Mettre à l’épreuve les hypothèses psychologiques de l’astrologie est à la portée de tous. Il suffit de mener sa propre enquête autour de soi, de demander les villes/dates/heures de naissance (renseignements à contrôler soigneusement) et de comparer nos observations personnelles avec les tendances psychologiques indiquées par les planètes dominantes.
Je pars du principe qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même : plutôt que de se référer à des études pro- ou anti- astrologie trop peu nombreuses, trop entachées de subjectivité, et de méthodologie parfois assez douteuses, on peut se forger sa propre opinion sur la base de données concrètes, directement observables autour de soi. On est ainsi assuré de ne pas se laisser influencer par tel ou tel résultat d’un étude pro- ou anti-.
Pour ma part, après pas mal de pratique je commence à arriver, par l’observation attentive du mode de fonctionnement des personnes que je suis amené à cotoyer, à en déduire les planètes probablement dominantes dans leurs thèmes. A chaque fois que c’est possible je contrôle mon "diagnostic" par l’examen du thème natal, et il se trouve que je tombe juste un peu trop souvent. Ce n’est que mon expérience personnelle, donc elle n’a absolument aucune valeur de preuve. En tous cas je pense que ça vaut la peine de le tester soi-même pour se faire son propre avis sur la question.
On peut tous le remarquer autour de nous, pour peu qu’on se donne la peine d’y passer un peu de temps. Vous avez tout en main : un logiciel pour déterminer les planètes dominantes (par exemple http://www.astroariana.com/astrosoft.php3) et les coordonnées de naissance des proches et connaissances que vous cotoyez régulièrement. Il n’y a plus qu’à...
Pour répondre à votre question, l’observation du comportement humain montre jusqu’à présent que les seuls corps présentant un lien avec la psychologie humaine se limitent au Soleil, à la Lune, aux planètes Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune ainsi qu’à la planète naine Pluton. Pourquoi ce lien se limite t-il à ce groupe ? Il n’y a aucune explication pour le moment.
Cela a souvent été le cas dans l’histoire des sciences : par exemple lorsque la théorie de la dérive des continents a été proposée pour la première fois (par un dénommé Wegener), toute la communauté scientifique a éclaté de rire en arguant de l’absence de tout mécanisme connu pouvant expliquer cette dérive. Maintenant la dérive des continents est un fait communément accepté.
Quel pourrait être le substrat d’un lien entre les planètes et la psychologie humaine ? Personne n’en sait rien, mais on peut faire des hypothèses. Il semble que ce lien ne soit pas directement dépendant de la distance, ce qui tend à éliminer l’hypothèse d’un lien gravitationnel. Un lien électromagnétique ? Pourquoi pas, mais l’influence électromagnétique dépend aussi de la distance. On nage en plein dans l’inconnu, et il faudra peut-être une découverte scientifique pour pouvoir expliquer ce phénomène étrange.
Je constate avec plaisir que certains ont les mêmes références que moi (site AstroAriana) et que le débat s’approfondit un peu plus sérieusement. Je me permets de devancer Phoenix pour lister quelques éléments de réponse à votre question.
D’après ce que j’ai pu en comprendre pour l’avoir étudié en détail, le système RET proposé par le site AstroAriana est un modèle qui tente d’expliquer pourquoi telle planète est associée à telle tendance psychologique dominante. Ce que vous critiquez ici, c’est le modèle du RET, et vous avez raison de soulever certaines incohérences possibles.
Mais ce que vous oubliez, c’est ce à quoi ce modèle se rapporte, c’est-à-dire le résultat des observations psychologiques. Ces observations psychologiques, chacun et chacune, tous ceux présents sur ce forum y compris, peuvent les réaliser autour d’eux, dans leur vie de tous les jours, sur leurs proches et leurs connaissances. C’est cela le noyau central de l’astrologie : l’observation psychologique concrète.
Par conséquent, la critique la plus destructrice que vous pourriez faire sur l’astrologie, c’est de montrer qu’il n’y a aucun rapport entre les comportements psychologiques correspondant aux planètes dominantes (par exemple celles calculées par le logiciel AstroSoft : http://www.astroariana.com/astrosoft.php3) et ce que vous pouvez observer en pratique.
Si vous voulez vraiment prouver que l’astrologie n’est que du néant, alors vous pouvez commencer à faire des tests autour de vous et à rassembler des données concrètes. Mais n’oubliez pas que les heures de naissance que vous utilisez doivent être précises à la minute près, comme le rappelle fort justement Phoenix.
PS. mon prisme deformant pour non pas une connaissance parfaite du sujet, mais une comprehension : une these de physique sur le calcul d’effets quantiques de composes charges en solution + une grande ecole francaise (certains disent la plus grande, la encore je dirais ce ne sont que des vanites) + agregation + articles scientifiques ds le JACS, JPC... bref pas mal d’annees a user des bancs en bois. Arretons la les bases d’un argument d’autorite.
Je commence à avoir l’impression que ce que vous écrivez en prétendant connaître la problématique de la mémoire de l’eau, aussi bien que ce que vous écrivez à propos de l’astrologie, tend dans les deux cas à montrer que vous ne vous êtes jamais donné la peine de creuser le sujet pour bien le saisir dans toute sa complexité et dans toutes ses implications.
