Elle risquerait d’être, au début, un peu anecdotique, mollement suivie, et apte à pourrir très facilement. L’encadrement de la SNCF ne verra pas son revenu diminuer si le chiffre d’affaire de l’entreprise publique baisse un peu (ce sont des fonctionnaires) et ils ne seront pas trop pressés d’agir ni de trouver une solution.

    Cela se finira par une petite procédure judiciaire contre quelques contrôleurs trop naïfs (pas contre les militants). Comme les cheminots ne sont plus des héros, ils auront sans doute tôt fait d’oublier leurs camarades convoqués par la justice qui d’ailleurs trouvera un compromis mou.

    Pourtant je suis assez favorable à cette grève du troisième type. Mais il faut savoir qu’elle passe par une éducation citoyenne de tous : les employés, les usagers (clients) et les citoyens. Car pour être efficace, elle doit être très bien organisée, comprise, relayée, soutenue, médiatisée. Cela ne s’improvise pas. Mais avec les nouveaux médias comme le Net, c’est certainement une idée d’avenir. Ce sera un long apprentissage, un exercice de démocratie citoyenne qui se construit jour après jour. Nous vivons dans la société que nous créons nous-même, collectivement. Pour l’instant je vois plutôt une course à la démerde individuelle et à la consommation supermachéisée maximum. Peu d’idéal, peu d’imagination, peu de spirituel. Alors franchement, en attendant que cela change, cela me fatigue.

    F

    PS : Et comme provoc, je propose que tous les fonctionnaires, en charge d’un service public quelconque, (infirmières, profs, cheminots, présidents de la République etc...) soient dorénavant élus et révocables à tout instant ! La société ne peut leur donner une fonction publique si importante sans pour autant pouvoir leur ôter s’ils n’en ont pas été dignes, ou simplement pour offrir ces responsabilités à de nouveaux citoyens, à tour de rôle. Je me verrais bien un peu prof ou conducteur de bus pendant quelques années.

    À bientôt







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