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  • gofer_ 19 septembre 2006 13:48

    Euh ... d’abord une précision : Keynes est anglais, pas américain.

    Je trouve que vous brossez une image intéressante du contexte politique pré-électoral grotesque. C’est toujours dans ces moments là que l’on redécouvre l’anesthésie de nos hommes/femmes politiques. Mais ce constat fort amer reflète la partie la plus people du contexte. Si nous décidions d’aborder ce système d’un point de vue uniquement idéologique ou prospectif, nous devrions sortir les mouchoirs, et rajouter à notre amertume et notre fatigue, le sentiment d’indifférence généralisé. Il me semble que le meilleur exemple de ce qu’il est advenu de l’ambition politique, dans le rapport État-citoyen, se trouve dans la crise hongroise de la fin de semaine dernière (le premier ministre et son avoeu).

    Disons que de manière générale, dans ce type de débat sur le système politique, il ne s’agit pas de sortir des argumentaires péremptoires du type « tous pourris », tous des menteurs", mais l’inertie et l’autoreproduction de ce mythe par les médias ne fait qu’entraîner les citoyens-spectateurs dans un mode de rapport exclisivement binaire (oui - non ; pour - contre ; j’y crois - j’y crois plus ; etc.). Je lisais à ce propos une critique sur le site du Monde, où un lecteur étranger (?) disait que ce type de fonctionnement (par opposition ; et non pas par contradiction, qui aurait été beaucoup plus producteur d’idées) est proprement français. Je vois plutôt non pas un caractère naturellement français, mais un élément de réponse sur la crise de l’engagement. Donc un élément plus profond relatif aux structures des représentations sociales de la politique en occident. Une crise qui touche la plupart des pays, et qui donc ne se valide pas uniquement en France.

    L’aspect médiatique des « stars » (si l’en est vraiment, c’est-à-dire désigné(e)s par les spectateurs/consommateurs et non pas par les producteurs) est une valeur intrinsèque à notre culture du mythe. Comment vivre notre consummérisme sans un amalgame conscient entre barquette plastique et projet de civilisation ? C’est ce que disait Rousseau sur la néantisation. À trop les associer, les valeurs contradictoire s’annulent, sans pour autant produire de finalité concrette. Je retombe bien ici sur votre titre : le vide et la politique. Les « stars » sont bien là pour s’engager, sinon qui le ferait ? Puis je dirais presque que cela a toujours existé depuis que la communication, la publicité et la culture de masse communient dans une cacophonie.

    Toujours est-il que la politique est du vide, mais emballé dans un blistage.







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