Les journalistes et experts qui usent du "Les français pensent que" ont un sérieux problème de santé mentale, et je ne l’affirme pas dans l’invective. Lorsqu’on commence à parler à la place des autres avec cette manière froide et calculatrice, c’est que les choses vont mal...
Philip K. Dick a toujours rêvé qu’on le traite en écrivain, et non en écrivain de S.F... Mais je crois qu’il est de toute façon entré dans la littérature générale par la grande porte avec Le Maître du Haut Château, et bien d’autres... Chez lui le décor SF n’est qu’un prétexte.
Encore une fois, là où l’humanité est prise pour de la folie, et où la vraie folie froide et dépassionnée du licenciement de masse est prise pour la raison. Voilà qui illustre parfaitement ceci.
Bravo à l’auteur et à l’être humain qui entament cette action.
D’accord avec le fait que le média de masse choisit souvent le registre émotionnel. Mais c’est bien sûr une coquille vide enrobée de mensonges.
Vous dîtes que le problème n’est pas humain, il est politique... Au contraire je crois que c’est l’humanité qui accompagne la vérité. A la machine on oppose notre humanité et tout s’écroule, un rouage pète, les shadocks arrêtent de pomper et de nous pomper l’air.
Je viens de tomber sur un article d’Acrimed qui reprend l’idée de mécanisation du journalisme, avec le terme "robot créatif", mais aussi "automatisme", "mimétisme".
@ John, je pense que si l’individu tente de s’extraire du processus de mécanisation il est immédiatement catalogué hors machine et stigmatisé en tant que tel, mais par là il se sauve lui-même et ceux qui parviennent à attraper sa main. Mais je ne saurais pas dire si le somnambulisme sauve... J’aurais plutôt dit si on reprend Dick, qu’il participe à l’entropie. La question est complexe.
K Dick dit encore ceci : "l’inhumanité est une inadéquation ; ce n’est pas quelque chose, mais l’absence de quelque chose. Cliniquement parlant, c’est la personnalité schizoïde"