En ce qui concerne la mémoire de l’eau, l’article original publié par l’équipe de Benveniste soulève la question de savoir si des dilutions répétées d’une solution contenant un composé biologiquement actif peuvent, au-delà d’un niveau de dilution où il ne reste théoriquement aucune molécule active présente dans la solution, continuer à provoquer un effet biologique (la référence exacte est : Davenas E, Beauvais F, Amara J, Oberbaum M, Robinzon B, Miadonna A, Tedeschi A, Pomeranz B, Fortner P, Belon P, et al. Human basophil degranulation triggered by very dilute antiserum against IgE.Nature. 1988 Jun 30 ;333(6176):816-8.).
Ces recherches ont ensuite été popularisées par les médias de l’époque sous le terme "mémoire de l’eau". D’après Benveniste, il ne s’agirait pas (comme vous l’affirmez un peu trop vite) d’une empreinte géométrique qui conserverait la forme des molécules, mais d’un signal électromagnétique rémanent qui permettrait de conserver certaines des propriétés biologiques des molécules dissoutes.
Lorsque vous affirmez que l’agitation moléculaire des molécules d’eau rend impossible la conservation d’une telle empreinte électromagnétique, vous allez encore trop vite. L’eau est une molécule dont les propriétés physiques sont encore loin d’être bien comprises. Plusieurs travaux de physique quantique publiés il y a déjà quelques années ont montré la possibilité de conserver des polarisations macroscopiques locales dans de l’eau liquide, ce qui serait une piste possible pour expliquer la persistance de certaines propriétés biologiques dans les solutions hautement diluées.
Sur ce sujet vous pourrez consulter l’article suivant, paru dans Physical Review Letters : Del Giudice E, Preparata G, Vitiello G.Water as a free electric dipole laser.Phys Rev Lett. 1988 Aug 29 ;61(9):1085-1088, dont voici un extrait : "[...] a macroscopic, permanent polarization can easily arise in water in the presence of a small electric disturbance such as the local field produced by a macromolecule [...] As a result, one can envisage the possibility that the coherent interaction between the water electric dipoles and the radiation fiels fulfills the very important task of generating ordered structures in macroscopic domain (i.e., within a few hundred microns) which could then have a fundamental role in the organization of inanimate as well as living matter [...]".
Je ne prétends pas que Benveniste avait raison, mais je trouve que les problématiques que ses travaux ont soulevé, qui sont encore actuelles comme le démontrent les publications récentes que j’ai cité dans ma réponse précédente, méritent mieux que d’être balayées du revers de la main par des personnes trop confiantes dans leurs certitudes.
Sur ce point consulter les publications suivantes :
- Sainte-Laudy J, Belon P. Use of four different flow cytometric protocols for the analysis of human basophil activation. Application to the study of the biological activity of high dilutions of histamine. Inflamm Res. 2006 Apr ;55 Suppl 1:S23-4.
- Belon P, Cumps J, Ennis M, Mannaioni PF, Roberfroid M, Sainte-Laudy J, Wiegant FA. Histamine dilutions modulate basophil activation.Inflamm Res. 2004 May ;53(5):181-8.
BACKGROUND : In order to demonstrate that high dilutions of histamine are able to inhibit basophil activation in a reproducible fashion, several techniques were used in different research laboratories.
OBJECTIVE : The aim of the study was to investigate the action of histamine dilutions on basophil activation.
METHODS : Basophil activation was assessed by alcian blue staining, measurement of histamine release and CD63 expression. Study 1 used a blinded multi-centre approach in 4 centres. Study 2, related to the confirmation of the multi-centre study by flow cytometry, was performed independently in 3 laboratories. Study 3 examined the histamine release (one laboratory) and the activity of H(2) receptor antagonists and structural analogues (two laboratories).
RESULTS : High dilutions of histamine (10(-30)-10(-38) M) influence the activation of human basophils measured by alcian blue staining. The degree of inhibition depends on the initial level of anti-IgE induced stimulation, with the greatest inhibitory effects seen at lower levels of stimulation. This multicentre study was confirmed in the three laboratories by using flow cytometry and in one laboratory by histamine release. Inhibition of CD63 expression by histamine high dilutions was reversed by cimetidine (effect observed in two laboratories) and not by ranitidine (one laboratory). Histidine tested in parallel with histamine showed no activity on this model.
CONCLUSIONS : In 3 different types of experiment, it has been shown that high dilutions of histamine may indeed exert an effect on basophil activity. This activity observed by staining basophils with alcian blue was confirmed by flow cytometry. Inhibition by histamine was reversed by anti-H2 and was not observed with histidine these results being in favour of the specificity of this effect We are however unable to explain our findings and are reporting them to encourage others to investigate this phenomenon.
- Belon P, Cumps J, Ennis M, Mannaioni PF, Sainte-Laudy J, Roberfroid M, Wiegant FA. Inhibition of human basophil degranulation by successive histamine dilutions : results of a European multi-centre trial.Inflamm Res. 1999 Apr ;48 Suppl 1:S17-8.